Les hedge funds investis en Chine ont perdu en moyenne 7,4% au premier trimestre 2016 en raison des turbulences traversées par l'économie et les marchés chinois, selon des données d’eVestment, rapporte l’agence Reuters. Les hedge funds ont ainsi perdu en un trimestre ce qu’ils avaient gagné sur l’ensemble de l’année écoulée. Les hedge funds ont enregistré l’an dernier une performance de 7,5%.Les statistiques d’eVestment indiquent aussi que les hedge funds investis sur le Brésil et la Russie ont dégagé au premier trimestre des performances de respectivement 16,9% et 18%.
La société de capital-investissement Ardian a annoncé, ce 11 avril, la signature d’un accord avec Eurazeo et Mérieux Développement en vue de la cession de sa participation majoritaire dans Novacap, le groupe international de chimie de spécialité basé à Lyon. Ardian conserve toutefois une participation minoritaire, « réaffirmant ainsi sa confiance dans l’équipe de management présidée par Pierre Luzeau », précise la société dans un communiqué. « Depuis mars 2011, Novacap a fortement accéléré son développement et son internationalisation sous l’impulsion d’Ardian », ajoute l’ex-Axa Private Equity. De fait, Novacap a réalisé six opérations de croissance externe, dont deux en Chine et une en Allemagne, pour un montant cumulé d’acquisitions d’environ 240 millions d’euros. En outre, Novacap a accru son programme d’investissement organique dans son outil de production en déployant près de 85 millions d’euros au cours des trois dernières années. « Grâce à cette transformation, Novacap est aujourd’hui majoritairement présent à l’international avec notamment une forte présence en Asie (représentant la moitié des effectifs) contre une activité principalement basée en France lors de la prise de participation majoritaire d’Ardian », selon un communiqué.L’opération, dont le montant n’a pas été dévoilé, reste soumise à l’approbation des autorités réglementaires.
Des responsables économiques, des investisseurs et des responsables politiques ont affirmé le 11 avril à Londres leur volonté de s’engager dans la lutte contre le changement climatique et contre les discriminations liées au sexe. Une nouvelle initiative originale, baptisée « Two Degrees of Change », sous la houlette notamment de Helena Morrissey, CEO de Newton Investment Management, et de Christiana Figueres, la Secrétaire exécutive de la Convention-cadre des nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) qui a piloté en décembre dernier les négociations à Paris sur le changement climatique (COP21). La manifestation s’est notamment concentrée sur les moyens que pourraient mettre en oeuvre les acteurs de l’investissement pour traiter notamment les risques financiers associés au changement climatique. «En tant qu’industrie, nous étions concernés mais nous nous très peu engagés pour lutter contre la crise financière. Nous ne devons pas faire la même erreur sur le changement climatique», a notamment déclaré Helena Morrissey, citée dans un communiqué. Dans le sillage de la conférence, un plan d’action sera mis en place, qui vise à tirer parti de la proportion croissante de femmes dans les conseils d’administration et de leur présence «significative» dans les équipes d’investissement ESG pour mettre en avant des initiatives pour favoriser la transition climatique. Trois thèmes ont été sélectionnés : les femmes comme agents du changement, les investisseurs comme agents du changement et la nouvelle génération des «millenials» comme agents du changement.
Le montant total des fonds levés par introduction dans le monde, qui s'élève à 12,5 milliards d’euros, a chuté de près de 65 % par rapport à la même période en 2015, ce qui en fait le démarrage le plus lent depuis le premier trimestre 2009 (1,5 milliard d’euros, 69 introductions), selon le dernier IPO Watch publié par PwC. Les marchés boursiers et obligataires ont en effet dû affronter des vents contraires en raison de la faiblesse historique des prix du pétrole, du ralentissement de l'économie chinoise et des incertitudes persistantes autour des taux d’intérêt américains."Ce trimestre a été difficile pour l’activité des IPO mais, pour autant, cela ne veut pas dire que les perspectives sont mauvaises pour fin 2016 et début 2017. Nous pensons que les candidats du secteur financier, les privatisations sur le continent européen et les scissions stratégiques contribueront largement à la levée de fonds annuelle», explique Philippe Kubisa, associé chez PwC, spécialiste des marchés de capitaux. «Toutefois, poursuit le spécialiste, la fenêtre propice aux IPO commence à se refermer à mesure que nous nous rapprochons du référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE et de la traditionnelle pause estivale, et nous nous attendons donc à une période de volatilité accrue car les acteurs du marché seront réticents à valoriser les introductions en bourse. Ainsi, nous anticipons qu’il est peu probable que nous atteignons la barre des 10 milliards d’euros avant l’été. Cette situation marque donc un retour aux niveaux observés au premier semestre 2013, avant le boom que nous avons connu ces deux dernières années ». En Europe, l’activité des introductions a chuté au premier trimestre 2016 pour s'établir aux niveaux observés début 2013. À peine 50 opérations ont été enregistrées sur la période, pour une levée de fonds atteignant 3,5 milliards d’euros. Seules trois places boursières (Londres, OMX et Deutsche Börse) ont accueilli des IPO d’un montant supérieur à 50 millions d’euros, contre neuf au 1er trimestre 2015. L’Europe attend toujours sa première introduction en bourse supérieure à 1 milliard d’euros de l’année, alors que l’an passé avait été dominé par 14 «mega deals».
Plusieurs investisseurs gérant 1.000 milliards de dollars d’encours ont appelé les principaux groupes alimentaires à cesser d’utiliser de manière excessive les antibiotiques dans leur chaîne d’approvisionnement pour la viande, craignant qu’une « surutilisation systémique » de ces médicaments ait des effets dommageables pour la santé des hommes et pour les rendements financiers. Les fast foods McDonald’s, Domino’s Pizza, la chaîne de pubs anglais JD Wethersppon, et sept autres restaurateurs mondiaux ont été contactés par la coalition de 54 sociétés de gestion et fonds de pension. Ce groupement inclut notamment Aviva Investors, Natixis Asset Management et Coller Capital, note le FTfm. L’utilisation d’antibiotiques dans le bétail cause des résistances au sein des hommes, s’inquiètent ces investisseurs, après l’avertissement de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Les actifs investis dans les ETF/ETP au niveau mondial ont franchi pour la seconde fois la barre des 3.000 milliards de dollars à la fin du premier trimestre 2016, selon des statistiques communiquées par ETFGI. Les ETF/ETP avaient pour la première fois franchi cette barre symbolique en mai 2015. Au mois de mars, les ETF/ETP ont enregistré une collecte nette de 45,30 milliards de dollars. Les véhicules dédiés aux actions ont engrangé la plus forte part de cette collecte, avec un montant de 26,30 milliards de dollars, devant les ETF/ETP investis dans l’obligataire (14,80 milliards de dollars) et ceux investis dans les matières premières (2,42 milliards de dollars).Les poids lourds du secteur continuent de dominer le marché. iShares a attiré au mois de mars une collecte nette de près de 21 milliards de dollars, loin devant Vanguard qui a engrangé 9,74 milliards de dollars et SPDR ETF (6,25 milliards de dollars). Depuis le début de l’année, iShares arrive en tête des souscriptions, avec un montant de 24,54 milliards de dollars, devant Vanguard (17,82 milliards de dollars) et SPDR ETF (8,78 milliards de dollars).
Royal Dutch Shell pourrait vendre des actifs en mer du Nord pour améliorer la qualité de son portefeuille, a déclaré ce matin le directeur général de la compagnie pétrolière. « La mer du Nord va être pour nous une zone sur laquelle nous allons devoir nous pencher », a dit Ben van Beurden à la presse. Royal Dutch Shell vient de racheter BG et les actifs de cette dernière en mer du Nord sont plus récents, offrent une plus longue durée d’exploitation et sont de meilleure qualité, a-t-il ajouté.
Le fonds de capital risque Accel Partners a levé en quelques semaines 500 millions de dollars en Europe pour investir dans des start-up européennes et israéliennes. Investi en France dans BlaBlaCar et Showroomprivé, le fonds est connu pour avoir été l’un des premiers à miser sur Facebook. Il prend généralement des tickets dans tours de série B, entre 5 et 10 millions de dollars, et de série C, entre 15 à 20 millions.
Le déficit des transactions courantes de la France s’est nettement réduit en 2015, à 0,2% du produit intérieur brut (PIB), contre 0,9% du PIB en 2014, a annoncé mardi la Banque de France. Il a profité notamment de la réduction de la facture énergétique pour s'établir à 4,3 milliards d’euros, contre 19,7 milliards d’euros en 2014.
Une commission de la Chambre des députés du Parlement brésilien s’est prononcée hier en faveur de la destitution de la présidente Dilma Rousseff à 38 voix contre 27. Ce vote doit désormais être entériné dimanche par une majorité des deux tiers des députés. Si 342 des 513 députés approuvent la recommandation de la commission, Dilma Rousseff, accusée d’avoir utilisé des subterfuges comptables pour maquiller les comptes publics en année électorale, sera jugée devant le Sénat. Si le Sénat décide de la renvoyer devant la justice, la présidente sera immédiatement suspendue pour six mois, le temps que le Sénat décide de son sort et remplacée par le vice-président Michel Temer.
L’inflation britannique a progressé de 0,2 point le mois dernier pour atteindre 0,5% sous l’effet d’une envolée du prix des billets d’avion ont bondi de 22,9% sur un mois. Il s’agit ainsi de son niveau le plus élevé depuis le mois de décembre 2014, alors que le consensus Reuters tablait sur une hausse plus limitée à 0,4%. A 1,5%, le niveau de l’inflation sous-jacente n’est plus qu'à 0,5 point de l’objectif de la Banque d’Angleterre (BoE). En outre, la dépréciation de la livre de 11% depuis mi-novembre face à l’incertitude sur l’issue du référendum concernant le maintien du Royaume-Uni au sein de l’Union européenne, pourrait accentuer les pressions à la hausse sur le prix des importations dans les prochains mois.
Bouygues a annoncé que sa filiale Bouygues Construction avait signé avec le fonds souverain Abu Dhabi Investment Authority (ADIA) un contrat de promotion immobilière pour la réalisation de la tour Alto à la Défense. Haute de 150 mètres, celle-ci proposera 38 étages de bureaux haut de gamme sur une surface totale de 51.000 m². Le contrat porte sur un montant « d’environ 200 millions d’euros ». L’avant-projet détaillé sera réalisé courant 2016 pour un démarrage du chantier prévu en septembre et une livraison qui interviendrait au 1er trimestre 2020.
Goldman Sachs va verser 5,1 milliards de dollars afin de mettre un terme à des accusations selon lesquelles la banque américaine a fait preuve de légèreté lors de l’examen de titres adossés à des créances hypothécaires résidentielles (RMBS) qu’elle a ensuite revendus à des investisseurs. L'établissement réglera une pénalité civile de 2,39 milliards de dollars, versera 875 millions de dollars en numéraire et dédommagera les consommateurs à hauteur de 1,8 milliard de dollars, selon un communiqué du département de la Justice. Cet accord solde également des poursuites engagées par d’autres autorités. Goldman Sachs a déjà provisionné la majeure partie de ces charges. Le groupe a ainsi mis de côté 1,95 milliard de dollars au quatrième trimestre pour des dépenses et frais juridiques et 4,01 milliards de dollars sur l’ensemble de 2015.
Volkswagen espère revenir en mai sur le marché obligataire, a rapporté lundi Reuters de plusieurs sources proches du dossier. Un retour qui permettrait au constructeur automobile allemand de lever plusieurs milliards d’euros pour remplacer un coûteux prêt bancaire de 20 milliards d’euros dont il dépend depuis l'éclatement du scandale de la fraude aux tests anti-pollution. Le constructeur espère que la publication de ses résultats annuels, prévue le 28 avril, lui permettra de rassurer en partie les marchés.
Ardian a signé son accord avec Eurazeo et Mérieux Développement en vue de la cession de sa participation majoritaire dans Novacap, le groupe international de chimie de spécialité basé à Lyon. La société d’investissement conserve une participation minoritaire, «réaffirmant ainsi sa confiance dans l’équipe de management présidée par Pierre Luzeau», selon un communiqué.
Annoncé en octobre 2015, France Développement Tourisme, sorte de package lancé par la Caisse des dépôts et consignations (CDC) pour soutenir le tourisme en France, franchit un pas. A partir du deuxième trimestre, les institutionnels pourront exposer une partie de leurs actifs dans la Foncière Développement Tourisme. Foncière gérée par la Foncière des Régions (FdR) et abondée à hauteur de 100 millions d’euros (à parts égales entre la CDC et la FdR), elle est calibrée pour investir dans des murs d’hôtels, des résidences touristiques et des centres de vacances. L’ambition de collecte est fixée à 500 millions d’euros.
Le financier américain Wilbur Ross a décidé de clôturer son véhicule d’investissement britannique, dédié à la reprise d’actifs bancaires, faute de résultats probants. NBNK, dont Wilbur Ross détient 29,9% du capital depuis 2013, a indiqué que «les négociations avec des cibles potentielles n’ont pas débouché sur une proposition d’acquisition susceptible d'être soumise à l’approbation des actionnaires». En conséquence, le véhicule sera démantelé et les fonds seront rendus aux actionnaires.
Le fonds de capital risque britannique Octopus Ventures a annoncé lundi la clôture d’un véhicule de 100 millions de livres (125 millions d’euros) destiné à investir dans des start-up européennes. Cette levée porte à plus de 400 millions de livres les encours gérés par Octopus Ventures, qui fait partie d’un groupe de gestion d’actifs affichant au total 5,5 milliards d’encours. La firme espère miser 75 millions cette année dans des start-up en phase d’amorçage (early stage).
Ardian a signé son accord avec Eurazeo et Mérieux Développement en vue de la cession de sa participation majoritaire dans Novacap, le groupe international de chimie de spécialité basé à Lyon. La société d’investissement conserve une participation minoritaire, «réaffirmant ainsi sa confiance dans l’équipe de management présidée par Pierre Luzeau», selon un communiqué. Depuis mars 2011 et l’arrivée d’Ardian au capital, Novacap a réalisé six opérations de croissance externe, dont deux en Chine et une en Allemagne, pour un montant cumulé d’acquisitions d’environ 240 millions d’euros.
Annoncé en octobre 2015, France Développement Tourisme, sorte de package lancé par la Caisse des dépôts et consignations (CDC) pour soutenir le tourisme en France, franchit un pas. A partir du deuxième trimestre, les institutionnels pourront exposer une partie de leurs actifs dans la Foncière Développement Tourisme. Foncière gérée par la Foncière des Régions et abondée à hauteur de 100 millions d’euros (à parts égales entre la CDC et la FdR), elle est calibrée pour investir dans des murs d’hôtels, des résidences touristiques et des centres de vacances. Cette foncière interviendra dans le cadre d’opérations de développement mais aussi de rénovation lourde. L’ambition de collecte est fixée à 500 millions d’euros.
Volkswagen espère revenir en mai sur le marché obligataire, rapporte lundi Reuters de plusieurs sources proches du dossier. Un retour qui permettrait au constructeur automobile allemand de lever plusieurs milliards d’euros pour remplacer un coûteux prêt bancaire de 20 milliards d’euros dont il dépend depuis l'éclatement du scandale de la fraude aux tests anti-pollution. Le constructeur espère que la publication de ses résultats annuels, prévue le 28 avril, lui permettra de rassurer en partie les marchés.
L’industrie de la gestion d’actifs en Chine devrait connaître une croissance exponentielle au cours des prochaines années. Selon une étude réalisée par China Everbright Bank et Boston Consulting Group, reprise par le site spécialisé Asia Asset Management, le marché chinois de la gestion d’actifs devrait en effet enregistrer une croissance de 87% pour atteindre 174 milliards de renminbi (soit 26.890 milliards de dollars) à horizon 2020 contre 93 milliards de renminbi à fin 2015. Cette étude précise que le secteur a connu une croissance annuelle moyenne de 51% entre 2012 et 2015. Les auteurs de l’étude prédisent désormais que la croissance devrait ressortir à 13 % par an au cours des cinq prochaines années. Pour David He, associé et « managing director » au sein du Boston Consulting Group, cette croissance sera soutenue par plusieurs facteurs : la redistribution de la richesse des investisseurs qui délaisseront progressivement l’immobilier au profit des actifs financiers, la demande croissante des fonds de pension et des compagnies d’assurance dans un contexte de vieillissement de la population et, enfin, le besoin des banques commerciales de développer des mécanismes d’allocation plus efficaces pour les actifs de crédit. De fait, l’étude estime que les banques commerciales qui offrent des produits de gestion de fortune deviendront d’ici à 2020 les principaux acteurs du marché de la gestion d’actifs, avec une part de marché de 27%.
Les taux négatifs risquent d’affecter les dépenses de consommation et de miner la croissance économique qu’ils sont censés encourager, a prévenu Larry Fink, le directeur général de BlackRock, rapporte le Financial Times. Selon lui, on ne prête pas suffisamment d’attention aux effets des taux négatifs sur les habitudes d’épargne. Ses propos interviennent alors que le Fonds monétaire international estime que la politique de taux négatifs a ses limites.
Mathieu Pivovard est responsable gestion diversifiée et allocation tactique chez AllianzGI. Dans L’Agefi, il explique pourquoi il n’est pas plus agressif sur les actions européennes, après leur récente baisse. «Nous avons adopté un profil plus prudent depuis la fin de l’an dernier, revenant, sur les actifs risqués, à des allocations plus proches des allocations de référence. Les incertitudes qui ont pesé sur les marchés boursiers en début d’année ne semblent pas encore levées», souligne-t-il. Il cite notamment la politique monétaire de la Fed qui reste «confuse» et celle de la Banque centrale européenne qui «n’est pas encore convaincante"; les valorisations des marchés d’actions américains encore élevées; les prix des matières premières bas et volatils ou encore la situation économique de certains pays émergents.
Devant la prudence de la Réserve fédérale américaine concernant une poursuite de la hausse des taux d’intérêt aux Etats-Unis, les investisseurs ont confirmé semblent à nouveau favoriser début avril les actifs risqués. Durant la semaine au 6 avril, les fonds spécialisés sur la dette émergente ont ainsi attiré 2 milliards de dollars, le montant hebdomadaire le plus élevé depuis juin 2014, selon la dernière étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch Global Research qui reprend des données du spécialiste de l'évolution des flux EPFR Global.Les fonds dédiés à l’obligataire high yield ont de leur côté enregistré une collecte nette supérieure au milliard de dollars pour la sixième fois au cours des sept dernières semaines. Les fonds investis en obligations indexées sur l’inflation ont affiché des entrées nettes de 1,1 milliard de dollars, le montant le plus élevé depuis avril 2015, confirmant les craintes des investisseurs quant à une éventuelle accélération de la hausse des prix aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. Toutes catégories confondues, les fonds obligataires ont attiré quelque 8 milliards de dollars, soit le montant le plus élevé des douze derniers mois. Depuis le début de l’année, la collecte cumulée des fonds obligataires atteint près de 35,7 milliards de dollars. Côté actions, le tableau est un peu différent puisque les dégagements depuis le début de l’année totalisent plus de 46 milliards de dollars. Mais durant la semaine au 6 avril, les fonds actions ont attiré 4,3 milliards de dollars grâce surtout à des entrées nettes de 5,4 milliards de dollars pour les fonds dédiés aux actions américaines. En revanche, les investisseurs continuent de bouder les fonds spécialisés sur les actions européennes et japonaises qui terminent la semaine sur des rachats de respectivement 700 millions de dollars et 1 milliard de dollars. Cela dit, EPFR Global observe dans ses commentaires que les fonds spécialisés dans les actions françaises ont enregistré leur plus forte collecte hebdomadaire depuis le milieu du troisième trimestre 2011, l’essentiel des souscriptions étant investi dans deux fonds véhicules. Les fonds investis dans les actions émergentes ont pour leur subi des rachats pour un montant de 600 millions de dollars.
«Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres». Convoquer Gramsci pour évoquer les nouvelles tendances de la gestion d’actifs en 2016 n’est pas chose banale. Mais Pascal Koenig, associé et responsable du secteur de la gestion d’actifs chez Deloitte, a ainsi d’emblée mis en exergue la singularité de la situation actuelle. «Nous sommes à l’aube d’une nouvelle révolution industrielle mais nous sommes encore entre deux eaux», a-t-il récemment souligné à l’occasion d’un point de presse.Et comme les marchés, les asset managers n’aiment pas l’incertitude. Si toutes les sociétés déjà actives dans le munérique/digital ne sont certainement pas des monstres, elles n’en constituent pas moins autant de défis lancés au secteur de la gestion d’actifs. D’autant plus que l’impact du digital sur les processus du secteur est manifestement à l'œuvre dans tous les domaines. Dans la gestion financière par exemple avec l’utilisation du Big Data pour l'élaboration de stratégies d’investissement innovantes (Quantcube), dans le commercial et la relation client avec la mise en place des interfaces entre l’outil CRM et les canaux digitaux pour valoriser le capital et faciliter la prospection (salesforce Pardot) ou encore dans le juridique et fiscal avec une collecte des informations facilitée pour la production des documents juridiques dans le cadre d’une veille réglementaire et des alertes en continu (Fundsapps). Il est deux domaines qui intéressent particulièrement les gestionnaires d’actifs en raison de leur impact dans leurs activités de distribution : la technologie blockchain et les «robo-advisers» ou les fournisseurs de gestion de portefeuille automatisée. Avec la technologie blockchain, une opération sur titres qui peut prendre entre un et quatre jours dans le cadre d’une distribution de fonds traditionnelle peut être traitée en l’espace de quelques secondes dans le cadre d’un modèle Blockchain. Toutefois, relève Pascal Koenig, pour bien fonctionner, ce système nécessite l’accord de la communauté financière concernée. Quid du «robo-adviser» qui alimente régulièrement la chronique financière avec de nouvelles offres et/ou le rachat de petites sociétés par les géants du secteur de la gestion d’actifs, à l’instar de BlackRock qui a repris récemment FutureAdvisor, un «robo-advisor» basé à San Francisco ou encore Fidelity qui a signé l’an dernier un partenariat avec la plate-forme Betterment pour un accès automatisé à ses fonds des clients de 3.000 conseillers partenaires. Les régulateurs internationaux et de toutes les grandes places financières s’intéressent d’ailleurs de plus en plus au phénomène. La FCA a tout récemment indiqué qu’elle allait surveiller de très et encadre plus strictement les activités de l’ensemble des entreprises spécialisées dans les technologies financières. L’organisation internationale des commissions de valeurs (OICV/Iosco) a de son côté souligné fin février que les robo-advisors et la technologie blockchain seraient en bonne place dans ses travaux des douze prochains mois. Le marché des robo-advisors est en forte croissance au niveau mondial. Aux Etats-Unis, on dénombre quelque 200 robo-advisors qui gèrent environ 45 milliards de dollars en janvier 2016. Autrement dit, les encours gérés par ces nouveaux fournisseurs ne représentent tout au plus que 0,1% des actifs gérés aux Etats-Unis. En Europe, la pénétration du marché est plus récente. Le modèle est déjà bien implanté au Royaume-Uni avec des sociétés comme nutmeg alors qu’en France, le marché est moins développé et ne permet pas encore d'établir des conclusions significatives, selon Deloitte. Toutefois, Deloitte estime que sur le marché américain, les actifs gérés par les robo-advisors pourraient se situer entre 10% et 14% d’ici à 2025. L’univers de la gestion d’actifs est donc engagé dans une transformation en profondeur sous la pression des innovations numériques qui obligent les acteurs à repenser leur modèle et leur avenir à l’aune du digital. Mais les monstres évoqués par Gramsci ne seront pas forcément au rendez-vous. Les enquêtes montrent d’ailleurs que le papier reste un élément-clé dans l’univers du marketing. Pascal Koenig en est en tout cas convaincu...
Début d’année compliqué pour le secteur de la gestion d’actifs en Espagne. Au cours du premier trimestre 2016, les encours des fonds communs de placement espagnols ont en effet accusé un repli de 1,67%, selon des données publiées par le cabinet VDOS. Ainsi, à fin mars 2016, les actifs sous gestion ressortent à 219,38 milliards d’euros contre 223,16 milliards à fin 2015. Au cours des trois premiers mois de l’année, le secteur a subi une décollecte nette 464,7 millions d’euros tandis que la performance des fonds a terminé dans le rouge à -3,77 milliards d’euros. A l’issue de ce premier trimestre, la palme de la plus forte collecte nette revient à Santander qui a engrangé 495,4 millions d’euros de souscriptions nettes. La banque espagnole devance Kutxabank (384,3 millions d’euros de collecte nette), Bankia (266,5 millions d’euros), Valira Asset Management (199,8 millions d’euros) et, enfin, Banco Sabadell (170,5 millions d’euros).A l’inverse, CaixaBank a subi la plus forte décollecte nette du secteur avec 725,7 millions d’euros de sorties nettes. Suivent BBVA (-663,2 millions d’euros), Allianz (-254,5 millions d’euros), Mutua Madrileña (-242,2 millions d’euros) et, enfin, UBS (-130 millions d’euros).