La banque centrale norvégienne a maintenu ce jeudi, comme prévu, son principal taux directeur à un niveau record de 0%, tout en affirmant que l'économie évoluait largement comme attendu. Elle prévoit de relever les taux au début de l’année prochaine, ce qui en ferait potentiellement la première banque centrale du G10 à les augmenter depuis le début de la pandémie, conformément à ses anticipations formulées lors de la réunion de décembre.
Le prix du bitcoin a dépassé pour la première fois les 40.000 dollars le 8 janvier, à l’issue d’une spectaculaire envolée de plusieurs semaines. Après avoir lâché plus de 4% mercredi, le bitcoin tombait de 7% jeudi soir et s'échangeait à 32.448,59 dollars. Auditionnée mardi par les sénateurs américains, Janet Yellen, choisie par le nouveau président américain Joe Biden pour diriger le ministère de l’Economie, a estimé que les cryptomonnaies étaient «principalement utilisées» pour le financement d’activités illicites et qu’elles représentaient une «préoccupation particulière». Le gouvernement, a-t-elle ajouté, doit examiner les moyens de limiter leur usage. Plusieurs médias américains ont également évoqué un rapport publié mercredi par BitMEX Research comme possible cause du repli du bitcoin.
La croissance se poursuit pour ETFplus, le segment de la Bourse de Milan sur lequel les ETF et ETP se négocient. Les encours ont atteint 101,4 milliards d’euros fin 2020, soit une hausse de 14,9 % par rapport à 2019. Cela représente une croissance annualisée de 19,3 % depuis décembre 2009. Le seul segment des ETF a enregistré un encours record de 93,8 milliards d’euros, en augmentation de 15 %. La collecte de 2020 sur le marché ETFplus a été de 10,7 milliards d’euros. Les 349 ETF obligataires cotés au 28 décembre, avec des encours de 41,8 milliards d’euros, ont drainé en 2020 quelque 4,3 milliards d’euros.
Le fournisseur de services de développement de logiciels Sequoia Holdings a annoncé jeudi que ses salariés peuvent maintenant percevoir une partie de leur salaire en cryptomonnaies, s’ils font ce choix. Dans ce cadre, ils peuvent choisir de percevoir une part de leur salaire en bitcoin, bitcoin cash, ou en ether.
Les actions des foncières commerciales sont sous pression jeudi à la Bourse de Paris, dans le contexte d’une pandémie de coronavirus qui continue de progresser rapidement en France, relançant les crainte d’un possible reconfinement.
Le projet de plan de relance de 1.900 milliards de dollars présenté la semaine dernière par Joe Biden est basé sur une évaluation de besoins précis, a déclaré mercredi la porte-parole de la Maison blanche, alors que les républicains ont déjà affiché leur opposition au coût du projet. Ce n’est pas un «point de départ», mais un projet «conçu avec les composantes nécessaires pour donner à la population l’aide dont elle a besoin», a dit Jen Psaki lors du premier point de presse organisé après l’investiture de Joe Biden à la présidence américaine.
Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne vont s’entretenir ce jeudi avec l’objectif de trouver des solutions face aux défis croissants de la pandémie de coronavirus, qu’il s’agisse des variants plus contagieux ou du déploiement des vaccins, avec l’ombre d’une éventuelle fermeture des frontières.
La Banque centrale européenne (BCE) a laissé jeudi ses taux d’intérêt et ses programmes d’achats d’actifs inchangés, comme anticipé par les économistes.
La Chine prévoit la mise en place de contrôles sanitaires très stricts pour la période des vacances du Nouvel an lunaire, lors desquelles des dizaines de millions de personnes devraient voyager, alors que le pays lutte contre une recrudescence de l’épidémie de coronavirus.
Verallia a annoncé jeudi matin qu’il comptait réduire de 27,5% ses émissions de dioxyde de carbone (CO2) d’ici à 2030, grâce notamment à un taux d’utilisation plus important du verre usagé, ou calcin, dans ses procédés de fabrication. Afin d’améliorer la capacité et l’efficacité du recyclage, Verallia investira directement dans ses usines de traitement de calcin, ou via des partenariats avec des fournisseurs externes. Il prévoit d’investir entre 220 millions et 230 millions d’euros au cours des dix prochaines années afin d’atteindre cet objectif.
La banque centrale norvégienne a maintenu ce jeudi, comme prévu, son principal taux directeur à un niveau record de 0%, tout en affirmant que l'économie évoluait largement comme attendu. «La forte récession économique et l’incertitude considérable entourant les perspectives suggèrent de maintenir le taux directeur en suspens jusqu'à ce qu’il y ait des signes clairs d’une normalisation des conditions économiques», a ajouté la Norges Bank. Cette dernière a rappelé qu’elle prévoyait de relever les taux au début de l’année prochaine alors que l'économie se remettait de la pandémie de coronavirus, ce qui en ferait potentiellement la première banque centrale du G10 à les augmenter depuis le début de la pandémie, conformément à ses anticipations formulées lors de la réunion de décembre.
La Banque du Japon (BoJ) a maintenu inchangée sa politique monétaire, assouplie par deux fois l’an dernier, et revu à la hausse ses prévisions économiques pour le prochain exercice fiscal, laissant penser qu’elle a déployé suffisamment de mesures de soutien pour compenser l’impact économique de la crise du coronavirus. «L’incertitude demeure (cependant) extrêmement élevée», du fait de risques accrus par les dernières mesures sanitaires imposées ce mois-ci, qui menacent la consommation et le fragile rétablissement de l'économie nippone.
L’Association française de la gestion financière a publié l’édition 2021 de ses recommandations sur le gouvernement d’entreprise relatives aux assemblées générales et aux conseils d’administration des sociétés cotées. L’objectif est d’aider les sociétés de gestion dans l’exercice de leurs votes. Les principales modifications 2021 portent sur les points suivants : 1/ Actionnariat salarié : L’AFG est favorable à la promotion de plan à destination des salariés afin d’élargir le partage des performances de l’entreprise à l’ensemble des salariés. 2/ Assemblée générale hybride : L’AFG n’est pas favorable, hors période de pandémie, à des assemblées générales uniquement sous forme virtuelle. S’agissant d’assemblées générales hybrides, celles-ci devraient offrir aux actionnaires à distance des droits similaires à ceux des actionnaires physiquement présents (poser des questions écrites ou orales, révoquer ou proposer des administrateurs…). 3/ Souveraineté de l’assemblée générale : L’AFG recommande que les acquisitions (au-delà des cessions d’actifs) ayant un caractère significatif et/ou stratégique soient soumises préalablement au vote des actionnaires. L’AFG n’est pas favorable : • aux délégations de compétence au conseil concernant des opérations de fusions par absorption, scissions, ou apports partiels d’actifs. • à l’utilisation de moyens de défense anti-OPA sans validation préalable par l’assemblée générale. 4/ Rémunération des dirigeants : • L’AFG recommande que le règlement des plans d’options ou actions gratuites prévoie, en cas de rejet de la rémunération ex-post par l’assemblée générale, la perte des plans distribués lors du précédent exercice. • En cas de mise en place d’un nouveau régime de retraite surcomplémentaire, l’opportunité de mettre en place un régime à cotisations définies devrait être étudiée par l’entreprise. 5/ Autres évolutions : • L’AFG recommande aux émetteurs de fixer des objectifs de féminisation de l’encadrement supérieur afin de contribuer à une meilleure gestion des ressources humaines et une meilleure représentativité des femmes dans les instances décisionnaires. • Les acteurs devraient veiller à ce que les votes sur des résolutions d’AG reçus dans les délais légaux ne soient pas rejetés sans motif. • Un administrateur ne devrait pas toucher de rémunérations pour des prestations de service, ou via des filiales, afin de ne pas être en situation de conflit d’intérêts.
Le pays, qui élit son président le 24 janvier, vient de se reconfiner. La pandémie a cassé les efforts d’assainissement budgétaire consentis par Lisbonne.
Bon appétit. Les groupes d’agences de notation conservent leur appétit de croissance externe. Confirmant le mouvement de consolidation de l’information financière, Fitch a dévoilé l’acquisition du bureau d’analyse crédit CreditSights pour un montant non dévoilé. La cible compte plus de 200 collaborateurs pour plus de 1.200 sociétés couvertes. Elle rejoindra la division d’intelligence financière Fitch Solutions. Cela aux côtés des marques Covenant Review, Capital Structure, LevFin Insights ou PacerMonitor, ainsi séparée de l’activité historique de notation crédit Fitch Ratings. Le patron de Fitch Group, Paul Taylor, s’est félicité de l’« opportunité unique (ainsi saisie) de proposer des offres renforcées aux clients tant de Fitch que de CreditSights ».
Levez la main gauche et dites « adjugé ». En faisant tomber le marteau ce 14 janvier, Maître Arnaud Oliveux a bloqué le compteur à 2,6 millions d’euros, soit 3.175.400 euros frais inclus : un double record du monde. Pour une œuvre originale d’Hergé et de bande dessinée vendue aux enchères. Artcurial proposait ce trésor carré de 34 centimètres de côté, projet d’illustration pour la couverture de l’édition originale de l’album Le Lotus bleu de 1936. C’est un collectionneur privé qui a emporté le lot, précise la maison de ventes, « après une bataille d’enchères entre trois téléphones ». « Ce chef d’œuvre du 9e art mérite ce record du monde et confirme l’excellente santé du marché de la bande dessinée », a clamé l’expert Eric Leroy, dont, assis à la droite du commissaire-priseur, on devine le sourire soulagé sous masque.
Bienheureux les chiens de Rhénanie-Nord-Westphalie ! Ils peuvent aller se faire toiletter nonobstant la distanciation sociale, selon le tribunal de ce Land allemand. La décision a été rendue alors que des citoyens contestaient la fermeture, dans le même temps, des salons de coiffure pour humains. Explication : la distance d’un mètre cinquante entre deux personnes n’y est pas possible alors qu’elle peut être respectée entre le toiletteur et le maître d’un chien venu se faire pomponner. Du coup, les humains ne peuvent pas demander au toiletteur de leur tailler les cheveux à titre exceptionnel. Au printemps dernier, le Land avait interrompu sans ménagement les aides fédérales aux entreprises après avoir découvert des fraudes pour les capter ou détourner des informations. Décidément, l’épidémie ne troublera pas l’application des règles dans le premier Land d’Allemagne par son poids économique.
C’est, à fin décembre 2020, le poids des dix premières capitalisations – essentiellement des valeurs technologiques – au sein du S&P 500, le niveau de concentration le plus élevé depuis 40 ans. JPMorgan avertit d’ailleurs que la déconnexion entre valorisation et dividende atteint aussi des sommets : plus de 33 fois pour les dix premières capitalisations, contre moins de 20 fois pour les autres.
Dépenses permanentes. Les déficits budgétaires des pays émergents ont atteint des records l’an dernier, constate l’Institute for International Finance. Pourront-ils se résorber ? Certes, un retour à la croissance devrait en éponger une partie, mais l’IIF s’interroge surtout sur la baisse des dépenses publiques, qui ont beaucoup progressé pour faire face à la pandémie. Les diminuer « peut s’avouer politiquement et socialement difficile », explique l’Institut, qui a analysé 104 événements où la hausse des dépenses publiques a dépassé les 3 % du PIB sur un an. Dans la plupart des cas, ces dépenses sont devenues permanentes ; elles n’ont été diminuées que dans 16 des 104 épisodes. Pire, cinq ans après les avoir augmentées, les dépenses publiques restaient supérieures à plus de 3 % du PIB à leur niveau d’avant-crise. « La réduction du déficit ne sera pas aisée, même si la croissance est forte », conclut l’IIF. Les pays où les déficits sont déjà importants et les dépenses généreuses, comme le Brésil ou l’Argentine, sont concernés au premier chef. Le Chili ou le Pérou bénéficient de leur côté d’un niveau de dette assez faible, qui devrait leur laisser un peu de marge de manœuvre.
Détermination. Malgré le contexte de crise sanitaire, la réglementation des plates-formes et des services digitaux reste tout en haut de l’agenda du commissaire au Marché intérieur Thierry Breton (photo). Le 16 décembre dernier, la Commission européenne a publié deux initiatives législatives – le Digital Services Act (DSA) et le Digital Markets Act (DMA). « Les deux textes présentés au Parlement européen vont permettre de déterminer notre relation aux réseaux sociaux, qui jouent un rôle de plus en plus important », a expliqué le commissaire lors d’un échange avec la presse le 15 janvier. Interrogé sur la probabilité que des plates-formes digitales puissent prononcer des bans similaires à ceux qui ont concerné l’ancien locataire de la Maison-Blanche Donald Trump, Thierry Breton a été sans équivoque. « Cela n’aurait été pas été possible en Europe. C’est tout l’intérêt des ‘trusted flaggers’ dont la fonction sera d’alerter les plates-formes d’éventuels abus. Nous allons vérifier que les plates-formes se dotent des moyens nécessaires pour traiter ces informations. En particulier, chacune devra désigner un représentant légal national », a-t-il déclaré. Un réseau de superviseurs placés sous l’égide de la Commission garantira également l’application uniforme du droit européen dans l’ensemble des Etats membres.
Tout l’enjeu pour la Réserve fédérale va être d’accompagner une remontée des taux progressive et ordonnée malgré un plan de relance présenté comme massif.