Le département américain du Commerce a publié hier soir une liste de produits chinois représentant environ 200 milliards de dollars d’importations aux Etats-Unis sur lesquels une surtaxe douanière de 10% pourra être appliquée faute d’avoir trouvé un accord avec la Chine. Le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, a précisé que cette nouvelle taxe n’entrera en vigueur qu’après une période de consultation publique de deux mois. Les Etats-Unis ont commencé à percevoir vendredi 25% de droits de douane sur 34 milliards de dollars (29 milliards d’euros) de marchandises chinoises importées et Donald Trump a averti qu'à terme, plus de 500 milliards de dollars (425 milliards d’euros) de produits chinois, soit la quasi-totalité des importations américaines en provenance de Chine, pourraient être taxés.
Selon L’Argus de l’Assurances, Clément Gombeaud rejoint l’Apgis au poste de directeur général délégué, prenant ainsi la suite de Corinne Prayez à la tête de l’institution de prévoyance. Diplômé de l’ENS Cachan et de l’ENS Lyon, Clément Gombeaud occupait depuis 2011 le poste de contrôleur des assurances au sein de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR). Son parcours est fortement ancré dans le monde universitaire puisqu’il a notamment donné des cours de physique et de mathématiques à l’Université Paris 5 puis à la Sorbonne (Paris 1). En 2007, il rejoint le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), où il réalise une thèse de physique théorique, avant de devenir associé de recherche à l’université de Bielefeld entre 2010 et 2011.
La Banque centrale européenne (BCE), accusée par certains de financer les Etats et de mettre en péril l’argent du contribuable, a défendu mardi son programme d’achat d’obligations de 2.600 milliards d’euros devant le Tribunal de l’Union européenne. La saisine du Tribunal par un groupe de responsables politiques eurosceptiques et d’universitaires allemands vise à mettre un terme au programme d’assouplissement quantitatif (QE) de la BCE, dont l’arrêt est prévu cette année, et à créer un précédent.
Les investisseurs particuliers ont généralement des portefeuilles trop peu diversifiés et leur appréciation du risque au sein de leurs allocations ne correspond pas souvent à leur appétit pour le risque, selon une étude que vient de publier la banque privée du Liechtenstein LGT (*). Malgré le niveau des taux actuel, les clients détiennent beaucoup de cash en portefeuille, des actions et de l’obligataire, fidèles à une répartition classique de leurs avoirs. Sans beaucoup utiliser d’autres classes d’actifs, à l’instar des matières premières et de l’alternatif, pour diversifier leur portefeuille.C’est ainsi que les personnes interrogées en Suisse ont 78% de leurs avoirs dans le cash (32%) et les actions (46%) et seulement 22% d’entre eux s’intéressent à d’autres classes d’actifs. Côté allemand, le portefeuille moyen compte un pourcentage un peu plus important d’actifs alternatifs (11% contre 4% pour les investisseurs suisses). Mais il reste que tant en Autriche, qu’en Suisse ou en Allemagne, les investisseurs mettent trop d’œufs dans le même panier.Selon l’étude, les investisseurs qui prennent leurs décisions d’investissement avec un conseiller financier sont généralement mieux diversifiés que les investisseurs qui décident par eux-mêmes. Il reste que malgré ces allocations dans l’ensemble sous-optimales, les investisseurs germanophones se disent satisfaits des résultats enregistrés l’an dernier. En l’occurrence, un rendement moyen de 11,7% pour les investisseurs suisses, de 8,8% pour les autrichiens et de 6,3% pour les allemands. Paradoxe, les allemands sont aux trois quarts satisfaits de la performance affichée alors que seulement un autrichien sur deux (49%) juge satisfaisante la performance de l’année écoulée.(*) LGT Private Banking Reports
Le changement climatique occupe une place toujours plus importante dans les assemblées générales des grandes entreprises carbo-intensives, assure Novethic. Si 2017 avait été une année de bascule, 2018 est celle de la confirmation : sous la pression de résolutions déposées par des actionnaires lors des assemblées générales, les grands producteurs d’énergies fossiles vont désormais rendre compte publiquement des impacts du changement climatique sur la viabilité de leurs activités, selon un document de synthèse sur les grandes tendances 2018 que vient de publier Novethic. Même ExxonMobil, qui a longtemps résisté aux demandes de reporting climat des investisseurs, a dû se résoudre à publier un rapport sur le sujet en février 2018.Cela dit, les investisseurs restent peu nombreux à exiger frontalement des entreprises des engagements chiffrés et compatibles avec l’objectif de deux degrés de l’Accord de Paris. La transparence s’améliore mais les reportings des compagnies pétrolières ne sont pas assez orientés sur la transition de leurs modèles et les scénarios publiés sont très «challengés» par les analyses financiers et extra-financiers. «Les entreprises ont davantage conçu leur reporting comme un exercice de communication que comme une réelle démarche de transparence», selon le document.L’inadéquation entre les stratégies des grands émetteurs de gaz à effet de serre et l’objectif de maintenir le réchauffement climatique en dessous de 2°C pousse certains investisseurs à aller plus loin dans leurs demandes aux entreprises. Beaucoup se sont ainsi regroupés sous la bannière « Climate Action 100+ », une initiative qui est désormais le porte-drapeau de l’engagement actionnarial mondial sur le climat. Elle rassemble près de 300 investisseurs représentant 26 300 milliards de dollars et cible plus de 160 entreprises dans le monde dont les françaises : Total, Engie, EDF, Airbus, Air France KLM, Danone, Air Liquide, Peugeot SA et Renault... Le document souligne par ailleurs que les « Science Based Targets » (SBT), ou «objectifs basés sur la science», sont en train de s’imposer comme l’indicateur de référence pour mesurer la crédibilité des scénarios de transition présentés par les entreprises.
La société de gestion Apicap et Bruno Le Sech ont annoncé ce 9 juillet l’acquisition de la majorité du capital de BRC 77, le spécialiste de la conception, la production en petites séries et la vente de conteneurs spécifiques en matériaux composites pour le conditionnement, la protection et le transport d'équipements sensibles de haute technologie.Selon un communiqué, Bruno Le Sech jouit d’une longue expérience dans le secteur industriel, à travers laquelle il a successivement dirigé les activités du groupe Autocam, puis pris la direction financière et M&A des groupes ECORE et AMPCO Métal. Fort d’une longue expérience jalonnées d'étapes de direction de sites de production industrielle, il reprend maintenant l’entreprise avec l’appui d’Apicap via le FPCI Ardens IV auprès du dirigeant actuel, avec pour objectif de maintenir puis de développer les activités de BRC 77, en poursuivant la diversification sectorielle initiée par le cédant.Cet investissement est le quatrième d’Ardens IV, le fonds FPCI d’Apicap géré par Frédéric Ruppli et Louis Renaudin, qui clôturera à l’automne sa période de levée. Avec 550 millions d’euros d’actifs investis depuis 2001 via ses fonds et mandats, la société gère 40 véhicules d’investissement (FIP, FCPI, FPCI, FCPR, holdings et mandats de gestion) et compte plus de 100 PME en portefeuille.
La société de capital-investissement Ardian a annoncé, hier, la signature d’un accord avec Wise SGR pour l’acquisition d’une participation majoritaire dans Corob Spa, leader mondial dans la fourniture de solutions d’automatisation pour le dosage et la distribution dans les industries de la chimie, de la peinture, du revêtement et de l’encre. Ardian, aux côtés de Wise SGR et de l’équipe de management de Corob, « travaillera sur le repositionnement de l’entreprise à l’échelle mondiale, le maintien de sa position de leader technologique et l’accélération de sa croissance, tant organique que par acquisitions », indique la société d’investissement dans un communiqué.Fondée en 1984 et basée à San Felice sul Panaro (Modène, Italie), Corob a introduit sur le marché le premier système de distribution automatique de couleurs. En 2016, Wise SGR a acquis 100% du capital, et par le biais de deux acquisitions, au Canada et en Europe du Sud, a contribué à la croissance de l’activité en développant les usines et le service après-vente. Avec plus de 700 employés, dont 10% en recherche et développement, Corob génère plus de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires. La société compte quatre centres de production et d’ingénierie en Italie, en Inde, au Canada et en Finlande et 14 centres de ventes et de services.
Swiss Life Asset Managers Real Estate France a annoncé, hier, l’acquisition d’un hôtel particulier situé rue Monsieur à Paris auprès de la Financière Saint James. Cette acquisition a été réalisée pour le compte d’un fonds dédié à un investisseur institutionnel. L’hôtel particulier, datant de 1891, va faire l’objet d’une restructuration complète dans le cadre d’un contrat de promotion immobilière (CPI) avec le promoteur Les Nouveaux Constructeurs. L’immeuble indépendant sera dédié à des bureaux en R+3 et un niveau de sous-sol, d’une surface locative actuelle de 2 506 m² et de 2 156 m² après travaux de restructuration. Le bien est agrémenté d’un jardin privatif de plus de 1 000 m².
La production industrielle de la France a enchaîné en mai un troisième mois de recul consécutif, se contractant de 0,2% contre toute attente, selon les données publiées ce mardi par l’Insee. Cette nouvelle baisse fait suite à un repli confirmé à -0,5% en avril et s’inscrit à l’inverse des prévisions des économistes interrogés par Reuters, qui tablaient en moyenne sur une progression de 0,7% de la production industrielle en mai.
La Suisse a saisi à son tour l’Organisation mondiale du commerce pour contester les nouveaux droits de douane américains sur l’acier et l’aluminium, devenant ainsi le huitième membre de l’OMC à défier les Etats-Unis sur cette question. Le ministère suisse de l’Economie a précisé aujourd’hui que cette «demande de consultation avec les Etats-Unis dans le cadre d’une procédure de règlement des différends au sein de l’OMC» avait été déposée lundi.
L’opérateur boursier a déployé sa nouvelle plate-forme de trading, Optiq, sur ses marchés cash - actions, produits structurés, ETF et taux. Le déploiement a eu lieu le 25 juin, et Optiq a traité depuis 18,8 millions de transactions et 14 milliards de messages. Les marchés fixed income d’Euronext avaient effectué leur migration en avril.
Le gérant américain aurait enfin déposé sa demande pour un agrément de société de gestion alternative en France. De son côté, Citi renforce son bureau parisien.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a publié hier une décision de sanction prononcée le 5 juillet dernier à l’encontre de la société Cibox Intar@ctive, cotée sur le compartiment C d’Euronext, et d’AI Investment. Il est reproché à Cibox des manquements dans l’obligation d’informations du public et le non-respect de ses obligations en matière de rachats d’actions. La société a été condamnée à une amende de 200.000 euros. Ai Investment écope d’une amende de 60.000 euros pour avoir manqué à l’obligation de déclaration du franchissement de seuil des droits de vote. Ming Lun Sung, président-directeur général de Cibox, a quant à lui été condamné à une amende de 100.000 euros, et Pierre Fournier, cadre dirigeant de l’entreprise, à une amende de 20.000 euros.
Les volumes de transactions sur les devises transitant par les plates-formes de Thomson Reuters ont rebondi en juin après une légère baisse en mai, reflétant un regain de volatilité sur les marchés mondiaux. Le volume moyen quotidien est ressorti à 452 milliards de dollars (385 milliards d’euros) contre 432 milliards en mai. En variation annuelle, il a augmenté de 17%. NEX Group, autre acteur important du marché des changes, a annoncé la semaine dernière une hausse de 15% de ses volumes moyens en juin sur un an, à 95,8 milliards de dollars.
L’investisseur avait meilleur moral en juillet dans la zone euro, après cinq mois de déclin, mais le risque d’une escalade des tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine pourrait à nouveau altérer leur moral. L’indice Sentix le mesurant était de 12,1 contre 9,3 en juin et un consensus Reuters le donnant à 8,2. L’indice Sentix appliqué au moral de l’investisseur allemand a fléchi à 16,2 contre 18,5 en juin, au plus bas depuis février 2016 au terme de six mois d’affilée de recul mensuel. Sentix a interrogé 917 investisseurs du 5 au 7 juillet.
Les exportations de l’Allemagne ont rebondi plus nettement que prévu en mai, montrent les données publiées hier par l’Office fédéral de la statistique. Les exportations de la première économie d’Europe, corrigées des variations saisonnières, ont augmenté de 1,8% sur un mois en mai après une contraction de 0,3% en avril. Les importations ont affiché une croissance de 0,7%, contre une hausse de 2,2% le mois précédent. L’excédent commercial est ainsi ressorti en hausse à 20,3 milliards d’euros, contre 19,4 milliards en avril et un consensus à 20,0 milliards.
La Banque de France a confirmé hier viser une croissance économique de 0,3% au deuxième trimestre, marquant une légère accélération après les chiffres décevants du début d’année. «Selon l’indicateur synthétique mensuel d’activité, le produit intérieur brut (PIB) progresserait de 0,3% au second trimestre 2018 (troisième estimation, inchangée)», a indiqué l’institution dans son enquête mensuelle de conjoncture. Cette estimation tient compte d’une hausse d’un point de l’indice du climat des affaires dans l’industrie (à 101) comme dans les services (à 103). «En juin, la production industrielle rebondit nettement, particulièrement dans les produits d'équipement, l’automobile et la métallurgie», a souligné la Banque de France.
Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi a réitéré lundi son appel en faveur d’un système de garantie des dépôts bancaires au sein de la zone euro, estimant qu’un partage des risques permet de les réduire. La BCE considère qu’un tel système, baptisé EDIS selon son acronyme anglais, est crucial pour cimenter la confiance des épargnants dans les banques de la zone euro. «Dans la période qui vient, y compris le débat sur un mécanisme d’assurance des dépôts, nous ne devons pas être retenus par la distinction entre réduction des risques et partage des risques», a déclaré Mario Draghi devant la commission des affaires économiques du Parlement européen. Les banques ont déjà grandement fait le ménage dans leurs bilans et un partage des risques permettrait de réduire ceux-ci davantage, puisque cela conduirait à une résolution plus ordonnée et plus rapide dans les situations de crise, ce qui améliore la stabilité d’ensemble, a-t-il fait valoir.
Les réserves de change de la Chine ont augmenté de 1,51 milliard de dollars à 3.112 milliards (2.646 milliards d’euros) de dollars, alors qu’elles avaient diminué de 14,23 milliards en mai, montrent les données publiées hier par la Banque populaire de Chine (BPC). Les économistes projetaient en moyenne une baisse des réserves de 10,6 milliards de dollars à 3.100 milliards. Si l’Administration publique des changes (Safe) s’est bornée à dire que la hausse des réserves s’expliquait par la variation des prix de certains actifs, elle semble due à l’augmentation de valeur des avoirs en emprunts d’Etat américains qui ont réalisé une bonne performance le mois dernier.
Une éventuelle guerre commerciale mondiale pourrait également devenir une guerre des devises, compte tenu de l’appréciation du dollar et de l’affaiblissement du yuan chinois, a déclaré hier Ewald Nowotny, membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE). «Outre une guerre commerciale, nous pourrions assister à quelque chose ressemblant à une guerre des devises», même si elle n’est pas intentionnelle, a ajouté Ewald Nowotny, qui est également le gouverneur de la Banque d’Autriche, lors d’une conférence à Zurich. Le banquier central a ajouté que la BCE ne déterminerait pas sa politique monétaire en fonction des taux de change. La BCE n’a aucun mandat en termes de valeur de l’euro face à d’autres devises, a-t-il souligné.
Homunity, plate-forme spécialisée dans le crowdfunding immobilier, a annoncé hier avoir franchi au premier semestre le seuil des 20 millions d’euros collectés depuis sa création. La société avait dépassé en janvier 2018 le cap des 10 millions d’euros. Homunity indique réaliser «ainsi plus de 16% des 62 millions d’euros collectés par l’ensemble du secteur du crowdfunding immobilier depuis janvier 2018». La plate-forme précise avoir enregistré quatre sorties au premier semestre pour un total de plus de 1,5 million d’euros remboursés, et s’attend à cinq nouveaux remboursements de programme au deuxième semestre pour 1 million d’euros.
Total a lancé le processus de vente d’un tiers de sa participation dans le gisement gazier Laggan Tormore et d’autres actifs gaziers et pétroliers dans le secteur britannique de la mer du Nord, des cessions dont le montant pourrait atteindre 1,5 milliard de dollars (1,28 milliard d’euros), ont déclaré quatre sources industrielles et bancaires citées par l’agence Reuters. Bank of America Merrill Lynch supervisera la vente de 20% de Laggan Tormore, dont Total conservera 40%. La banque d’investissement Lambert Energy assurera le suivi de la vente des autres participations.
Le ministre de l’Industrie italien, Luigi Di Maio, a déclaré hier attendre une «bien meilleure» proposition de la part d’ArcelorMittal en matière d’environnement et d’emplois pour l’aciérie Ilva. Ilva est la plus importante aciérie d’Europe par ses capacités de production et l’Etat italien cherche à la vendre depuis qu’il en a pris le contrôle en 2015 pour dépolluer le site et tenter de préserver des milliers d’emplois dans une région des Pouilles économiquement en difficulté. Le nouveau gouvernement italien a demandé le mois dernier un report de la prise de contrôle effective de l’aciérie par le premier sidérurgiste mondial, prévue le 1er juillet.