Les taux d’intérêt dans la zone euro resteront à leurs niveaux actuels aussi longtemps que nécessaire pour assurer la remontée de l’inflation, et les indications données par la Banque centrale européenne en la matière ne doivent pas être perçues comme définitives, ont jugé les responsables de la BCE lors de leur dernière réunion de politique monétaire, le 14 juin. La BCE a annoncé à l’issue de ce conseil des gouverneurs que les taux ne bougeraient pas «jusqu'à l'été» 2019. Elle a aussi annoncé la fin de ses rachats nets d’actifs à la fin de l’année.
Les prix à la consommation ont à peine augmenté en juin aux Etats-Unis mais la tendance sous-jacente continue d’aller dans le sens d’un renforcement des pressions inflationnistes susceptible de conforter la Réserve fédérale dans sa politique de relèvement progressif des taux d’intérêt. L’indice des prix à la consommation (CPI) a gagné 0,1% le mois dernier, a annoncé jeudi le département du Travail, la hausse du prix de l’essence s'étant modérée tandis que les prix des vêtements ont baissé. L’indice CPI avait progressé de 0,2% en mai. Sur un an, il affiche une hausse de 2,9% en juin, sa croissance la plus forte depuis février 2012 et un dixième de point de plus qu’en mai.
Les grandes économies émergentes auraient plus à perdre que les pays occidentaux d’une remontée des droits de douane à leur niveau moyen des années 1990, estime l’OCDE. Dans une version actualisée de ses scénarios économiques à long terme, l’Organisation de coopération et de développement économiques estime que la croissance mondiale pourrait être graduellement amputée d’un demi-point dans cette hypothèse.
Amundi Private Equity Funds (Amundi PEF) a annoncé, hier, être devenu, via les fonds qu’elle gère, actionnaire minoritaire de L’Appart Fitness, spécialiste des clubs de remise en forme. Cette levée de fonds, dont le montant n’a pas été communiqué, doit permettre à L’Appart Fitness de procéder au rachat des enseignes Amazonia, Gigagym et Wideclub et, ainsi, accélérer son développement. « En intégrant ces clubs sous enseigne L’Appart Fitness, l’entreprise dispose d’un nouveau maillage sur le territoire national atteignant 120 clubs, dont 54 détenus en propre et 66 en franchises », précise Amundi PEF dans un communiqué. Ce réseau de 120 salles prévoit désormais 60 millions d’euros de chiffre d’affaires consolidé en 2018. « Cette opération permet à L’Appart Fitness de rejoindre le top 5 des réseaux de fitness en France », ajoute Amundi PEF. L’Appart Fitness a été fondé à Lyon il y a 10 ans par Patrick Mazerot et est aujourd’hui présent dans des villes comme Lyon, Paris, Bordeaux, La Rochelle, Lille, Troyes, Dijon, Saint-Etienne ou encore Montélimar.
La société de capital-investissement Omnes Capital (Omnes) a annoncé, ce 11 juillet, avoir investi dans le groupe Marquetis, agence de communication spécialisée dans le marketing opérationnel, à l’occasion de la restructuration de son capital. Dans ce cadre, Omnes a également arrangé la dette mezzanine de l’opération. Aucun détail financier n’a été dévoilé.Présent sur le marché français du marketing et de la communication depuis 1996, le groupe Marquetis, dont le siège est à Boulogne Billancourt, est dirigé depuis plus de 20 ans par l’équipe dirigeante, constituée de Virginie Massa et Evangelos Vatzias. Le groupe affiche un portefeuille de clients constitués de grands comptes issus de différents secteurs (automobile, services, assurance, banque, etc.). En 2017, Marquetis a réalisé près de 20 millions d’euros de chiffre d’affaires. Après une année 2017 de croissance, l’actionnariat du groupe évolue. Ainsi, Virginie Massa devient l’actionnaire majoritaire tandis qu’Evangelos Vatzias passe minoritaire et réinvestit dans le projet. « L’équipe de management réitère sa confiance aux dirigeants et reste au capital avec près de 20% », selon un communiqué. Le pool bancaire historique, représenté par BNP Paribas, et Omnes financent l’opération « dans le cadre d’un levier raisonnable », précise Omnes.
La société de capital-investissement Turenne Capital a annoncé, ce 11 juillet, son entrée au capital d’al dente, une agence de publicité spécialisé dans le secteur du luxe. Le montant de la transaction n’a pas été divulgué. « Cette opération permet d’accompagner la forte croissance de ses activités en France et à l’étranger et de réorganiser son capital autour de Patrizio Miceli et ses principaux cadres », indique Turenne Capital dans un communiqué.Créée en 2004 par Patrizio Miceli et basée à Paris et Rome, al dente est une agence de publicité dédiée à la production de contenus innovants et à la conception d’activations digitales, riche de 15 années d’expérience en storytelling et en direction artistique. Elle travaille pour de grandes maisons de luxe telles que, notamment, Louis Vuitton, Dior ou encore Fendi.
Le groupe allemand Allianz a annoncé, ce 9 juillet, l’acquisition auprès de KaiLong Group et de Goldman Sachs, de ZLink, un immeuble de bureaux « Grade A » de 31.426m² situé à Zhongguancun à Pékin. L’opération a été financée en numéraire, a précisé l’assureur, sans en dévoiler le montant. La transaction a été menée par Allianz Real Estate, le gestionnaire d’actifs immobilier du groupe Allianz. A l’issue de l’opération, Allianz détiendra 98% de ZLink, le solde restant entre les mains de KaiLong Group.Situé au cœur du Zhongguancun Software Park dans le district de Haidan à Pékin, ZLink est entièrement occupé et loué par des entreprises technologiques chinoises, et notamment Baidu. Zhongguancun Software Park est un hub scientifique et technologique «qui regroupe les plus grandes entreprises technologiques locales et internationales, comme Microsoft, IBM, Lenovo, Baidu et Didi, et qui abrite les plus prestigieuses universités du pays que sont l’Université de Pékin et l’Université Tsinghua», précise le communiqué.L’acquisition de ZLink vient s’ajouter aux opérations récemment réalisées par Allianz Real Estate à Shanghai, parmi lesquelles figurent son investissement dans la Trinity Tower située dans le district de Hongkou et celui dans Sky Soho dans le district de Hongqiao.
C’est désormais officiel ! Le fonds spéculatif américain Elliott Management a annoncé, mardi 10 juillet, avoir pris le contrôle du club de football italien de l’AC Milan. « La propriété et le contrôle de la holding qui détient l’AC Milan ont été transférés à des fonds conseillés par Elliott Advisors (UK) Limited, indique le fonds américain dans un communiqué. Ce transfert a eu lieu à la suite des mesures prises pour faire respecter les sûretés d’Elliott après que l’ancien propriétaire de l’AC Milan a manqué à ses obligations envers Elliott. » De fait, l’an dernier, Elliott Management avait aidé l’homme d’affaires chinois Li Yonghong à racheter le club italien qui appartenait jusque-là à Silvio Berlusconi. L’investisseur chinois n’ayant pu le rembourser, le fonds américain a donc lancé une procédure contractuelle pour devenir l’actionnaire majoritaire de l’AC Milan.Désormais, « la vision d’Elliott pour l’AC Milan est simple : crééer une stabilité financière et mettre en place une gestion saine, » indique le fonds américain. Ce dernier entend s’assurer que le club est bien capitalisé et veut « mettre en place un modèle opérationnel durable dans le respect des règles du fair-play financier de l’UEFA », ajoute-t-il. A ce titre, Elliott Management a annoncé son intention d’injecter 50 millions d’euros de capitaux pour stabiliser les finances du club. Le fonds « prévoit d’injecter du capital supplémentaire au fil du temps pour continuer à financer la transformation de l’AC Milan ».
L’inflation s’est stabilisée à 2,0% sur un an en juin en France, soit un rythme moindre qu’estimé initialement mais qui reste le plus élevé depuis août 2012, selon les données définitives publiées ce jeudi par l’Insee. L’institut avait fait état d’une hausse de 2,1% dans sa première estimation publiée fin juin, après les +2,0% de mai. L’inflation sous-jacente (hors tarifs publics et produits à prix volatils) a stagné le mois dernier et son évolution sur un an s’inscrit en faible hausse, à +0,8% après +1,0% fin mai.
La Commission européenne a revu ce jeudi à la baisse ses prévisions de croissance pour l’Union européenne (UE) et la zone euro en 2018, comme L’Agefi l’annonçait ce matin. Le produit intérieur brut (PIB) de la zone euro croîtrait de 2,1% cette année, et non plus de 2,3% comme l’exécutif européen l’avait projeté en mai. La Commission a en revanche confirmé sa prévision d’une croissance de 2,0% en 2019. Les prévisions sont identiques pour l’UE.
Offensive. Les pays membres de l’Otan (Organisation du traité de l’Atlantique Nord) se réunissent les 11 et 12 juillet. Pendant sa campagne électorale, Donald Trump n’a jamais fait mystère de sa volonté de rééquilibrer le financement de l’alliance. Au début du mois, le Président américain a envoyé une lettre à la chancelière allemande Angela Merkel, ainsi qu’aux autres pays membres, leur demandant de revoir leurs budgets à la hausse. La cotisation américaine représente plus de 70 % du budget total de l’organisation. En septembre 2014, au sommet du pays de Galles, les Alliés se sont engagés à respecter d’ici 2024 un précédent accord, datant de 2006. Les pays membres avaient entériné un chiffre de 2 % au moins de leur produit intérieur brut (PIB) pour leur budget de défense. Or, seuls quelques pays atteignent aujourd’hui cet objectif. Les États-Unis consacrent 3,61 % de leur PIB à la défense. La Grèce, l’Estonie, le Royaume-Uni et la Pologne respectent la règle des 2 %. Mais le reste des pays membres est au-dessous. A l’occasion du dernier sommet du G7, Donald Trump a déclaré que « l’Otan était aussi mauvaise que l’Alena » (Accord de libre-échange nord-américain). L’Allemagne est la cible principale des critiques de Donald Trump, aussi bien pour l’insuffisance du budget consacré à la défense (1,3 % du PIB environ), que pour la qualité du matériel mis à la disposition de l’organisation. En mars 2018, Bercy expliquait que les pressions commerciales américaines avaient entre autres objectifs d’obtenir l’augmentation de la participation européenne au financement des activités de l’Otan, ce sujet étant systématiquement mis sur la table. La portée politique des tarifs douaniers sur les produits européens va au-delà d’un simple retour du protectionnisme.
Les turbulences sur les marchés financiers, entre ralentissement de la croissance et tensions commerciales, obligent la banque centrale à adopter un ton accommodant.
En refusant de fournir une couverture contre une victoire en Coupe du monde de l’équipe nationale allemande, Allianz s’est privé d’une source de revenus complémentaires. Sollicité par des commerçants désireux de faire des promotions et des cadeaux à leurs clients si la Mannschaft devenait une nouvelle fois championne du monde, l’assureur a considéré que la probabilité de victoire était trop importante et a refusé de couvrir ce risque. A sa décharge, aucun des modèles prédictifs des institutions financières n’avait prévu une élimination précoce de l’Allemagne. Pour UBS, l’équipe allemande avait 24 % de chance de remporter la compétition contre 19,8 % pour le Brésil et 16,1 % pour l’Espagne.
Par ici la sortie… Boris Johnson (à gauche), et David Davis (au centre), partisans de l’« exit » pur et dur, ont choisi de claquer la porte du gouvernement May, laissant Gavin Williamson (à droite), secrétaire à la Défense, poursuivre sa route avec la Première ministre britannique. Les désormais ex-ministres des Affaires étrangères et du Brexit ont rempli au-delà de toutes les espérances le programme du « Leave » : promettre monts et merveilles, gagner les élections, foncer dans le mur et sauter du véhicule en marche juste avant l’impact fatal. On peut aussi considérer, comme Alberto Gallo, gérant chez Algebris, que le Royaume-Uni est devenu un vrai pays périphérique : la crise politique devient la règle, il fait beau, et l’équipe nationale de football est enfin performante.
Les Etats-Unis ont à nouveau averti hier que les entreprises occidentales investies dans le projet de gazoduc Nord Stream 2, censé relier la Russie à l’Allemagne, risquaient d'écoper de sanctions, Washington ajoutant que Moscou se servait de ce projet pour semer la division en Europe. Le français Engie, les groupes énergétiques allemands Wintershall et Uniper, la compagnie anglo-néerlandaise Royal Dutch Shell et l’autrichien OMV figurent parmi les entreprises européennes impliquées dans le projet.
Depuis début juillet, Caceis administre près de 40 fonds d’Oddo BHF Asset Management au Luxembourg. «Les services confiés comprennent le calcul de la valeur nette liquidative, le suivi de la conformité aux restrictions d’investissement et la production des rapports périodiques», précise la filiale de métiers titres du Crédit Agricole. En 2016, Oddo BHF avait déjà retenu Caceis comme banque dépositaire. Les fonds concernés totalisent environ 5 milliards d’euros d’encours et leur administrateur était jusqu'à présent BNY Mellon, confie à L’Agefi une source proche du dossier.
La Commission européenne dévoilera aujourd’hui ses prévisions économiques d'été. De sources concordantes, l’exécutif européen doit acter une légère baisse des précédentes prévisions en raison de la politique commerciale américaine et des risques de guerre commerciale. La Banque centrale européenne avait tiré le signal d’alarme en avril, précisant que les droits de douane avaient déjà commencé à affecter la situation économique. Les prévisions publiées en mai par la Commission prévoyaient une croissance de 2,3% en 2018, suivie d’un «léger tassement» à 2% en 2019 -pour la zone euro comme pour l’Union européenne.
L’intersyndicale du prêteur spécialisé a voté hier matin à l’unanimité une résolution en faveur d’une action en justice à l’encontre de la direction de la banque, a appris L’Agefi de sources syndicales. Les élus vont déposer une demande de référé au tribunal de Créteil, pour être consultés sur les orientations stratégiques du Crédit Foncier, filiale de BPCE spécialiste de l’accession sociale à la propriété. «Il y un vice de procédure de la part de la direction car la réunion annuelle de consultation du comité d’entreprise sur les orientations stratégiques de la société n’a jamais eu lieu et doit toujours se tenir en amont d’un PSE», explique une porte-parole de l’intersyndicale CFDT, CFE-CGC, CFTC, FO et SU-Unsa.
La branche financière de JD.com, numéro deux chinois de l’e-commerce, a levé au moins 13 milliards de yuans (1,7 milliard d’euros) auprès d’investisseurs chinois, doublant sa valorisation avant une éventuelle offre publique de vente (IPO), selon des sources au fait du dossier citées par Reuters. La levée de fonds de JD Finance, qui a démarré à la fin de l’année dernière, valorise la division du numéro deux chinois du commerce en ligne à 120 milliards de yuans, précisent ces sources, contre 60 milliards de yuans après sa scission de JD.com à la mi-2017.
Une première hausse de taux d’intérêt de la Banque centrale européenne (BCE) pourrait intervenir au cours de l'été 2019, a déclaré hier le gouverneur de la Banque de France lors des rencontres annuelles de Paris Europlace. La BCE avait indiqué en juin, à l’issue de sa dernière réunion, que ses taux d’intérêt devraient rester au niveau actuel au moins «jusqu'à l'été» 2019. Les marchés financiers se sont positionnés depuis sur une première hausse vers la fin de 2019.
Le prix du baril de pétrole coté à New York a chuté de plus de 5% hier, affecté par la réouverture de terminaux pétroliers en Libye et les craintes de guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine. Le baril de WTI a cédé 3,73 dollars et a clôturé à 70,38 dollars, soit une baisse de 5,3%, retrouvant ses niveaux de la fin juin. La Compagnie nationale libyenne de pétrole (NOC), reconnue par la communauté internationale, a annoncé hier avoir repris la gestion des terminaux pétroliers dans l’est du pays. Conséquence directe du contexte de guerre commerciale entre Pékin et Washington, le dollar a été tiré vers le haut, étant considéré comme une valeur refuge, pesant sur le pétrole.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a publié hier une mise en garde à destination du public à l’encontre de la société Agronomix et de sa filiale française. Celle-ci propose des investissements dans des activités agricoles en Côte-d’Ivoire «pour, par exemple, un retour sur investissement de plus de 200% au bout de 6 mois et 2 semaines», indique le régulateur. Aucune des deux entités visées n’est homologuée par l’AMF, qui recommande aux investisseurs de ne pas donner suite à leurs sollicitations.
La Commission européenne ne croit pas que le Brexit menace l’exécution de la plupart des contrats financiers signés avant la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, a déclaré hier Valdis Dombrovskis, le vice-président de la Commission, évoquant notamment les dérivés et les polices d’assurance. Selon lui, la responsabilité de s’assurer que ces contrats restent opérationnels incombe aux établissements financiers. La Banque d’Angleterre est d’un avis contraire, et estime que 82 milliards de livres (92 milliards d’euros) de polices d’assurances sont menacées, ainsi que 26.000 milliards de dérivés en notionnel. S’exprimant hier devant le parlement britannique, Sam Woods, gouverneur adjoint de la BoE, a jugé «simplement irréaliste» de laisser les banquiers et les assureurs relocaliser ces contrats en Europe, estimant cette position «mal avisée».
L’Autorité bancaire européenne (EBA) a vertement critiqué hier la supervision financière de Malte sur la lutte antiblanchiment, dénonçant des «défaillances systématiques et générales» dans sa manière d’appliquer les textes européens. L’EBA s’est penchée sur les activités de la Financial Intelligence Analysis Unit (FAIU) suite aux révélations sur le blanchiment d’argent au sein de la banque malte Pilatus Bank. L’EBA enquête en parallèle sur la Financial Services Authority (FSA) de Malte, qui a accordé sa licence bancaire à Pilatus Bank.