Plusieurs investisseurs gérant 1.000 milliards de dollars d’encours ont appelé les principaux groupes alimentaires à cesser d’utiliser de manière excessive les antibiotiques dans leur chaîne d’approvisionnement pour la viande, craignant qu’une « surutilisation systémique » de ces médicaments ait des effets dommageables pour la santé des hommes et pour les rendements financiers. Les fast foods McDonald’s, Domino’s Pizza, la chaîne de pubs anglais JD Wethersppon, et sept autres restaurateurs mondiaux ont été contactés par la coalition de 54 sociétés de gestion et fonds de pension. Ce groupement inclut notamment Aviva Investors, Natixis Asset Management et Coller Capital, note le FTfm. L’utilisation d’antibiotiques dans le bétail cause des résistances au sein des hommes, s’inquiètent ces investisseurs, après l’avertissement de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Les actifs investis dans les ETF/ETP au niveau mondial ont franchi pour la seconde fois la barre des 3.000 milliards de dollars à la fin du premier trimestre 2016, selon des statistiques communiquées par ETFGI. Les ETF/ETP avaient pour la première fois franchi cette barre symbolique en mai 2015. Au mois de mars, les ETF/ETP ont enregistré une collecte nette de 45,30 milliards de dollars. Les véhicules dédiés aux actions ont engrangé la plus forte part de cette collecte, avec un montant de 26,30 milliards de dollars, devant les ETF/ETP investis dans l’obligataire (14,80 milliards de dollars) et ceux investis dans les matières premières (2,42 milliards de dollars).Les poids lourds du secteur continuent de dominer le marché. iShares a attiré au mois de mars une collecte nette de près de 21 milliards de dollars, loin devant Vanguard qui a engrangé 9,74 milliards de dollars et SPDR ETF (6,25 milliards de dollars). Depuis le début de l’année, iShares arrive en tête des souscriptions, avec un montant de 24,54 milliards de dollars, devant Vanguard (17,82 milliards de dollars) et SPDR ETF (8,78 milliards de dollars).
Une commission de la Chambre des députés du Parlement brésilien s’est prononcée hier en faveur de la destitution de la présidente Dilma Rousseff à 38 voix contre 27. Ce vote doit désormais être entériné dimanche par une majorité des deux tiers des députés. Si 342 des 513 députés approuvent la recommandation de la commission, Dilma Rousseff, accusée d’avoir utilisé des subterfuges comptables pour maquiller les comptes publics en année électorale, sera jugée devant le Sénat. Si le Sénat décide de la renvoyer devant la justice, la présidente sera immédiatement suspendue pour six mois, le temps que le Sénat décide de son sort et remplacée par le vice-président Michel Temer.
Bouygues a annoncé que sa filiale Bouygues Construction avait signé avec le fonds souverain Abu Dhabi Investment Authority (ADIA) un contrat de promotion immobilière pour la réalisation de la tour Alto à la Défense. Haute de 150 mètres, celle-ci proposera 38 étages de bureaux haut de gamme sur une surface totale de 51.000 m². Le contrat porte sur un montant « d’environ 200 millions d’euros ». L’avant-projet détaillé sera réalisé courant 2016 pour un démarrage du chantier prévu en septembre et une livraison qui interviendrait au 1er trimestre 2020.
Royal Dutch Shell pourrait vendre des actifs en mer du Nord pour améliorer la qualité de son portefeuille, a déclaré ce matin le directeur général de la compagnie pétrolière. « La mer du Nord va être pour nous une zone sur laquelle nous allons devoir nous pencher », a dit Ben van Beurden à la presse. Royal Dutch Shell vient de racheter BG et les actifs de cette dernière en mer du Nord sont plus récents, offrent une plus longue durée d’exploitation et sont de meilleure qualité, a-t-il ajouté.
Le fonds de capital risque Accel Partners a levé en quelques semaines 500 millions de dollars en Europe pour investir dans des start-up européennes et israéliennes. Investi en France dans BlaBlaCar et Showroomprivé, le fonds est connu pour avoir été l’un des premiers à miser sur Facebook. Il prend généralement des tickets dans tours de série B, entre 5 et 10 millions de dollars, et de série C, entre 15 à 20 millions.
Le déficit des transactions courantes de la France s’est nettement réduit en 2015, à 0,2% du produit intérieur brut (PIB), contre 0,9% du PIB en 2014, a annoncé mardi la Banque de France. Il a profité notamment de la réduction de la facture énergétique pour s'établir à 4,3 milliards d’euros, contre 19,7 milliards d’euros en 2014.
L’inflation britannique a progressé de 0,2 point le mois dernier pour atteindre 0,5% sous l’effet d’une envolée du prix des billets d’avion ont bondi de 22,9% sur un mois. Il s’agit ainsi de son niveau le plus élevé depuis le mois de décembre 2014, alors que le consensus Reuters tablait sur une hausse plus limitée à 0,4%. A 1,5%, le niveau de l’inflation sous-jacente n’est plus qu'à 0,5 point de l’objectif de la Banque d’Angleterre (BoE). En outre, la dépréciation de la livre de 11% depuis mi-novembre face à l’incertitude sur l’issue du référendum concernant le maintien du Royaume-Uni au sein de l’Union européenne, pourrait accentuer les pressions à la hausse sur le prix des importations dans les prochains mois.
Goldman Sachs va verser 5,1 milliards de dollars afin de mettre un terme à des accusations selon lesquelles la banque américaine a fait preuve de légèreté lors de l’examen de titres adossés à des créances hypothécaires résidentielles (RMBS) qu’elle a ensuite revendus à des investisseurs. L'établissement réglera une pénalité civile de 2,39 milliards de dollars, versera 875 millions de dollars en numéraire et dédommagera les consommateurs à hauteur de 1,8 milliard de dollars, selon un communiqué du département de la Justice. Cet accord solde également des poursuites engagées par d’autres autorités. Goldman Sachs a déjà provisionné la majeure partie de ces charges. Le groupe a ainsi mis de côté 1,95 milliard de dollars au quatrième trimestre pour des dépenses et frais juridiques et 4,01 milliards de dollars sur l’ensemble de 2015.
Ardian a signé son accord avec Eurazeo et Mérieux Développement en vue de la cession de sa participation majoritaire dans Novacap, le groupe international de chimie de spécialité basé à Lyon. La société d’investissement conserve une participation minoritaire, «réaffirmant ainsi sa confiance dans l’équipe de management présidée par Pierre Luzeau», selon un communiqué.
Annoncé en octobre 2015, France Développement Tourisme, sorte de package lancé par la Caisse des dépôts et consignations (CDC) pour soutenir le tourisme en France, franchit un pas. A partir du deuxième trimestre, les institutionnels pourront exposer une partie de leurs actifs dans la Foncière Développement Tourisme. Foncière gérée par la Foncière des Régions (FdR) et abondée à hauteur de 100 millions d’euros (à parts égales entre la CDC et la FdR), elle est calibrée pour investir dans des murs d’hôtels, des résidences touristiques et des centres de vacances. L’ambition de collecte est fixée à 500 millions d’euros.
Volkswagen espère revenir en mai sur le marché obligataire, a rapporté lundi Reuters de plusieurs sources proches du dossier. Un retour qui permettrait au constructeur automobile allemand de lever plusieurs milliards d’euros pour remplacer un coûteux prêt bancaire de 20 milliards d’euros dont il dépend depuis l'éclatement du scandale de la fraude aux tests anti-pollution. Le constructeur espère que la publication de ses résultats annuels, prévue le 28 avril, lui permettra de rassurer en partie les marchés.
Le financier américain Wilbur Ross a décidé de clôturer son véhicule d’investissement britannique, dédié à la reprise d’actifs bancaires, faute de résultats probants. NBNK, dont Wilbur Ross détient 29,9% du capital depuis 2013, a indiqué que «les négociations avec des cibles potentielles n’ont pas débouché sur une proposition d’acquisition susceptible d'être soumise à l’approbation des actionnaires». En conséquence, le véhicule sera démantelé et les fonds seront rendus aux actionnaires.
Ardian a signé son accord avec Eurazeo et Mérieux Développement en vue de la cession de sa participation majoritaire dans Novacap, le groupe international de chimie de spécialité basé à Lyon. La société d’investissement conserve une participation minoritaire, «réaffirmant ainsi sa confiance dans l’équipe de management présidée par Pierre Luzeau», selon un communiqué. Depuis mars 2011 et l’arrivée d’Ardian au capital, Novacap a réalisé six opérations de croissance externe, dont deux en Chine et une en Allemagne, pour un montant cumulé d’acquisitions d’environ 240 millions d’euros.
Annoncé en octobre 2015, France Développement Tourisme, sorte de package lancé par la Caisse des dépôts et consignations (CDC) pour soutenir le tourisme en France, franchit un pas. A partir du deuxième trimestre, les institutionnels pourront exposer une partie de leurs actifs dans la Foncière Développement Tourisme. Foncière gérée par la Foncière des Régions et abondée à hauteur de 100 millions d’euros (à parts égales entre la CDC et la FdR), elle est calibrée pour investir dans des murs d’hôtels, des résidences touristiques et des centres de vacances. Cette foncière interviendra dans le cadre d’opérations de développement mais aussi de rénovation lourde. L’ambition de collecte est fixée à 500 millions d’euros.
Volkswagen espère revenir en mai sur le marché obligataire, rapporte lundi Reuters de plusieurs sources proches du dossier. Un retour qui permettrait au constructeur automobile allemand de lever plusieurs milliards d’euros pour remplacer un coûteux prêt bancaire de 20 milliards d’euros dont il dépend depuis l'éclatement du scandale de la fraude aux tests anti-pollution. Le constructeur espère que la publication de ses résultats annuels, prévue le 28 avril, lui permettra de rassurer en partie les marchés.
Le fonds de capital risque britannique Octopus Ventures a annoncé lundi la clôture d’un véhicule de 100 millions de livres (125 millions d’euros) destiné à investir dans des start-up européennes. Cette levée porte à plus de 400 millions de livres les encours gérés par Octopus Ventures, qui fait partie d’un groupe de gestion d’actifs affichant au total 5,5 milliards d’encours. La firme espère miser 75 millions cette année dans des start-up en phase d’amorçage (early stage).
L’industrie de la gestion d’actifs en Chine devrait connaître une croissance exponentielle au cours des prochaines années. Selon une étude réalisée par China Everbright Bank et Boston Consulting Group, reprise par le site spécialisé Asia Asset Management, le marché chinois de la gestion d’actifs devrait en effet enregistrer une croissance de 87% pour atteindre 174 milliards de renminbi (soit 26.890 milliards de dollars) à horizon 2020 contre 93 milliards de renminbi à fin 2015. Cette étude précise que le secteur a connu une croissance annuelle moyenne de 51% entre 2012 et 2015. Les auteurs de l’étude prédisent désormais que la croissance devrait ressortir à 13 % par an au cours des cinq prochaines années. Pour David He, associé et « managing director » au sein du Boston Consulting Group, cette croissance sera soutenue par plusieurs facteurs : la redistribution de la richesse des investisseurs qui délaisseront progressivement l’immobilier au profit des actifs financiers, la demande croissante des fonds de pension et des compagnies d’assurance dans un contexte de vieillissement de la population et, enfin, le besoin des banques commerciales de développer des mécanismes d’allocation plus efficaces pour les actifs de crédit. De fait, l’étude estime que les banques commerciales qui offrent des produits de gestion de fortune deviendront d’ici à 2020 les principaux acteurs du marché de la gestion d’actifs, avec une part de marché de 27%.
Les taux négatifs risquent d’affecter les dépenses de consommation et de miner la croissance économique qu’ils sont censés encourager, a prévenu Larry Fink, le directeur général de BlackRock, rapporte le Financial Times. Selon lui, on ne prête pas suffisamment d’attention aux effets des taux négatifs sur les habitudes d’épargne. Ses propos interviennent alors que le Fonds monétaire international estime que la politique de taux négatifs a ses limites.
Devant la prudence de la Réserve fédérale américaine concernant une poursuite de la hausse des taux d’intérêt aux Etats-Unis, les investisseurs ont confirmé semblent à nouveau favoriser début avril les actifs risqués. Durant la semaine au 6 avril, les fonds spécialisés sur la dette émergente ont ainsi attiré 2 milliards de dollars, le montant hebdomadaire le plus élevé depuis juin 2014, selon la dernière étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch Global Research qui reprend des données du spécialiste de l'évolution des flux EPFR Global.Les fonds dédiés à l’obligataire high yield ont de leur côté enregistré une collecte nette supérieure au milliard de dollars pour la sixième fois au cours des sept dernières semaines. Les fonds investis en obligations indexées sur l’inflation ont affiché des entrées nettes de 1,1 milliard de dollars, le montant le plus élevé depuis avril 2015, confirmant les craintes des investisseurs quant à une éventuelle accélération de la hausse des prix aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. Toutes catégories confondues, les fonds obligataires ont attiré quelque 8 milliards de dollars, soit le montant le plus élevé des douze derniers mois. Depuis le début de l’année, la collecte cumulée des fonds obligataires atteint près de 35,7 milliards de dollars. Côté actions, le tableau est un peu différent puisque les dégagements depuis le début de l’année totalisent plus de 46 milliards de dollars. Mais durant la semaine au 6 avril, les fonds actions ont attiré 4,3 milliards de dollars grâce surtout à des entrées nettes de 5,4 milliards de dollars pour les fonds dédiés aux actions américaines. En revanche, les investisseurs continuent de bouder les fonds spécialisés sur les actions européennes et japonaises qui terminent la semaine sur des rachats de respectivement 700 millions de dollars et 1 milliard de dollars. Cela dit, EPFR Global observe dans ses commentaires que les fonds spécialisés dans les actions françaises ont enregistré leur plus forte collecte hebdomadaire depuis le milieu du troisième trimestre 2011, l’essentiel des souscriptions étant investi dans deux fonds véhicules. Les fonds investis dans les actions émergentes ont pour leur subi des rachats pour un montant de 600 millions de dollars.
«Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres». Convoquer Gramsci pour évoquer les nouvelles tendances de la gestion d’actifs en 2016 n’est pas chose banale. Mais Pascal Koenig, associé et responsable du secteur de la gestion d’actifs chez Deloitte, a ainsi d’emblée mis en exergue la singularité de la situation actuelle. «Nous sommes à l’aube d’une nouvelle révolution industrielle mais nous sommes encore entre deux eaux», a-t-il récemment souligné à l’occasion d’un point de presse.Et comme les marchés, les asset managers n’aiment pas l’incertitude. Si toutes les sociétés déjà actives dans le munérique/digital ne sont certainement pas des monstres, elles n’en constituent pas moins autant de défis lancés au secteur de la gestion d’actifs. D’autant plus que l’impact du digital sur les processus du secteur est manifestement à l'œuvre dans tous les domaines. Dans la gestion financière par exemple avec l’utilisation du Big Data pour l'élaboration de stratégies d’investissement innovantes (Quantcube), dans le commercial et la relation client avec la mise en place des interfaces entre l’outil CRM et les canaux digitaux pour valoriser le capital et faciliter la prospection (salesforce Pardot) ou encore dans le juridique et fiscal avec une collecte des informations facilitée pour la production des documents juridiques dans le cadre d’une veille réglementaire et des alertes en continu (Fundsapps). Il est deux domaines qui intéressent particulièrement les gestionnaires d’actifs en raison de leur impact dans leurs activités de distribution : la technologie blockchain et les «robo-advisers» ou les fournisseurs de gestion de portefeuille automatisée. Avec la technologie blockchain, une opération sur titres qui peut prendre entre un et quatre jours dans le cadre d’une distribution de fonds traditionnelle peut être traitée en l’espace de quelques secondes dans le cadre d’un modèle Blockchain. Toutefois, relève Pascal Koenig, pour bien fonctionner, ce système nécessite l’accord de la communauté financière concernée. Quid du «robo-adviser» qui alimente régulièrement la chronique financière avec de nouvelles offres et/ou le rachat de petites sociétés par les géants du secteur de la gestion d’actifs, à l’instar de BlackRock qui a repris récemment FutureAdvisor, un «robo-advisor» basé à San Francisco ou encore Fidelity qui a signé l’an dernier un partenariat avec la plate-forme Betterment pour un accès automatisé à ses fonds des clients de 3.000 conseillers partenaires. Les régulateurs internationaux et de toutes les grandes places financières s’intéressent d’ailleurs de plus en plus au phénomène. La FCA a tout récemment indiqué qu’elle allait surveiller de très et encadre plus strictement les activités de l’ensemble des entreprises spécialisées dans les technologies financières. L’organisation internationale des commissions de valeurs (OICV/Iosco) a de son côté souligné fin février que les robo-advisors et la technologie blockchain seraient en bonne place dans ses travaux des douze prochains mois. Le marché des robo-advisors est en forte croissance au niveau mondial. Aux Etats-Unis, on dénombre quelque 200 robo-advisors qui gèrent environ 45 milliards de dollars en janvier 2016. Autrement dit, les encours gérés par ces nouveaux fournisseurs ne représentent tout au plus que 0,1% des actifs gérés aux Etats-Unis. En Europe, la pénétration du marché est plus récente. Le modèle est déjà bien implanté au Royaume-Uni avec des sociétés comme nutmeg alors qu’en France, le marché est moins développé et ne permet pas encore d'établir des conclusions significatives, selon Deloitte. Toutefois, Deloitte estime que sur le marché américain, les actifs gérés par les robo-advisors pourraient se situer entre 10% et 14% d’ici à 2025. L’univers de la gestion d’actifs est donc engagé dans une transformation en profondeur sous la pression des innovations numériques qui obligent les acteurs à repenser leur modèle et leur avenir à l’aune du digital. Mais les monstres évoqués par Gramsci ne seront pas forcément au rendez-vous. Les enquêtes montrent d’ailleurs que le papier reste un élément-clé dans l’univers du marketing. Pascal Koenig en est en tout cas convaincu...
Selon Nicolas Forest, directeur de la gestion obligataire chez Candriam, «les dernières actions de la Banque centrale européenne laissent le goût amer des lendemains de fête». Il souligne dans L’Agefi que malgré les cadeaux surprises, la baisse de l’euro marque le pas et les actifs risqués européens peinent à surperformer leurs homologues américains. «Tout comme la Banque du Japon, la BCE est donc confrontée à la limite de son pouvoir d’action. Avec des taux négatifs et un programme d’achat d’actifs difficile à mettre en oeuvre, les bonnes surprises sont désormais derrière nous», analyse Nicolas Forest, pour qui la guerre des devises va donc progressivement s’arrêter faute de munitions.
Les Français estiment probable une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, selon les résultats du baromètre évaluant la confiance des investisseurs français, institutionnels et particuliers, réalisé par Ossiam conjointement avec l’institut CSA et Les Echos. Plus de la moitié des investisseurs particuliers pense ainsi que le Royaume-Uni sortira de l’UE en 2016.Les investisseurs professionnels, quant à eux, sont une très grande majorité (81%) à penser que le Royaume-Uni restera dans l’UE en 2016. Alors qu’on ne sait pas quels seront les conséquences exactes pour le Royaume-Uni d’un «Brexit», les Français sont près de 75 % à estimer qu’elle favorisera l’attractivité la Place de Paris.Plus généralement, Ossiam a interrogé les sondés sur une éventuelle crise bancaire à venir. Si les investisseurs professionnels rejettent dans leur très grande majorité cette idée, les particuliers affichent un avis plus contrasté, 44% d’entre eux anticipant une nouvelle crise en 2016.
Moins d’un cinquième des investisseurs professionnels pensent que le Royaume-Uni sortie de l’Union européenne en 2016, contre plus de la moitié des investisseurs particuliers, selon les résultats des question d’actualité du dernier baromètre d’Ossiam évaluant la confiance des investisseurs français, institutionnels et particuliers. Plus des deux tiers des investisseurs estiment qu’en cas de Brexit, l’attractivité de la place de Paris sera renforcée.Par ailleurs, les investisseurs professionnels n’anticipent pas de crise bancaire en 2016. Les investisseurs particuliers sont plus partagés, 44% d’entre eux anticipant une nouvelle crise en 2016.
Aviva France a annoncé le renforcement de son investissement dans l'économie sociale et environnementale pour un montant de 10 millions d’euros. Ce nouvel engagement s’inscrit dans la continuité des investissements réalisés par le biais du fonds Aviva Impact Investing France, lancé en 2014 à l’initiative d’Aviva France et avec le soutien du Comptoir de l’Innovation.Aviva Impact Investing France est un fonds de capital-développement, entièrement financé par Aviva France et doté de 20 millions d’euros. Ce fonds vise à soutenir des entreprises françaises sociales en décollage, dont le business model a fait ses preuves et qui souhaitent changer d’échelle par le renforcement de leurs fonds propres, dans un horizon de placement de 5 à 7 ans. Au cours des deux dernières années, le fonds a financé près d’une vingtaine d’entreprises françaises sociales dont Phénix, Castalie, Centimeo, Moulinot, Ubcycle et VAE les 2 Rives."En créant Aviva Impact Investing France en 2014, nous avons été le premier investisseur privé à lancer un fonds d’investissement dédié au financement de l’innovation sociale et environnementale. En 2015, nous sommes allés plus loin en lançant la Fabrique Aviva, une initiative de mécénat grand public dotée de 1 million d’euros pour donner un coup de pouce au démarrage de projets à impact local à travers la France. Deux initiatives complémentaires qui nous ont permis de soutenir beaucoup d’entrepreneurs innovants et qui illustrent le très fort dynamisme de cette nouvelle économie sociale et environnementale. En lançant un nouveau partenariat avec 1001Pact, nous souhaitons pouvoir soutenir les particuliers et les professionnels désireux de donner du sens à leur épargne en investissant dans des entreprises en croissance à vocation sociale, sociétale ou environnementale. Nous sommes convaincus du potentiel de rendements vertueux qu’offre l’économie réelle pour tous les investisseurs», commente Nicolas Schimel, directeur général d’Aviva France, cité dans un communiqué.
Début d’année compliqué pour le secteur de la gestion d’actifs en Espagne. Au cours du premier trimestre 2016, les encours des fonds communs de placement espagnols ont en effet accusé un repli de 1,67%, selon des données publiées par le cabinet VDOS. Ainsi, à fin mars 2016, les actifs sous gestion ressortent à 219,38 milliards d’euros contre 223,16 milliards à fin 2015. Au cours des trois premiers mois de l’année, le secteur a subi une décollecte nette 464,7 millions d’euros tandis que la performance des fonds a terminé dans le rouge à -3,77 milliards d’euros. A l’issue de ce premier trimestre, la palme de la plus forte collecte nette revient à Santander qui a engrangé 495,4 millions d’euros de souscriptions nettes. La banque espagnole devance Kutxabank (384,3 millions d’euros de collecte nette), Bankia (266,5 millions d’euros), Valira Asset Management (199,8 millions d’euros) et, enfin, Banco Sabadell (170,5 millions d’euros).A l’inverse, CaixaBank a subi la plus forte décollecte nette du secteur avec 725,7 millions d’euros de sorties nettes. Suivent BBVA (-663,2 millions d’euros), Allianz (-254,5 millions d’euros), Mutua Madrileña (-242,2 millions d’euros) et, enfin, UBS (-130 millions d’euros).
Mathieu Pivovard est responsable gestion diversifiée et allocation tactique chez AllianzGI. Dans L’Agefi, il explique pourquoi il n’est pas plus agressif sur les actions européennes, après leur récente baisse. «Nous avons adopté un profil plus prudent depuis la fin de l’an dernier, revenant, sur les actifs risqués, à des allocations plus proches des allocations de référence. Les incertitudes qui ont pesé sur les marchés boursiers en début d’année ne semblent pas encore levées», souligne-t-il. Il cite notamment la politique monétaire de la Fed qui reste «confuse» et celle de la Banque centrale européenne qui «n’est pas encore convaincante"; les valorisations des marchés d’actions américains encore élevées; les prix des matières premières bas et volatils ou encore la situation économique de certains pays émergents.