La hausse des valeurs bancaires ces derniers mois crée pour l’Irlande des conditions propices à la vente cette année de 25% du capital de la banque publique Allied Irish Banks (AIB), a déclaré hier le ministre irlandais des Finances, Michael Noonan. Dublin, qui a investi au total 21 milliards d’euros dans le sauvetage d’AIB, a repoussé l’an dernier de 2016 à 2017 cette cession partielle, au motif de conditions de marché défavorables. L’Etat détient donc toujours 99% du capital de la banque, le solde étant coté en Bourse.
Stuart Gulliver, le directeur général de HSBC, a confirmé sa volonté de déplacer une partie de l’activité de sa banque d’investissement de Paris à Londres, après le Brexit. Ce transfert concernerait « environ 20% » des revenus de sa BFI au Royaume-Uni, notamment des activités de dérivés, mais le trading actions et obligataire ne devrait pas être touchés, a-t-il déclaré hier à Bloomberg Television, en marge du sommet économique de Davos en Suisse. « J’ai dit publiquement, il y a un moment déjà, qu’il y aurait un millier d’emplois qui sont couverts par la législation européenne et qui, dans le cadre de l’accès au marché unique, devraient probablement aller en France dans notre cas », a-t-il ajouté. HSBC a fait le choix de la France car elle dispose déjà sur place d’un dispositif de banque universelle, depuis le rachat du CCF en 2002.
Goldman Sachs a publié en début d’après-midi un bénéfice net par action (BPA) de 5,08 dollars au quatrième trimestre 2016, supérieur aux 4,82 dollars attendus par les analystes interrogés par Thomson Reuters. Un an plutôt, la firme de Wall Street avait publié un BPA de seulement 1,27 dollar après une lourde amende de la justice américaine. Sans cet élément exceptionnel, son BPA s'élevait à 4,68 dollars au dernier trimestre 2015.
Les banques italiennes devront abonder une fois de plus le fonds de résolution bancaire, à hauteur de 1,5 milliard d’euros, pour assurer la vente de quatre petits établissements renfloués par l’Etat en 2015, a annoncé hier la Banque d’Italie. Le gouvernement italien a déjà tiré près de quatre milliards d’euros de ce fonds pour éviter la faillite de ces banques et il tente maintenant de les vendre, comme l’exige la réglementation européenne. « Pour boucler la vente des quatre banques, le fonds a besoin de nouveaux engagements, se montant à 1,5 milliard d’euros », a déclaré à une commission sénatoriale Carmelo Barbagallo, superviseur en chef de la Banque d’Italie. Trois de ces quatre banques - Banca Marche, Banca Etruria et CariChieti - doivent être vendues à UBI Banca, tandis que les discussions en vue de la cession de la quatrième, CariFerrara, sont toujours en cours.
Deutsche Bank a signé avec le département de la Justice (DoJ) l’accord amiable de 7,2 milliards de dollars (6,7 milliards d’euros) dans le dossier de la vente de titres adossés à des crédits «subprimes», a annoncé hier soir l’administration américaine. La première banque allemande avait annoncé le 23 décembre avoir conclu un accord de principe avec les Etats-Unis. L’accord définitif prévoit qu’elle paie une amende civile de 3,1 milliards de dollars et indemnise à hauteur de 4,1 milliards les propriétaires, emprunteurs et collectivités locales.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a annoncé hier avoir passé un accord de composition administrative avec la société de conseil en investissement Pérault Patrimoine qui s’est engagée à payer au Trésor public la somme de 20.000 euros. La société devra également mettre en place les mesures adéquates afin de renforcer l’information de ses clients et elle instaurera une procédure de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme.
Le courtier en assurances Siaci Saint Honoré a annoncé hier l’acquisition «d’une part significative» des titres d’Alpha Lloyds, courtier indépendant en assurances IARDT et assurances de personnes (couvertures santé) à Dubaï, Abu Dhabi et en Arabie Saoudite. L’opération est soumise à l’approbation des autorités réglementaires des Emirats Arabes Unis et de l’Arabie Saoudite. Alpha Lloyds a réalisé un chiffre d’affaires de 10 millions de dirhams (2,5 millions d’euros) en 2015, dont 70% ont été dégagés aux Emirats et 30% en Arabie Saoudite. Son effectif est de 40 personnes.
La Federal Trade Commission (FTC) américaine a annoncé hier soir avoir engagé des poursuites contre Qualcomm, qu’elle accuse de pratiques «anticoncurrentielles» visant à maintenir son monopole sur la fourniture d’un semi-conducteur indispensable à la fabrication de téléphones portables. Cette procédure est l’une des dernières lancées par la FTC sous la direction de sa présidente démocrate Edith Ramirez, qui doit démissionner le 10 février. Le nouveau président Donald Trump devrait nommer à sa place Maureen Ohlhausen, qui s’est prononcée contre le lancement de poursuites visant Qualcomm.
Citigroup a recruté l’ancien ministre britannique des Affaires étrangères William Hague comme senior adviser. Ce conseiller spécial doit aider la banque américaine à s’adapter au contexte du Brexit. William Hague, qui fut aussi le leader du parti conservateur, a quitté la politique en 2015. Son recrutement suit celui de Mervyn King, ancien gouverneur de la Banque d’Angleterre nommé senior adviser de Citi en juillet dernier. Le groupe américain emploie 9.000 personnes au Royaume-Uni.
Les bonus distribués par les sociétés qui gèrent des fonds Ucits devront désormais se soumettre à la réglementation européenne, comme c’est déjà le cas depuis 2014 pour l’univers des fonds alternatifs soumis à la directive AIFM, rapporte le quotidien Les Echos. L’Autorité des marchés financiers (AMF) s’est fixé une date butoir au 31 mars pour la validation des politiques de rémunération des sociétés de gestion concernées. « Les nouvelles dispositions s’appliqueront aux rémunérations variables versées en 2018 au titre de l’exercice 2017, précisent au quotidien Xavier Parain et Coline Paul à la direction de la gestion d’actifs de l’AMF. Il est donc important que les règles soient claires pour tout le monde le plus tôt possible. »A l’avenir, les bonus des personnels considérés comme « preneurs de risques » ne seront pas plafonnés comme dans le secteur bancaire, mais une partie (entre 40% et 60%) devra être différée sur 3,4 ou 5 ans. Ils ne pourront plus être versés exclusivement en cash : au moins la moitié de la rémunération variable devra être indexée sur la performance.
Le conseil d’administration de l’Orias, sur proposition de son président, Bruno Pélissier, a nommé, à l’unanimité, Daisy Facchinetti au poste de secrétaire générale de l’Orias, annonce un communiqué. Elle succède donc à Grégoire Dupont qui a quitté ses fonctions le 29 novembre 2016. «En favorisant une promotion interne, le conseil d’administration a fait le choix de la stabilité», poursuit le communiqué.Daisy Facchinetti est en fonction à l’Orias depuis cinq ans en qualité de juriste, responsable des relations réseaux, et assurait l’intérim du secrétaire général. Auparavant, elle avait intégré la direction juridique et fiscale de HSBC Assurances de juin 2011 à Janvier 2012 et a commencé sa carrière en tant que chargée d’études juridiques au sein de la FFA (Fédération Française de l’Assurance) en novembre 2010. Diplômée en Droit des affaires, Master 1 obtenu en 2009 à la Faculté de Droit Faco (Convention avec Paris II), Daisy Facchinetti est également titulaire d’un Master 2 en Droit des assurances (délivré par l’Université de Caen en 2010).
A l’instar de JPMorgan et Bank of America, la banque américaine Morgan Stanley a elle aussi connu un quatrième trimestre faste. Grâce au bond de ses activités de trading, l’établissement new-yorkais a enregistré une hausse de 83% de son résultat net, à 1,67 milliard de dollars (1,56 milliard d’euros). Sur une base diluée, le bénéfice par action ressort à 81 centimes, contre 65 centimes attendus par le consensus établi par Thomson Reuters.
Le courtier en assurances Siaci Saint Honoré a annoncé ce matin dans un communiqué l’acquisition « d’une part significative » des titres d’Alpha Lloyds, courtier indépendant en assurances IARDT et assurances de personnes (couvertures santé) à Dubaï, Abu Dhabi et en Arabie Saoudite. Les deux groupes ont signé un accord le 20 décembre 2016. L’opération est soumise à l’approbation des autorités réglementaires des Emirats Arabes Unis et de l’Arabie Saoudite.
Citigroup a recruté l’ancien ministre britannique des Affaires étrangères William Hague comme senior adviser. Ce conseiller spécial doit aider la banque américaine à s’adapter au contexte du Brexit. William Hague, qui fut aussi le leader du parti conservateur, a quitté la politique en 2015. Son recrutement suit celui de Mervyn King, ancien gouverneur de la Banque d’Angleterre nommé senior adviser de Citi en juillet dernier. Le groupe américain emploie 9.000 personnes au Royaume-Uni.
Coface a annoncé hier un partenariat avec la succursale française de Bank of China afin de proposer des solutions d’assurance-crédit aux entreprises clientes et prospects de la banque. Ces derniers auront «un accès facilité et privilégié» à l’offre de Coface en France afin de gérer leur risque d’impayés et sécuriser leurs transactions en France et à l’international. Les deux acteurs veulent faciliter les relations économiques entre la Chine et la France. «Cet accord s’inscrit dans le plan stratégique à trois ans Fit to Win de Coface et contribue à sa priorité d’une croissance sélective rentable, grâce notamment, au développement des capacités de distribution», souligne l’assureur-crédit.
UBS disposera d’une marge de manœuvre si son antenne britannique ne peut plus opérer à travers l’Union européenne une fois que la Grande-Bretagne aura quitté le bloc des Vingt-Sept, a déclaré hier le directeur général de la banque suisse, Sergio Ermotti, au Forum économique mondial de Davos. «Nous avons une base à Francfort qui rassemble nos activités de gestion de fortune et pas que ça (...) Nous avons une structure en place et des infrastructures que nous pouvons développer si besoin est», a expliqué le dirigeant. Il a cependant ajouté que la banque suisse restait en position d’attente et qu’il craignait que le discours de la Première ministre britannique prévu aujourd’hui ne donne que peu d'éclaircissements sur le déroulement du Brexit. UBS emploie plus de 5.000 personnes à Londres. Sergio Ermotti avait précédemment indiqué qu’entre 20 et 30% de ces employés travaillant dans la capitale britannique pourraient être affectés par un éventuel transfert.
Citadel Securities a accepté de payer 22,6 millions de dollars pour mettre un terme aux accusations selon lesquelles son pôle qui s’occupe des ordres des particuliers venant des autres sociétés de courtage ont réalisé des déclarations trompeuses sur la manière dont il valorisait les négociations. Le régulateur a indiqué que deux des algorithmes utilisés par Citadel pour exécuter des ordres pour le compte de particuliers ne cherchaient pas à obtenir les meilleurs prix sur le marché.
Moody’s Corporation a conclu un accord avec le ministère américain de la Justice (DOJ) et les procureurs généraux de 21 États américains et du District de Columbia pour mettre fin aux demandes civiles «en cours et potentielles» liées aux notes de crédit que Moody’s Investors Service a affecté à certains instruments financiers structurés pendant la crise financière des «subprimes». L’accord porte également sur certaines déclarations faites dans le cadre des méthodologies et des procédures de notations financières structurées par Moody’s au cours de la même période. L’agence de notation a accepté de payer 864 millions de dollars (812 millions d’euros) à la justice. «Moody’s n’a pas respecté ses propres standards de notation financière et a failli à sa promesse de transparence dans la période qui a précédé la grande récession», a déclaré le responsable du département antitrust du DoJ, Bill Baer."Après un examen minutieux, Moody’s a estimé que cet accord, qui supprime un risque juridique important et évite les coûts et l’incertitude associés à des poursuites et des litiges, est dans le meilleur intérêt de l’entreprise et de ses actionnaires. Moody’s défend l’intégrité de ses notations, de ses méthodologies et de ses processus, et l’accord ne contient aucune constatation de violation de la loi ni d’aveu de responsabilité», assure de son côté l’agence dans un communiqué. Elle passera une charge après impôts de 702 millions de dollars dans ses résultats du quatrième trimestre 2016.
La Banque des règlements internationaux (BRI) et la Banque d’Angleterre (BoE) ont rendu vendredi un rapport tentant de comprendre les raisons du «flash crash» dont a été l’objet la livre sterling le 7 octobre dernier. L’analyse fait ressortir «qu’une confluence de facteurs» ont joué sur le mouvement mais que l’heure à laquelle c’est arrivé a joué un grand rôle, c’est-à-dire le début de séance en Asie. Le rapport note que l'événement du 7 octobre ne représente pas un phénomène nouveau, mais plutôt un «nouveau point de données «dans ce qui semble être une série d'événements «flash» qui se produisent désormais dans un éventail plus large de marchés que précédemment. «Bien que ces événements soient généralement avérés être de courte durée et sans conséquences immédiates pour la stabilité financière, le rapport met en évidence le risque que ces événements minent la confiance dans les marchés financiers et souligne la nécessité de poursuivre les travaux d’analyse dans ce domaine», indique la BRI.
La Société Générale a annoncé lundi une évolution de son équipe de direction avec la nomination d’un troisième mandat de directeur général délégué, qui est confié à Didier Valet à compter du 16 janvier 2016. Prise lors du conseil d’administration du 13 janvier 2017, cette décision «répond au double objectif de renforcer l’approche client et la gouvernance du groupe», explique la Société Générale dans un communiqué.
Coface a annoncé lundi un partenariat avec la succursale française de Bank of China afin de proposer des solutions d’assurance-crédit aux entreprises clientes et prospects de la banque. Ces derniers auront « un accès facilité et privilégié » à l’offre de Coface en France afin de gérer leur risque d’impayés et sécuriser leurs transactions en France et à l’international. Les deux acteurs ambitionnent ainsi de faciliter les relations économiques entre la Chine et la France.
La filiale bancaire d’Axa France, qui revendiquait 700.000 clients au premier semestre 2016, envisage de signer l’arrêt de son offre de banque mobile destinée aux jeunes, baptisée « Soon » et lancée en juin 2013. En effet, elle va lancer durant l’année 2017 des fonctionnalités mobile inspirées de « Soon » au sein de son offre bancaire classique. La première innovation disponible sera la fonction « lock & unlock » permettant de désactiver et de remettre en service sa carte bancaire depuis son mobile (en cas de perte temporaire par exemple). Elle sera mise en service le 6 février, lors de l’entrée en application des dispositions de la loi Macron sur la mobilité bancaire, dont Axa Banque souhaite tirer parti. A l’inverse, certaines fonctionnalités de Soon ne seront pas reprises comme la possibilité d’associer une photo à une dépense.
Avec l’extension du champ d’action de la composition administrative, les dossiers vont se multiplier au détriment des procédures devant la commission des sanctions.
La banque éclaboussée par un scandale sur ses pratiques commerciales a réalisé un bénéfice net de 5,27 milliards de dollars au quatrième trimestre 2016.
Le parquet de Milan a ouvert une enquête sur des soupçons de manipulation de cours liés à la fusion entre Banca Popolare di Milano et Banco Popolare, qui a créé Banco BPM, nouveau numéro trois du secteur en Italie, montre un document publié vendredi. Des sources proches du dossier ont expliqué que la police fiscale italienne avait saisi des documents et que les magistrats enquêtaient sur des allégations selon lesquelles les deux banques, avant leur fusion, n’avaient pas informé les actionnaires et les investisseurs des objections exprimées par la Banque centrale européenne (BCE) au sujet des provisions pour créances douteuses de Banco Popolare. Dans un communiqué publié vendredi, Banco BPM a confirmé l’ouverture d’une enquête, tout en démentant toute irrégularité.