S&P Global Ratings a annoncé jeudi avoir abaissé la note de crédit de l’exploitant de centres commerciaux Klépierre de «A -» à «BBB+», avec une perspective stable. L’agence américaine souligne que les exploitants de centres commerciaux risquent de faire face sur le long terme à des taux d’occupation plus faibles et à une croissance organique en berne en raison des répercussions durables de la pandémie sur les commerçants. Elle considère que Klépierre est particulièrement pénalisé par la crise en raison de sa focalisation sur les grands centres commerciaux, par nature plus exposés aux restrictions sanitaires.
Plus de 24 heures après s'être échoué, le porte-conteneur géant Ever Given bloque toujours le canal de Suez. Après avoir fait bondir les prix du baril de pétrole mercredi (ces derniers repartent à la baisse ce jeudi sur des craintes liées à la demande), cet incident, dont la résolution pourrait mettre plusieurs jours, risque de peser sur les tarifs de fret. Le canal de Suez est une artère majeure du commerce de marchandises et pour le transport de pétrole. Il représente 15% des échanges mondiaux. Le propriétaire du navire de 400 mètres de long, actuellement en travers du canal, a fait appel à deux sociétés spécialisées dans ce type de sauvetage. Le navire est ensablé sur les deux rives.
La Banque nationale suisse (BNS) a maintenu jeudi sa politique monétaire ultra-accommodante, marquée par les taux d’intérêt les plus bas du monde, en réaffirmant qu’elle continuerait d’intervenir sur les marchés de changes en dépit de la dépréciation récente du franc. Son taux directeur (taux de dépôt) reste, comme prévu, fixé à -0,75%.
Les nouveaux prêts aux entreprises de la zone euro ont repris en février, après un ralentissement en début d’année, alors que l’Union européenne (UE) peine à surmonter la récession provoquée par la pandémie, selon les données publiées jeudi par la Banque centrale européenne (BCE). Le solde du flux mensuel de crédits aux entreprises a atteint 13 milliards d’euros en février, contre un montant négatif de 3 milliards d’euros un mois plus tôt, tandis que le taux de croissance annuel s’est accéléré, passant de 6,9% à 7,1%.
Tikehau Capital annonce ce jeudi matin avoir placé avec succès une émission obligataire durable inaugurale d’un montant de 500 millions d’euros à échéance mars 2029. Cette émission d’obligations durables senior unsecured est assortie d’un coupon fixe annuel de 1,625 %, « le plus bas jamais atteint par le groupe ». Elle a été placée auprès d’une base diversifiée de plus de 100 investisseurs institutionnels, et a été souscrite à plus de 75% par des investisseurs internationaux. Tikehau Capital allonge ainsi la maturité moyenne de sa dette à 5,5 ans. «Il s’agit de la toute première obligation durable publique de référence émise par un gestionnaire d’actifs alternatifs en euros», souligne un communiqué. Cette obligation durable s’appuie sur un cadre d’allocation (Sustainable Bond Framework) qui permet à Tikehau d’investir le produit de l’émission directement dans des actifs durables (sociaux ou environnementaux) ou dans des fonds à thématiques durables alignés sur les objectifs de développement durable prioritaires du groupe. Tikehau Capital est en train de développer une plateforme d’impact investing, avec trois fonds dédié. Cette année, la société a l’intention de lancer un nouveau fonds d’impact high yield dans le cadre de son activité de capital markets strategies. Les aspects durables de cette émission obligataire ont été structurés en collaboration avec Crédit Agricole Corporate and Investment Bank en tant que seule banque de structuration d’obligations durables. Une demande a été faite auprès d’Euronext Paris pour que les obligations soient admises aux négociations sur Euronext Paris.
Et de quatre. En cinq ans, pas moins de quatre gouverneurs se sont succédé à la tête de la banque centrale turque. Depuis son arrivée à la tête de l’institution en novembre 2020, Naci Agbal, le gouverneur limogé, a appliqué une politique agressive de relèvement des taux, destinée à lutter contre une inflation galopante et la dépréciation de la lire turque.Cette vision était aux antipodes des vues du président Erdogan, partisan d’une forte croissance alimentée par des crédits bon marché.
Inopérant. La dernière réunion de politique monétaire de la Banque du Japon (BoJ – photo) a été l’occasion pour elle de régler ses instruments de politique monétaire. D’abord un léger élargissement de la bande de fluctuation du taux 10 ans des emprunts japonais dans le cadre de sa politique de contrôle de la courbe (entre -0,25 % et +0,25 %). Ensuite, l’établissement d’un nouveau programme de prêts pour les banques dans lequel leurs réserves seront rémunérées à 0,2 %. Cela doit permettre de les réduire encore davantage en négatif, si besoin. Enfin, la BoJ abandonne l’objectif d’achat annuel d’ETF (exchange-traded funds) de 6.000 milliards de yens pour le rendre plus flexible, et a annoncé ne plus acheter que des trackers indexés sur le Topix. Cela afin de limiter les distorsions que provoquaient les achats massifs d’ETF suivant le Nikkei, indice plus étroit que le Topix. La banque centrale a insisté sur son objectif : garder les taux bas pour accompagner la reprise. Ces annonces ont pourtant laissé les investisseurs sur leur faim : la BoJ n’a pas expliqué en quoi ces changements devraient contribuer à ramener l’inflation à 2 %.
Inquiétude. Dans son dernier Rapport sur les tendances, risques et vulnérabilités où elle analyse les marchés au second semestre 2020, l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) constate que le rebond des marchés d’actions et les niveaux des obligations qui renouent avec ceux précédant la pandémie ne reflètent pas la faiblesse des économies en zone euro. D’où le risque de baisse brutale suite à une perception changée des investisseurs. Par ailleurs, les niveaux élevés d’endettement des entreprises et des Etats recèlent des risques de défauts. L’Esma s’inquiète aussi de l’engouement suscité par les crypto-actifs, y compris les monnaies virtuelles comme le bitcoin, auprès des particuliers, s’agissant souvent d’actifs non régulés. Par ailleurs, l’Autorité a conduit des analyses sur la liquidité des fonds, y compris monétaires, qui a été éprouvée par la crise de mars 2020, et étudie les risques climatiques embarqués dans les fonds.
Consolidation. L’agence de services aux émetteurs et aux investisseurs, particulièrement la notation crédit avec Scope Ratings, a annoncé l’acquisition d’Euler Hermes Rating, filiale de l’assureur-crédit. Une agence surtout active sur les petites et moyennes entreprises et le financement de projets d’infrastructures. Cet achat constitue, selon Florian Schoeller, fondateur et directeur général de Scope Group, une nouvelle étape vers « la création d’un poids lourd européen du secteur ». Si l’agence reste pourtant un poids plume, « nous voyons de plus en plus de mécontentement face à l’oligopole de la notation », clame Marc Lefèvre, son responsable France, Belgique et Luxembourg. Qui dévoile la prochaine étape : « Une levée de fonds européenne de plusieurs dizaines de millions d’euros, bouclée d’ici à l’été auprès de notre écosystème d’’asset managers’ et ‘owners’, d’infrastructures de marché ou de banques. » En attendant une entrée en Bourse…
Le président américain, Joe Biden, se rendra le 31 mars, à Pittsburgh pour présenter un plan d’investissements dans les infrastructures et le système social du pays, commele rapportait le New York Times. Ce plan, dont le slogan phare sera «Build Back Better» («Reconstruire en mieux») pourrait englober jusqu'à 4.000 milliards de dollars (3.400 milliards d’euros) de crédits alloués au réseau routier et aux ponts, à la lutte contre le dérèglement climatique ou à la réduction des inégalités sociales. Lors de la campagne présidentielle, Joe Biden avait laissé entendre qu’il financerait une partie des investissements prévus en revenant sur des allégements d’impôts accordés aux Américains les plus fortunés. Le camp républicain du Congrès a déjà laissé entendre qu’il pourrait s’opposer au nouveau plan s’il se traduisait par des hausses d’impôts et des évolutions politiques importantes.
La destitution surprise du gouverneur de la banque centrale et la chute de la devise risquent de coûter sa notation crédit à la Turquie. Fitch pourrait abaisser son rating si la banque centrale de Turquie (BCT) fait machine arrière dans sa politique de resserrement monétaire, a indiqué à Reuters Tony Stringer, son responsable du rating souverain. Une baisse des taux aurait un impact important sur la devise et les emprunts turcs. Avec un risque de crise de balance des paiements si les investisseurs locaux (ménages et entreprises) et les étrangers se détournent des actifs turcs. La mise en place d’un contrôle des capitaux serait également mal perçue. Sur les marchés, la livre turque s’est de nouveau effondrée de près de 10%. Elle a perdu 50% de sa valeur en deux ans.
Total va redémarrer le chantier de son projet de gaz naturel liquéfié (GNL) au Mozambique, qui représente un investissement total de 20 milliards de dollars (16,9 milliards d’euros), après un renforcement des mesures de sécurité dans un périmètre de 25 km autour des installations, a annoncé mercredi le groupe pétrolier. Après des attaques djihadistes à proximité du site de Mozambique LNG, Total avait annoncé début janvier une réduction des effectifs intervenant sur le projet. Son entrée en production est prévue pour 2024.
Malgré une baisse de 17% des investissement étrangers en France (IEF) en 2020, la France est restée destinatrice de 1.215 projets d’investissements recensés sur l’année, dont 275 ont fait l’objet d’un examen au titre de la réglementation relative au contrôle des IEF. Bercy ne communique pas sur la quantité d’opérations autorisées, interdites ou autorisées sous conditions. Si ce chiffre est supérieur à celui de 2019 (216), cela reste « cohérent » par rapport aux années précédentes, indique Bercy, dans la mesure où la loi a évolué.
L’action ViacomCBS chutait de plus de 22%, à 70,50 dollars, mercredi en fin de séance à la Bourse de New York, après que le groupe de médias a annoncé le lancement d’une augmentation de capital de 3 milliards de dollars (2,54 milliards d’euros) pour financer le développement de son nouveau service de streaming. Paramount+ a été lancé le 4 mars et se veut un concurrent des plateformes Netflix, Disney+ (Walt Disney) et HBO Max (AT&T). ViacomCBS compte placer 20 millions d’actions ordinaires à un prix de 85 dollars pièce et près de 10 millions de titres préférentiels à 5,75% convertibles à un prix de 100 dollars pièce. L’opération est conduite par Morgan Stanley, JPMorgan, Citigroup, Goldman Sachs, Mizuho Securities et Siebert Williams Shank.
Le Livret A a enregistré une belle collecte au mois de février 2021 bien qu’en recul par rapport à janvier. Elle s’est établie à 2,86 milliards d’euros contre 6,32 milliards le mois précédent, selon les chiffres délivrés par la Caisse des dépôts qui centralise le encours. Ces derniers atteignaient 335,7 milliards d’euros fin février. Le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) a collecté de son côté 910 millions d’euros en février environ contre 870 millions en janvier. Ses encours atteignaient 123,5 milliards fin février. «En temps normal, le deuxième mois de l’année est moyen pour le Livret A. Lors de ces dix dernières années, il a enregistré trois décollectes en février (en 2014, en 2015 et en 2016). La collecte moyenne sur dix ans est de près d’un milliard d’euros. Avec 2,86 milliards d’euros, la collecte de 2021 est donc nettement supérieure à la moyenne; elle est plus de deux fois élevée qu’en 2020 (1,17 milliard d’euros). Elle constitue la collecte la plus élevée jamais enregistrée par le Livret A pour le deuxième mois de l’année», commente Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’Épargne. Ce dernier prédit que les livrets reglementés devraient continuer d’enregistrer des collectes importantes dans les prochains mois en raison du maintien des restrictions sanitaires. «Une décollecte ne pourra intervenir qu’en cas de retour à la normale, escompté à la fin du deuxième trimestre et plus sûrement au second semestre», commente Philippe Crevel.
Total va redémarrer le chantier de son projet de gaz naturel liquéfié (GNL) au Mozambique, qui représente un investissement total de 20 milliards de dollars (16,9 milliards d’euros), après un renforcement des mesures de sécurité dans un périmètre de 25 km autour des installations, a annoncé mercredi le groupe pétrolier. Après des attaques djihadistes à proximité du site de Mozambique LNG, Total avait annoncé début janvier une réduction des effectifs intervenant sur le projet. Son entrée en production est prévue pour 2024.
La destitution surprise du gouverneur de la banque centrale et la chute de la devise risquent de coûter sa notation crédit à la Turquie. Fitch pourrait abaisser son rating si la banque centrale de Turquie (BCT) fait machine arrière dans sa politique de resserrement monétaire, a indiqué à Reuters Tony Stringer, son responsable du rating souverain. Une baisse des taux, alors que la baisse de la livre turque, le risque d’inflation et la hausse des taux américains ordonnent le contraire, aurait un impact non négligeable sur la devise et les emprunts turcs. Avec un risque de crise de balance des paiements si les investisseurs locaux (ménages et entreprises) et les étrangers se détournent des actifs turcs. La mise en place d’un contrôle des capitaux serait également mal perçue.