Dans le sillage des turbulences boursières de la mi-2015, les autorités chinoises ont diligenté des enquêtes qui viennent de se traduire par des sanctions jamais vues dans la sphère financière, rapporte le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le gestionnaire de hedge fund Xu Xiang a ainsi écopé d’une amende record équivalente à 1,5 milliard d’euros pour délit d’initiés et manipulations de marché. Xu Xiang, âgé de 39 ans, gérait un fonds d’investissement de 20 milliards de yuan, soit environ 2,75 milliards d’euros. Qualifié en Chine de «roi des gérants de hedge funds», Xu Xiang a en outre été condamné à cinq ans et demie de prison. Son patrimoine ainsi que celui de deux associés, au total 1,3 milliard d’euros, ont été confisqués par l’Etat. Au moment de la chute des marchés en 2015, deux des fonds gérés par Xu Xiang affichaient des performances de 300%.
Ethos annonce ce matin qu’elle vient d’obtenir l’approbation de la Finma (Autorité fédérale de surveillances des marchés financiers) pour l’ouverture de l’ensemble de ses fonds de placement à toutes les catégories d’investisseurs. Les personnes privées peuvent dorénavant souscrire à des parts des fonds Ethos aux mêmes conditions que les investisseurs institutionnels. Ethos propose ainsi à tous les investisseurs des solutions de placement issues de 20 années d’expérience dans l’investissement socialement responsable (ISR) et combinant les meilleures pratiques dans ce domaine. Les fonds Ethos sont gérés en conformité avec la Charte de la Fondation Ethos et les huit principes d’Ethos pour l’investissement socialement responsable. En tant que promoteur des fonds, Ethos est responsable de définir l’univers d’investissement sur la base d’évaluation environnementale, sociale et de gouvernance (ESG) ainsi que de l’exercice des droits de vote dans le cadre des fonds en actions. La gestion financière des fonds est déléguée à Vontobel Asset Management pour le fonds Ethos Equities Swiss Mid & Small et à Pictet Asset Management pour l’ensemble des autres fonds Ethos. Dans le cadre de l’analyse ESG, Ethos exclut de l’univers d’investissement les sociétés actives dans des secteurs sensibles (armement, charbon, énergie nucléaire, jeux de hasard, organismes génétiquement modifiés dans l’agrochimie, tabac et pornographie) ainsi que les sociétés dont le comportement viole les principes fondamentaux d’éthique et de développement durable. Les analyses ESG des sociétés et des émetteurs suisses sont réalisées en interne par les analystes d’Ethos. L’analyse ESG des sociétés non suisses est effectuée sur la base d’informations de prestataires externes (Reprisk, Sustainalytics et Trucost) compilées et analysées par Ethos. En tant que signataire du Montréal Carbon Pledge, Ethos publie l’empreinte carbone de ses fonds en actions. Ethos optimise l’empreinte carbone de ses fonds à l’aide d’un filtre carbone qui tient compte de l’intensité d’émission des gaz à effet de serre des sociétés ainsi que de leur stratégie face au changement climatique.
Malgré la stabilité de ses primes nettes acquises, à 9 milliards d’euros, l’assureur belge Ageas a enregistré une chute de 83% de son bénéfice net distribuable aux actionnaires en 2016, à 127,1 millions. Le Conseil d’administration proposera un dividende en numéraire de 2,1 euros, dont 1,7 euro est lié au résultat de l’activité d’assurance et 0,4 euro à la plus-value de 204 millions réalisée à la suite de la vente des activités de Hong Kong.
Près de dix ans après les faits, Natixis a annoncé ce matin avoir été mis en examen dans le cadre d’une instruction judiciaire ouverte en 2010 et visant deux communiqués diffusés au second semestre 2007, au moment de la crise des crédits «subprime». Cette mise en examen par le pôle financier découle d’une plainte pénale déposée en 2009 et coordonnée par l’Association de défense des actionnaires minoritaires (Adam), dévoile à L’Agefi Colette Neuville, la présidente de l’association. L’Adam, qui dit représenter un millier de petits porteurs, a porté plainte contre la banque au sujet de sa communication financière de 2006 à 2009, durant l’ensemble de la crise des «subprime», pour les motifs d’informations trompeuses, de comptes inexacts et de distribution de dividendes fictifs. Une autre source proche du dossier confirme le lien entre l’annonce de Natixis ce matin et la plainte de l’Adam, mentionnée dans le document de référence de la banque.
La première banque néerlandaise ABN Amro a réalisé un bénéfice net de 333 millions d’euros au quatrième trimestre, selon ses résultats publiés aujourd’hui. Les analystes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un bénéfice de 279 millions d’euros, contre 272 millions un an plus tôt. « La rentabilité s’est améliorée grâce à la croissance du portefeuille de prêts - crédits immobiliers, PME et prêts aux entreprises - et à une baisse significative des pertes sur prêts », a expliqué Kees van Dijkhuizen, le nouveau directeur général du groupe qui a remplacé Gerrit Zalm le 1er janvier. L'économie néerlandaise a progressé de 2,1% en 2016 et la croissance devrait s’accélérer en 2017.
Crédit Agricole SA (CASA) a gagné jusqu'à 5,7% ce matin à la Bourse de Paris et progressait encore de plus de 4% à 13h, après l’annonce de ses résultats annuels. Le véhicule coté du groupe Crédit Agricole a annoncé ce matin un résultat net part du groupe (RNPG) de 291 millions d’euros au quatrième trimestre 2016, contre 882 millions d’euros un an plus tôt. Cette baisse de 67% sur un an est liée à des charges exceptionnelles. La dépréciation de l’écart d’acquisition de LCL annoncée le mois dernier a un impact négatif de 491 millions d’euros. Au total, CASA subit 612 millions d’euros d’«éléments spécifiques» au dernier trimestre.
La première banque d’investissement indépendante d’Amérique du Sud, BTG Pactual, a annoncé mercredi une chute de 47% de son profit au quatrième trimestre 2016, à 652,3 millions de réaux brésiliens (200,3 millions d’euros). En raison de la cession de sa banque privée BSI à EFG et du spin-off de son unité de trading de matières premières Engelhart, les revenus du groupe ont chuté de 72% sur un an, à 997 millions de réaux. Le RoE plonge quant à lui de 22% à 12,7%.
CASA publie un résultat net part du groupe de 291 millions d’euros au quatrième trimestre 2016, contre 882 millions d’euros un an plus tôt, en raison de charges exceptionnelles.
Annoncée à l'automne 2015, l'introduction en Bourse de la branche suisse semble moins nécessaire aujourd'hui pour renforcer les fonds propres du groupe.
BBVA va proposer à son assemblée générale de valider une nouvelle politique de rémunération de ses dirigeants pour les exercices 2017, 2018 et 2019. Dans un document réglementaire, la banque espagnole explique qu’elle entend augmenter de 3 à 5 ans la période pendant laquelle la rémunération variable sera différée pour la direction et les conseillers exécutifs. La part de la rémunération variable dans la rémunération totale doit par ailleurs être portée de 50% à 60%. Au titre de 2016, la rémunération du président Francisco Gonzalez qui doit être approuvée par les actionnaires a par ailleurs baissé de 12%, à 4,92 millions d’euros. Celle du directeur général Carlos Torres a en revanche augmenté de 16% à 4,43 millions d’euros.
Engagée dans une vaste revue du fonctionnement des marchés financiers au Royaume-Uni, la Financial Conduct Authorithy (FCA) se focalise sur le compartiment primaire actions et dette. Le régulateur britannique a ouvert hier une consultation, qui fait suite à d’autres exercices du même genre, jusqu’au 14 mai. La tutelle propose notamment de revoir la frontière qui sépare, outre-Manche, la cotation standard et «premium». Le second régime s’adresse aux sociétés présentant les meilleures garanties, notamment un historique de trois années de comptes audités. Elle propose aussi d’introduire une dérogation spécifique pour les sociétés immobilières, qui pourraient bénéficier d’une cotation premium en respectant d’autres conditions.
La banque singapourienne Oversea-Chinese Banking Corporation (OCBC) a fait état hier d’un bond de 42% sur un an de ses prêts non performants au quatrième trimestre à 2,89 milliards de dollars singapouriens, son président Samuel Tsien précisant qu’ils incluaient des créances de sociétés pétrolières. Presque 10% des prêts au secteur pétrolier de 13,4 milliards de dollars singapouriens (8,9 milliards d’euros) sont non performants, contre 6,4% un an plus tôt. Les provisions pour créances douteuses ont grimpé de 57% au quatrième trimestre à 305 millions, faisant baisser le résultat net de la banque de 18% à 789 millions, contre 864 millions attendus en moyenne par les analystes.
L’Italie discute avec les autorités européennes au sujet d’une aide publique à deux banques de Vénétie en difficulté pour un montant qui pourrait atteindre 5 milliards d’euros, indiquait hier Reuters de deux sources informées de ces pourparlers. Ces discussions n’en sont qu'à un stade embryonnaire et le montant définitif du manque cumulé de fonds propres de ces deux banques, Banca Popolare di Vicenza et Veneto Banca, n’a pas encore été arrêté, a dit l’une des sources. L’opération consisterait en une recapitalisation préventive des deux établissements, ce qui permet d’injecter de l’argent public sans enfreindre les règles européennes en matière d’aide d’Etat.
American International Group a publié hier une perte plus importante que prévu au titre du quatrième trimestre 2016, le numéro un de l’assurance dommages aux Etats-Unis et au Canada ayant inscrit une charge de 5,6 milliards de dollars (5,3 milliards d’euros) liée à un accord conclu avec Berkshire Hathaway, la holding de Warren Buffett. Le groupe a en outre amplifié son programme de rachats d’actions d’un montant susceptible d’atteindre 3,5 milliards de dollars. L’action reculait de 2,2% dans les transactions après la clôture à Wall Street. La perte nette trimestrielle d’AIG s’est creusée à 3,04 milliards de dollars, soit 2,96 dollars par action, contre 1,84 milliard, ou 1,50 dollar par action, un an plus tôt.
Aetna et Humana ont annoncé mardi avoir mis un terme à leur projet de fusion de 34 milliards de dollars (32 milliards d’euros) à la suite de la décision défavorable d’un tribunal fédéral américain qui estime qu’il étoufferait la concurrence dans le programme Medicare Advantage. Aetna va verser un milliard de dollars de dédommagement à Humana, soit 630 millions après impôt, et il renonce également à céder des actifs de Medicare Advantage à Molina Healthcare, initiative qui avait précisément pour objet d’obtenir le feu vert du département de la Justice, ont ajouté les deux assureurs maladie.
La commission des sanctions de l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR), dans une décision publiée le 10 février, a infligé un blâme et une amende de 3 millions d’euros à la société des Assurances du Crédit Mutuel Nord Vie (ACMN Vie). Le régulateur reproche à la compagnie d’assurance d’avoir procédé à la fusion de deux fonds en euros aux styles de gestion différents, l’un général et l’autre dynamique, sans avoir fait signé d’avenant aux parties concernés. Selon l’ACPR, « le regroupement, le 1er janvier 2014, des différents fonds en euros proposés dans des contrats multisupports, individuels ou collectifs, a entraîné une modification contractuelle substantielle, puisqu’elle a abouti à priver les assurés ou les adhérents de la faculté qui leur était offerte d’arbitrer entre plusieurs fonds aux orientations de gestion différentes, présentant des perspectives de rendement distinctes ». Or, « pour les contrats individuels, cette modification n’a fait l’objet d’aucun avenant matérialisant l’accord des assurés, seule une lettre d’information ayant été adressée par courrier simple à ceux qui avaient investi sur les fonds en euros dynamiques tandis que les autres titulaires des contrats multi-supports n’ont été prévenus de la fusion que par une mention portée sur leur relevé annuel d’information de situation », déplore l’ACPR.
Credit Suisse gagnait plus de 3% ce matin à la Bourse de Zurich malgré l’annonce d’une perte nette plus élevée qu’attendu, à 2,35 milliards de francs au dernier trimestre 2016. La deuxième banque suisse a surpris les investisseurs avec un ratio de fonds propres durs supérieur aux attentes à 11,6% à fin décembre, après avoir enregistré une provision pour litiges de 2,2 milliards de francs pour régler son contentieux avec les Etats-Unis sur la vente de titres adossés à des crédits subprimes. Credit Suisse a aussi annoncé un dividende de 0,7 francs par action, conforme aux attentes, et de nouvelles suppressions de postes massives portant sur 5.500 postes cette année, après 7.250 licenciements en 2016.
BBVA va proposer à son assemblée générale de valider une nouvelle politique de rémunération de ses dirigeants pour les exercices 2017, 2018 et 2019. Dans un document réglementaire, la banque espagnole explique qu’elle entend augmenter de 3 à 5 ans la période pendant laquelle la rémunération variable sera différée pour la direction et les conseillers exécutifs. La part de la rémunération variable dans la rémunération totale doit par ailleurs être portée de 50% à 60%. La part des attributions d’actions dans la rémunération variable passera elle de 50% à 60%.
Engagée dans une vaste revue du fonctionnement des marchés financiers au Royaume-Uni, la Financial Conduct Authorithy (FCA) se focalise sur le compartiment primaire actions et dette. Le régulateur britannique a ouvert hier une consultation, qui fait suite à d’autres exercices du même genre, jusqu’au 14 mai.
La filiale russe de Deutsche Bank a indiqué hier coopérer avec les autorités fiscales russes au sujet de ses opérations standards effectuées par le passé, réagissant ainsi à un article du quotidien RBC affirmant que la banque allemande pouvait se voir infliger plus de 10 milliards de roubles (162 millions d’euros) d’impôts sur les bénéfices supplémentaires. «Dans le cadre d’un audit de routine, Deutsche Bank travaille avec les autorités fiscales russes sur des questions liées aux opérations standard conformes aux pratiques normales du secteur», précise la banque dans un communiqué.
Le superviseur inflige une amende de 3 millions d'euros à ACMN Vie, qui a négligé de faire signer des avenants à ses clients lors de la fusion de fonds en euros.
Groupama va rassembler progressivement plus de 3.200 de ses collaborateurs de l’organe central Groupama SA et de sept filiales «sur un site entièrement rénové, au pied du RER de Nanterre-Préfecture, sur les terrasses de l’arche de La Défense», indique l’assureur dans un communiqué. L’Agefi avait révélé ce projet de création d’un campus en octobre 2016. Le nouveau site s’organisera «autour de plusieurs bâtiments, totalisant une surface d’environ 55.000 m2, dont Crystal Défense, West Park, Défense 456, MB2, immeubles restructurés ou rénovés offrant d’excellents standards. Les premières équipes rejoindront le campus d’ici la fin de l’année 2017», souligne l’assureur mutualiste. Comme prévu, le siège du groupe rue d’Astorg à Paris n’est pas concerné par ce déménagement.
Le groupe Dalian Wanda, détenu par l’homme le plus riche de Chine, Wang Jianlin, a démenti hier des informations du Financial Times selon lesquelles il est en contact avec Postbank en vue d’acquérir cette filiale de Deutsche Bank. Bloomberg a également rapporté hier, de sources proches du dossier, que Wang Jianlin s’intéresse bien à des cibles potentielles dans le secteur financier, d’une part des banques européennes et d’autre part des sociétés d’investissement à la fois en Chine et à l’étranger.
La banque captive de l’alliance Renault-Nissan a multiplié ces derniers mois les initiatives dans l’autopartage et l’optimisation de la gestion de flottes.