La Russie est prête à émettre davantage d’obligations à taux variable (OFZ), a déclaré jeudi le ministère des Finances, afin d’atteindre son objectif d’emprunt de 3.500 milliards de roubles (53 milliards d’euros) en 2023. Le taux de la banque centrale est de 7,5%, et le rendement des obligations OFZ à 10 ans atteint 10,14 %. La Russie s’est longtemps montrée réticente à l’idée d'émettre un volume trop important d’obligations à taux flottant, mais le ministère estime que « l’urgence du moment » justifie ces émissions, les investisseurs étant réticents à s’exposer à des risques de taux. L’essentiel du marché des OFZ est détenu par les banques locales, qui ont absorbé 86 % des émissions en octobre et novembre.
Le nombre de nouvelles inscriptions au chômage a augmenté modérément la semaine dernière aux Etats-Unis, reflet d’un marché du travail toujours tendu. Les demandes initiales d’allocations de chômage ont augmenté de 4.000 pour atteindre 230.000 demandes, selon les données publiées jeudi par le département du Travail, un chiffre conforme au consensus. Le nombre de personnes recevant des allocations après une première semaine d’aide, un indicateur de l’embauche, a augmenté de 62.000 pour atteindre 1,671 million au cours de la semaine se terminant le 26 novembre.
Exxon Mobil a présenté jeudi son plan stratégique sur cinq ans qui maintient son budget annuel d’investissements entre 20 milliards et 25 milliards de dollars et prévoit de porter ses investissements dans des projets bas carbone à 17 milliards de dollars. Ce montant représente une augmentation de près de 15% des investissements dans ce domaine. La compagnie pétrolière et gazière américaine cherche à augmenter sa production pour répondre à la demande d'énergie, compte doubler ses bénéfices et son flux de trésorerie potentiel d’ici à 2027 par rapport à l’exercice 2019.
Le taux d’inflation annuel des Pays-Bas a fortement chuté, à 9,9% en novembre après 14,3% en octobre, grâce aux effets de base d’un mois sur l’autre sur les prix de l’énergie : la hausse annuelle passe de 198,7% à 74,4% pour le gaz, de 161,5% à 70% pour l’électricité.
Le net ralentissement de la croissance et la crise immobilière dans les pays scandinaves inquiètent les régulateurs. L’Autorité de surveillance financière (FSA) norvégienne alerte dans un rapport que les banques locales pourraient faire face à des pertes plus élevées sur leurs prêts en raison de la hausse des taux d’intérêt et de perspectives économiques plus faibles.
Bruno Le Maire et Pap Ndiaye y seront. Ainsi qu’un « invité spécial mystère ». Mais quel invité pourrait être spécial aux côtés du ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique et de celui de l’Education nationale et de la Jeunesse ? Mystère, en effet. Heureux participants en tout cas à la Journée du Livre d’Economie, mercredi 14 décembre, organisée par l’association Lire la Société et consacrée à la thématique « Energie, eau, alimentation… nouveaux enjeux de notre souveraineté ». Trois finalistes ont été désignés pour le Prix du Livre d’Economie : Successions - L’argent, le sang et les larmes, de Raphaëlle Bacqué et Vanessa Schneider, Histoire mondiale du protectionnisme, d’Ali Laïdi, et Le temps de la démondialisation - Protéger les biens communs contre le libre-échange, de Guillaume Vuillemey. Seront également remis les Prix lycéen du Livre d’Economie et le Prix lycéen de la BD d’Economie.
On peut au moins reconnaître à nos voisins d’outre-Manche la capacité à revenir sur leurs convictions. Car si la fierté nationale a servi d’aiguillon pour faire voter le Brexit, elle n’empêche pas les Anglais de déplorer ouvertement cette décision historique. Un récent sondage de l’institut YouGov établit ainsi que 56 % des sondés estiment que le pays « a eu tort de quitter l’UE ». Les décisions prises dans le sillage de la séparation tendent déjà à montrer qu’il s’agit plus d’une sortie de route que d’un cheminement prometteur. Ainsi, le premier accord d’échange commercial signé après le Brexit avec le Japon, en octobre 2020, devait conduire à des ventes de plusieurs milliards de livres. Or les chiffres indiquent aujourd’hui une baisse des exportations de biens de 5 % et de services de 2 % vers le pays du Soleil levant. Un autre accord signé avec l’Australie reçoit déjà des critiques lui aussi… Mais les Anglais ont sûrement moins de difficultés à revenir sur ce qui ressemble à une erreur que les Européens du continent qui n’ont pas non plus profité, comme ils l’espéraient, de cette séquence pour, par exemple, se rapprocher : les tensions entre l’Allemagne et les autres pays, France comprise, mettent la chose en évidence, s’il en était besoin…
Portées par de bonnes performances relatives, les valeurs décotées suscitent un regain d’intérêt en période de hausse des taux. Mais les flux d’investissement se font encore attendre.
L’avis d’expert de... Elise Soucie, directrice associée de la division des technologies et opérations à l’Association for Financial Markets in Europe (AFME)
L’Autorité des marchés financiers a annoncé que l’offre sur l’électricien était prolongée dans l’attente d’une décision de la cour d’appel de Paris. Le nouveau calendrier n’a pas encore été communiqué.
L’industrie technologique européenne a perdu 400 milliards de dollars de valeur cette année, et accusé une baisse de 18% du financement en capital-risque, selon un rapport de la société de capital-risque Atomico. La valeur combinée des entreprises technologiques publiques et privées en Europe est tombée à 2.700 milliards de dollars, contre 3.100 milliards à la fin 2021. Les taux d’intérêt élevés, la guerre en Ukraine et la diminution des talents figurent parmi les raisons invoquées pour cette baisse. Les pressions du marché ont forcé un certain nombre d’entreprises européennes les plus connues à lever des fonds à un prix inférieur à leurs valorisations autrefois exorbitantes. La société de paiement suédoise Klarna a ainsi levé 800 millions de dollars pour une valorisation de 6,7 milliards de dollars, soit une baisse de 85% par rapport à son prix de 46 milliards de dollars en 2021.
La croissance du produit intérieur brut (PIB) de la zone euro au troisième trimestre a dépassé la précédente estimation, ce qui ne devrait pas empêcher l’union monétaire d’entrer en récession en fin d’année. Au troisième trimestre, la croissance du PIB de la zone euro s’est établie à 0,3% par rapport au trimestre précédent et à 2,3% sur un an, selon la troisième estimation publiée mercredi par Eurostat, l’agence européenne de la statistique. L’estimation précédente faisait état d’une croissance de 0,2% par rapport au deuxième trimestre et de 2,1% sur un an. Au deuxième trimestre, la croissance économique avait atteint 0,8% sur un trimestre. L'économie de la zone euro devrait se contracter à la fin de l’année et au début 2023, selon de nombreux économistes, alors que l’inflation élevée réduit les revenus réels des consommateurs et les marges des entreprises. Les économistes s’attendent à ce que le PIB de la région recule de 0,4% au quatrième trimestre 2022 et de 0,3% au premier trimestre 2023, selon le consensus établi par FactSet.
La Reserve Bank of India (RBI) a relevé son taux directeur de 35 points de base (pb) à 6,25% lors de sa réunion de décembre, soit une cinquième hausse consécutive dans un contexte de ralentissement de l’inflation dû à la modération des prix alimentaires, comme largement attendu. L’inflation annuelle a diminué à 6,8% en octobre, en baisse par rapport au sommet de 7,4% en septembre, mais elle reste bien au-dessus de la fourchette de tolérance de 2% à 6%. Cette décision fait suite à une hausse de 50 pb en septembre, ramenant le taux à un niveau jamais vu depuis mars 2019, conformément au resserrement monétaire des grandes banques centrales mondiales. La RBI a également relevé de 35 points de base les taux de sa facilité de dépôt permanente (SDF) et de sa facilité permanente marginale (MSF) à respectivement 6% et 6,5%.
La Banque du Canada a annoncé mercredi une hausse de son taux directeur de 50 points de base, à 4,25%, le niveau le plus élevé en près de 15 ans, et ajouté que le cycle de resserrement monétaire était proche de la fin. Les marchés monétaires tablaient sur un relèvement limité à 25 points de base mais une faible majorité d'économistes interrogés par Reuters avait prédit une hausse de 50 points de base. La banque centrale canadienne, qui a augmenté son taux directeur de 400 points de base au total depuis mars, a justifié ce nouveau tour de vis par une croissance toujours forte et un marché du travail tendu. L’institut d'émission monétaire a cependant renoncé à sa «forward guidance», les orientations sur l'évolution future de sa politique qu’elle utilisait depuis le début du cycle de resserrement, selon laquelle les taux devraient encore augmenter.
La banque centrale du Chili a déclaré mercredi que l'économie du pays devrait se contracter entre 1,75% et 0,75% en 2023. En 2022, la croissance devrait atteindre 2,4%, alors que les estimations de la banque centrale tablaient jusqu’ici sur une croissance de 1,75% à 2,25%. «L’activité demeure sous son potentiel et l’inflation reste bien supérieure à notre objectif, deux signes que le processus d’ajustement de l'économie chilienne n’est pas encore terminé », a précisé la banque centrale. L’inflation devrait atteindre 12,3% sur 2022, contre 6,6% en moyenne en 2023.
Le spécialiste des systèmes d’ouverture du bâtiment qui fait l’objet d’un projet d’OPA à 143 euros par action de la part de son premier actionnaire, la famille Despature, a publié une note en réponse à cette offre. Dans ce document rendu public par l’Autorité des marchés financiers (AMF) le 7 décembre, le conseil d’administration recommande aux actionnaires de Somfy d’apporter leurs titres à l’OPA. L’expert indépendant, le cabinet Finexsi, conclut de son côté que le prix de l’offre «est équitable d’un point de vue financier». A la clôture du 7 décembre, l’action Somfy cotait toutefois légèrement au-dessus du prix proposé, à 143,4 euros. L’opération devrait être ouverte du 22 décembre au 12 janvier.
Mercredi, la Commission européenne a dévoilé un projet de loi prévoyant des exigences plus strictes pour les entreprises du secteur des matières premières utilisant les marchés dérivés. Celles-ci devront notamment déclarer leurs positions prises sur les marchés de gré à gré. L’Esma, le gendarme boursier européen, devrait par ailleurs analyser l’intérêt de comptes séparés pour les acteurs non financiers, au sein des chambres de compensation, ce afin d’éviter toute contagion intersectorielle en cas de crise. Le volume à partir duquel la compensation des contrats devient obligatoire devrait également être examiné.
Les six plus grandes banques du Canada ont enregistré la croissance la plus lente depuis le printemps 2020 de leurs portefeuilles de prêts hypothécaires nationaux, avec un total de 1.360 milliards de dollars canadiens (999 milliards de dollars) au quatrième trimestre fiscal (fin octobre) selon Bloomberg. La hausse est de +1,6% par rapport aux trois mois précédents, après +2,4% fin juillet et +1,9% fin mai. La banque centrale a relevé ses taux d’intérêt de 4 points de pourcentage depuis mars. Les prix ont déjà chuté de 10% par rapport à leur sommet, et les ventes devraient encore baisser car le pays est devenu en vingt ans, contrairement aux Etats-Unis, l’un des plus exposés aux prêts hypothécaires taux variables, avec près de 55% des encours selon un récent point de l’OCDE. Plus grand prêteur hypothécaire du pays, RBC a augmenté son portefeuille de 9,8% sur l’exercice passé, mais s’attend à des «chiffres moyens» sur le nouvel exercice.
Le paquet de textes présentés aborde notamment le très délicat sujet de la révision du Règlement Emir qui vise à réduire la dépendance de l’Union européenne envers les chambres de compensation britanniques.
Le pays, directement confronté à la crise en Ukraine, a confirmé la pause de son resserrement monétaire malgré une inflation qui devrait rester élevée.