L’administration américaine a reconnu de nouveau dans un rapport hier que la Chine n'était pas coupable de sous-évaluer le yuan pour doper ses exportations, comme l’estime souvent le président Donald Trump. Dans un rapport du Trésor sur les devises, remis deux fois par an au Congrès, Washington indique que les interventions directes de la banque centrale chinoise ont été «limitées». Le ministère américain déplore toutefois un manque de transparence dans la politique des changes chinoise, et place six pays sous surveillance: la Chine, l’Allemagne, l’Inde, le Japon, la Corée du Sud et la Suisse. Le Trésor n’a pu formellement établir qu’il y avait une intervention de Pékin sur sa monnaie. La Chine a été épinglée par le Congrès pour manipulation du yuan pour la dernière fois en 1994. Le rapport note que le renminbi s’est déprécié de 7% vis-à-vis du dollar depuis la mi-juin.
Introduit à 16,50 euros, dans le bas de sa fourchette indicative de 16 à 19 euros, Neoen gagnait plus de 10% en fin de matinée à 18,2 euros à la Bourse de Paris. Le groupe d’énergies renouvelables signe ainsi la plus importante opération sur Euronext Paris depuis 16 mois, avec une offre de 628 millions d’euros, voire 697 millions avec l’exercice de l’option de surallocation. Neoen capitalise près de 1,6 milliard d’euros. L’option de surallocation sera exerçable du 16 octobre 2018 au 15 novembre 2018 inclus.
La majorité des membres de la Réserve fédérale (Fed) estiment que les taux d’intérêt devront être portés à un niveau restrictif pour l'économie américaine, selon les minutes de leur dernière réunion de politique monétaire, publiées hier. La durée pendant laquelle les taux directeurs devront être maintenus à un niveau susceptible de freiner la croissance reste une question ouverte. Certains prônent des taux «modestement restrictifs pendant un certain temps», et d’autres se sont dits opposés à cette politique de restriction monétaire, «en l’absence de signes clairs d’une surchauffe de l'économie». La Fed a déjà indiqué qu’un taux directeur de 3% pouvait être considéré comme neutre «à long terme». Mais sans préciser si ce niveau s’appliquait également au court terme. Elle avait relevé le taux des prêts interbancaires au jour le jour d’un quart de point, entre 2% et 2,25%. La Fed prévoit au total trois nouvelles hausses de taux en 2019. Pour le moment, en dépit d’une certaine «accélération» des coûts salariaux, les hausses de salaires restent modérées aux Etats-Unis.
Le Premier ministre italien Giuseppe Conte a déclaré hier qu’il pensait qu’il n’y avait pas de raison de changer le projet de budget italien pour 2019, malgré les inquiétudes de Bruxelles. «Nous avons préparé ce budget très attentivement. Donc je pense qu’il n’y a pas de raison de le changer. Je suis confiant. Nous pouvons avoir un dialogue constructif», a-t-il précisé hier, en arrivant pour les discussions avec ses homologues européens à Bruxelles, se référant aux règles qui régissent les pays de la zone euro. «Bien sûr, nous écouterons les remarques, et nous y répondrons». Bruxelles a jusque lundi prochain pour adresser ses remarques formelles à Rome, et a le pouvoir légal de lui demander de revoir son projet de budget.
Le japonais SoftBank Group s’est assuré pour Vision Fund, le plus grand fonds d’investissement technologique du monde, un prêt de 9 milliards de dollars (7,8 milliards d’euros) de la part d'établissements bancaires, dont des organisateurs de la mise en Bourse (IPO) de sa filiale de téléphonie mobile, rapportait hier Bloomberg. Les principaux organisateurs de l’IPO, parmi lesquels Nomura Holdings et Goldman Sachs, sont en train de finaliser les termes du prêt. Des parts dans environ cinq des avoirs du fonds d’investissement seront utilisées comme collatéral, selon des sources proches du dossier. SoftBank a déjà choisi cinq banques d’investissement - Nomura, Goldman Sachs, Mizuho Financial, Deutsche Bank et la division SMBC Nikko Securities de Sumitomo Mitsui Financial Group - pour mener l’IPO de son pôle de téléphonie mobile. Ces dernières n’ont pas souhaité commenter auprès de Reuters. La mise en Bourse de la filiale mobile de SoftBank pourrait permettre de lever 3.000 milliards de yens (23 milliards d’euros).
Asos affiche une hausse de 28% de son bénéfice pour l’exercice 2017-2018. Les ventes annuelles du site internet de prêt-à-porter ont augmenté de 26% à 2,36 milliards de livres, avec une croissance de 23% au Royaume-Uni et de 27% à l’international. Le nombre de visiteurs actifs sur le site a augmenté de 19%. Asos prévoit une croissance de ses ventes jusque 25% pour l’exercice 2018-2019, avec des dépenses d’investissement annuelles de 230 à 250 millions de livres. Des prévisions qui se révèlent supérieures à celles des leaders mondiaux Inditex ou H&M. Suite à ces annonces, le cours de l’action Asos progressait de 12% à la Bourse de Londres.
Le nombre des mises en chantier aux Etats-Unis s’est contracté plus que prévu en septembre, avec une baisse sans précédent depuis près de trois ans dans le sud du pays, sans doute liée au passage de l’ouragan Florence. Les mises en chantier ont globalement baissé de 5,3% pour revenir à 1,201 million en rythme annualisé, a annoncé aujourd’hui le département du Commerce. Le nombre de permis de construire a de son côté diminué de 0,6% à 1,241 million d’unités. Les économistes projetaient une baisse des mises en chantier à 1,220 million et une hausse des permis de construire à 1,278 million.
Le projet de budget italien pour 2019 pourrait bien être rejeté par la Commission européenne, a déclaré aujourd’hui Stefano Buffagni, sous-secrétaire d’Etat aux Affaires régionales, interrogé par Radio Capital. «Le président du Conseil (Giuseppe) Conte va à Bruxelles pour expliquer les motivations» derrière ce budget, a-t-il ajouté. Rome a adressé avant-hier soir à la Commission son projet de loi de finances pour 2019, qui prévoit une nette hausse des dépenses publiques. Il prévoit de porter le déficit public à 2,4% du PIB italien, bien au-dessus de la trajectoire dessinée par le précédent gouvernement italien. L’exécutif européen dispose de deux semaines pour l’accepter, demander des ajustements ou le rejeter.
La dette cachée des collectivités locales chinoises est considérée par S&P Global Ratings comme un «iceberg avec des risques de crédit de la taille du Titanic». Dans un rapport publié le 16 octobre 2018, l’agence estime ainsi que le montant total de cette dette non officielle, comprenant notamment celle des véhicules de financement LGFV, se situait à 37.000 milliards de yuans (4.500 milliards d’euros) fin 2017. Le ralentissement de la croissance des émissions de LGFV à 9%, après 19% au cours des deux années précédentes, a permis au poids total de la dette cachée dans le PIB de se stabiliser, mais à un niveau élevé de 45%. En y ajoutant la dette officielle de 16.500 milliards de yuans, elle atteint un niveau jugé «alarmant» par S&P de 60% du PIB, et qui ne devrait pas reculer malgré les efforts de deleveraging de Pékin.
La plateforme d’investissement dans l’immobilier européen Henderson Park a annoncé ce 16 octobre avoir bouclé l’acquisition de l’hôtel Westin Paris-Vendôme auprès du fonds souverain de Singapour GIC pour un montant de 550 millions d’euros. Henderson Park précise dans un communiqué que l’hôtel continue d’opérer sous la marque Westin. Le portefeuille européen de Henderson Park comprend également Le Méridien Etoile, acquis en novembre 2016, le Grand Hyatyt Athens et les hôtels Hilton Metropole à Londres et Birmingham.
Interrogé par L’Agefi, Matthieu Duncan, directeur général d’Ostrum AM, revient sur l'évolution des prix et les risques pour la gestion. Pour lui, la pression sur les prix va parfois trop loin sur certains segments. «La pression tarifaire que nous continuons à sentir quotidiennement dans la gestion institutionnelle soulève de plus en plus la question de la capacité des gestionnaires à délivrer ensuite le meilleur résultat d’investissement. On est proche d’un niveau au-dessous duquel cela pourrait devenir contreproductif», explique-t-il. Il estime ainsi que cette pression des prix «est très marquée en France et en Italie pour le marché de la gestion institutionnelle. Paradoxalement, cette guerre sur les prix n’est pas aussi centrale sur d’autres marchés tels que les Etats-Unis ou le Royaume-Uni». S’il concède que «les baisses des taux et des rendements ont justifié une baisse «normale» des prix», «la pression continue alors que les taux ne baissent plus». Mais selon lui, les marchés actions sont devenus quasiment unidirectionnels et sans volatilité expliquant la forte croissance de la gestion passive depuis 2009. Un environnement de marché plus perturbé redonnera assurément de la valeur à la gestion active.
L'économie mondiale est entrée dans une phase de fin de cycle pour 85% des investisseurs, soit 11 points de pourcentage de plus que les plus hauts niveaux atteints en décembre 2007, selon le dernier Fund Manager Survey réalisé par Bank of America Merrill Lynch entre les 5 et 11 octobre auprès d’un échantillon représentant un encours cumulé de 646 milliards de dollars. Près de 40% des répondants (38% très exactement) s’attendent à une décélération de l'économie au cours des douze prochains mois, le plus mauvais pourcentage sur l'économie mondiale depuis novembre 2008. Dans ce contexte, les investisseurs, plutôt pessimistes, maintiennent des poches de cash élevées à 5,1%, largement au-dessus de la moyenne sur dix ans de 4,5%.Toutes les composantes du sondage illustrent le pessimisme ambiant. Les répondants sont 35% à ne pas s’attendre à une amélioration des bénéfices des entreprises de 10% ou plus au cours des douze prochains mois, un retournement significatif par rapport au même pourcentage de 35% des investisseurs qui en février dernier prévoyaient une amélioration des résultats. Ils sont 20% à miser sur une détérioration des résultats dans le monde au cours des douze prochains mois, là aussi un renversement complet des perspectives par rapport à janvier 2018 lorsque 39% des investisseurs s’attendaient à une amélioration des résultats.Les investisseurs estiment par ailleurs que le dollar est surévalué, notamment par rapport aux devises émergentes qui n’ont jamais été aussi sous-évaluées depuis que le sondage existe. La guerre commerciale reste le principal risque extrême pour 35% des investisseurs mais ce pourcentage diminue depuis trois mois alors que les inquiétudes sur le resserrement quantitatif augmentent à 31%. «Les investisseurs sont pessimistes sur la croissance mondiale», commente Michael Hartnett, stratégiste en chef chez BofA Merrill Lynch, «mais pas suffisamment pessimistes pour signaler autre chose qu’un rebond à court terme sur les actifs risqués».
Les gestionnaires de fortune indépendants revoient leurs allocations afin de se prémunir contre les aléas politiques et les risques d’une accentuation de la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine. De leur point de vue, les deux plus gros risques de marché sont le conflit commercial entre les Etats-Unis et la Chine (43% des répondants) et la situation politique difficile en Europe (24%), selon le dernier sondage trimestriel réalisé par le groupe Aquila en partenariat avec le site spécialisé finews.Plus prudents, les investisseurs ont ainsi réduit leurs allocations actions et obligations et renforcé leur exposition aux actifs alternatifs, à l’or et à d’autres métaux précieux en se ménageant une poche de liquidité plus importante. Dans le détail, la part des obligations est passée de 34,3% à 29% et celle des actions de 44,3% à 42%. Les investissements alternatifs passent de 5% à 10% du portefeuille tandis que l’or et les autres métaux précieux montent à 5,2% contre 4,4% précédemment, la poche de cash ressortant désormais à 13,5% contre 12% un trimestre plus tôt.
Introduit à 16,50 euros, dans le bas de sa fourchette indicative de 16 à 19 euros, Neoen gagnait plus de 10% en fin de matinée à 18,2 euros à la Bourse de Paris.
L’European Money Markets Institute (Emmi), l’administrateur de l’Euribor et de l’Eonia, a ouvert ce mercredi une seconde consultation publique portant sur une nouvelle méthodologie hybride devant permettre d’assurer la conformité de l’Euribor avec la régulation Benchmark (BMR). «Le succès de la réforme de l’Euribor est crucial pour la stabilité financière», a déclaré Jean-Louis Schirmann, le secrétaire général d’Emmi, dans un communiqué. «C’est pourquoi il est vital que l’ensemble des parties prenantes affectées contribue à la seconde consultation et travaille ensemble vers un système financier qui respecte les exigences légales et les besoins des parties prenantes».
Le tribunal de commerce de Marseille a désigné mercredi le groupe Colony Capital comme repreneur de Maranatha, la société de gestion d’actifs dans l’hôtellerie qui avait été placée en redressement judiciaire le 27 septembre 2017. Le projet de reprise devra être validé par les assemblées générales des sociétés portant les actifs du groupe. Colony a été préféré aux offres défendues par Tikehau Capital, le trio Apollo-Paris Inn-123 IM ou Attestor Capital.
La fintech d'épargne en ligne Yomoni propose à partir d’aujourd’hui une offre d'épargne salariale pour les TPE et PME. Elle a mis en place un parcours de souscription 100% en ligne et à faibles frais pour les petites entreprises qui souhaiteraient profiter des futurs aménagements fiscaux et sociaux de l'épargne salariale prévus dans le projet de loi Pacte. Les avoirs confiés par les salariés seront conservés par Arkéa IS, filiale du gorupe Arkéa, actionnaire minoritaire de Yomoni.
La Banque Populaire de Chine (PBoC) a annoncé ce matin qu’elle autorise désormais les opérations repo tripartites sur son marché interbancaire afin de renforcer les contrôles de risques sur ce segment. Le rôle sera dans un premier temps rempli par les autorités locales de compensation (China Central Depository & Clearing et Shanghai Clearing House), avant d’être transféré aux grandes banques chinoises qualifiées.
Asos a affirmé disposer d’un «énorme potentiel» de croissance après avoir annoncé une hausse de 28% de son bénéfice pour l’exercice 2017-2018. Les ventes annuelles du site internet de prêt-à-porter ont augmenté de 26% à 2,36 milliards de livres, avec une croissance de 23% au Royaume-Uni et de 27% à l’international. Le nombre de visiteurs actifs sur le site a augmenté de 19%. Asos prévoit une croissance de ses ventes de 20 à 25% pour l’exercice 2018-2019 et un taux similaire à moyen terme, avec des dépenses d’investissement annuelles de 230 à 250 millions de livres. Des prévisions qui tranchent avec les difficultés des distributeurs traditionnels britanniques comme Marks & Spencer, Debenhams ou House of Fraser, et qui se révèlent également supérieures à celles des numéro un mondiaux Inditex ou H&M.
Les données publiées par le Département américain du Trésor hier soir ont montré que si les flux d’achats de Treasuries par les investisseurs étrangers ont atteint 63,13 milliards de dollars au mois d’août, soit le chiffre mensuel le plus élevé depuis plus de trois ans, ce montant permet à peine de ramener le niveau total d’achats étrangers d’obligations d’Etat américaines sur les 12 derniers mois en territoire positif, à 57 milliards. Or, au cours des mêmes 12 mois allant jusqu’à fin août, le déficit budgétaire américain à financer atteignait quelque 890 milliards de dollars.
La devise japonaise s’est appréciée de 2% face au dollar et à l’euro depuis le début du mois, et de 2,5% face au franc suisse, pourtant aussi considéré comme refuge.
Non présente dans les chiffres officiels, elle pèserait 45% du PIB chinois, selon S&P, et s’ajouterait ainsi à une dette totale en Chine estimée à 265%.
La Réserve fédérale a fait état hier d’une croissance de la production industrielle américaine de 0,3% le mois dernier, grâce notamment au secteur manufacturier et à l’extraction minière, après un gain de 0,4% (confirmé) en août. En taux annualisé, la production industrielle a augmenté de 3,3% au troisième trimestre après une accélération à +5,3% lors des trois mois précédents. L’ouragan Florence, qui a frappé la Caroline du Nord et la Caroline du Sud mi-septembre, a eu un impact de «moins de 0,1 point de pourcentage» sur la production, a précisé la Fed.
Le moral des investisseurs allemands s’est détérioré bien plus que prévu en octobre, montre l’enquête mensuelle publiée hier par l’institut ZEW, les tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine faisant craindre pour les perspectives de la première économie en Europe. L’indice Zew est tombé à -24,7 ce mois-ci contre -10,6 en septembre. Les économistes attendaient un indice à -12. Le sous-indice des conditions actuelles est tombé à 70,1 contre 76,0 le mois dernier et une prévision des économistes de 74,5.
Le gouvernement socialiste portugais a promis hier d’atteindre en 2019 le plus faible déficit budgétaire de son histoire tout en augmentant le salaire de ses fonctionnaires, et en prévoyant des aides au transport pour les familles. Dans son projet de budget, le gouvernement s’est fixé pour objectif un déficit représentant 0,2% du produit intérieur brut, (PIB), contre 0,7% attendu cette année, et espère atteindre une croissance de 2,2%. Le ratio de dette du Portugal par rapport au PIB devrait tomber à 118,5% l’an prochain, contre 121,2% en 2018. Il prévoit aussi un taux de chômage à 6,3% l’an prochain, contre 6,9% en 2018. L'économie portugaise a fortement rebondi depuis ces trois dernières années et l’arrivée des socialistes au pouvoir après la crise de la dette en 2011, à la faveur d’un rebond des exportations, d’une hausse des investissements étrangers et d’un bond du tourisme et de l’immobilier.
L’indice de confiance des professionnels du secteur immobilier a progressé plus que prévu en octobre, montre l’enquête de la fédération professionnelle NAHB publiée aujourd’hui. Cet indice s'établit à 68 contre 67 en septembre, alors que le consensus des économistes tablait en moyenne sur une stabilité. Le sous-indice mesurant l’opinion des professionnels sur les ventes de logements individuels a également progressé à 74 contre 73 (révisé) et celui qui mesure leur opinion sur les ventes à un horizon de six mois s’élève à 75 après 74.
Uber a récemment reçu des propositions de banques qui valoriserait la société jusqu'à 120 milliards de dollars dans le cadre d’une introduction en Bourse (IPO), laquelle pourrait avoir lieu au début de 2019, selon le Wall Street Journal. Ce montant représente près du double de la valorisation obtenue par la plate-forme de VTC, à 76 milliards de dollars, lors d’une levée de fonds réalisée en août auprès de Toyota. Goldman Sachs et Morgan Stanley ont fourni ces propositions de valorisation le mois dernier à Uber, selon le journal. Ces documents constituent une étape courante avant que les banques soient officiellement mandatées pour mener à bien une introduction en Bourse. Le nouveau directeur général du groupe, Dara Khosrowshahi, avait précédemment indiqué viser une IPO au second semestre de 2019. Hier, son concurrent américain Lyft a aussi donné des détails sur son IPO dans le WSJ: il a mandaté des banques, JPMorgan Chase & Co, Credit Suisse et Jefferies en tête, pour l’accompagner. Sa valorisation devrait atteindre 15,1 milliards de dollars.
La croissance de l'économie française devrait revenir à 1,7% cette année et en 2019, et ralentir légèrement à 1,6% en 2020, estiment les économistes interrogés par Reuters. En juillet, ils tablaient sur 1,9% de croissance cette année, puis 1,8% en 2019. Le FMI, l’OCDE, la Banque de France et l’Insee prévoient, eux, 1,6% de croissance pour 2018. Et l’institut Rexecode voit la croissance française ralentir à 1,3% en 2019. Les économistes interrogés tablent sur un deuxième semestre plus dynamique, avec un PIB à +0,5% au troisième comme au quatrième trimestres. S’agissant du déficit public, tous prévoient un solde 2018 négatif à hauteur de 2,6% du PIB, qui s’aggraverait à -2,8% l’an prochain sous l’impact de la transformation du CICE (crédit d’impôt compétitivité emploi) en baisse de charges. Ils voient revenir le déficit à 1,7% du PIB en 2020, là où le gouvernement vise 1,4%.