AXA Investment Managers - Real Assets (“AXA IM - Real Assets”), leader de la gestion de portefeuilles et d’actifs immobiliers en Europe(1), annonce avoir réalisé l’acquisition de la Tour Norma, un site de développement immobilier situé à Puteaux, en bordure du quartier de La Défense à Paris, pour le compte de l’un de ses clients. Ce projet démarrera en blanc en septembre 2016, bénéficiant du permis définitif préalablement obtenu par le développeur REDMAN pour la construction d’un nouvel immeuble de bureaux de 18 500 m².L’immeuble, dont la conception est confiée aux agences d’architecture Lobjoy-Bouvier-Boisseau et Philip Ridgway, proposera 7 étages de bureaux, un restaurant, un show-room ainsi que près de 300 places de parking en sous-sol. Il sera construit sur le site de la Tour Norma, un immeuble de grande hauteur (IGH) de bureaux vieillissant qui sera démoli. La réalisation du projet sera gérée par le développeur REDMAN qui en prévoit la livraison à l’automne 2018.Cette transaction suit la récente acquisition par AXA IM - Real Assets de la Tour First à La Défense, la plus haute tour de France, réalisée pour le compte d’un club d’investisseurs. Elle s’ajoute également au portefeuille d’actifs et de développements parisiens d’AXA IM - Real Assets, parmi lesquels QU4DRANS, un développement majeur comprenant 86 000 m² de bureaux répartis sur quatre immeubles, dans le 15e arrondissement de Paris. AXA IM - Real Assets est l’un des développeurs les plus actifs en Europe, avec, à son actif, la gestion et l’exécution réussies de 250 projets de développements dans huit pays européens pour un montant total de 13,2 milliards d’euros depuis 2000. AXA IM - Real Assets est engagé dans toutes les étapes du processus, de la rénovation et du redéveloppement jusqu’aux développements en blanc de grande ampleur. Il gère également 10,5 milliards d’euros de projets actuellement en cours de développement, dont 3,9 milliards d’euros en France (données à fin mars 2016).
L’association suédoise des fonds d’investissement ((Fondbolagens förening) a publié une équation CO2 qui ses membres vont utiliser pour calculer l’intensité carbone de leurs activités d’investissement, avec l’objectif de faciliter les comparaisons entre fonds sur la base des émissions de carbone des participations sous-jacentes, rapporte le site spécialisé Investment Europe.Actuellement, un certain nombre de distributeurs de fonds fournissent des indications sur les émissions carbone de leurs participations, mais sans aucune coordination et sans que les données soient forcément exhaustives. L’association professionnelle souligne que les investisseurs sont de plus en plus sensibles à ce type d’information. Selon un récent sondage réalisé par TNS Sifo Prospera, 23% des investisseurs dans les fonds suédois ont choisi un fonds en raison de son approche par rapport au développement durable. Et 29% des investisseurs indiquent qu’ils ne souhaitent pas s’exposer à des fonds investis dans des participations «non-éthiques».
La performance moyenne des caisses de pension s’est inscrite à 1,13% en 2015, loin des 7,13% enregistrés l’année précédente, selon L’Agefi suisse. Le rendement requis pour maintenir le taux de couverture des engagements s’établit à 2,7% selon l’enquête réalisée par Swisscanto auprès de 467 caisses de pension dans le cadre de «L’étude sur les caisses de pension en Suisse en 2016 », présentée mardi à Zurich. Pour réagir face aux taux négatifs, la part des placements dits risqués (actions, placements alternatifs et immobilier) a encore augmenté l’an dernier à 58% alors que, dans le même temps, la part des obligations s’est encore réduite, soit de 34,7% à 33,3% alors qu’elle se situait autour de 38% en 2007. «L’étude montre que les caisses de pension tendent à agir sur le long terme et de manière réfléchie», a pourtant estimé Iwan Deplazes, le responsable de l’asset management de la Banque Cantonale de Zurich, tout en soulignant que «la quête de rendements appropriés s’accompagne d’un revirement vers des catégories d’actifs plus complexes et recelant davantage de risques».
La boutique espagnole Gesconsult vient de lancer deux de ses fonds phare sous la forme de véhicules domiciliés au Luxembourg avec l’objectif de donner une dimension internationale à la société, rapporte le site spécialisé Citywire. Les deux principales stratégies du groupe, le Gesconsult Renta Fija Flexible, et le Gensoncult Renta Variable, seront désormais accessibles aux investisseurs internationaux.La société de gestion a mis en place une structure maître nourricier dans laquelle les fonds «core» seront espagnols tandis que les fonds subordonnés seront basés au Luxembourg. Afin avril 2016, Gesconsult gérait un peu plus de 360 millions d’euros.
Julius Baer Gestión vient de lancer sur le marché espagnol un fonds basé sur des recommandations éthiques de l’Eglise catholique. Dénommé Temperantia, le fonds a été enregistré auprès du régulateur espagnol le 20 mai dernier et investira dans des sociétés couvertes par MSCI ESG Research, qui respectent les principes éthiques de l’Eglise catholique.Le fonds multi-classes d’actifs investira entre 30% et 75% de ses actifs dans de l’obligataire public ou privé. Il sera principalement exposé au marché européen mais pourra également investir jusqu'à concurrence de 20% sur les marchés émergents. Le fonds pourra être investi jusqu'à concurrence de 10% au maximum dans d’autres fonds conformes à l'éthique catholique.
Les amendes et sanctions réglementaires découlant de violations de la protection des données sont le principal sujet d’inquiétudes des dirigeants du secteur des Technologies, Médias et Télécommunications (TMT), selon une nouvelle étude publiée par Willis Towers Watson. Le classement de l’indice des risques TMT de Willis Towers Watson montre que les trois principaux risques perçus sont : les amendes et sanctions réglementaires liées à la protection des données ; les violations des droits de propriété intellectuelle et des brevets ; et l’examen approfondi de la législation sur la concurrence et l’antitrust. Les deux premiers risques ont par ailleurs été identifiés comme ceux auxquels le secteur sera le plus exposé dans les 12 mois à venir.Selon l’étude, l’importance accordée à la protection des données et aux responsabilités potentielles s’inscrit dans la lignée d’une tendance mondiale à un durcissement des lois sur la protection de la vie privée et de la répression. La récente approbation du Règlement général relatif à la protection des données (GDPR) par le Parlement européen (en avril 2016) – qui alourdit de manière significative les sanctions infligées en cas de violations de données et facilite la procédure d’introduction d’une réclamation pour les personnes – met en exergue le fait que les entreprises doivent s’adapter au gré des nouvelles exigences réglementaires.Malgré la menace que font planer les cyber-attaques, ce risque ne figure pas dans le trio de tête du secteur des TMT au niveau mondial mais il se classe cependant au premier rang pour le secteur des Technologies. Willis Towers Watson recommande vivement aux entreprises de ne pas perdre de vue que les vulnérabilités liées à la cybernétique peuvent exacerber d’autres risques comme ceux débouchant sur des amendes et sanctions en matière de protection des données. Selon l’indice, la numérisation et les avancées technologiques devraient voir leur impact sur le secteur des TMT croître au cours des dix prochaines années.L’étude mondiale a constaté des différences importantes dans la façon dont les organisations TMT appréhendent le risque selon leur zone géographique. En Europe du Nord, la principale source d’inquiétude réside dans la volatilité des devises et l’instabilité des prix, la concurrence déloyale arrive en 2ème position et la cybercriminalité en 3ème position. Les dirigeants d’entreprises TMT en Amérique du Nord sont davantage préoccupés par la menace posée par la législation sur les produits de consommation et les actions en justice. En Europe du Sud, la menace de nouveaux concurrents a été identifiée comme le principal motif d’inquiétude des répondants. Sur le sous-continent indien, la désuétude des systèmes et infrastructures « hérités du passé » est vue comme le principal risque. Quant à la région Asie-Pacifique, les dirigeants considèrent que le manque de compétitivité des dispositifs de rémunération et de récompenses constitue le principal risque.
Les investisseurs particuliers à travers le monde, notamment en France, semblent avoir une perception erronée de la gestion passive, les conduisant à surestimer ses bienfaits au sein d’un portefeuille. C’est ainsi que 60% des investisseurs français pensent que les fonds indiciels et les ETF sont moins risqués, 58% que leur utilisation peut les aider à minimiser leurs pertes, 54% qu’ils offrent une meilleure diversification et 56% qu’ils leur donnent accès à de meilleures opportunités d’investissements, selon les résultats de l'étude mondiale annuelle réalisée par Natixis Global Asset Management auprès de 7.100 investisseurs particuliers (dont 400 français) répartis à travers 21 pays d’Asie, d’Europe, des Amériques et du Moyen-Orient entre janvier et février 2016.Pourtant, ces chiffres contrastent avec les récentes enquêtes menées par Natixis Global AM auprès des investisseurs institutionnels et des conseillers financiers, qui révèlent que ces derniers privilégient la gestion active pour tirer parti des mouvements de marché, générer de l’alpha et améliorer le profil de rendement/risque de leur portefeuille sur le long terme, tandis que la gestion passive est surtout vue comme un moyen de réduire les frais de gestion1. Des disconnections qui laissent entrevoir les défis et les contradictions auxquels les investisseurs particuliers sont confrontés. « Il est crucial pour un investisseur de comprendre les risques inhérents à son portefeuille et d’identifier les sources de diversification. Il est donc dommageable de voir que les investisseurs particuliers attribuent, à tort, aux fonds indiciels des avantages qu’ils n’ont pas », explique Christophe Point, Directeur de Natixis Global AM Distribution France, Suisse romande et Monaco. « Les ETF peuvent certes avoir une place dans les portefeuilles des investisseurs, mais, à cause de leur faible coût, ils semblent bénéficier d’un effet de halo qui peut prendre de court les investisseurs quand les marchés sont chahutés et impacter la performance de leur portefeuille à long terme ». L’étude met également en évidence la volonté des investisseurs de trouver de nouvelles approches d’investissement, mieux adaptées aux nouveaux paradigmes des marchés financiers. 66% des investisseurs français pensent ainsi que l’approche traditionnelle actions/obligations ne répond plus à leurs besoins. De plus, 72% d’entre eux sont à la recherche de stratégies moins corrélées aux marchés internationaux et 76% souhaitent augmenter les sources de diversification de leur portefeuille, ce qui pourrait ouvrir la voie à une hausse des investissements dits alternatifs. Même si 42% des investisseurs français déclarent ne pas encore utiliser ces actifs dits alternatifs au sein de leur portefeuille (regroupant les stratégies de type hedge funds, private equity, managed futures, immobilier, rendement absolu et long-short), 52% d’entre eux disent en avoir discuté avec leur conseiller financier. Ce chiffre est en nette augmentation par rapport à l’an dernier, ou ils n’étaient que 43% à déclarer avoir déjà abordé ce type d’investissement avec leur conseiller1. Cette évolution montre que les investisseurs français prennent de plus en plus conscience de la nécessité de diversifier leurs investissements et de s’ouvrir à de nouvelles stratégies. Par ailleurs, 44% des investisseurs français affirment qu’une meilleure connaissance des marchés financiers les aiderait à mieux atteindre leurs objectifs d’investissement. « Ceci rappelle que l’industrie financière dans son ensemble a un rôle important à jouer en termes d’éducation financière pour aider les investisseurs à prendre des décisions réfléchies et de long terme», explique Christophe Point. « Il est encourageant de voir que les investisseurs cherchent de nouveaux modèles d’investissement pour construire des portefeuilles plus résilients, en particulier en cas de pic de volatilité. Les stratégies alternatives - dites « décorrélées » - peuvent en effet offrir un puissant levier de diversification au sein d’un portefeuille et donc représenter une source de performance intéressante selon l’horizon d’investissement envisagé », continue Christophe Point. Selon les investisseurs interrogés, le contexte macro-économique ou certains événements exogènes peuvent provoquer une hausse de la volatilité dans les 12 prochains mois. Alors que les investisseurs américains citent évidemment les élections présidentielles comme un risque potentiel, les particuliers français mettent en avant la récession en France pour 34% d’entre eux, un ralentissement économique mondial (31%), des événements géopolitiques (31%), le niveau des taux d’intérêt (30%), et les prix du pétrole (27%). Malgré ces inquiétudes, 66% des investisseurs français pensent que leur portefeuille est protégé contre un choc financier potentiel dans les douze prochains mois, et 50% d’entre eux affirment que ces chocs de marché n’affecteraient pas leur stratégie d’investissement de long terme. 58% des investisseurs français attachent plus d’importance aux gains à long terme qu’aux performances de court terme. Les résultats de l’étude démontrent que 74% des investisseurs français bénéficient de conseils financiers. 54% d’entre eux utilisent les services d’un conseiller en gestion de patrimoine, tandis que 10% utilisent uniquement des services de robo-advisors. 10% combinent conseiller personnel et robo-advisors. Les investisseurs français sont 68% à penser que les services d’un conseiller financier apportent une réelle valeur ajoutée : en effet, 78% d’entre eux estiment que les investisseurs disposant d’un conseiller professionnel sont plus à même d’atteindre leurs objectifs financiers. En dehors de la recherche de performance, les investisseurs reconnaissent aux conseillers financiers trois avantages indéniables : une aide pour déterminer leurs objectifs et à établir leurs plans financiers personnels à long terme (40%), une aide pour prendre des décisions plus rationnelles pour leurs investissements (30%), et enfin des conseils personnalisés dans un contexte de marchés incertains et volatiles (32%). L’investissement socialement responsable gagne également du terrain dans l’esprit des investisseurs français, qui pensent au-delà du simple rendement financier : 73% d’entre eux estiment qu’il est important que leurs investissements contribuent au bien commun de la société et reflètent leurs convictions personnelles, 71% affirment qu’investir dans des entreprises éthiques est une priorité.
Les dirigeants du Crédit Agricole et de BNP Paribas ont été auditionnés ce matin par la commission des Finances du Sénat à propos de leurs activités au sein de paradis fiscaux, mises en avant avec la publication par l’ICIJ, un consortium international de journalistes, d’une enquête sur les sociétés offshores créées par le cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca. Les deux auditions ont été l’occasion pour les banques françaises de chiffrer leurs activités encore en cours au sein des paradis fiscaux et de se défendre de toute activité illégale. Crédit Agricole avait fait appel aux services de Mossack Fonseca pour 1.129 entités et BNP Paribas pour 468, avait révélé Le Monde.
Le fonds de private equity IK Investment Partners a conclu un accord avec Carlyle en vue du rachat, via son véhicule IK VII, d’une participation majoritaire au sein de Marle, le fabricant français d’implants orthopédiques en Europe. «Le fonds Carlyle Europe
Dans le cadre d'une enquête fiscale pour fraude aggravée, les magistrats du Parquet national financier ont mené hier des perquisitions spectaculaires au siège de Google France à Paris.
Après avoir reporté son projet, l’entreprise prévoit de lever lors de son IPO entre 50 et 66 millions d’euros par le biais d’une augmentation de capital.
L’Autorité de la concurrence a annoncé ce matin l’ouverture d’une enquête approfondie concernant le projet de fusion entre les distributeurs Système U et Auchan. Elle considère que l’opération nécessite un examen approfondi « compte tenu de ses effets, tant sur les marchés amont de l’approvisionnement en produits de consommation courante qu'à l’aval au stade de la distribution ». L’opération se traduira au niveau national par le rapprochement des 5e et 6e opérateurs de la distribution à dominante alimentaire, tandis qu’au niveau local elle entraînera des chevauchements d’activités dans environ 400 zones dans lesquelles Auchan et Système U disposent tous deux de points de vente, souligne l’Autorité. Celle-ci se penchera notamment sur la question de la pression concurrentielle exercée par les « drives » des deux enseignes sur les autres magasins.
L’indice du sentiment des investisseurs allemands a chuté de façon inattendue à quelques semaines du référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne. L’indice publié par le think tank Zew est tombé à 6,4 points en mai alors qu’il était à 11,2 points le mois dernier. Les économistes sondés par Reuters tablaient sur un indice à 12. « Les incertitudes telles que la possibilité d’un Brexit, ne permettent pas d’avoir un point de vue plus optimiste », a déclaré le président du think tank, Achim Wambach. Selon lui, les investisseurs doutent également que l’activité économique en Allemagne continue de progresser aussi rapidement au début de l’année alors que le PIB était en hausse de 0,7% au premier trimestre.
La banque centrale a réduit son couloir de taux directeurs de 25 pb, alors que la devise et les rendements sont à nouveau sous pression depuis le début du mois.
Une centaine de fonctionnaires a fait irruption à 5 heures du matin dans les bureaux parisiens de Google pour mener une perquisition, a annoncé le Parquet financier en début d’après-midi, confirmant une information du Parisien. Les magistrats du Parquet national financier, assistés de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales et de 25 experts en informatiques intervenaient dans le cadre d’une enquête préliminaire pour fraude fiscale aggravée et blanchiment en bande organisée de fraude fiscale aggravée. Cette procédure a été ouverte le 16 juin 2015 à la suite d’une plainte de l’administration fiscale française, qui soupçonne le groupe américain d'évasion fiscale.
Legg Mason vient de lancer un fonds d’intrastructures, le Rare Global Infrastructure Value Fund, dédié aux investisseurs intéressés par les projets d’infrastructures globaux dans tous les secteurs. Le fonds sera coté au Nasdaq, précise un communiqué. Dans un contexte de turbulences accrues sur l’ensemble des marchés, la stratégie propose une volatilité inférieure aux actions traditionnelles, une source de revenus intéressante, une couverture contre l’inflation et une diversification par rapport aux classes d’actifs les plus utilisées.Legg Mason a par ailleurs indiqué au site spécialisé Investment Europe envisager de lancer en juillet 2016 un fonds d’infrastructures, le Legg Mason IF Rare Global Infrastructure» Income Fund, qui comprendra entre 30 et 60 valeurs, investissant des sociétés cotées spécialisées dans les infrastructures (énergie, services aux collectivités, transport et communication) à la fois dans les pays développés et dans les pays émergents.La société de gestion australienne Rare Infrastructure, passée dans le giron de Legg Mason en octobre 2015, gère quelque 6,3 milliards de dollars à fin avril 2016 pour le compte de clients institutionnels et retail.
Au palmarès de la collecte de fonds, le marché français arrive en tête des pays européens avec des entrées nettes de 11,7 milliards d’euros, grâce notamment à des souscriptions dans les fonds monétaires, devant le Luxembourg qui a attiré 5,9 milliards d’euros, et le Danemark (2,6 milliards d’euros), selon des statistiques communiquées par Thomson Reuters Lipper. Les sorties nettes les plus importantes ont été enregistrées par la Belgique (-1,4 milliard d’euros) et l’Irlande (-1,1 milliard d’euros).Les fonds ouverts européens de long terme (hors fonds monétaires) ont dans leur ensemble collecté 13 milliards d’euros au mois d’avril. Les fonds obligataires, les plus recherchés, affichent des entrées nettes de 14,4 milliards d’euros, contre 5,7 milliards d’euros pour les fonds alternatifs au format Ucits, 0,4 milliard d’euros pour les fonds de matières premières et 0,3 milliard d’euros pour les fonds diversifiés. En revanche, les fonds investis dans les actions ont subi une décollecte de 7,7 milliards d’euros. Les fonds monétaires ont pour leur part attiré 7,8 milliards d’euros.Le classement des sociétés de gestion les plus recherchées en avril est dominé par Natixis Global Asset Management, qui affiche une collecte nette de 6,4 milliards d’euros, devant BNP Paribas (4,6 milliards d’euros) et JP Morgan (4,4 milliards d’euros).
Ossiam, la filiale de Natixis GAM spécialiste du smart beta et des ETF de stratégie, a annoncé le 23 mai avoir lancé le 14 avril 2016 son premier fonds commun de placement répliquant un indice minimum variance ESG (critères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance). Le fonds vise à répliquer à la hausse comme à la baisse la performance de l’indice US ESG Minimum Variance NR, calculé et publié par le fournisseur d’indice Solactive.Cet indice reflète la performance d’un échantillon dynamique d’actions de l’indice Solactive US Large Cap satisfaisant des critères ESG et pondérées de façon à minimiser la volatilité du portefeuille. L’indice Solactive US Large Cap reflète quant à lui la performance d’environ 500 grandes entreprises américaines. Chaque mois, un filtre ESG s’appuyant sur les données fournies par la société Sustainalytics est appliqué aux titres de l’univers d’investissement. Ce filtre permet de sélectionner les sociétés les mieux notées selon des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance.Cette approche, sur laquelle Ossiam a travaillé à l’initiative d’un grand institutionnel français, est complémentaire à la stratégie US Minimum Variance existante, et bénéficie d’un profil risque/rendement similaire à cette dernière, l’ajout d’un filtre ESG n’impactant que très peu le comportement de la stratégie. Dans un contexte mondial de volatilité et d’incertitude, ce nouveau fonds d’Ossiam répond aux besoins des investisseurs souhaitant conjuguer rendement à long terme et responsabilité. « Ce nouveau fonds illustre la volonté d’Ossiam d'élargir sa gamme vers une nouvelle offre responsable. Ce fonds systématique permettra en outre d’offrir une exposition à un marché américain dynamique, avec des caractéristiques préservées de risque/rendement», indique Bruno Poulin, président d’Ossiam, cité dans un communiqué.
Depuis la crise financière, les hedge funds cotés au Royaume-Uni ont été «décimés» par les rachats des investisseurs et les fermetures de fonds. Les actifs gérés par ces hedge funds, qui ont culminé à plus de 9 milliards de livres en 2008 distribués dans 80 fonds, ont chuté à 3 milliards de livres distribués dans 17 fonds, selon FTfm, le supplément du Financial Times dédié à la gestion d’actifs, qui évoque une étude réalisée par la société de courtage Winterflood Securities.Selon FTfm, les analystes redoutent que le secteur des hedge funds cotés, qui comprend des sociétés comme Brevan Howard, Third Point ou encore Highbridge, pourrait connaître à bref délai de nouvelles sorties nettes ainsi que des fermetures supplémentaires. A l’origine de cette évolution, une tarification toujours jugée trop élevée, des performances médiocres et une transparence limitée.
Sur le marché européen des fusions-acquisitions, les transactions comportant un ajustement de prix post-closing sont en hausse en 2015 (49% des opérations) en comparaison des quatre dernières années (moyenne de 43%) mais restent bien moindres qu’aux Etats-Unis où l’ajustement de prix est quasiment la norme (86% des deals en 2015), selon les résultats de la huitième étude du cabinet d’avocats CMS sur les fusions-acquisitions en Europe. Lorsqu’il est prévu un prix fixe, les clauses protectrices dites de « locked box » restent prisées en Europe (56% des opérations en 2015 contre une moyenne de 41% sur la période 2010-2014). Le caractère attractif de ces clauses pour les vendeurs s’explique principalement par le fait qu’elles conduisent à figer le prix de cession sur la base de comptes arrêtés à une date de référence, permettant ainsi aux vendeurs d’avoir une visibilité accrue sur leurs conditions de sortie.L’assurance de garantie de passif, initialement mise en place par les fonds de private equity et très présente sur le marché anglo-saxon, s’est désormais généralisée en Europe. Ce mécanisme offre une solution de recours aux acquéreurs dans les cas où les vendeurs ne peuvent ou ne souhaitent pas consentir de garanties. En présence d’une assurance de garantie de passif, le risque d’indemnisation pesant sur le vendeur portant sur des évènements ayant une origine antérieure à la cession et se révélant postérieurement sera externalisé vers un tiers assureur. Ce mécanisme permet ainsi parfois de faciliter la conclusion de transactions pour lesquelles les négociations relatives à une garantie de passif semblaient difficiles à mener à bien.La tendance favorable aux vendeurs constatée en Europe depuis quelques années se poursuit. Les plafonds de garantie des vendeurs (i.e. le plafond au-delà duquel l’acquéreur ne peut prétendre à aucune indemnisation) se réduisent mais restent toujours élevés en comparaison des États-Unis, où 92% des deals en 2015 stipulaient un plafond de responsabilité inférieur ou égal à 25% du prix de vente. Parallèlement, les opérations comportant une garantie de longue durée en 2015 reculent (avec seulement 15% des transactions affichant des périodes de garanties supérieures à 24 mois). Les secteurs Banque & Finance et Biens de Consommation sont les secteurs susceptibles de présenter les plus longues périodes de garantie. La France présente toujours les plafonds de garantie les plus bas par rapport à ses voisins européens.L'étude relève un usage modéré des clauses MAC ( Material Adverse Change), stipulées afin de permettre à l’acquéreur de se prémunir contre tout évènement imprévisible entre la période de signing (date de conclusion du contrat) et de closing (date de réalisation de la cession). En 2015, seules 16 % des opérations en Europe contenaient de telles clauses, ce qui donne au vendeur plus de certitude quant à la conclusion de l’opération, une situation qui contraste nettement avec les États-Unis où ces clauses sont présentes dans 91 % des cas. Sans surprise, les secteurs Banque & Finance et Industrie sont les secteurs les plus susceptibles de comporter une MAC clause. A l’instar de l’Allemagne, l’utilisation des clauses MAC est en progression en France d’année en année (26% des transactions en 2015 comportaient une MAC clause, contre 12% sur la période 2010-2014).
La collecte des fonds au format Ucits et des fonds d’investissement alternatifs (FIA) a enregistré au mois de mars un rebond significatif avec des entrées nettes de 28 milliards d’euros contre 8 milliards d’euros en février, selon des statistiques communiquées par l’association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama). Les fonds Ucits ont ainsi attiré 9 milliards d’euros en mars alors qu’ils avaient terminé le mois de février sur une décollecte nette de 0,4 milliard d’euros. Les fonds d’investissement alternatifs ont attiré de leur côté 18,5 milliards d’euros en mars contre 8,9 milliards d’euros en février. Plus précisément, les fonds de long terme (hors fonds monétaires) ont engrangé 19 milliards d’euros alors qu’ils avaient subi en février des sorties nettes pour un montant de 9 milliards d’euros. Les fonds investis dans les actions ont terminé le mois sous revue avec une décollecte divisée par deux à 2,1 milliards d’euros contre 4,3 milliards d’euros précédemment tandis que les fonds obligataires ont affiché des entrées nettes de 11,4 milliards d’euros après des rachats de 6 milliards d’euros. En outre, les fonds diversifiés ont attiré 6 milliards d’euros contre seulement 1 milliard en février. Les fonds monétaires ont enregistré pour leur part une décollecte nette de 10 milliards d’euros alors qu’ils avaient attiré 9 milliards d’euros en février.Les actifs sous gestion des fonds Ucits se sont accrus de 0,9% en mars pour s'établir à 7.965 milliards d’euros, tandis que les fonds FIA s’inscrivaient en hausse de 0,2% à 5.073 milliards d’euros. Au total, les encours des fonds d’investissement européens ressortent à 13.038 milliards d’euros, en progression de 0,7% d’un mois sur l’autre.
Le volume des investissements durables en Allemagne, en Autriche et en Suisse a fortement augmenté l’an dernier. Les investissements prenant en compte les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance ont ainsi fait un bond de 65% en 2015 pour atteindre 326 milliards d’euros, selon les statistiques annuelles communiquées par l’association professionnelle dédiée à l’investissement durable FNG (Forum Nachhaltige Geldanlagen). Dans les trois pays, le segment de l’investissement durable a dégagé des gains plus importants que le segment conventionnel.Près de 60% de ces investissements sont engagés sous forme de mandats, soit près de 193 milliards d’euros, les seuls fonds d’investissement représentant autour de 20% du total (près de 64 milliards d’euros). En 2015, les investisseurs allemands et autrichiens ont augmenté leur allocation actions de respectivement 15 et 3 points de pourcentage à 44% et 19%, alors que les Suisses ont réduit leur poche actions de 16 points à 50%. En Allemagne, les investisseurs particuliers continuent de rester à l'écart du marché de l’investissement durable. Les investisseurs institutionnels ont accru leur part de marché de 2 points de pourcentage à 85%, le groupe le plus important étant les fonds de pension publics, devant les institutions religieuses et les fondations..
Nordea Asset Management (NAM), dont les actifs sous gestion s'élèvent à quelque 193 milliards d’euros, a annoncé le 23 mai le lancement du fonds Nordea 1 - US Core Plus Bond Fund, une solution d’investissement active et diversifiée, consacrée aux différents segments du marché obligataire américain. Son objectif est de générer des performances sur un cycle de marché complet, grâce à la génération de rendement et l’appréciation des cours. Le coeur du portefeuille est constitué d’instruments de dette américaine de catégorie investment-grade (univers d’investissement de l’indice Barclays Capital U.S. Aggregate), tandis que la poche Plus du fonds s'étend au-delà de cette catégorie, vers d’autres types de titres dans le segment high-yield, celui de la dette émergente libellée en dollars et des obligations hypothécaires non gouvernementales (ou assimilées). Nordea Asset Management a confié la gestion du fonds à son partenaire américain DoubleLine Capital LP (DoubleLine). DoubleLine gère déjà le fonds Nordea 1 - US Total Return depuis sa création en 2012.Ce nouveau lancement s’appuie pleinement sur l’approche multi-boutique de Nordea. Il complète la gamme obligataire US de Nordea, qui, dans le cadre de sa SICAV Nordea 1 domiciliée au Luxembourg, compte déjà les fonds US Corporate Bond, US High Yield Bond, Low Duration US High Yield, North American High Yield Bond et US Total Return Bond.Basée à Los Angeles, DoubleLine est une société de gestion indépendante et entrepreneuriale. Sous la direction de Jeffrey Gundlach, Directeur général et Directeur des investissements, DoubleLine est réputée pour son expertise et son track record conséquent en matière de gestion obligataire. Depuis 2010, DoubleLine gère une stratégie similaire à celle du fonds Nordea 1 - US Core Plus Bond.
orderbird, leader dans les pays germanophones des caisses enregistreuses tactiles à destination du marché de la restauration, vient de conclure un cycle de financement de «Série C» d’un montant de 20 millions d’euros. Cette opération a été réalisée auprès de Digital+ Partners, lead investisseur et du Groupe Metro, des nouveaux associés et partenaires stratégiques principaux qui investissent conjointement un montant total de 16,5 millions d’euros. Présent aux côtés d’orderbird depuis 2014, Concardis, spécialiste européen du paiement sans espèces, se réengage à nouveau aux côtés de l’entreprise en tant qu’investisseur secondaire en reprenant les parts d’investisseurs précédents. Cette levée de fonds de «Série C» associée à l’adossement à des partenaires stratégiques va permettre à orderbird d’accélérer son expansion européenne et de soutenir l’innovation produit, la société préparant cette année son introduction sur le marché français.
Les dividendes versés aux actionnaires dans le monde ont progressé de 2,2% au premier trimestre, grâce à l’Amérique du Nord, l’Europe et le Japon, selon une étude du gérant d’actifs Henderson Global Investors publiée lundi. Le montant total des dividendes mondiaux a ainsi atteint 218,4 milliards de dollars sur les trois premiers mois de l’année, soit une hausse de 4,7 milliards sur un an. Les dividendes sous-jacents ajustés des effets de change, des dates de paiement, des dividendes extraordinaires ponctuels et des changements au sein de l’indice ont pour leur part augmenté de 3,1%. L'étude relève que les variations de change ont fait preuve de davantage de stabilité et ont moins influencé que par le passé les résultats, alors que les dividendes sont convertis en devise américaine pour le besoin de l'étude. La hausse du dollar en 2015 avait en effet eu tendance à pénaliser la croissance des dividendes dans le monde. Le premier trimestre 2016 a par ailleurs été marqué par les versements de dividendes extraordinaires, qui ont doublé sur un an, du fait de paiements importants aux Etats-Unis et à Hong Kong. De manière générale, par zone géographique, «le Japon, l’Amérique du Nord et l’Europe sont en tête des paiements, alors que le Royaume-Uni, l’Asie et les pays émergents sont à la traîne», remarque la société de gestion d’actifs britannique dans un communiqué.L’Europe a très bien commencé l’année, les dividendes totaux de la région augmentant de 10,8%. Après ajustement des dividendes extraordinaires les plus conséquents, le plus important étant celui de Vivendi en France, et du décalage significatif de certaines dates de paiements, les dividendes sous-jacents ont augmenté de 3,6%. Plus d’un tiers des dividendes du premier trimestre ont été payé par les sociétés pharmaceutiques suisses Novartis et Roche. Les deux sociétés ont légèrement augmenté leurs dividendes mais, dans l’ensemble, les dividendes totaux suisses ont chuté de 3,4% pour atteindre 13,9 milliards de dollars US en raison de la légère baisse du franc suisse et du dividende extraordinaire payé par Schindler au cours du premier trimestre 2015. Les dividendes sous-jacents suisses n’ont quasiment pas changé, en baisse d’à peine 0,1%. Les dividendes de l’Allemagne, de la France, de l’Espagne et de la Suède ont tous atteint entre 4 et 5 milliards de dollars US. En France, la croissance de 51,3% des dividendes totaux a été accentuée par le dividende extraordinaire de 1,5 milliard de dollars US de Vivendi mais la croissance de 5,3% des dividendes sous-jacentsest en progression par rapport à 2015, toutes les sociétés françaises maintenant ou augmentant leurs dividendes en euros.Parmi les régions les plus faibles, les dividendes totaux du Royaume-Uni ont chuté de 5% par rapport au premier trimestre 2015 (+0,7% pour les dividendes sous-jacents) et devraient enregistrer une baisse sur l’ensemble de l’année, les multinationales minières britanniques ayant réduit leurs dividendes de plusieurs milliards de dollars US, tout comme quelques grosses capitalisations sur le secteur bancaire et de l’ingénierie. Pour l’année 2016, Henderson estime que les dividendes devraient augmenter de 3,9% dans le monde pour atteindre 1180 milliards de dollars, bénéficiant de la légère baisse de la devise américaine. «Le premier trimestre est une période relativement calme pour l’Europe, mais les résultats de la région sont de bon augure pour la période cruciale qu’est le deuxième trimestre, lorsque les sociétés européennes paient la majeure partie de leurs divdendes annuels», explique Alex Crooke, spécialise des dividendes chez Henderson Global Investors, cité dans le communiqué. Toutefois, selon lui, «les dividendes mondiaux devraient enregistrer une croissance légèrement plus lente en 2016 qu’en 2015, la solide croissance du Japon, de l’Amérique du Nord et de l’Europe étant en partie affectée par les faibles résultats du Royaume-Uni, de l’Australie et des pays émergents».
BNP Paribas a annoncé en comité central d’entreprise (CCE) son intention de fermer ses dernières filiales dans les îles Caïmans, annonce ce matin Attac. Le mouvement altermondialiste cite un compte-rendu de la réunion de la commission financière du CCE du 3 mai, selon lequel les responsables de la banque annoncent leur intention de fermer leurs « dernières branches encore actives dans les îles Caïmans », territoire d’outre-mer britannique.
La Française de l’Energie a lancé son introduction en Bourse sur le marché réglementé d’Euronext Paris. La société spécialisée dans l’exploitation du gaz de charbon des anciens bassins houillers français prévoit une augmentation de capital d’environ 50 millions d’euros. Ce montant pourrait atteindre 66 millions d’euros au maximum en cas d’exercice intégral de la clause d’extension et de l’option de surallocation. La société dit avoir reçu des engagements de souscription pour un montant total d’environ 14 millions d’euros. La clôture du placement global et la fixation du prix de l’offre sont prévus le 7 juin. La Française de l’Energie avait récemment reporté son processus de mise en Bourse, le temps de finaliser la mise en place d’un financement privé obligataire.