Europcar optimise le financement de sa flotte de véhicules
Europcar a profité des conditions de marché actuelles afin d’améliorer le programme de titrisation (Sarf, pour senior asset revolving facility) sur lequel il s’appuie depuis 2010 pour financer l’acquisition de véhicules en Allemagne, en France, en Espagne et en Italie.
La tranche senior du Sarf, notée A par S&P, a été augmentée de 200 millions d’euros pour atteindre 1,3 milliard. La marge a été réduite de 20 points de base, à 150 pb au-dessus de l’Euribor. Celle-ci avait déjà été fortement abaissée en 2015, juste avant l’introduction en Bourse d’Europcar, de 220 pb à 170 pb. L’échéance finale du Sarf a été repoussée d’une année, à juillet 2020. Conclue initialement en juillet 2010 avec Crédit Agricole CIB comme seule banque prêteuse, la facilité de titrisation a depuis été ouverte à d’autres banques: RBS, la Société Générale, Deutsche Bank, Natixis, BNP Paribas et HSBC.
Dans le même temps, les instruments de couverture de taux d’intérêt ont été restructurés «avec des conditions financières améliorées», indique le groupe. Enfin, au Royaume-Uni, Europcar a également renégocié avec ses banques son «Facilité club» pour un montant de 425 millions de livres (489 millions d’euros), avec une marge améliorée de 20 points de base (Libor + 180 pb).
Accords de reprise avec les constructeurs
Europcar est l’un des principaux acheteurs de véhicules en Europe. Le loueur a dépensé 2,4 milliards d’euros dans sa flotte en 2015. L’acquisition des véhicules est financée par recours à l’emprunt, notamment grâce au Sarf. Dans le bilan au 31 décembre 2015, 1,66 milliard d’euros de passifs étaient destinés au financement de la flotte. Ils sont majoritairement garantis ou adossés à des actifs, rappelle le groupe. Les crédits sont remboursés par les produits de cession de véhicules à l’issue de leur période de location.
Dans la plupart des cas, la durée de détention de la voiture par Europcar ne dépasse pas 12 mois. Par ailleurs, une très grande majorité de la flotte du loueur fait l’objet d’accords de rachat de la part des constructeurs. Environ 92% de la flotte en unités achetées en 2015 bénéficie ainsi d’une clause de buy-back. Au final, en 2015, le financement de la flotte a entraîné une sortie de trésorerie de 76 millions d’euros pour Europcar.
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