Avec un conflit en Ukraine qui dure, Bruxelles réfléchit à la manière de transformer les avoirs gelés des oligarques russes en confiscations. Mais pour cela, les autorités nationales doivent pouvoir prouver une infraction pour opérer transfert de propriété, là où le gel se présente comme une mesure de sauvegarde.
Le rachat par Vivendi du groupe d'édition Lagardère a réussi, a annoncé mercredi l’Autorité des marchés financiers (AMF), ajoutant que la société contrôlée par la famille milliardaire Bolloré avait réussi à acquérir environ 55,4% du capital de Lagardère.
Le nombre demandeurs d’emploi de catégorie A a très légèrement progressé en avril, avec 9.300 demandeurs d’emploi en plus par rapport à mars (+0,3%), à 3,179 millions, selon les chiffres du ministère du Travail publiés mercredi. C’est la première hausse mensuelle depuis avril 2021. En incluant l’activité réduite (catégories B et C), le nombre de demandeurs d’emploi en France reste en avril en baisse de 0,7% par rapport à mars et s'établit à 5,456 millions (-40.600), selon la Dares.
Le géant pharmaceutique américain Pfizer s’est engagé mercredi à vendre à prix coûtant certains de ses médicaments et vaccins à 45 pays pauvres, dans le cadre d’une initiative annoncée lors du Forum économique de Davos.
Sans surprise, le sentiment des consommateurs décroît avec l’inflation. L’indicateur de climat de consommation GfK en Allemagne a légèrement augmenté à -26 pour juin, après un creux record de -26,6 pour mai, mais cela reste sur des niveaux historiquement bas qui n’avaient jamais été atteint, même en mars-avril 2020, outre-Rhin.
L’économie allemande est restée en croissance au premier trimestre, conformément aux attentes et en dépit de la guerre en Ukraine, montrent les chiffres de progression du PIB publiés mercredi. La hausse est de 0,2% par rapport aux trois mois précédents, et de 3,8% en rythme annuel en données corrigées des variations saisonnières (CVS), selon Destatis.
Crédit Mutuel Asset Management votera contre la résolution 16 proposée aux actionnaires lors de l’assemblée générale de TotalEnergies qui se tient ce mercredi 25 mai. «En effet, le rapport Sustainability & Climate – Progress Report 2022 de TotalEnergies prévoit une forte augmentation de la production d’hydrocarbures sur 2019-2030. Or, les énergies fossiles devraient précisément être la cible d’une réduction significative conformément aux objectifs de long terme de l’Accord de Paris. La trajectoire de TotalEnergies apparaît en décalage avec celle souhaitable au niveau mondial et est susceptible d’accroître son risque de transition», explique la société de gestion dans un communiqué diffusé le 24 mai. Par ailleurs, Crédit Mutuel Asset Management regrette la quasi-stabilité du scope 3 monde hydrocarbures sur la période 2020-2030 annoncée par le groupe. La résolution 16 s’intitule: «Avis sur le rapport Sustainability & Climate - Progress Report 2022 rendant compte des progrès réalisés dans la mise en œuvre de l’ambition de la Société en matière de développement durable et de transition énergétique vers la neutralité carbone et de ses objectifs en la matière à horizon 2030, et complétant cette ambition». D’autres sociétés de gestion ont annoncé qu’elles s’y opposeraient. C’est le cas de Meeschaert Amilton et OFI AM. L’assemblée générale s’annonce houleuse.
Highclere, le château qui sert de cadre à la série Downtown Abbey, et pour ainsi dire en constitue le personnage principal, sera désormais géré par BNP Paribas Real Estate via sa filiale Strutt & Parker. Assurément, il s’agit là d’un contrat phare pour le groupe français, surtout si les retombées sont à la mesure des objectifs. Propriétaire depuis 300 ans du domaine, la famille veut faire rayonner ce « symbole des valeurs familiales anglaises » et partager sa passion du lieu en accueillant « de nombreux visiteurs du monde entier ». Bref, rentabiliser un actif vestige du passé, symbole d’une aristocratie privilégiée, en tirant parti de la mondialisation et du grand ballet touristique qu’elle orchestre…
Le réchauffement climatique montre les limites du monde physique fini, la chute de Terra celles de la spéculation, s’il en était besoin. Mais il nous reste le pouvoir de la suggestion et il semble infini. Une offre immobilière d’espaces de « co-meeting » évoque ainsi des « lieux expérientiels », « à forte valeur servicielle », pour évoluer « dans le monde d’après »… Espérons tout de même que si l’économie fonctionne désormais en emballant les marchandises d’un récit flatteur, les vendeurs vont gagner ainsi de quoi s’offrir une formation en vocabulaire…
Pression. Frappés par la hausse des prix de l’énergie, puis par le conflit russo-ukrainien, les cours des matières premières agricoles subissent de plein fouet les conséquences des phénomènes climatiques et des mesures protectionnistes, visant à limiter les exportations. Le blé et le maïs sont particulièrement touchés.
Une trentaine d’entreprises européennes proposent un « say on climate » cette année. Après avoir unanimement salué le procédé en 2021, les investisseurs s’intéressent à la qualité des plans présentés.
Défaut. Une exemption aux sanctions visant les flux financiers russes (la licence générale 9A de l’Office of Foreign Assets Control américain), et qui autorise la réception des paiements de dividendes, d’intérêts et de principal, pourrait ne pas être reconduite le 25 mai. L’exemption avait jusqu’alors permis à la Russie d’éviter le défaut de paiement, malgré des versements compliqués par les blocages américains. Le test tombera vite : deux versements de coupons totalisant 100 millions de dollars sont dus le 27 mai. D’ici à fin décembre, 1,7 milliard de dollars devront être remboursés. Si la licence générale est retirée, les fonds dont dispose la Russie ne pourraient plus être transférés entre les agents bancaires sans risquer de déclencher des sanctions. Le pays dispose d’une période de grâce de 30 jours, au-delà desquels il sera considéré en situation de défaut. Les débats risquent d’achopper sur le type de défaut, technique (c’est-à-dire issu de causes extérieures) ou
La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a déclaré mardi que les taux d’intérêt en zone euro se situeraient «très probablement en territoire positif avant la fin du troisième trimestre». Elle a affirmé que la BCE annoncerait en juin la fin de ses achats d’actifs pour le «tout début du mois de juillet», «ce qui ouvrira la voie à une hausse des taux qui interviendra peu après cela». Interrogée sur un éventuel retard pris face à l’accélération de l’inflation, elle a estimé que la BCE était «parfaitement dans les temps, pas derrière la courbe», la situation de la zone euro étant différente de celle des Etats-Unis, où la Réserve fédérale (Fed) a déjà commencé à relever ses taux.
La croissance de l’activité du secteur privé en zone euro a ralenti en mai, mais est restée soutenue grâce au secteur des services, selon les données préliminaires publiées mardi par S&P Global. L’indice PMI composite de la zone euro s’est replié à 54,9 en mai, son plus bas niveau depuis deux mois, contre 55,8 en avril. Les économistes interrogés par Dow Jones Newswires tablaient sur un recul de l’indice à 55. L’indice PMI du secteur manufacturier a fléchi à 54,4, son plus bas niveau depuis dix-huit mois, contre 55,5 en avril.
Samsung Group a dévoilé, mardi, un plan d’investissements de 356 milliards de dollars (333 milliards d’euros) sur les cinq prochaines années, avec l’ambition de devenir leader dans un large éventail de secteurs. Ce montant reprend et renforce le plan de 205 milliards de dollars annoncé l’été dernier. Le conglomérat prévoit la création de 80.000 emplois d’ici à 2026, «essentiellement dans les activités principales, notamment les semi-conducteurs et la biopharmacie». Environ 80% du montant de ce plan quinquennal sera investi en Corée du Sud. Samsung, qui emploie déjà près de 20.000 personnes aux Etats-Unis, construit une usine au Texas, dont l’ouverture est prévue pour 2024.
L’inflation en Allemagne va plus que doubler cette année en raison de l’envolée des prix de l'énergie et de l’alimentation liée à la guerre en Ukraine, estimait mardi la fédération des chambres de commerce DIHK. Elle prévoit désormais que le taux d’inflation atteindra 7% contre 3,1% l’an dernier. Sa prévision précédente, qui datait de février, était de 3,5%. Près de 40% des quelque 25.000 entreprises interrogées par la DIHK ont déclaré avoir l’intention de répercuter sur leurs clients l’augmentation de leurs coûts et cette proportion dépasse 50% dans l’industrie et le commerce.
Le président brésilien Jair Bolsonaro a limogé lundi le patron du groupe d’hydrocarbures Petrobras, José Mauro Coelho, nommé il y a seulement 40 jours, a annoncé le ministère des Mines et de l’Energie. José Mauro Coelho était le troisième président du groupe en un peu plus d’un an. Le gouvernement a proposé comme nouveau président Caio Mario Paes de Andrade, actuel secrétaire à la débureaucratisation au ministère de l’Economie, qui doit encore recevoir l’aval du conseil d’administration de Petrobras pour être formellement nommé. Jair Bolsonaro, qui compte briguer un deuxième mandat aux élections d’octobre prochain, subit la pression de la forte inflation dans son pays. Le 11 mai, il a remplacé le ministre des Mines et de l’Energie, Bento Albuquerque, après l’application par Petrobras d’une nouvelle augmentation du diesel, alors que ce portefeuille ministériel n’a pas d’influence directe sur les décisions de l’entreprise autonome.
Les actionnaires de Shell se sont prononcés, mardi, en faveur de la stratégie climatique du groupe pétrolier lors d’une assemblée générale annuelle perturbée par une manifestation. La résolution de Shell sur le climat a recueilli environ 80% des voix, contre 89% l’année dernière, tandis que celle du groupe activiste Follow This en a reçu 20%, contre 30% en 2021, selon les résultats préliminaires. Le plan de Shell fait suite à une décision de justice néerlandaise rendue en mai 2021, enjoignant à la société de réduire ses émissions de gaz à effet de serre en termes absolus, de 45% d’ici à 2030 sur l’ensemble du cycle de vie de ses hydrocarbures. Le groupe, qui compte réduire à zéro ses émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050, a fait appel de la décision néerlandaise, affirmant qu’il ne peut être tenu responsable des émissions produites par ses clients lorsqu’ils utilisent ses produits.
La Banque d’Indonésie a annoncé, mardi, une accélération du rythme des hausses du taux de réserves obligatoires (RRR), ordonnant aux banques de faire passer ce ratio à 7,5% de leurs réserves à partir de juillet et à 9% à partir de septembre. La banque centrale avait précédemment fixé trois hausses échelonnées du RRR cette année, de 3,5% à 6,5% en septembre. Elle a par ailleurs maintenu ses taux directeurs en laissant le taux de référence des prises en pension à 7 jours à un niveau historiquement bas de 3,50%, comme prévu par la quasi-totalité des économistes. Ses deux autres taux directeurs principaux sont également restés inchangés.
Comme elle l’avait mentionné dans le programme de financement de l’Etat pour 2022 publié en décembre, l’Agence France Trésor (AFT) a annoncé, mardi, la création d’une obligation indexée sur l’inflation européenne verte : l’OAT€i 25 juillet 2038. Cette nouvelle obligation, dont les caractéristiques seront annoncées ultérieurement, sera émise par syndication dans les prochains jours, en fonction des conditions de marché. Les chefs de file de l’opération désignés seront Barclays, BNP Paribas, Crédit Agricole CIB, Natixis et la Société Générale. L’ensemble des conseils spécialistes en valeurs du Trésor (SVT) fera partie du syndicat.
L’Autriche a émis 4 milliards d’euros sous forme d’obligations vertes mardi, venant ainsi grossir les rangs des émetteurs green de la zone euro. L’Autriche, dont le programme vert porte sur 5 milliards d’euros de financements chaque année sur deux ans, a émis une première obligation verte échéance 2049 (maturité 27 ans), selon les données de Bloomberg. Cette émission inaugurale a rencontré un franc succès avec 25 milliards d’euros de demandes de la part des investisseurs. Le pays prévoit d’émettre sur des maturités allant de 8 ans à 20 ans mais aussi sur des titres court terme (20% des émissions), contrairement aux autres émetteurs du bloc. Avec cette opération, les émissions de green bonds souverains en zone euro atteignent près de 13 milliards d’euros depuis début 2022, contre 27 milliards émis au même moment l’an dernier. L’émission de l’Autriche a été placée sur la base d’un rendement de 1,876% (coupon de 1,85%) avec un spread de 22 points de base (pb) au-dessus des midswaps et 71,3 pb au-dessus de l’emprunt de référence (dette allemande). Le rendement de l’emprunt autrichien à 30 ans s’élève à 1,78%.
Le gérant alternatif américain Castlelake a investi 150 millions de dollars dans le spécialiste crédit suédois IMH Finans. L’investissement comprend l’acquisition des prêts existants d’IMH et une facilité de financement pour le montage de nouveaux prêts. IMH se concentre sur les prêts d’un montant maximal de 50 millions de couronnes suédoises (4,7 millions d’euros) aux investisseurs et promoteurs immobiliers de petite et moyenne taille pour répondre à leurs besoins de liquidités à court terme dans des domaines tels que la construction et l’exploitation, et les prêts-relais garantis par des actifs immobiliers. Au cours de ses 8 années d’existence, IMH a prêté plus de 1,3 milliard de SEK en Suède. L’Américain, qui compte 21 milliards de dollars d’encours sous gestion, est spécialisé dans les actifs réels.
Comme elle l’avait mentionné dans le programme de financement de l’Etat pour 2022 publié en décembre, l’Agence France Trésor (AFT) a annoncé mardi la création d’une obligation indexée sur l’inflation européenne verte : l’OAT€i 25 juillet 2038.
L’Autriche, avant la France dans les prochains jours, vient réveiller le marché des obligations vertes souveraines. Le pays a émis 4 milliards d’euros de ces titres ce mardi. Il vient ainsi grossir les rangs des émetteurs green de la zone euro, aux côtés notamment de l’Allemagne, de l’Italie ou de l’Espagne.
Samsung Group a dévoilé mardi un plan d’investissements de 356 milliards de dollars (333 milliards d’euros) sur les cinq prochaines années avec l’ambition de devenir leader dans un large éventail de secteurs. Ce montant reprend et renforce le plan de 205 milliards de dollars annoncé l'été dernier.
La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a déclaré mardi que les taux d’intérêt en zone euro se situeraient «très probablement en territoire positif avant la fin du troisième trimestre».