Les allées et venues des sociétés de gestion donneraient presque le tournis. Cette semaine, Newsmanagers révélait ainsi que Strate Street Global Advisors en France allait délocaliser sa gestion à Londres. Une trentaine de personnes seraient concernées par cette délocalisation qui touche le plus grand gestionnaire étranger à Paris avec ses 41 milliards d’euros d’actifs gérés sur place fin à 2015. Les équipes commerciales restent toutefois présentes. Elles pourront côtoyer celles de l’italien Eurizon qui a lui fait l’annonce à Newsmanagers de l’ouverture d’un bureau à Paris. La filiale d’Intesa Sanpaolo, la première banque italienne, veut accélérer en Europe alors que sa consœur, Pioneer, vient de passer sous pavillon français. Moins d’une semaine après l’annonce de négociations exclusives, Amundi a en effet signé le rachat de la filiale de gestion d’UniCredit pour 3,545 milliards d’euros. La société de gestion française, dirigée par Yves Perrier, a pu très vite expliquer les futurs contours de son groupe. Les activités françaises de gestion d’actifs, gestion de fortune et d’assurance-vie de Barclays sont quant à elles passées sous la tutelle du fonds londonien AnaCap Financial Partners. Chez Edmond de Rothschild Asset Management, le dirigeant néerlandais Roderick Munsters est, lui, retourné aux Pays-Bas « pour raisons personnelles », seulement six mois après son arrivée. Paris ne lui aurait-il pas plu ? Il a en tout cas laissé sa place à Vincent Taupin, qui garde ses fonctions de président du directoire d’Edmond de Rothschild (France). Toujours à Paris, la société de gestion Nexstage a fait un pas de plus vers son introduction en Bourse sur Euronext Paris, qui doit débuter le 20 décembre. Elle a pu lever quelque 27,2 millions d’euros. Enfin, le Fonds de réserve pour les retraites (FRR) a annoncé une sortie sans retour de ses investissements actuels dans le secteur du tabac. « Le FRR considère que le dialogue avec ces entreprises ne peut déboucher sur aucun progrès, puisqu’il ne peut leur être demandé que d’arrêter purement et simplement leur activité. C’est pourquoi le FRR a décidé d’exclure l’industrie du tabac de son portefeuille ». La ronde s’arrêtera là.