Mark Lyttleton, un ancien gérant de BlackRock, a été condamné à un an de prison pour délit d’initié, rapporte Money Marketing. Il a été jugé devant la Cour de Southwark Crown au Royaume-Uni et s’est vu confisquer 149.000 livres. Fin septembre, la FCA annonçait que Mark Lyttleton faisait l’objet de trois chefs d’accusation pour délit d’initié pour des faits remontant à 2011. Il a plaidé coupable de deux chefs d’accusation.
Donald Trump a annoncé hier avoir choisi l’investisseur activiste Carl Icahn pour le conseiller à la Maison Blanche sur la régulation, rapporte L’Agefi. Carl Icahn agira en qualité de conseiller non-rémunéré, a précisé son équipe de transition. Le Président-élu a par ailleurs nommé Peter Navarro, professeur d'économie à l’université de Californie et un critique répété des pratiques commerciales chinoises, pour diriger le Conseil national sur le commerce, nouvellement créé.
Un ancien gérant de portefeuilles du fonds de pension de l’Etat de New York, Navnoor Kang, a confié plus de 2 milliards de dollars d’activités à deux sociétés de courtage en échange de dessous de table qui incluaient des prostituées, de la cocaïne, des tickets de concert et une montre Panerai de 17.400 dollars, rapporte le Wall Street Journal, citant les procureurs. Navnoor Kang a été arrêté mercredi à Portland et Deborah Kelley, courtier et ancienne managing director chez Sterne Agee, s’est rendue aux autorités à San Francisco. Un autre courtier, Gregg Schonhorn, ancien vice président de FTN Financial, a plaidé coupable et coopère avec les procureurs fédéraux. Entre janvier 2014 et février 2016, Kavnoor Kang était directeur de l’obligataire et responsable de la stratégie de portefeuille pour le fonds new yorkais et avait pour mission d’investir plus de 53 milliards de dollars en obligations.
La Cour de justice a donné un effet rétroactif à l'arrêt condamnant les taux «plancher» pour les crédits immobiliers en Espagne. Un enjeu à plusieurs milliards d'euros.
Le groupe français a annoncé la cession de sa filiale croate, cinquième acteur sur son marché, à la banque hongroise OTP Bank, au prix d'une moins-value.
Le secteur bancaire de l’Union européenne respecte déjà les nouvelles règles de liquidité censées entrer en vigueur le 1er janvier 2018 et aucun délai ne sera nécessaire pour combler un déficit cumulé de 11 milliards d’euros au sein de quelques établissements, a annoncé hier l’Autorité bancaire européenne (ABE). Ces nouvelles règles établissent un ratio de liquidité (LCR) définissant le montant des actifs liquides de haute qualité (HQLA) permettant de couvrir des sorties nettes de liquidités pendant 30 jours. A fin décembre 2015, le ratio de liquidité moyen du secteur bancaire européen s'élevait à 134%, soit nettement au-dessus du seuil requis fixé à 100% pour le début 2018, précise l’ABE.
Le fonds de renflouement bancaire Atlante a accepté d’injecter près d’un milliard d’euros dans deux banques régionales pour les aider à renforcer leurs fonds propres. Veneto Banca a déclaré hier que Quaestio Capital, le gérant du fonds Atlante, s'était engagé à hauteur de 628 millions d’euros d’ici au 5 janvier, dans le cadre d’une future augmentation de capital. Banca Popolare di Vicenza a précisé de son côté que le fonds lui verserait 310 millions d’euros d’ici la même date, également dans le cadre d’une augmentation de capital à venir.
La Confédération nationale du Crédit mutuel (CNCM) a appelé hier les fédérations dissidentes de Bretagne, du Sud-Ouest et du Massif central, qui forment le Crédit Mutuel Arkéa, à «revenir dans la maison commune» à la suite de la décision de l’Autorité de la concurrence de déclarer irrecevable une saisine de ces dernières à son encontre. «Dans ce contexte, toutes les conditions sont désormais réunies pour clore une querelle devenue sans fondement et retrouver rapidement un fonctionnement harmonieux au sein de la Confédération nationale du Crédit mutuel», écrit la CNCM dans un communiqué.
Le groupe bancaire suisse Reyl & Cie et son directeur général François Reyl ont décidé de faire appel des condamnations prononcées au terme du procès de l’ex-ministre français Jérôme Cahuzac, le 8 décembre à Paris, rapporte Le Temps qui a obtenu confirmation de cette information auprès du Tribunal correctionnel de Paris. Le délai limite pour faire appel était fixé à lundi 18 décembre. Pour la banque genevoise et son principal dirigeant, la décision à prendre était difficile car elle signifie la prolongation d’une bataille judiciaire qui pèse sur sa réputation depuis plusieurs années, ajoute le quotidien suisse. De fait, l’établissement, qui avait transféré les avoirs de l’ancien ministre français du budget à Singapour en 2009, avait été condamné à 1, 87 million euros d’amende (2 millions de francs suisses), soit le maximum prévu par la loi française. François Reyl avait pour sa part écopé d’un an de prison avec sursis et d’une amende de 375.000 euros (404 000 francs), tout comme l’intermédiaire Philippe Houman, basé à Dubaï et également sur le banc des accusés.
Depuis 2013, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a effectué de nombreux contrôles dans les sociétés de gestion dont certains se sont soldés par des griefs concernant la fonction de valorisation et d’évaluation des actifs. Hanna Rossiter, responsable de l’activité compliance et régulation de Duff & Phelps en France, explique sur Newsmanagers TV quels sont les écueils qui reviennent le plus souvent et comment les éviter.Pour voir la video: http://www.newsmanagers.com/NewsManagersTV/unexpertvousparle.aspx?id=1486
La banque d’investissement américaine Jefferies a réalisé un bénéfice net de 87,1 millions de dollars (83,8 millions d’euros) de septembre à novembre 2016, quatre fois plus que l’année précédente. L’établissement utilise une année fiscale allant de décembre à novembre et ses résultats sont donc souvent regardés comme présageant ceux des autres grandes banques d’investissement. Le chiffre d’affaires total s’est établi à 742 millions de dollars au quatrième trimestre, soit 45% de plus que l’année dernière. Celui de la division de banque d’investissement a augmenté de 11% à 415 millions de dollars; tandis que celui tiré des actions et obligations a plus que doublé à 325 millions de dollars. Les commissions de conseil ont représenté 224 millions de dollars sur la période, un record pour Jefferies.
La banque centrale russe a fait savoir hier qu’elle soupçonnait un ex-trader de la branche russe de Deutsche Bank d’avoir manipulé les marchés pendant deux ans et demi en conduisant avec des proches des transactions pour 300 milliards de roubles (4,6 milliards d’euros). Ces transactions, menées de janvier 2013 à juillet 2015, ont permis au trader, Iouri Khilov, et à trois de ses proches d’empocher 255 millions de roubles, selon la banque centrale, qui dit avoir enquêté avec les autorités allemandes et avoir transmis le dossier à la justice.
Le secteur bancaire européen est confronté à des problèmes limités mais il doit faire face à la question plus large de sa faible rentabilité et d’un nombre excessif d'établissements, a déclaré hier Peter Praet, l'économiste en chef de la Banque centrale européenne. «Il y a en conséquence une nécessité de consolidation du secteur bancaire», a dit Peter Preat au journal néerlandais Telegraaf. «Je pense assurément qu’il nous faut des banques paneuropéennes. Cela signifie que, en cas de choc économique national, les banques ne sont pas surexposées à un seul pays.»
Tocqueville Finance a annoncé hier la nomination de Pascale Attui au poste de directrice du développement pour la distribution et les institutionnels. Elle sera rattachée à Hervé Guiriec, directeur général de Tocqueville France et intégrera le comité de direction.
Des suppressions de postes importantes sont «inévitables» en Pologne pour abaisser les coûts de sa filiale locale, a estimé hier le président de Raffeisen, Johann Strobl, après l’échec de sa cession. L’objectif est d’abaisser les coûts de plus de 70% à 55% des revenus de la filiale qui emploie plus de 4.700 personnes. La stratégie de Raffeisen Bank Polska sera par ailleurs revue une fois son introduction à la Bourse de Varsovie effectuée d’ici fin juin 2017.
Le gouvernement britannique devrait accepter de céder Green Investment Bank (GIB) à Macquarie début janvier, rapportait hier Bloomber de source proche du dossier. La vente de la banque basée à Edimburg pourrait ainsi être complétée d’ici la fin mars, comme le gouvernement s’y était engagé cette année. La banque pourrait être valorisée jusqu’à 4,2 milliards de livres (5 milliards d’euros), y compris les investissements nécessaires sur les trois prochaines années, a estimé son dirigeant Shaun Kingsbury.
Selon les données de Thomson Reuters pour 2016, aucune des quatre grandes banques françaises ne figure parmi les 20 premières banques conseil en M&A dans un classement mondial largement dominé par les groupes américains. Seule la banque d’affaires indépendante Rothschild figure à la 13e place. Même constat sur le marché européen, leur terrain de prédilection: elles ne figurent pas non plus cette année dans le Top 20 des banques conseil, selon ces mêmes données. A la date du 20 décembre, la Société générale, qui a conseillé l’américain FMC pour le rachat de Technip , ressort en Europe à la 23e place avec un volume de transactions de près de 39 milliards de dollars, et Crédit agricole à la 24e (37,4 milliards de dollars). BNP Paribas, qui avait terminé 2015 à la 10e place en Europe après avoir fait partie des conseils d’Anheuser-Busch InBev pour l’acquisition de SABMiller pour quelque 110 milliards de dollars, se classe cette année 26e.
La seule banque ukrainienne considérée comme «too big to fail» a été nationalisée dimanche. Compte tenu des besoins de recapitalisation de PrivatBank, estimés entre 116 et 148 milliards de hryvnias (de 4,2 à 5,4 milliards d’euros), cette décision de l’Etat ukrainien a été prise sous pression des actionnaires et résulte d’une politique de prêts jugée «imprudente» par la banque centrale, écrit L’Agefi. La nationalisation devrait s’accompagner d’une émission d’obligations souveraines initiale de 43 milliards de hryvnias, destinée à recapitaliser la banque. «Nous sommes certains que passer la banque dans le giron de l’Etat est la seule solution possible pour sauver l’argent des clients de la banque ainsi que le système financier», a indiqué la banque centrale du pays dans un communiqué. PrivatBank détient environ 36% de l’ensemble des dépôts privés dans le pays répartis entre une vingtaine de millions de clients, soit 5,9 milliards de dollars. Les détenteurs d’obligations libellées en euros de la banque seront néanmoins soumis à un «bail in».
Le département américain de la Justice a demandé à Credit Suisse de payer de 5 à 7 milliards de dollars (de 4,8 à 6,7 milliards d’euros) en échange de l’arrêt des poursuites relatives à la vente de titres adossés à des créances hypothécaires avant la crise financière de 2008, indique Reuters sur la base «d’une source informée de la proposition». Credit Suisse a refusé d’accepter un tel montant et continue de négocier afin de tenter d’obtenir une pénalité moins élevée, selon une autre source de Reuters.La ministre américaine de la Justice, Loretta Lynch, a rencontré la semaine dernière le directeur général de la banque helvétique, Tidjane Thiam, ce qui laisse à penser que les négociations s’achèvent et pourraient même aboutir cette semaine, selon une troisième source.
Le fondateur de Platinum Partners, Mark Nordlicht, et six autres dirigeants employés par le hedge fund basé à New York ont été arrêtés lundi pour une fraude à l’investissement de 1 milliard de dollars, rapporte le Financial Times. Ces personnes sont accusées d’avoir cherché entre 2011 et 2016 à tromper les investisseurs sur la santé des deux fonds principaux de Platinum et à arnaquer les porteurs d’obligations de Black Elk Energy, une société contrôlée par Platinum. La société a notamment «surévalué de manière frauduleuse» les actifs illiquides pour doper les performances et satisfaire les investisseurs.
Le gouvernement a annoncé hier soir qu’il demanderait l’autorisation au Parlement de réserver jusqu’à 20 milliards d’euros pour renflouer le secteur bancaire.
Le risque juridique incite les banques à replier la toile dans cette activité. Le Conseil de stabilité financière promet des recommandations d'ici juin.
Le groupe canadien signe sa plus grosse acquisition en reprenant le suisse pour 4,9 milliards de dollars. Il étoffe sa palette, à l'instar de Liberty Mutual.
La banque britannique entend purger son portefeuille de 7.000 comptes clients qui ne remplissent pas son critère de rentabilité de 10% du capital déployé.
Deutsche Bank pourrait conclure cette semaine un arrangement à l’amiable avec le département américain de la Justice pour régler un litige lié à la vente de titres adossés à des créances hypothécaires (RMBS), a dit hier à Reuters une personne ayant un accès direct au dossier. «Il y a de bonnes chances pour que ce dossier soit réglé avant Noël», a ajouté la personne, soulignant qu’une annonce pourrait être faite dès demain. La banque, qui était auparavant un acteur de premier plan du marché des crédits immobiliers aux Etats-Unis, devrait débourser bien moins que les 14 milliards de dollars évoqués, a poursuivi la source. Le titre Deutsche Bank a perdu hier 3,68% à 17,54 euros à la Bourse de Francfort.