La Commission européenne souhaite que la France consacre toutes les marges budgétaires dont elle pourrait disposer à la réduction de ses déficits et de sa dette, précise-t-elle dans ses recommandations annuelles publiées hier. L’exécutif européen prône aussi, en pleine controverse nationale sur le projet de loi Travail, une réforme des lois sociales pour inciter les employeurs à embaucher en contrats à durée indéterminée. Bruxelles estime qu’il y a toujours «un risque que la France ne respecte pas ses engagements» et que de nouvelles mesures seront alors nécessaires en 2017 pour y parvenir.
Bruxelles a lancé hier un nouvel avertissement à la Pologne contre laquelle une procédure a été ouverte pour vérifier le respect de l'état de droit dans le pays qui traverse depuis près de six mois une grave crise constitutionnelle. La Commission européenne expliqué qu’elle adresserait d’ici lundi un courrier l’informant de son opinion sur le projet de réforme du Tribunal constitutionnel voulu par le gouvernement nationaliste. La Pologne risque en théorie, même s’il est peu probable que cette sanction soit appliquée, d'être privée de ses droits de vote au sein de l’Union.
Le ministre allemand des Finances ne veut pas du moindre allègement de la dette de la Grèce avant 2018, ce qui permettrait d'éviter un débat parlementaire avant les élections législatives prévues à l’automne 2017 outre-Rhin, rapportait hier le quotidien Handelsblatt en se référant à une lettre adressée à la commission du Budget du parlement. Le journal affirme que Berlin est néanmoins disposé à alléger le fardeau de la dette grecque et à céder au Fonds monétaire international si le programme de réformes est pleinement mis en œuvre par Athènes.
Allianz Vie a annoncé hier la vente par placement privé de 3,9 millions d’actions Euler Hermes, représentant environ 8,6% du capital de l’assureur-crédit français. Dans le cadre de ses programmes de rachat d’actions, ce dernier s’est engagé à placer un ordre irréductible au prix du placement sur 2,2 millions d’actions, soit 4,9% de son capital. Ce rachat lui permettra d’utiliser efficacement son surplus de capital en réalisant une opération relutive pour l’ensemble de ses actionnaires. Le dividende proposé pour 2015 sera augmenté de 6,3% à 4,68 euros par action, sous réserve de l’aval des actionnaires lors de l’assemblée générale prévue le 25 mai.
La reine Elizabeth a présenté hier le programme que le Premier ministre David Cameron compte mettre en œuvre après le référendum du 23 juin sur le maintien ou non au sein de l’Union européenne. Le chef du gouvernement a lui-même décrit ce programme, fait d’une vingtaine de projets de loi et qui met l’accent sur les mesures sociales, comme «une série de choix ambitieux qui ouvriront des opportunités à tout le monde et à toutes les étapes de la vie». Certains membres du Parti conservateur, dont il est le chef de file, lui reprochent toutefois de l’avoir édulcoré dans l’optique du référendum. Outre la réforme des prisons et de la législation sur l’adoption, le gouvernement a notamment promis de construire davantage de logements. Après le discours de la reine, Jeremy Corbyn, chef de file du Parti travailliste, a promis d’examiner à la loupe les projets du gouvernement, qu’il accuse de réduire indûment les dépenses sociales.
Le gouvernement grec a présenté hier à son parlement un projet de loi alourdissant la fiscalité, libéralisant la vente des prêts bancaires douteux et créant un nouveau fonds de privatisation avec ses créanciers étrangers en échange d’une nouvelle assistance financière. Les députés grecs doivent se prononcer sur ce texte le 22 mai, le Premier ministre Alexis Tsipras disposant d’une courte majorité au parlement (153 sur 300 députés).
La société de gestion contrôlée par le Crédit Agricole apparaît comme le candidat favori pour acquérir en Europe des immeubles de bureaux mis en vente par le fonds allemand Grundinvest qui doit être liquidé d’ici fin 2016, rapportait hier Bloomberg de deux sources proches du dossier. Les actifs convoités, valorisés au total 850 millions d’euros, comprennent la Tour Egée dans le quartier d’affaires de la Défense ainsi que des immeubles de bureaux au Luxembourg et aux Pays-Bas.
Selon la société de conseils en investissements Complementa qui vient de publier son rapport annuel «Risiko Check-up», les caisses de pension suisses ont enregistré un rendement de 0,1% sur les quatre premiers mois de l’année - contre 1,1% en 2015 (en moyenne pondérée). Essentiellement dû à l’environnement de faibles taux d’intérêt, ce sur-place a conduit 70% environ des établissements interrogés à accroître leurs placements à risque. La part des investissements alternatifs - effectués particulièrement dans les infrastructures, les dettes privées et les titres financiers liés aux assurances (insurance linked securities) - est passée ainsi de 6,9% à 7,7%. Cela étant, les caisses de pension ont également réduit leurs positions de liquidités, qui sont passées de 6,1% à 5% sur un an. Les titres à revenu fixe ont également reculé de 0,2 point à 39%. Enfin, la part des actions n’a pas augmenté (-0,7 point). Elle représente 29,5%, tandis que les investissements immobiliers ont progressé de 1,1 point à 18,2%.
La Commission européenne souhaite que la France consacre toutes les marges budgétaires dont elle pourrait disposer à la réduction de ses déficits et de sa dette, précise-t-elle dans ses recommandations annuelles spécifiques à chaque pays publiées mercredi. L’exécutif européen prône également, en pleine controverse nationale sur le projet de loi Travail, une réforme des lois sociales pour inciter les employeurs français à embaucher en contrats à durée indéterminée.
Bruxelles a lancé mercredi un nouvel avertissement à la Pologne contre laquelle une procédure a été ouverte pour vérifier le respect de l'état de droit dans le pays qui traverse depuis près de six mois une grave crise constitutionnelle. La Commission européenne expliqué qu’elle adresserait d’ici lundi un courrier l’informant de son opinion sur le projet de réforme du Tribunal constitutionnel voulu par le gouvernement nationaliste.
Les actions des sociétés aurifères ont plus que doublé cette année, dépassant la hausse de 20 % du métal jaune et poussant des investisseurs comme le milliardaire George Soros à accroître ses paris sur le secteur, rapporte le Financial Times. Soros Fund Management a acquis une participation de 1,7 % dans Barrick Gold au premier trimestre, pour 263,7 millions de dollars. Les actions de la société cotée au Canada ont bondi de 139 % en 2016.
Séduire les 18-35 ans – appelée génération Y ou « millennials – constitue un véritable défi pour un secteur de la gestion d’actifs dominé par des hommes d’âge mur, observe le Financial Times fund management. Moins d’un cinquième des 18-35 ans sont prêts à détenir un fonds sous-performant plus d’un an, montre une étude de Legg Mason auprès de 5.000 investisseurs fortunés de 19 pays. A titre de comparaison, trois fois plus d’investisseurs âgés de plus de 40 ans indiquent qu’ils garderaient un fonds peu performant. Cela pose un problème à un secteur rémunéré en fonction des encours collectés et conservés. « Les millennials demandent un meilleur service, mais investissent moins », commente Nick Hungerford, administrateur non exécutif de Nutmeg.
La République d’Autriche a trouvé mercredi un accord avec des créanciers de Heta Asset Resolution AG (Heta), la structure de défaisance de l’ex-Hypo Alpe Adria (HAA). La dette de Heta a été partiellement annulée dans le cadre d’un bail-in imposé par le régulateur autrichien le 10 avril 2016.
Le London Stock Exchange (LSE) fera voter ses actionnaires sur son projet de fusion avec Deutsche Börse au mois de juillet, ont indiqué mercredi les deux opérateurs boursiers. Comme c'était probable, les deux groupes attendront ainsi l’issue du référendum du 23 juin sur l’avenir du Royaume-Uni au sein de l’Union européenne. Ils «continuent de bien avancer dans le cadre de cette offre amicale toute en actions», précise un communiqué.
La dégradation de leurs notes et perspectives par Moody's le week-end dernier risque de hâter leur recours aux marchés primaires internationaux de la dette.
L’institut national de la statistique (Istat) italien a revu hier en baisse sa prévision de croissance de l'économie cette année, à 1,1% au lieu de 1,4% estimé en novembre, en raison de perspectives plus moroses en termes de commerce mondial. Cette prévision est désormais légèrement inférieure à celle du gouvernement de Matteo Renzi, qui a abaissé le mois dernier sa projection de croissance de 1,6% à 1,2%. Si elle se confirme, cela reviendrait à une légère accélération de la croissance par rapport au rythme de 0,8% de 2015, année durant laquelle la troisième économie de la zone euro a émergé de trois ans de récession.
La zone euro reste menacée d’une baisse prolongée des prix, a déclaré hier Ignazio Visco, membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE). A ses yeux, ce risque est même supérieur à l’impact de la politique monétaire ultra-accommodante de la BCE sur les épargnants. « Je suis davantage inquiet au sujet de la déflation. C’est la pire chose qui puisse arriver », dit Ignazio Visco, cité par le journal allemand Handelsblatt.
La production industrielle américaine a augmenté de 0,7% le mois dernier, a annoncé hier la Réserve fédérale, alors que les économistes interrogés par Reuters attendaient un gain limité à 0,3%. La hausse de la production manufacturière, de 0,3%, a été conforme au consensus. Le taux d’utilisation des capacités industrielles a de son côté progressé de 0,5 point à 75,4%. La Réserve fédérale tend à considérer cet indicateur comme un témoin de la marge d’accélération de l'économie américaine.
En raison de la hausse des prix de l’essence et des loyers, l’indice américain des prix à la consommation publié hier par le département du Travail a augmenté de 0,4% le mois dernier, sa plus forte progression depuis février 2013, après 0,1% en mars. Cela porte sa hausse sur un an à 1,1% contre 0,9% en mars. Les économistes interrogés par Reuters s’attendaient à une hausse de 0,3% sur un mois et de 1,1% sur un an. Hors énergie et produits alimentaires, l’indice «core CPI» a progressé de 0,2% en avril après 0,1% le mois précédent, soit sur un an une hausse de 2,1% en avril après 2,2% en mars.
Les ministres des Finances de la zone euro vont tenter le 24 mai de conclure avec la Grèce à la fois un compromis sur un ensemble de réformes « optionnelles » pour garantir qu’Athènes respectera ses objectifs budgétaires et un accord politique relatif à un futur allègement de sa dette, a déclaré hier un responsable de l’Union européenne. Les ministres de la zone euro ne veulent s’engager sur ce dernier point que si la Grèce remplit certaines conditions, notamment l’adoption de réformes optionnelles pouvant être mises en oeuvre si les objectifs budgétaires fixés à Athènes ne sont pas atteints.
Les députés français ont ratifié hier à la quasi-unanimité l’accord de Paris sur le climat, adopté le 12 décembre dernier lors de la Conférence des parties à la convention climat (COP21). Ce texte, qui jette les bases d’une maîtrise des émissions de gaz à effet de serre, a été signé le 22 avril à New York, au siège de l’ONU, par 175 pays. Le Sénat, où la droite est majoritaire, procédera le 8 juin au vote de ce projet de loi autorisant la ratification de l’accord, qui deviendra alors effective.
La Commission européenne a validé la loi de Finances 2016 de l’Italie et l’objectif d’un déficit budgétaire ramené à 2,3% du produit intérieur brut (PIB), a annoncé hier le ministère de l’Economie à l’issue de négociations longues et ardues entre Bruxelles et Rome. Le ministère a publié la lettre de la Commission accordant au gouvernement italien l’essentiel de la marge de manœuvre budgétaire qu’il souhaitait pour cette année. La «flexibilité par rapport à l’objectif de déficit initial équivaut à 0,85% du PIB, soit environ 14 milliards d’euros», précise cette lettre. Après deux années de mansuétude, l’exécutif européen demande toutefois à l’Italie de prendre davantage de mesures d’ajustement pour pouvoir tenir son engagement de ramener l’objectif de déficit à 1,8% en 2017. Le gouvernement italien prévoit par ailleurs d’abaisser le ratio dette/PIB à 132,4% cette année, contre 132,8% en 2015.
Les banques grecques Alpha Bank et Eurobank ont annoncé hier le transfert de certaines créances douteuses à une plate-forme mise sur pied avec le fonds d’investissement américain KKR, l’objectif de cette nouvelle entité étant de mieux gérer ces créances consenties à des grandes entreprises du pays. La nouvelle plate-forme sera gérée par Pillarstone, le véhicule d’investissement de KKR. Elle fournira aux entreprises grecques en difficulté jugées viables de nouveaux financements et des conseils pour relancer leur activité.
La chaîne de salles de gym Basic-Fit prévoit de mettre en Bourse avant ou après l'été entre un quart et la moitié de son capital dans le cadre d’une offre publique de vente qui pourrait valoriser la société à environ un milliard d’euros. Basif-Fit est détenue à 52% par la société britannique de capital-investissement 3i Group. Le produit de la vente servira à rembourser des dettes et à ouvrir de nouveaux clubs en Europe. ABN Amro et Morgan Stanley seront coordinateurs globaux et teneurs de livre, Barclays, Deutsche Bank et ING Group seront co-teneurs de livres et KBC, NIBC et Rabobank co-chefs de file.
La chaîne de salles de gym Basic-Fit prévoit de mettre en Bourse entre un quart et la moitié de son capital dans le cadre d’une offre publique de vente qui pourrait valoriser la société à environ un milliard d’euros. Basif-Fit est détenue à 52% par la société britannique de capital-investissement 3i Group. Le produit de la vente servira à rembourser des dettes et à ouvrir de nouveaux clubs en Europe, notamment en France et en Espagne où la chaîne est moins implantée que dans les pays du Benelux.
La zone euro reste menacée d’une baisse prolongée des prix, déclare Ignazio Visco, membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), dans une interview publiée mardi. A ses yeux, ce risque est même supérieur à l’impact de la politique monétaire ultra-accommodante de la BCE sur les épargnants. « Je suis davantage inquiet au sujet de la déflation. C’est la pire chose qui puisse arriver », dit Ignazio Visco, cité par le journal allemand Handelsblatt.