L’ex-président du Conseil italien Silvio Berlusconi et sa holding Fininvest ont déposé une plainte contre la Banque centrale européenne (BCE) auprès de la Cour européenne de Justice, selon des documents judiciaires consultés vendredi par Reuters. Ces derniers ne contiennent aucun élément sur l’objet de la plainte, mentionnant uniquement qu’elle a été transmise le 23 décembre. La BCE a refusé de faire le moindre commentaire. En octobre, elle s'était opposée à ce que Fininvest détienne une «participation significative» dans Banca Mediolanum, l’ancien président du Conseil n'étant plus jugé apte à détenir plus de 10% d’une entreprise financière après avoir été condamné pour fraude fiscale. Fininvest avait alors dit être opposé à l’avis de la BCE, ajoutant qu’elle agirait pour protéger ses intérêts.
Crédit Agricole CIB a décidé d’arrêter ses activités de primary dealer (spécialiste en valeurs du Trésor, SVT) en Autriche, en Irlande et aux Pays-Bas, où il cessera donc d’intervenir sur le marché primaire de la dette souveraine de ces pays. Sur le marché néerlandais, la filiale de la banque verte n'était présente que sur le compartiment des bons du Trésor. «Compte tenu de l’impact des nouvelles réglementations pesant sur le bilan des banques et leur rentabilité, Crédit Agricole CIB a revu et rationalisé son positionnement sur les marchés d’ emprunts d’Etat européens», explique la banque dans un message. La banque reste bien sûr SVT en France. «Crédit Agricole CIB reste attaché à l’activité sur les marchés d’emprunts d’Etat européens», précise le groupe.
La banque centrale néerlandaise (DNB) a déclaré que les institutions financières devaient se montrer plus attentives aux pratiques de corruption lorsqu’elles traitent avec des clients issus du monde du football. Dans un rapport, l’institut d'émission précise que, au terme d’une enquête menée l’an dernier, il en est arrivé à la conclusion que les institutions financières encourent des «risques d’intégrité» beaucoup plus importants lorsqu’elles ont en face d’elle des clients du monde du football ou de certains autres sports.
Banco Popular pourrait augmenter ses provisions exceptionnelles de 500 millions d’euros dans ses comptes 2016, pour les passer de 2,5 à 3 milliards d’euros, assurait vendredi El Confidencial. La Banque d’Espagne aurait été informée de cet ajustement, ajoute le journal espagnol. Par ailleurs, la sixième banques espagnole en termes d’actifs a indiqué la veille avoir vendu 620 millions d’euros de prêts immobiliers non-performants aux fonds Apollo et Blackstone. Elle veut réduire son portefeuille d’actifs immobiliers toxiques de 15 milliards d’euros d’ici à 2018.
JPMorgan a annoncé cet après-midi un doublement des bénéfices de ses activités de banque de financement et d’investissement (BFI) au quatrième trimestre 2016. Ils ont atteint 3,7 milliards de dollars (3,5 milliards d’euros) contre 1,7 milliard un an plus tôt. Dans le sillage de l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis le 8 novembre, et de la hausse des taux d’intérêts américains en décembre, la première banque du pays par les actifs a profité d’un bond de 31% de ses activités de trading FICC (taux, changes et matières premières) et d’une hausse de 8% dans le trading actions. En revanche, les métiers de banque d’investissement (fusions-acquisitions et émissions primaires) affichent une progression de 1% seulement, inférieure aux attentes des analystes.
La Commission européenne a annoncé vendredi la conclusion d’un accord avec le Federal Insurance Office, rattaché au Trésor américain, sur la supervision des groupes d’assurance et de réassurance européens et américains présents de part et d’autre de l’Atlantique. Ces groupes seront soumis, au niveau consolidé, à la seule supervision de leurs autorités domestiques. Si les autorités européennes restent compétentes pour les succursales ou les filiales européennes de groupes américains, elles ne pourront pas imposer des règles de solvabilité, de capital, de reporting ou de gouvernance au niveau du groupe consolidé. La même chose vaudra pour les groupes européens aux Etats-Unis.
La grande banque UBS a essuyé un cuisant échec jeudi devant la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH), où elle avait fait recours contre la caution record de 1,1 milliard d’euros imposée par la justice française dans un dossier d’aide à la fraude fiscale. La Cour européenne des droits de l’Homme, qui était le dernier recours possible d’UBS contre la décision de la justice française, a rejeté "à l’unanimité» le recours de la banque suisse, mise en examen en France pour encouragement à la fraude fiscale, rapporte l’AFP.Dans une réaction transmise à l’AFP, la banque déclare «regretter la décision de la Cour» et «ne pas partager son argumentation». UBS, ajoute la banque, «entend persévérer dans ses efforts pour trouver une solution à la procédure en cours en France tout en continuant de défendre avec vigueur sa position». Pour les magistrats de la CEDH, cette caution, contre laquelle UBS s’insurge, est «une mesure provisoire qui ne préjuge pas de l’issue du litige». En outre, ajoutent les juges, son montant a été fixé en fonction de «l’ampleur des infractions poursuivies et du préjudice possible» et "à la lumière des ressources de la banque requérante».
Le Conseil de stabilité financière (FSB) a publié le 12 janvier des recommandations pour remédier aux faiblesses structurelles des activités de gestion d’actifs «qui pourraient présenter des risques pour la stabilité financière» (1). Autrement dit, limiter autant que faire se peut le risque systémique d’un secteur qui pèse très lourd dans le bon fonctionnement des économies développées. Le FSB décline ainsi quatorze recommandations qui sont l’aboutissement de deux années de travail et d’une consultation lancée en juin 2016. Elles couvrent quatre grandes têtes de chapitre, les problèmes de liquidité, le levier des fonds, le risque opérationnel et les activités de prêts de titres.D’une manière générale, les recommandations ont l’objectif d’accroître l’information et la transparence tant pour les gendarmes des marchés que pour les investisseurs. Sur le chapitre très fourni de la liquidité par exemple, le FSB préconise que toute la palette des outils de gestion de ce risque soient mises à disposition des investisseurs. Le Conseil indique aussi avoir revu ses recommandations sur la liquidité à la lumière de la consultation en encourageant notamment les autorités de tutelle à mettre en place un reporting solide et à mieux faire la part entre les informations pertinentes pour la tutelle et celles utiles aux investisseurs. Le FSB relève que la croissance du secteur justifie l’introduction de stress tests même si, ces dernières années, les fonds ouverts ne semblent pas avoir particulièrement menacé la stabilité financière. Le Conseil insiste également sur le caractère exploratoire des stress tests à ce stade. Les recommandations sur le levier se concentrent sur la mesure et la surveillance du levier au sein des fonds tandis que celles sur le risque opérationnel veillent à ce que l’encadrement et les pratiques de gestion du risque soient adaptés au niveau des risques du secteur pour le système financier. L’Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV/Iosco), qui a salué les recommandations du FSB, qui constituent «une étape importante» pour remédier au risque systémique du secteur, va compléter les travaux du FSB en livrant ses propres recommandations sur la liquidité d’ici à la fin 2017 et sur le levier vers la fin 2018. (1)"Policy Recommendations to Address Structural Vulnerabilities from Asset Management Activities»
Crédit Agricole CIB a décidé d’arrêter ses activités de primary dealer (spécialiste en valeurs du Trésor, SVT) en Autriche, en Irlande et aux Pays-Bas, où il cessera donc d’intervenir sur le marché primaire de la dette souveraine de ces pays. Sur le marché néerlandais, la filiale de la banque verte n'était présente que sur le compartiment des bons du Trésor.
La banque centrale néerlandaise (DNB) a déclaré que les institutions financières devaient se montrer plus attentives aux pratiques de corruption lorsqu’elles traitent avec des clients issus du monde du football. Dans un rapport, l’institut d'émission précise que, au terme d’une enquête menée l’an dernier, il en est arrivé à la conclusion que les institutions financières encourent des « risques d’intégrité » beaucoup plus importants lorsqu’elles ont en face d’elle des clients du monde du football ou de certains autres sports.
Banco Popular pourrait augmenter ses provisions exceptionnelles de 500 millions d’euros dans ses comptes 2016, pour les passer de 2,5 à 3 milliards d’euros, assure ce matin El Confidencial. La Banque d’Espagne aurait été informée de cet ajustement, ajoute le journal espagnol. Banco Popular devrait publier une nouvelle perte conséquente au titre de 2016,
Bank of America a ouvert le bal des résultats annuels des banques américaines sur un rythme soutenu. Son bénéfice net a progressé de 46,8% au quatrième trimestre 2016, à 4,34 milliards de dollars (4,08 milliards d’euros). Son bénéfice par action (BPA) ressort à 40 cents, contre 27 cents au quatrième trimestre 2015. Les analystes financiers prévoyaient en moyenne un BPA de 38 cents selon le consensus Thomson Reuters.
L’ex-président du Conseil italien Silvio Berlusconi et sa holding Fininvest ont déposé une plainte contre la Banque centrale européenne (BCE) auprès de la Cour européenne de Justice, selon des documents judiciaires consultés par Reuters. Ces derniers ne contiennent aucun élément sur l’objet de la plainte, mentionnant uniquement qu’elle a été transmise le 23 décembre.
Portée par le déploiement du plan Juncker de soutien à l’investissement en Europe, la Banque européenne d’investissement (BEI) affiche 9,3 milliards d’euros de financements nouveaux en 2016 en France, dépassant son précédent record de 8,7 milliards atteint en 2015. Le plan Juncker représente environ 30% de l’activité, avec 37 opérations approuvées pour un montant de 2,8 milliards d’euros ; ces financements devraient mobiliser 15,8 milliards d’euros d’investissements supplémentaires, un effet de levier légèrement supérieur aux objectifs annoncés. La France se place ainsi au second rang européen derrière l’Italie en montants absolus investis via le plan Juncker. Sur les 9,3 milliards de financements nouveaux, 8 milliards d’euros proviennent directement de la BEI et 1,3 milliard du Fonds européen d’investissement (FEI), filiale du groupe dédiée au soutien des PME et à la microfinance.
Après l’Allemagne, c’est au tour de la France de se vanter d’un intérêt d’entreprises de la finance pensant quitter le Royaume-Uni dans le cadre du Brexit. Elle aurait reçu des marques d’intérêt «très significatives», selon François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France. «Nous [leur] parlons discrètement mais sérieusement», a-t-il indiqué lors de la présentation de ses voeux à la Place de Paris. «Nous devons rester pleinement mobilisés pour montrer et renforcer l’attractivité de la place de Paris», a-t-il ajouté.
Citigroup Global Markets Inc (CGMI), dépendant de Citigroup, est parvenu à un accord avec le procureur de New York, dans le cadre d’une enquête de quatre ans portant sur des commissions de conseils indûment perçues. Cette enquête avait révélé que CGMI avait surfacturé plus de 22,5 millions de dollars à 47.000 clients, a indiqué hier le procureur Eric Schneiderman dans un communiqué. L’accord stipule que Citigroup a accepté de payer une amende d’un millions de dollars (sans évoquer le remboursement du trop-perçu) et de signaler tout problème de trop-perçu au cours des trois prochaines années au bureau du procureur.
Portée par le déploiement du plan Juncker de soutien à l’investissement en Europe, la Banque européenne d’investissement (BEI) affiche 9,3 milliards d’euros de financements nouveaux en 2016 en France, dépassant son précédent record de 8,7 milliards atteint en 2015. Le plan Juncker représente environ 30% de l’activité, avec 37 opérations approuvées pour un montant de 2,8 milliards d’euros, lesquels devraient mobiliser 15,8 milliards d’euros d’investissements additionnels, un effet de levier légèrement supérieur aux objectifs annoncés. La France se place ainsi au second rang européen derrière l’Italie en montants absolus investis via le plan Juncker. La montée en puissance du plan Juncker a permis de monter la part de l’activité de la BEI dédiée au secteur privé à 70% contre 30% en 2015, et la part des soutiens à l’innovation à 38% contre 15% l’année passée.
Un ex-banquier suisse à Singapour a été condamné mercredi à sept mois de prison pour blanchiment d’argent et d’autres délits liés au scandale politico-financier du fonds souverain 1MDB en Malaisie, rapporte l’AFP. L’homme, qui dirigeait la filiale singapourienne de la banque privée zurichoise Falcon Bank, a également été condamné à une amende de 128.000 dollars de Singapour, soit quelque 85.000 euros, après avoir plaidé coupable devant un tribunal de l’archipel d’Asie du Sud-Est.L’ancien banquier âgé de 42 ans était jugé pour avoir omis de faire état de transactions suspectes d’un montant total de 1,6 milliard de dollars en mars 2013 et transmis de fausses informations aux autorités de Singapour, dans le cadre de l’enquête dans ce pays sur des transferts illicites de fonds liés à 1MDB. L’affaire de détournement de centaines de millions d’euros du fonds souverain fait l’objet d’enquêtes également en Suisse et aux Etats-Unis.
Dans une liste établissant ses priorités pour les négociations avec l’UE qui a été publiée jeudi, le groupe de lobbying de la City, TheCityUK, a abandonné l’idée de se battre pour conserver le «passeport» financier, rapporte le Financial Times. Auparavant, il souhaitait rester au sein du marché unique ou nouer un accord spécial préservant les droits liés au passeport. Mais l’administration de Theresa May a manifesté peu d’intérêt pour un tel accord. TheCityUK espère donc maintenant bâtir un accord autour de «l'équivalence».
L’association d’épargnants Gaipare, partenaire d’Allianz, a annoncé ce matin que le taux de rendement net de son fonds en euros s’est établi à 2,90% en 2016, contre 3,15% en 2015. Elle a doté de 3,54 millions d’euros la provision pour participation aux excédents (PPE), qui représente 0,60% des encours. L’encours du fonds euros Gaipare est resté stable en 2016, à 3,4 milliards d’euros. Au 31 décembre, 296 millions d’euros étaient investis sur des supports en unités de compte.
Alors que l’assemblée générale d’UniCredit se réunit ce jeudi pour approuver l’augmentation de capital massive de la banque italienne, son administrateur délégué Jean-Pierre Mustier a indiqué que l’opération serait bouclée avant la mi-mars. «Elle sera bouclée à temps pour permettre à UniCredit d’effectuer le paiement obligataire le 10 mars», a déclaré le dirigeant dans les colonnes de La Stampa, en référence aux coupons sur ses obligations AT1 tombant à cette date.
UBI Banca a annoncé ce matin un projet d’augmentation de capital pouvant aller jusqu'à 400 millions d’euros pour renforcer ses fonds propres après la reprise de trois petits établissements italiens en difficulté. La cinquième banque italienne a accepté de reprendre pour un euro symbolique Banca Marche, Banca Etruria et CariChieti, trois banques sauvées par des fonds publics en novembre 2015 et qui n’ont pas trouvé de repreneur l’an dernier. UBI a précisé que son offre était conditionnée à une recapitalisation des trois banques par le fonds de secours bancaire italien, à hauteur de 450 millions d’euros, avant la finalisation de l’opération. Banca Marche, Banca Etruria et CariChieti devront aussi avoir cédé pour 2,2 milliards d’euros de créances douteuses d’ici là.
MasterCard a lancé, pour ses 12.000 salariés dans le monde (dont 65 en France), le télétravail «illimité» en termes de nombre de jours par mois. Le dispositif est effectif depuis le 1er décembre 2016 au sein du spécialiste des paiements. En outre, l’entreprise américaine proposera désormais huit semaines de congé paternité, rémunérées à temps plein, et prises en une seule fois ou réparties au cours de l’année de naissance de l’enfant.