La Caisse des dépôts et l’AFD scellent leur alliance
Leur mariage a capoté, mais leur rapprochement est toujours à l’ordre du jour. L’Agence française de développement (AFD) et la Caisse des dépôts et consignations (CDC) viennent de mettre la dernière main à leur «Charte d’alliance stratégique». Celle-ci définit pour cinq ans les modalités de leur coopération afin de «permettre à la France de disposer d’un dispositif de financement du développement durable cohérent, sur son territoire comme à l’international», selon un projet vu par L’Agefi. François Hollande, qui avait confié en 2015 une mission à Rémy Rioux pour réfléchir au mariage des deux institutions publiques, présidera à la signature officielle de ce document le 6 décembre, lors de la célébration des 75 ans de l’AFD.
Plusieurs pistes identifiées
A l’origine, Rémy Rioux, devenu directeur général de l’AFD, voulait loger l’établissement public au sein de la Caisse. La réforme, qui figurait dans la loi Sapin 2, a été retirée au printemps en raison de multiples oppositions, tant du Trésor que des parlementaires. Seul est resté le renflouement de l’Agence à hauteur de 2,4 milliards d’euros par conversion de prêts de l’Etat en capital, inscrit dans le projet de loi de Finances rectificative 2016.
Les deux institutions se contenteront donc «d’actions communes dans leurs secteurs d’intervention», avec la possibilité «d’une représentation réciproque» selon les zones géographiques. Plusieurs pistes de mutualisation d’expertises ont été identifiées: la recherche économique, l’innovation, avec la création d’un «Lab» du développement à l’AFD qui s’inspirera de celui de la CDC, et le digital.
En termes géographiques, la Caisse créera dans chacune de ses directions régionales un poste de «correspondant internationalisation des territoires» qui pourra être proposé aux agents de l’AFD. Elle pourra ainsi renforcer ses liens et son offre auprès des collectivités locales.
A l’international, les deux groupes comptent monter un véhicule d’investissement en infrastructures pour les pays en développement «qui pourra être opérationnel courant 2017» et devra compléter les outils déjà existants. Centré sur le financement des infrastructures essentielles (eau, transport, santé...), ce fonds «privilégiera l’intervention en fonds propres avec des positions minoritaires afin de partager le risque». La taille cible, qui ne figure pas dans le document, serait de 500 millions d’euros.
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