Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a annoncé hier qu’il démissionnait de ses fonctions afin de provoquer la dissolution du Parlement et la tenue d'élections législatives anticipées. L’ancien chef de file de l’opposition a été porté au pouvoir au mois de mai dernier à la faveur de manifestations populaires. Cette alternance n’a pas été accompagnée d'élections législatives et Pachinian estime que la composition de l’actuel parlement ne reflète pas la réalité politique du pays. Les derniers scrutins ont montré que les partis qui ne sont pas affiliés au Premier ministre, dont le Parti républicain, l’ex-parti au pouvoir, sont en difficultés. A l’inverse, Pachinian a le vent en poupe dans les sondages.
L’Autorité de la concurrence britannique a décidé d’inclure les discounters Aldi et Lidl, ainsi que les distributeurs en ligne comme Amazon, dans le périmètre de son enquête sur le projet de rachat d’Asda par Sainsbury, ce qui augmentera les chances que l’opération soit approuvée sans une vente massive de magasins. Le mois dernier, la Competition and Markets Authority (CMA) avait annoncé l’ouverture d’une enquête approfondie sur le rapprochement entre les deux distributeurs. Dans le passé, les enquêtes des autorités de la concurrence ont eu tendance à se concentrer sur les seuls groupes de supermarchés britanniques.
Le fabricant français de matériel électronique Archos a annoncé hier l’engagement du fonds d’investissement Alpha Blue Ocean (ABO) à souscrire à son augmentation de capital, annoncée jeudi dernier, à hauteur de 1,5 million d’euros - soit 37% du montant total de l'émission. L’opération se fera «par exercice de droits préférentiels de souscription préalablement achetés sur le marché, et à titre réductible pour le solde», indique Archos. «Cet engagement de souscription est assorti d’un engagement de conservation portant sur 70% des actions souscrites dans le cadre de l’augmentation de capital, jusqu’au 31 mai 2019», précise la société. A l’issue de l’augmentation de capital, ABO détiendra 6,6% d’Archos, mais sans que cela lui donne accès à une représentation au conseil d’administration.
Le GPIF (Government Pension Investment Fund), fonds de pension du secteur public japonais (1,17 trillion d’euros) prépare une petite révolution technologique dans le monde de la gestion d’actifs. Le plus gros fonds de pension au monde a décidé de travailler avec Sony Computer Sciences pour élaborer une intelligence artificielle capable d'évaluer, suivre et sélectionner ses gestionnaires de fonds, rapporte [le site Chief Investment Officer](https://www.ai-cio.com/news/gpif-use-ai-determine-manager-selection/ Le GPIF a fortement recours à la délégation de gestion mais ses résultats n’ont pas été très bons sur la décennie écoulée, indique un rapport de mars du fonds. Seules les obligations étrangères ont produit de l’alpha sur la période. En contrepartie, le GPIF doit payer des frais faramineux aux gérants en milliards de yens. Le GPIF s’est rapproché de Sony Computer Science Laboratories pour mettre au point un système prototype utilisant l’intelligence artificielle pour collecter des données de trading afin de comprendre 8 styles de gestion de ses partenaires (high dividend, minimum volatility, momentum, value, growth, quality, fixed weight, and technical). Le système est programmé pour confronter en temps réel ces styles de gestion aux performances de marché et aux résultats des entreprises. En fonction des objectifs du fonds, le GPIF pourra mettre sur le grill ses gérants et écarter ceux qui ne changent pas de stratégies... «Tout d’abord, un tel système doit profiter au GPIF en contribuant à la construction d’un système de sélection de gestionnaires plus sophistiqué. En outre, il profitera au secteur de la gestion d’actifs dans son ensemble si les informations du GPIF peuvent être partagées avec les gestionnaires de fonds afin d’améliorer leurs performances et leur gestion des risques », a déclaré le fonds. TV
Antonio de Oliveira nommé Directeur d’Arpege Prévoyance, institution de prévoyance alsacienne du groupe de protection sociale AG2R La Mondiale. Il exerce ses fonctions sous la responsabilité de Philippe Dabat, Directeur général délégué auprès d’André Renaudin, Directeur général d’AG2R LA MONDIALE. « La nomination d’Antonio de Oliveira marque une nouvelle étape dans l’histoire d’Arpege Prévoyance. Membre d’AG2R LA MONDIALE, l’institution de prévoyance va poursuivre son développement avec l’appui du Groupe. Je tiens également à remercier André Fleith pour son engagement dans la fonction de Directeur d’Arpege Prévoyance qu’il a assumée de manière exemplaire durant cette période transitoire », déclare André Renaudin, Directeur général dans un communiqué. Antonio de Oliveira, 56 ans, est titulaire d’un diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) en économie de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il débute sa carrière en 1987 en tant que chargé d’études emploi et compétences à la Direction du développement local de la Caisse des dépôts et consignations. En 1991, il devient consultant en stratégie et fusions d’entreprise au sein du cabinet Centrale management international puis en 1995, Directeur de projet de la Fédération des mutuelles de France. À ce titre, il travaille notamment sur la mise en œuvre des 3e directives européennes de l’assurance et sur le déploiement de la carte vitale de l’assurance maladie. Il occupe ensuite successivement les postes de Directeur des Mutuelles de France des Alpes-Maritimes en 1997, Directeur adjoint de l’organisme Sigma Formation en 2000 puis Directeur régional sud-est de la Mutuelle nationale aviation marine en 2003. En 2007, il rejoint AG2R LA MONDIALE en qualité de Directeur délégué adjoint de Prémalliance avant d'être nommé Directeur de la relation client d’AG2R LA MONDIALE en 2011.
Idemitsu Kosan, numéro deux du raffinage pétrolier au Japon, a annoncé aujourd’hui avoir finalisé les termes du rachat de son concurrent Showa Shell Sekiyu, numéro quatre du secteur, via un échange d’actions représentant environ 630 milliards de yens (4,9 milliards d’euros). Dans un communiqué commun, les deux entreprises ont déclaré que 0,41 action Idemitsu serait échangée contre chaque action Showa Shell. Sur la base du cours de clôture d’Idemitsu de lundi, Showa Shell est valorisé à 2.431,3 yens par titre, faisant ressortir une légère décote par rapport à la clôture de 2.441 yens.
L’indice de confiance des professionnels du secteur immobilier a progressé plus que prévu en octobre, montre l’enquête de la fédération professionnelle NAHB publiée aujourd’hui. Cet indice s'établit à 68 contre 67 en septembre, alors que le consensus des économistes tablait en moyenne sur une stabilité. Le sous-indice mesurant l’opinion des professionnels sur les ventes de logements individuels a également progressé à 74 contre 73 (révisé) et celui qui mesure leur opinion sur les ventes à un horizon de six mois s’élève à 75 après 74.
Le fabricant français de matériel électronique Archos a annoncé ce matin l’engagement irrévocable du fonds d’investissement Alpha Blue Ocean (ABO) à souscrire à son augmentation de capital, annoncée jeudi dernier, à hauteur de 1,5 million d’euros - soit 37% du montant total de l'émission. L’opération se fera «par exercice de droits préférentiels de souscription préalablement achetés sur le marché, et à titre réductible pour le solde», indique Archos. «Cet engagement de souscription est assorti d’un engagement de conservation portant sur 70% des actions souscrites dans le cadre de l’augmentation de capital, jusqu’au 31 mai 2019», précise la société. A l’issue de l’augmentation de capital, ABO détiendra 6,6% d’Archos, mais sans que cela lui donne accès à une représentation au conseil d’administration.
Le moral des investisseurs allemands s’est détérioré bien plus que prévu en octobre, montre l’enquête mensuelle publiée ce mardi par l’institut ZEW, les tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine faisant craindre pour les perspectives de la première économie en Europe. L’indice Zew est tombé à -24,7 ce mois-ci contre -10,6 en septembre. Les économistes attendaient un indice à -12. Le sous-indice des conditions actuelles est tombé à 70,1 contre 76,0 le mois dernier et une prévision des économistes de 74,5.
La Réserve fédérale a fait état aujourd’hui d’une croissance de la production industrielle américaine de 0,3% le mois dernier, grâce notamment au secteur manufacturier et à l’extraction minière, après un gain de 0,4% (confirmé) en août. En taux annualisé, la production industrielle a augmenté de 3,3% au troisième trimestre après une accélération à +5,3% lors des trois mois précédents. L’ouragan Florence, qui a frappé la Caroline du Nord et la Caroline du Sud mi-septembre, a eu un impact de «moins de 0,1 point de pourcentage» sur la production, a précisé la Fed.
L’Autorité de la concurrence britannique a décidé d’inclure les discounters Aldi et Lidl, ainsi que les distributeurs en ligne comme Amazon, dans le périmètre de son enquête sur le projet de rachat d’Asda par Sainsbury, ce qui augmentera les chances que l’opération soit approuvée sans une vente massive de magasins. Le mois dernier, la Competition and markets authority (CMA) avait annoncé l’ouverture d’une enquête approfondie sur le rapprochement entre les deux distributeurs.
Uber a récemment reçu des propositions de banques qui la valoriserait jusqu'à 120 milliards de dollars dans le cadre d’une introduction en Bourse (IPO) qui pourrait avoir lieu au début de 2019, selon le Wall Street Journal qui cite des personnes proches du dossier. Ce montant représente près du double de la valorisation obtenue par la plateforme de VTC lors d’une levée de fonds réalisée en août auprès de Toyota. Goldman Sachs et Morgan Stanley ont fourni ces propositions de valorisation le mois dernier à Uber, selon le journal. Ces documents constituent une étape courante avant que les banques soient officiellement mandatées pour mener à bien une introduction en Bourse.
Universign, le spécialiste français de la signature électronique doit annoncer ce matin une levée12 millions d’euros auprès d’Odyssée Venture, de la Caisse des dépôts et de CM-CIC Innovation, rapporte L’Agefi. Grâce à ces financements, qui succèdent à une levée de 1,7 million d’euros en 2013 emmenée par la filiale du groupe Crédit Mutuel-CM11, Universign entend passer à la vitesse supérieure pour étendre son développement au Benelux, à l’Espagne, à l’Italie et à l’Allemagne. «Nous comptons pour l’heure essentiellement des clients français bien que notre plate-forme soit techniquement utilisée dans plus de 150 pays, explique Julien Stern, fondateur et président d’Universign, qui dispose de ses propres serveurs. Nous souhaitons désormais accélérer notre développement à l'étranger et nous allons pour ce faire quasiment tripler nos effectifs, pour enrichir nos forces commerciales ainsi que notre pôle de recherche et développement et nos équipes techniques». Universign, qui ne communique pas son chiffre d’affaires, prévoit que sa croissance accélérera de 40% à 60% par an. Dans l’Hexagone, le marché de la signature électronique a représenté 35 millions d’euros en 2017.
Les mois se suivent et ne se ressemblent pas pour l’industrie français de la gestion d’actifs. Au cours du mois d’août, les organismes de placements collectifs (OPC) de droit français ont enregistré une collecte nette d’environ 300 millions d’euros seulement, après 11,3 milliards d’euros de souscriptions nettes en juillet, selon des chiffres publiés par l’Association française de la gestion financière. A l’issue des huit premiers mois de l’année 2018, la collecte nette s’élève désormais à 25 milliards d’euros.Dans le détail, au cours du mois d’août, les fonds actions ont eu les faveurs des investisseurs, avec 1,1 milliard d’euros de flux nets entrants. Suivent les fonds obligations (700 millions d’euros de collecte nette), les fonds diversifiés (600 millions d’euros) et, enfin, les fonds à formule (300 millions d’euros). A l’inverse, les fonds monétaires ont subi 2,4 milliards d’euros de sorties nettes au mois d’août.A fin août, les encours totaux des OPC de droit français ressortent à 1.933,2 milliards d’euros, en repli de 800 millions d’euros par rapport à juillet mais en progression de 4,1 milliards d’euros par rapport à fin décembre 2017. Hors monétaires, ces mêmes encours s’établissent à 1.576,4 milliards d’euros, en hausse de 1,8 milliard d’euros d’un mois sur l’autre mais en baisse de 8,5 milliards d’euros par rapport à fin 2017.
Depuis le début de l’année, déjà plus de 700 épargnants estiment avoir été floués par de faux sites de ventes de bitcoins, rapporte le quotidien Les Echos. A fin août, ils ont déclaré au gendarme des marchés financiers avoir perdu un total de 31 millions d’euros. L’Autorité des marchés financiers (AMF) est très inquiète. « Sur un an, le nombre de victimes n’a cessé de progresser. En septembre 2017, notre centre d’appels Epargne Info Service n’avait reçu que quelques coups de fil de particuliers qui souhaitaient se renseigner sur les placements en cryptoactifs. En janvier, les réclamations venant de personnes arnaquées s’élevaient à 40, puis à 80 en avril. En mai, elles ont atteint un pic à 144 », commente un porte-parole du gendarme de la Bourse. Le préjudice médian est en constate augmentation. Il est passé de 5.000 euros en janvier à 24.000 euros en août.
Le gestionnaire d’actifs immobiliers LaSalle Investment Management (LaSalle) a annoncé, hier, l’acquisition de l’immeuble Monceau Jadin auprès du groupe Perial pour le compte de la fondation d’investissement Testina. « Il s’agit du premier investissement en France dans le cadre du mandat », souligne LaSalle dans un communiqué. Le montant de l’opération n’a pas été dévoilé.Situé dans le 17ème arrondissement de Paris, le Monceau Jadin est un ensemble immobilier d’environ 2 000 m², composé de deux bâtiments interconnectés organisés autour d’une cour intérieure de 200 m² : un immeuble d’angle en pierre agrafée de 5 étages situé au 7/9 rue Jadin et un immeuble de 3 étages de brique et pierre de taille situé au 34 rue Médéric. Entièrement occupé par le groupe Perial, l’immeuble fera l’objet d’une rénovation complète après le départ de Perial.Fondée en 2005 par deux grands fonds de pension suisses, Testina est une fondation d’investissement suisse dédiée aux placements immobiliers internationaux. Géré par LaSalle, le mandat cible l’immobilier d’Europe continentale. Sa stratégie consiste à investir dans des immeubles de bureaux et de commerce dans des villes dynamiques et en croissance au sein des principaux pays de la zone euro, dans une optique d’achat et de gestion de long terme.
Le groupe SIX, qui gère la bourse nationale suisse, a acquis une part minoritaire du capital de PassOn, une start-up spécialisée dans le transferts d’actifs numériques dans les cas d’héritages.Valerio Roncone, qui supervise le développement et la gestion produit de SIX, siègera au conseil de PassOn. Celui-ci a expliqué que la solution basée sur la technologie des registres distribués (DLT) développée par PassOn permet d’effectuer ces transferts d’actifs de façon transparente. Stephan Wippermann, directeur général de PassOn a ajouté que sa société se penchait sur les dernières technologies blockchain pour faire rentrer les héritages dans l'ère du digital. «Nous préparons notre ICO pour financer le développement de notre plateforme de planification de patrimoine et d’héritage. En parallèle, nous explorerons les moyens d’utiliser Six Digital Exchange (lancé en juillet par SIX) notamment pour la cotation ou la sécurisation du stockage des «coins» de PassOn», a déclaré Stephan Wippermann.
L’enthousiasme des investisseurs pour les infrastructures ne faiblit pas, écrit le quotidien Les Echos. Année après année, les capitaux attirés par les fonds spécialisés battent de nouveaux records. Tombés à 11 milliards de dollars en 2009, ils ont dépassé le seuil des 50 milliards en 2015, puis celui des 75 milliards l’année dernière. Et la moisson 2018 s’annonce encore meilleure : plus de 68 milliards de dollars ont déjà été récoltés au cours des trois premiers trimestres, montrent les derniers chiffres de Preqin repris par le quotidien économique. A tire d’exemple, les véhicules dédiés de KKR et ISquared Capital ont chacun levé 7 milliards de dollars. Quant à Blackstone, le fonds américain ambitionne de monter un fonds d’infrastructures de 40 milliards de dollars en collaboration avec le fonds souverain saoudien Public Investment Fund (PIF). Ce véhicule sera déjà doté de 5 milliards de dollars.En Europe, les véhicules d’investissement sont plus raisonnables mais les mêmes tendances sont à l’œuvre. Des deux côtés de l’Atlantique, ce sont les sociétés de gestion les plus grandes et les mieux établies qui captent l’essentiel des capitaux. Au 10 octobre, 28 milliards d’euros avaient ainsi été levés par 28 fonds, contre 26 milliards par 38 fonds en 2017. Toutefois, si l’argent coule à flots, l’investir est de moins en moins aisé, note Les Echos.
La start-up suisse Sequana Medical a levé quelque 8,5 millions d’euros auprès d’investisseurs pour amener son produit sur le marché, à savoir une pompe («Alpump») implantée dans l’abdomen pour lutter contre les maladies du foie, rapporte L’Echo. Les investisseurs existants, notamment LSP et Capricorn Venture Partners, ont participé à ce tour de table. Ils ont été rejoints par de nouveaux venus: le fonds d’investissement Newton Biocapital d’Alain Parthoens, PMV et SFPI-FPIM. Sequana a par ailleurs décidé de quitter Zurich pour venir s’installer à Gand.Selon le quotidien belge, l’entreprise s’installe à Gand sous l’impulsion de son président Rudy Dekeyser. Ce dernier a été directeur de l’Institut flamand de biotechnologie (VIB) et est maintenant à la tête de Life Sciences Partners (LSP), un fonds d’investissement néerlandais qui soutient les sociétés biopharmaceutiques.
Le plus important actionnaire d’Aryzta (avec une participation d’environ 15%), Cobas Asset Management, à travers les fonds de placement gérés, monte au créneau. Il propose une alternative à l’augmentation de capital de 800 millions d’euros proposée par les dirigeants du leader de la boulangerie surgelée, rapporte L’Agefi suisse. Si elle n’est pas acceptée par le conseil d’administration d’Aryzta, Cobas demandera alors une assemblée générale extraordinaire à laquelle il exposera son plan. Concrètement,Cobas préconise d’entreprendre immédiatement une augmentation de capital de 400 millions d’euros et d’envisager une augmentation supplémentaire de 400 millions, si nécessaire, à un horizon de 12 mois. Une seconde mesure consiste à vendre plusieurs actifs non stratégiques pour plus de 200 millions d’euros. Cobas a identifié l’intérêt porté par un acheteur disposé à payer un prix raisonnable pour cela et pouvant conduire à une transaction à très brève échéance.Par ailleurs, Aryzta doit poursuivre ses efforts pour vendre sa participation de 49% dans Picard (produits surgelés alimentaires) ainsi qu’obtenir une notation decrédit (credit rating) afin d’accroître les options de financement pour des besoins additionnels. Ces différents étapes pourraient plus de 600 millions d’euros à très court terme et avec des coûts mineurs, un montant qui est proche de celui proposé par les administrateurs d’Aryzta (750 millions d’euros, y compris les coûts), d’après Francisco Garcia Paramés, président et CEO de Cobas. Aryzta pourrait ainsi, avec une probabilité qui n’est pas moindre, engranger près de 1 milliard d’euros durant les 12 prochains mois, à l’inclusion de Picard et du cash-flow libre (free cashflow) généré par les affaires. Cobas se déclare prêt à soutenir pleinement une augmentation de capital supplémentaire dans 12 mois tout en affichant sa conviction que cela ne sera pas nécessaire.
En tant que principal actionnaire d’Aryzta, groupe industriel de boulangerie suisse, avec 14,5% des actions et des droits de vote, Cobas Asset Management a annoncé hier qu’il «approuvait naturellement des mesures visant à renforcer le bilan afin de permettre à Aryzta de développer son potentiel de création de valeur», mais qu’il ne pouvait pas «défendre des actions qui conduisent à une destruction de la valeur pour les actionnaires telle qu’elle se produirait avec l’augmentation de capital extrêmement dilutive proposée par le conseil d’administration d’Aryzta». Cobas se voit donc obligée de voter contre la proposition du conseil d’administration lors de la prochaine assemblée générale, annonce la société de gestion espagnole.Le fonds espagnol, dirigé par Francisco Garcia Paramés, propose notamment une levée d’argent frais limitée à 400 millions d’euros, et des cessions d’actifs jugés non essentiels pour au moins 250 millions d’euros.L’assemblée générale d’Aryzta aura lieu le 1er novembre prochain. Cobas note que malgré son «alternative avantageuse proposée», le conseil d’administration d’Aryzta a rejeté l’ajout de sa proposition à l’ordre du jour de l’AG du 1er novembre.Par conséquent, Cobas a demandé au conseil d’administration d’Aryzta de convoquer une assemblée générale pour présenter cette proposition directement à tous les actionnaires, sous réserve du rejet par la majorité des actionnaires de l’augmentation de capital de 800 millions d’euros proposée lors de la prochaine assemblée générale.Toutefois, si la majorité des actionnaires soutenait de manière inattendue l’augmentation de 800 millions d’euros proposée par le Conseil d’administration lors de l’Assemblée générale, Cobas a l’intention d’exercer pleinement sa quote-part de l’émission de droits afin de réaffirmer son soutien total à Aryzta.
Après l’entrée des actions chinoises onshore (A-shares) dans l’indice MSCI Emerging Markets en juin dernier, ce sera au tour des obligations chinoises onshore d'être scrutées par les marchés en 2019 avec leur inclusion programmée dans l’indice Bloomberg Barclays Global Aggregate.Pour Aberdeen Standard Investments (ASI), les indices qui ont globalement boudé jusqu’alors les obligations chinoises onshore devraient se rattraper et progressivement constituer entre 5 et 7% des portefeuilles des indices les plus représentatifs de l’univers obligataire en moins de deux ans."Ne pas être investi en Chine ne représentait jusqu'à présent qu’un coût d’opportunité mais à partir de l’an prochain, il s’agira d’une décision active qui ne sera pas mineure,» a souligné Donald Amstad, responsable des spécialistes en investissements d’ASI en Asie-Pacifique, lors d’une rencontre avec des investisseurs de la place financière parisienne."L’ouverture du marché obligataire chinois onshore aux capitaux étrangers en 2019 va être un événement à ne pas rater pour les investisseurs. Le problème de la Chine est qu’elle ne dispose aujourd’hui d’aucune culture crédit ou actions. Par conséquent, elle tente de l’importer, c’est pourquoi elle s’ouvre aux investisseurs étrangers. En faisant cela, elle souhaite éduquer les investisseurs locaux, qu’ils sachent quelle est la juste valeur d’une obligation ou d’une action,» a exposé Donald Amstad, qui est aussi directeur des opérations pour la distribution des fonds ASI en Asie-Pacifique.Donald Amstad a également rappelé que la dette de la Chine continuait de s’accroître de manière forte mais que les autorités chinoises ont pris conscience de la nécessité de contenir la dette et d’inverser la tendance."Les compagnies détenues par l’Etat ou les entreprises privées autorisées sont désormais autorisées à faire faillite. C’est un pas important,» a noté Donald Amstad.Interrogé sur les supposées manipulations du cours du renminbi par les autorités chinoises, il a répondu que ces dernières cherchaient avant tout à éviter que la monnaie ne s’affaiblisse par crainte d’un mouvement de décollecte des capitaux étrangers du pays. Le fonds Aberdeen Global - China Onshore Bond prend un minimum de risque crédit et n’achète pas d’obligations d’entreprises chinoises privées actuellement, a précisé Donald Amstad.
L’exploitant français de centres commerciaux Klépierre a annoncé mardi anticiper des cessions de l’ordre de 500 à 600 millions d’euros pour l’ensemble de l’exercice 2018, ce qui devrait lui permettre de réaliser des acquisitions ou rachats d’actions « opportunistes ». Dans une présentation destinée aux investisseurs réunis pour une journée qui leur est dédiée à Amsterdam et Utrecht, la foncière française indique également s'être fixé un objectif de projets, essentiellement d’extension de rénovation de centres commerciaux, d’une valeur de 2 milliards d’euros entre 2018 et 2023, contre 450 millions d’euros entre 2014 et 2017.
Le gouvernement socialiste portugais a promis aujourd’hui d’atteindre en 2019 le plus faible déficit budgétaire de son histoire tout en augmentant le salaire de ses fonctionnaires et en prévoyant des aides au transport pour les familles. Dans son projet de budget, le gouvernement s’est fixé pour objectif un déficit représentant 0,2% du produit intérieur brut, (PIB), contre 0,7% attendu cette année, et espère atteindre une croissance de 2,2%. Le ratio de dette du Portugal par rapport au PIB devrait tomber à 118,5% l’an prochain, contre 121,2% en 2018.
Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a annoncé hier que le relèvement prévu de la taxe sur la consommation aura bien lieu en octobre 2019, une mesure reportée à deux reprises de peur qu’elle ne déstabilise la troisième économie du monde. Initialement destiné à réduire la dette colossale de l’archipel, le passage de la TVA de 8 à 10% sera accompagné de mesures pour tenter d’atténuer les répercussions sur la demande des ménages, très sensibles aux hausses de prix. Un taux réduit sera ainsi appliqué sur la nourriture et d’autres produits de première nécessité, et des aides devraient être versées aux magasins de petite et moyenne tailles. Des exemptions fiscales sont aussi à l'étude pour d’importants achats comme les voitures et maisons. Les recettes serviront notamment à mener une politique en faveur de la natalité.
Le gouvernement espagnol a réduit hier ses prévisions de croissance, de 2,7% à 2,6% pour cette année, et de 2,4% à 2,3% pour 2019, a déclaré la ministre de l’Economie Nadia Calviño. L’Espagne, qui a renoué avec la croissance en 2013, affichait des taux de plus de 3% ces trois dernières années. La décélération prévue s’explique par le ralentissement des exportations, la hausse des prix du pétrole et les incertitudes politiques liées au commerce mondial. Le budget prévisionnel de 2019 doit encore être voté par les partis régionaux au Parlement pour avoir force de loi. Le gouvernement a maintenu ses prévisions de déficit budgétaire établies en juillet, à 2,7% du produit intérieur brut cette année et 1,8% en 2019. Le projet de budget prévoit de relever de 4,4% le plafond des dépenses, à 125,1 milliards d’euros. Il vise à ramener le taux de chômage à 15,5% cette année, et 13,8% en 2019, étant le deuxième plus élevé en Europe après celui de la Grèce.
Les segments à beta élevé ont souffert d’un fort écartement de spreads la semaine dernière, alors que la dette corporate «investment grade» a bien résisté.