Rocket Lab, entreprise spécialisée dans les lancements et les systèmes spatiaux, a annoncé ce lundi qu’elle allait entrer en Bourse au moyen d’une fusion avec Vector Acquisition, un véhicule d’investissement coté (Special purpose acquisition company ou Spac) dans le cadre d’une opération la valorisant à 4,1 milliards de dollars (3,4 milliards d’euros). A la suite de l’opération qui devrait être bouclée au deuxième trimestre 2021, l’entreprise sera renommée Rocket Lab USA et sera cotée au Nasdaq. L’entité élargie devrait disposer de 750 millions de dollars de trésorerie.
Exxon Mobil a annoncé lundi la nomination de deux nouveaux administrateurs, Michael Angelakis et Jeffrey Ubben, alors que le géant pétrolier américain est sous la pression d’investisseurs activistes au sujet de sa gestion des risques liés au changement climatique. Michael Angelakis est le PDG de la société de capital-investissement Atairos, tandis que Jeffrey Ubben est le cofondateur d’Inclusive Capital Partners, un fonds d’investissement axé sur les entreprises respectant des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Exxon avait discuté ces derniers mois, notamment avec le fonds D.E. Shaw Group, de la nomination d’un ou deux nouveaux administrateurs et d’un renforcement de ses investissements dans la transition énergétique.
Le montant des investissements chinois en Australie a chuté de 61% en 2020, à un milliard de dollars australiens (642 millions d’euros), d’après une étude de l’Australian National University. S’il s’explique par la pandémie et le recul mondial des investissements directs à l'étranger, il résulte aussi d’une dégradation des relations entre Pékin et Canberra. L’Australie se méfie d’un partenaire commercial qui est le plus important, mais a une posture de plus en plus belliqueuse. Selon une loi remaniée l’année dernière, le gouvernement peut désormais s’opposer à toute prise de participation ou acquisition en Australie par une société étrangère dans un secteur économique relevant de la sécurité nationale, comme les télécommunications, la collecte de données ou encore l'énergie.
Le sort de Greensill Capital pourrait bientôt être tranché après la décision de Credit Suisse de suspendre des fonds d’investissement d’un montant de 10 milliards de dollars (8,3 milliards d’euros) liés à la start-up financière. Greensill, basée au Royaume-Uni, a mandaté le cabinet Grant Thornton pour la conseiller sur une éventuelle restructuration et pourrait déposer le bilan dans les prochains jours, ont indiqué des personnes proches de la société, citées par le Wall Street Journal. Greensill mène parallèlement des négociations avec le géant du capital-investissement Apollo Global Management sur une cession de ses activités opérationnelles pour environ 100 millions de dollars, d’après des sources. Les discussions concernant Greensill sont en cours et peuvent encore échouer, ont précisé ces personnes.
Rocket Lab, entreprise spécialisée dans les lancements et les systèmes spatiaux, a annoncé ce lundi qu’elle allait entrer en Bourse au moyen d’une fusion avec Vector Acquisition, un véhicule d’investissement coté (Special purpose acquisition company ou Spac) dans le cadre d’une opération la valorisant à 4,1 milliards de dollars (3,4 milliards d’euros). A la suite de l’opération qui devrait être bouclée au deuxième trimestre 2021, l’entreprise sera renommée Rocket Lab USA et sera cotée au Nasdaq. L’entité élargie devrait disposer de 750 millions de dollars de trésorerie.
Exxon Mobil a annoncé lundi la nomination de deux nouveaux administrateurs, Michael Angelakis et Jeffrey Ubben, alors que le géant pétrolier américain est sous la pression d’investisseurs activistes au sujet de sa gestion des risques liés au changement climatique.
Joe Biden a encouragé ce lundi les salariés à former des syndicats et à se syndiquer tout en adressant une mise en garde contre ceux qui souhaiteraient les en dissuader. Cette déclaration coïncide avec l’organisation d’un scrutin par les employés d’Amazon de l’Etat de l’Alabama sur la création d’un syndicat. Sans les mentionner explicitement, le président américain a déclaré dans une vidéo publiée sur Twitter que chaque salarié devrait avoir le droit d’adhérer à un syndicat, et qu’aucun employeur ne pourrait lui enlever ce choix.
Une simple intervention verbale. Alors qu’elle s’ets inquiété à plusieurs reprises la semaine dernière du maintien des conditions financières dans la zone euro avec la brutale remontée des taux longs américains, la Banque centrale européenne (BCE) n’a pas pour autant augmenté les achats de son programme d’urgence (PEPP).
Le Hang Seng, l’indice de référence de la Bourse de Hong Kong, engage une mutation. Hang Seng Indexes a annoncé lundi un élargissement de l’indice afin de mieux refléter l’éventail des entreprises cotées à Hong Kong et de réduire le poids des groupes financiers qui représentent 40 % du Hang Seng. Le nombre de valeurs qui composent l’indice sera porté de 52 actuellement à 80 d’ici à mi-2022, avec l’objectif d’atteindre 100 à terme, a déclaré le fournisseur d’indices. Tencent, AIA et HSBC représentent à eux seuls 30% de l’indice.
La croissance de l’activité manufacturière dans la zone euro a atteint un pic de trois ans en février grâce à une forte demande, montrent les résultats définitifs de l’enquête mensuelle que réalise IHS Markit auprès des directeurs d’achat (PMI). L’indice PMI manufacturier de la zone euro s’est établi à 57,9 en février, contre 54,8 le mois précédent. L’indice est légèrement supérieur à l’estimation provisoire publiée le 19 février, qui se situait à 57,7.
Le groupe britannique de jeux d’argent Entain, propriétaire de Ladbrokes, a annoncé ce lundi qu’il relevait son offre d’achat en numéraire sur son rival suédois Enlabs à 53 couronnes par action, contre un prix de 40 couronnes par action proposé début janvier. Cette offre ultime, qui valorise la cible 3,7 milliards de couronnes (363 millions d’euros), fait ressortir une prime de 18,6% par rapport au cours de clôture d’Enlabs vendredi. Le comité indépendant mis en place par le conseil d’administration d’Enlabs a recommandé aux actionnaires d’accepter cette offre d’achat relevée.
La croissance de l’activité du secteur manufacturier en Chine a ralenti en février à son rythme le plus faible en neuf mois. L’indice PMI manufacturier de Caixin/Markit a reculé à 50,9, alors que les analystes interrogés par Reuters anticipaient un indice identique à janvier, à 51,5. Le ralentissement du secteur illustre la fragilité de la reprise économique en Chine. La faiblesse de la demande extérieure et les foyers de l'épidémie de coronavirus ont pesé sur la demande. «Les vacances du Nouvel an lunaire ont pu jouer un rôle dans ce repli», selon les économistes de Deutsche Bank. Cette période constitue pour des millions de personnes l’occasion de voyager, or le nombre de déplacements a été inférieur aux années précédentes du fait du contexte sanitaire.
L’Union européenne (UE) proposera en mars un projet de législation sur un passeport vaccinal électronique, a annoncé lundi la présidente de la Commission européenne (CE), Ursula von Der Leyen. La semaine dernière, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE sont convenus de travailler sur des passeports de vaccination pour les citoyens du bloc ayant reçu un vaccin contre le Covid-19. Priée de dire à quoi pourrait ressembler ce passeport numérique, Ursula von Der Leyen a déclaré lors d’une visioconférence avec des élus conservateurs allemands : «Nous présenterons une proposition législative en mars».
L’Agence France Trésor (AFT), qui gère la dette de l’Etat, a publié jeudi son classement annuel des spécialistes des valeurs du Trésor (SVT) les plus actifs. BNP Paribas, HSBC, et Crédit Agricole arrivent en tête cette année. BNP Paribas et HSBC dominent par leur présence sur le marché primaire, BNP Paribas et JPMorgan pour leur animation du marché secondaire, BNP Paribas et Société Générale pour la qualité de leur service. L’évaluation de ces SVT prend en compte l’ensemble de leurs missions : la participation aux adjudications, la présence sur le marché secondaire, ainsi que les aspects qualitatifs de la relation des SVT avec l’AFT (qualités opérationnelles et de conseil, proximité et stabilité de la relation avec l’AFT).
La Bourse de New York a fini la semaine vendredi dernier en ordre dispersé, le Nasdaq rebondissant légèrement après sa forte chute de jeudi tandis que le Dow Jones signait sur une nouvelle séance de baisse dans un marché peu actif, sur fond d’inquiétude des investisseurs au sujet de l’inflation, qui a réveillé l’aversion au risque. L’indice Dow Jones a cédé 1,50%, à 30.932,37. Le S&P-500 a reculé de -0,48%. Le Nasdaq Composite a rebondi de son côté de 0,56% à 13.192,34 points. Les principales valeurs technologiques ont rebondi après leur chute de la veille, Apple, Amazon, Microsoft, Alphabet et Facebook gagnant entre 0,2% et 1,5%. Seul Netflix a signé une nouvelle baisse de 1,4%.
Le directeur général de Berkshire Hathaway a déclaré aux actionnaires, dans sa lettre annuelle, qu’il valait mieux éviter d’acheter des obligations d’Etat, dans lesquelles sa société est elle-même un acteur important. «Les obligations ne sont pas l’endroit où il faut être de nos jours», a-t-il mis en garde. Autre conviction: à ses yeux, les entreprises américaines s’en sortiront, malgré la crise actuelle. S’agissant du conglomérat Berkshire Hathaway, Warren Buffett reconnaît avoir commis «une erreur» en rachetant en 2016 Precision Castparts (PCC), ce qui a mené à une dépréciation d’actifs de 11 milliards de dollars. En 2020, Berkshire a dégagé un bénéfice net de 42,5 milliards de dollars en 2020, tirée par son activité d’assurance mais en baisse de près de 48%.
Les investisseurs seront attentifs cette semaine à une série d’indicateurs macroéconomiques ainsi qu’aux commentaires de banquiers centraux face à la vive remontée des rendements obligataires. La hausse rapide des rendements obligataires au cours des deux dernières semaines a suscité une certaine volatilité sur les marchés d’actions, qui devrait perdurer, notent les analystes d’UBS. Les marchés suivront l’avancée législative du plan de relance de 1.900 milliards de dollars promis par le président américain Joe Biden. Les discours de plusieurs membres de la Réserve fédérale (Fed) seront également très écoutés, alors que les investisseurs s’inquiètent déjà d’une réduction du soutien monétaire de la banque centrale l’année prochaine. En zone euro, l’actualité macroéconomique sera dominée par les chiffres de l’inflation, mardi, et du chômage, jeudi.
La livre turque se dépréciait vendredi pour le cinquième jour consécutif dans le sillage de l’envolée des taux américains. A 7,4780 pour un dollar, puis 7,43 vendredi soir, la devise turque efface même les gains engrangés depuis le début de l’année. A 7 livres elle s’était appréciée de 8% cette année après un gain de 20% entre novembre et la fin de l’année dernière après le changement à la tête de la banque centrale et la mise en œuvre d’une politique monétaire plus restrictive. Le principal taux directeur a été relevé à 17%. L’affaiblissement de la devise risque de compliquer la tâche de la banque centrale pour réduire l’inflation qui atteint 15%.
Le tribunal judiciaire de Paris a validé vendredi une convention judiciaire d’intérêt public (CJIP) qui se traduira par le versement d’une amende de 12 millions d’euros par le groupe Bolloré, a annoncé le procureur de la République. Par ailleurs, le groupe Bolloré s’est engagé à faire évaluer par l’Agence française anticorruption (AFA) son programme de conformité et d’en supporter le coût jusqu'à concurrence de 4 millions d’euros. Une information judiciaire avait été ouverte sur des faits de corruption d’agent public étranger, d’abus de confiance et de complicité d’abus de confiance commis entre 2009 et 2011, rappelle le procureur, Jean-François Bohnert. En revanche, Vincent Bolloré, l’ancien dirigeant du groupe, sera jugé pour corruption, après que le tribunal judiciaire a refusé d’homologuer la reconnaissance préalable de culpabilité de l’homme d’affaires et exigé la tenue d’un procès, a rapporté Le Monde vendredi. Il avait été mis en examen en 2018.
Airbus a dévoilé vendredi pour la première fois l’empreinte carbone qu’auront ses avions. Il a déjà adopté la norme internationale Greenhouse Gas Protocol (GHG), qui mesure les émissions issues de l’utilisation des produits d’une entreprise par le consommateur final. La totalité de ses appareils livrés l’an dernier émettront autant de dioxyde de carbone (CO2) sur leurs deux décennies d’exploitation que la France sur la seule année 2019. L’avionneur a ainsi calculé que les 566 avions livrés en 2020, un chiffre en baisse de 34,5% d’un an sur l’autre reflétant l’impact de la crise du Covid-19, devraient émettre 440 millions de tonnes de CO2 au cours de leur exploitation. Celle-ci est estimée à 22 ans, soit 63,5 grammes par passager au kilomètre.
Les investisseurs seront attentifs la semaine prochaine à une série d’indicateurs macroéconomiques ainsi qu’aux commentaires de banquiers centraux face à la vive remontée des rendements obligataires.