Les entreprises s’adaptent aux investisseurs «verts»
Green is beautiful. L’enquête sur le financement durable publiée hier par HSBC menée auprès de plus de 1.000 entreprises et investisseurs en Europe, en Amérique, en Asie et au Moyen Orient, montre en effet que la part des entreprises ayant déjà mis en place des stratégies visant à réduire leur impact sur l’environnement a fortement progressé depuis un an pour dépasser le seuil des 50%. L’Europe est, en ce domaine, nettement en avance sur les autres régions du monde, avec une part qui a grimpé de 8,7 points pour atteindre 84,4%, et creuse ainsi l’écart sur les Etats-Unis, où elle n’a progressé que de 1,5 point à 54,3%, alors que l’Asie se rapproche, avec une hausse de la part de sociétés engagées dans une stratégie environnementale de 6,5 points, la plus forte en termes de pourcentage (18%), à 42,5%.
Dans le même temps, 59% des entreprises sondées projettent d’investir pour que leurs activités soient plus durables sur le plan opérationnel, dont 82,8% en Europe, 68,2% aux Etats-Unis, et 53,5% au sein du continent asiatique. L’étude montre également que la pression exercée par les investisseurs est un facteur clé pour améliorer la communication sur les risques liés au réchauffement climatique. Plus des deux tiers des investisseurs (68%) dans le monde ont l’intention d’augmenter leurs investissements verts au sein de poches dédiées, pour accélérer la transition énergétique, notamment en Europe, à hauteur de 97%, mais également sur le continent américain, pour 85% des investisseurs interrogés, et en Asie à 68%, seul le Moyen-Orient reste en retrait, puisqu’ils ne sont que 20% à vouloir favoriser le vert.
Avec des encours de green bonds qui atteignent désormais environ 220 milliards de dollars, soit 25% des obligations dans le monde qui sont directement en faveur du climat, les émetteurs français sont les plus actifs d’Europe depuis le début de l’année et se place troisième dans le monde, avec une part de 13% dans le volume total, derrière la Chine avec 17%, dont une majorité d’émetteurs publics, et les Etats-Unis avec 14%, comprenant majoritairement des entreprises. «Les volumes minimum levés par émission de green bonds sont importants du fait de la contrainte de liquidités des investisseurs, et il faut ensuite trouver les projets d’investissements dans un délai suffisamment rapide pour limiter le coût d’immobilisation des fonds», estime Frédéric Gabizon, directeur du secteur public européen chez HSBC.
Plus d'articles du même thème
-
Ares Management surfe sur l’engouement pour l’asset-based financing
En moins de six mois, la société d’investissement boucle le plus important fonds dans cette stratégie, à 8,5 milliards de dollars. L’enveloppe globale atteint 12,7 milliards de dollars. -
Oracle signe un trimestre record mais la facture de l'IA inquiète
Le spécialiste des logiciels a publié des résultats supérieurs aux attentes mais l'ampleur de ses dépenses dans l'intelligence artificielle inquiète les investisseurs qui sanctionnent l'action. -
Alstom verdit son financement avec une nouvelle obligation hybride
L’émission de 700 millions d’euros conforte, pour l’heure, la notation prisée de l’émetteur en catégorie investisseurs.
ETF à la Une
BlackRock lance à son tour un ETF arrimé à l’économie spatiale
- Le commissariat aux comptes séduit plus que jamais les jeunes générations
- L'extravagante valorisation de SpaceX suscite le vertige
- OpenAI lance son projet d'introduction en Bourse
- Le conflit au Moyen-Orient pourrait peser sur les perspectives des groupes du CAC 40
- Les méga-IPO hypnotisent Wall Street
Contenu de nos partenaires
-
VoyagesOù partir en train de nuit cet été ?
Les trains de nuit connaissent actuellement un véritable retour en grâce. Voici quelques idées pour des périples qui invitent à l’évasion et prônent le temps lent. -
La Norvège au fil de l’eau
Les croisières hors des sentiers battus séduisent de plus en plus. Ceux qui goûtent peu des Caraïbes mettent le cap sur les pays nordiques. L’occasion pour le pure player Hurtigruten de tirer son épingle du jeu. -
Tribune libreL'Europe de l'IA : il est temps d’exécuter à grande échelle
L'intelligence artificielle n'est plus une promesse. Elle est devenue une infrastructure stratégique de croissance, de compétitivité et de souveraineté