Dans le cadre d’un rapport publié le 7 juillet, intitulé «Confidence Among Asset Managers Will Drive Greater Industry Consolidation», Moody’s s’attend à une augmentation sensible de l’activité de fusion-acquisition chez les gestionnaires d’actifs. «Les gestionnaires d’actifs sont motivés pour acheter maintenant, vu l’amélioration du paysage macro-économique combiné à des positions financières qui sont revenues à leur niveaux d’avant crise, voire sont même au-delà, a commenté Robert Callagy, senior vice president chez Moody’s, cité dans un communiqué. En outre, les vendeurs sont aussi probablement plus enclins à agir maintenant puisque les fondamentaux de leur activité se sont améliorés au cours des dernières années et que les valorisations sont très hautes.»Pour étayer son propos, l’agence de notation énumère les récentes opérations de fusions-acquisitions qui ont agité le secteur de la gestion d’actif, à l’image du rachat de Numeric Holdings par Man Group, de la reprise de Nuveen pour 6,25 milliards de dollars par TIAA-CREF ou, enfin, le rachat d’Ignis Asset Management par Standard Life Investments.Ces opérations visent, pour tous les gestionnaires d’actifs, à accroître leurs actifs sous gestion, à gagner en économie d’échelle et en diversification, à renforcer les capacités d’investissements et à combler les trous dans leurs modèles économiques, souligne Moody’s. Dans un tel contexte, l’activité de fusion et acquisition dans l’industrie de la gestion d’actifs va très probablement reprendre et s’intensifier au cours des 12 à 24 prochains mois, avance l’agence de notation. Plusieurs facteurs soutiendront cette consolidation: l’amélioration des conditions économiques, la faible volatilité des marchés de capitaux, des résultats et des cash flow solides et, enfin, des financements de marché favorables. En parallèle, Moody’s observe deux types de vendeurs sur le marché: les petits acteurs de la gestion qui cherchent à se repositionner et les très grands acteurs, comme les banques ou les assureurs, qui réduisent la voilure pour rationaliser les coûts ou échapper à certaines exigences réglementaires. L’agence de notation s’attend d’ailleurs à ce que les grands acteurs de l’industrie continuent à vendre leurs activités de gestion d’actifs, étant donné la mise en œuvre de nouvelles réglementations financières au niveau mondial.
Le groupe breton Oceania Hotels, qui compte 25 hôtels et 2.000 chambres en France, a annoncé mercredi avoir récolté 80 millions d’euros lors d’une levée de fonds, afin d’accélérer sa croissance et passer à 4 000 chambres d’ici 5 ans. La levée de fonds se décompose en 33 millions d’euros de fonds propres apportés par Naxicap, la fiiale deprivate equity de BPCE, et 47 millions d’euros de dette senior. La famille restera majoritaire au capital. En 2013, le groupe a enregistré un chiffre d’affaires de 52 millions d’euros, en progression de 0,8 %. Il souhaite doubler ce chiffre d’ici 5 ans.
Tikehau IM et Macquarie ont annoncé la mise en place d’une dette unitranche au bénéfice du groupe Itas TIM, le numéro trois français de la télédiffusion, qui revendique une part de marché de 10%. La dette, qui servira à refinancer les prêts bancaires existants, les capex élevés de la société, et d'éventuelles acquisitions, pourra être portée à un montant maximal de 255 millions d’euros.
La Caisse des dépôts et la Banque européenne d’investissement ont signé mardi un protocole portant sur des financements innovants dans le secteur du très haut débit. Il prévoit la mise en place d’obligations de projet à hauteur de 200 millions d’euros. A cela s’ajouteront des prêts à long terme de 600 millions d’euros et des financements directs de collectivités pour 200 millions, soit un milliard d’euros au total pour des projets au cours des douze prochains mois.
Fusion en vue dans l’investissement immobilier aux Etats-Unis. NorthStar Realty Finance est sur le point de racheter son concurrent Griffin-American Healthcare Reit II. L’opération valoriserait le propriétaire de cliniques autour de 4 milliards de dollars. Les négociations pourraient aboutir dès cette semaine, croit savoir le quotidien financier.
Interrogé sur l’avenir d’Euronext, le président de Paris Europlace espère «qu’il y aura à nouveau une opportunité de faire un projet européen, équilibré, auquel nous prendrons une part active d’actionnaires responsables, soucieux de préserver le développement de la Place de Paris». «Nous serons en position de dire comment la consolidation est possible», ajoute-t-il.
La plate-forme de négoce électronique de devises et de métaux d’Icap voit partir sa co-responsable, Nichola Hunter, un peu plus d’un an seulement après son arrivée aux commandes. EBS Market souffre depuis quelque temps d’un net déclin dans les volumes traités. La plate-forme est en cours de restructuration, au même titre que d’autres activités d’Icap.
Selon les données d’ETFGI, l’effet collecte combiné à l’effet marché positif au 1er semestre 2014 a porté les actifs sous gestion des ETF et ETP cotés en Europe à un niveau record de 470 milliards de dollars répartis sur 2.059 ETF / ETP. Un montant record en l’occurence. De leur côté, sur la même période d’observation, les flux ont représenté 5,76 milliards de dollars. Au premier semestre, la collecte de 32,1 milliards de dollars dépasse le record de 20,5 milliards enregistré en 2011.D’une façon générale, l’industrie des ETF / ETP dans le monde a atteint le montant record de 2.640 milliards de dollars à la fin du premier semestre 2014. Aux Etats-Unis, les encours s'élèvent à 1.860 milliards ; en Asie-Pacifique hors Japon à 96,7 milliards ; au Japon, 90,1 milliards au Canada ; 65,7 milliards et au Moyen-Orient et en Afrique 43,5 milliards.
MyFlow vient de publier le classement des sociétés de gestion préférées des conseillers en gestion de patrimoine (MyFlow List) pour le mois de juin. Carmignac Gestion est revenu dans le trio de tête, ravissant la troisième place qu’occupait Financière de l’Echiquier au mois de mai. Les deux premières places sont toujours occupées respectivement par DNCA et M&G. Dans le top 10, Oddo AM après avoir gagné 3 places fait son entrée, tandis qu’H2O AM conserve sa 9ème place reprise le mois dernier. EDRAM est stable à la 8ème position, alors que Fidelity regagne une place sur Comgest (respectivement 6ème et 7ème), indique MyFlow. Enfin, CPR AM confirme sa 5ème place acquise depuis plusieurs mois. Par ailleurs, ce mois de juin se signale par de nombreux mouvements. De fait, trois sociétés sortent du classement : CM-CIC AM, Convictions AM et Société Générale. A l’inverse, Lyxor AM, Schroder IM et Ecofi Investissements font leur apparition. BNP Paribas AM réalise la plus belle progression du mois. La société de gestion fait un bond de 27 places. De son côté, KBL Richelieu Gestion fait quasiment le chemin inverse en perdant 21 places.
Au cours du premier trimestre 2014, les flux nets d’achats des non-résidents ressortent à 54 milliards d’euros, selon des statistiques publiées ce lundi 7 juillet par la Banque de France. Dans le détail, ces non-résidents achètent en net pour 57 milliards d’euros de titres de dette émis par de résidents et, en parallèle, ils vendent également en net des actions cotées à hauteur de 3 milliards d’euros. A fin mars, les non-résidents détiennent 52 % de l’ensemble des titres émis par les résidents, note la Banque de France. A l’issue du premier trimestre 2014, les encours bruts ressortent à 5.240 milliards d’euros. En cumul sur les quatre derniers trimestres, les flux nets d’achats des non-résidents s’établissent à 147 milliards, dont 127 milliards d’euros pour des titres de dette et 19 milliards d’euros pour des actions cotées. Sur la même période, les sociétés non-financières résidentes ont effectué 30 milliards d’émissions nettes. Un peu plus du tiers des émissions brutes des entreprises de la zone euro est réalisé en France, observe la Banque de France.
L’industrie chinoise des fonds communs de placements («mutual funds») fermés a clôturé le premier semestre 2014 avec 3.550 milliards de renminbi d’actifs sous-gestion, soit un niveau record historique et une croissance de21 % par rapport à fin 2013 (2.932 milliards de renminbi), selon des données publiées par Z-Ben Advisors. A l’issue des six premiers mois de l’année, les actifs «fixed income» totalisent 1.957 milliards de renminbi tandis que les actions affichent 1.461 milliards de renminbi d’encours.
L’attrait des investisseurs pour les obligations catastrophes (cat bonds) atteint des sommets. Ainsi, selon des données publiées lundi 7 juillet par le courtier Willis, les émissions d’obligations catastrophes non-vie s’établissent à 4,5 milliards de dollars dans le cadre de 17 opérations réalisées au deuxième trimestre 2014, contre 3,3 milliards de dollars au deuxième trimestre 2013 avec également 17 opérations, selon une étude de Willis Capital Markets & Advisory (WCMA). Mieux, le volume de cat bonds enregistré au second trimestre un record historique, battant en effet le précédent record du deuxième trimestre 2007, période à laquelle les émissions de cat bonds non-vie avaient atteint 3,5 milliards de dollars. Selon l’étude, ce niveau record d’émissions a été porté par deux très importantes obligations catastrophes : Everglades Re 2014, une obligation de 1,5 milliard de dollars de la compagnie Florida Citizens, et les deux émissions Sanders Re 2014 qui ont cumulé 950 millions de dollars de nouvelles capacités pour la compagnie Allstate.A l’issue des six premiers mois, les émissions de cat bonds totalisent 5,7 milliards de dollars, soit quasiment autant que pour l’ensemble de l’année 2012 (5,9 milliards de dollars d’émissions). Pour mémoire, en 2013, les émissions de cat bonds étaient ressorties à 7,1 milliards de dollars.
L’industrie mondiale de la gestion d’actifs pourrait atteindre le seuil des 100.000 milliards de dollars d’encours à horizon 2018, portée en grande partie par les Etats-Unis, qui représente un peu moins de 50 % des actifs sous gestion au niveau mondial, selon le rapport «Global Markets 2014» de Cerulli Associates, publiée ce lundi 7 juillet. «Les jours sombres de fin 2008 et de début 2009 sont bien loin derrière nous mais la pression continue d’être présente sur les revenus nets», évoque toutefois Shiv Taneja, «managing director» chez Cerulli, basé à Londres. Cerulli estime que les taux d’intérêt extrêmement bas ont joué un rôle majeur dans la progression des marchés financiers et que cette situation a joué très positivement pour les portefeuilles d’investissements, là où l’effet marché continue d’être le principal moteur de la croissance des actifs sous gestion. «Notre pronostic à 5 ans à horizon 2018 est marqué par l’optimisme même si piloter son activité au cours des prochaines années pourrait être plus délicat», nuance Shiv Taneja. «Les marchés émergents se sont repris au cours des dernières années et notre vision est que ce seront les marchés comme ceux d’Asie du Sud et une poignée d’autres qui constitueront les leaders de la croissance des mutual fund au cours des cinq prochaines années, juge Ken F. Yap, directeur de la recherche quantitative chez Cerulli. Pour autant, nos analystes restent positifs sur le plus grand marché du monde, à savoir les Etats-Unis qui continuera d’être le moteur de la croissance de la gestion d’actifs mondiale.» Cerulli reste également positif à l’égard du marché européen dans son ensemble, même si ses préférences vont vers le Royaume-Uni, la Suisse et la Suède, trois pays bien positionnés pour réussir.
Pour le mois de juin 2014, l’indice HSBC EMI (*) enregistre la hausse la plus forte depuis mars 2013 en passant de 50,6 en mai à 52,3. (*) L’indice EMI est basé sur les indices PMITM des 17 principaux pays émergents (Afrique du sud, Arabie Saoudite, Brésil, Chine, Corée du Sud, Egypte, Emirats Arabes Unis, Hong Kong, Inde, Indonésie, Mexique, Pologne, République Tchèque, Russie, Taiwan, Turquie et Vietnam).
«La faiblesse de l’inflation en zone euro contribue au maintien d’un environnement financier restrictif qui fait peser une menace sur la reprise économique», a déclaré mardi Christian Noyer, membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE). Le gouverneur de la Banque de France a estimé que les importants transferts de capitaux dont ont bénéficié les pays de la zone euro ces derniers mois avaient permis de diminuer leurs coûts de financement mais aussi eu pour effet de raffermir le taux de change de l’euro. Il a évoqué le risque d’un cercle vicieux où une inflation basse débouche sur une hausse des taux réels qui serait attractive pour les capitaux, avec pour conséquence une appréciation de l’euro.
La Banque de France a confirmé mardi tabler sur une croissance de 0,2% de l'économie française au deuxième trimestre 2014, dans sa dernière estimation fondée sur son enquête mensuelle de conjoncture de juin. L’Insee, un peu plus optimiste, anticipe pour sa part une croissance de 0,3% pour la période avril-juin. L’enquête de la Banque de France fait apparaître une stabilité de l’indicateur du climat des affaires dans l’industrie, à 97, de même que celui des services, à 93. Selon elle, la production industrielle a légèrement progressé le mois dernier, mais la demande est restée dans l’ensemble étale dans l’industrie, les carnets de commandes comme les stocks n'évoluant pratiquement pas et les effectifs restent inchangés.
Les gendarmes de Midi-Pyrénées ont démantelé début juillet une plate-forme de monnaie virtuelle et saisi 388 bitcoins d’une valeur avoisinant les 200.000 euros, a appris lundi Reuters auprès de la gendarmerie et du parquet de Foix. L’animateur présumé de cette plate-forme qui fonctionnait sans agrément est poursuivi pour «exercice illégal de la profession de banquier, travail dissimulé, blanchiment à titre habituel et offre illégale de jeux en ligne».
Le propriétaire de l’agence de notation prévoit de lever 750 millions de dollars de dette, ce qui lui permettra de porter sa trésorerie à plus de 2 milliards de dollars. Le groupe devrait émettre 450 millions de dollars de titres arrivant à maturité en 2019 et 300 millions de dollars d’obligations à 30 ans. Leurs rendements respectifs devraient ressortir à des niveaux supérieurs de 105 points de base et 185 points de base à ceux des Treasuries de maturité similaire.
L’agence de notation Standard & Poor’s a annoncé lundi le passage de la note de crédit long terme de Wendel de BB+ à BBB-, perspective stable et la note de crédit court terme de B à A-3. La note de crédit de la société d’investissement est ainsi remontée par S&P pour la troisième année consécutive et la société retrouve son statut d’investment grade, après une phase de six ans pendant laquelle son endettement était jugé trop important.
Selon des données publiées lundi, le portefeuille d’actifs immobiliers de la Société de la Tour Eiffel (STE) est passé au cours du premier semestre de 701 millions d’euros à 681,6 millions. Une évolution qui s’explique par deux facteurs : des cessions d’immeubles non core à hauteur de 7,8 millions d’euros et des ajustements de valeur à hauteur de 11,5 millions. Le chiffre d’affaires consolidé ressort à 31,3 millions d’euros, contre 39,2 millions un an plus tôt.
Selon les déclarations d’un de ses responsables au quotidien chinois South China Morning Post, la zone franche de Shanghai (ZFS) prévoit de réserver des avantages fiscaux aux fonds de private equity domiciliés dans la zone. Ces derniers seront considérés comme «offshore». Cette mesure vise à favoriser des investissements à l’international.
La première banque allemande prévoit que son activité de financeur de projets photovoltaïques atteindra 100 milliards de yens (721 millions d’euros) d’ici la fin de l’année 2015. Le groupe bancaire s’est déjà engagé à financer à hauteur de 11,1 milliards de yens un projet de 31,6 MW de l’espagnol Gestamp Solar situé dans la préfecture d’Ibaraki.
La startup qui propose un service de stockage en ligne a levé 150 millions de dollars (110 millions d’euros) auprès du fonds de private equity TPG et du fonds alternatif Coatue Management. Le financement valorise la société autour de 2,4 milliards de dollars. Box, qui a déjà reporté son IPO, pourrait faire ses débuts en Bourse à compter du mois de septembre.
La République d’Islande se prépare à lancer sa première émission obligataire en euros depuis 2006, dans une volonté de diversification. L'île s’est financée exclusivement en dollars depuis l’effondrement de son secteur bancaire en 2008. Le nouvel emprunt, d’une maturité de 6 ans, servira à rembourser des obligations émises au plus fort de la crise financière. L’Islande est notée Baa3/BBB-/BBB par les grandes agences de notation, avec une perspective stable dans les trois cas.
Les gendarmes de Midi-Pyrénées ont démantelé début juillet une plate-forme de monnaie virtuelle et saisi 388 bitcoins d’une valeur avoisinant les 200.000 euros, a appris lundi Reuters auprès de la gendarmerie et du parquet de Foix. «C’est la première fois en Europe qu’une action judiciaire aboutit à la fermeture d’une plate-forme d'échanges illégale de monnaie virtuelle, il s’agit aussi de la première saisie en France de bitcoins dans le cadre d’une procédure judiciaire», a déclaré Olivier Caracotch, procureur. Dans le cadre de cette enquête, trois personnes ont été interpellées à Cannes, Nice et Toulouse en milieu de semaine dernière. Deux d’entre elles ont été mises en examen vendredi et placées sous contrôle judiciaire. L’animateur présumé de cette plate-forme qui fonctionnait sans agrément est poursuivi pour «exercice illégal de la profession de banquier, travail dissimulé, blanchiment à titre habituel et offre illégale de jeux en ligne».
Vacalians, le groupe de campings (Village Center...) détenu par 21 Centrale, a conclu le refinancement intégral de sa dette pour un montant de 150 millions d’euros, selon un communiqué envoyé lundi. Ce financement structuré a été réalisé avec un pool bancaire international réunissant le Crédit Agricole, Natixis, la Société Générale, Goldman Sachs, BNP Paribas, le CIC et Arkéa. Le refinancement comprend un emprunt long terme de 120 millions et une ligne d’acquisition de 30 millions. Oddo était le conseil financier de la société.
L’engouement des investisseurs pour le marché du crédit ne faiblit pas. Sur les vingt sociétés de gestion ayant répondu au Panel de l’Agefi, aucun des panélistes interrogés ne souhaite se positionner contre le marché en sous-pondérant le crédit, ni avoir une vision négative sur le niveau anticipé des spreads à un mois. Neuf panélistes se disent positifs sur l'évolution des spreads de crédit. Parmi les convertis à la hausse des spreads figurent Axa IM, JPMorgan, La Française AM. Cela étant, Edmond de Rothschild AM s’est démarqué en passant de positif à neutre, rejoignant ainsi Allianz Global Investors et Swiss Life AM.