Commerzbank a annoncé ce jeudi une baisse de 51% de son bénéfice net au quatrième trimestre, en raison de la faiblesse des marchés financiers et de sa restructuration en cours.Le bénéfice net trimestriel de la deuxième banque allemande est ressorti à 90 millions d’euros. Il est au-dessus du consensus de 69,7 millions d’euros établi par Reuters.
Le cinquième assureur européen, Zurich Insurance, a publié aujourd’hui un bénéfice net en repli de 6% à 3 milliards de dollars (2,4 milliards d’euros) au titre de 2017, au-dessus de la prévision de 2,72 milliards de dollars des analystes interrogés par Reuters. Les catastrophes naturelles de l’année ont pesé sur le ratio combiné, qui s’est détérioré à 100,9 contre 98,4 en 2016.
Le réassureur Scor a fait état aujourd’hui d’une progression de ses primes à l’occasion du renouvellement annuel de ses contrats en janvier, grâce à une tarification en hausse dans la plupart des régions où il est présent.
UniCredit a annoncé ce matin un bénéfice du quatrième trimestre supérieur aux attentes et le plus élevé en une décennie, grâce à une solide progression de ses commissions et de ses revenus d’intérêt. La première banque italienne a dégagé un bénéfice net de 3,7 milliards d’euros hors éléments exceptionnels sur l’ensemble de l’exercice 2017, à comparer à une perte de 11,8 milliards un an plus tôt. Après éléments exceptionnels, y compris les cessions d’actifs, le résultat ressort à 5,5 milliards d’euros, meilleur que le consensus de 5,2 milliards fourni par le groupe.
Swiss Re a vu son titre grimper à son plus haut depuis six ans ce matin, après avoir confirmé être en discussions avec le japonais SoftBank qui souhaiterait prendre une participation à son capital. Le titre du réassureur helvète a gagné jusqu’à 6,8% à Zurich, sa plus forte hausse en séance depuis novembre 2011. Les actions de SoftBank ont de leur côté grimpé d’environ 1% à Tokyo jeudi.
L’action Société Générale engrangeait près de 4% à la mi-séance ce jeudi dans le sillage de résultats supérieurs aux attentes. Si le bénéfice sur l’ensemble de 2017 a baissé en raison de plusieurs charges exceptionnelles déjà connues, l’activité sous-jacente a été meilleure que prévu au quatrième trimestre, notamment dans la banque de financement et d’investissement (BFI). La banque a enregistré une baisse de 82% de son résultat net comptable au quatrième trimestre, à 69 millions d’euros, alors que le consensus FactSet tablait sur une perte de 330 millions d’euros.
Economies. Voilà un surprenant et puissant attelage au fort pouvoir potentiel de nuisance pour les acteurs établis d’un secteur majeur de l’économie américaine, l’assurance-santé. Amazon, Berkshire Hathaway et JPMorgan s’associent pour créer une entreprise « à but non lucratif » destinée à fournir une couverture à prix raisonnable. Tout d’abord au bénéfice du million de salariés locaux des trois groupes mais « potentiellement à tous les Américains », a prévenu Jamie Dimon, PDG de JPMorgan. La nouvelle société pourrait commencer par proposer des applications permettant un meilleur choix de produits ou de services, avant de déployer l’auto-assurance des salariés. Les dépenses de santé ont représenté 18 % du PIB des Etats-Unis l’an dernier. Un coût que le nouveau trio « ne (peut) plus accepter comme une fatalité », foi de Warren Buffett, le patron de Berkshire Hathaway.
Anticiper. Allianz, via sa filiale AGCS, lance un service visant à prévenir les risques de catastrophes naturelles. L’assureur s’est allié à la société française Predict Services, détenue par Airbus, Météo France et BRL et spécialisée dans la veille de ce type de risques. « L’expertise de nos ingénieurs préventionnistes, couplée à celle de Predict Service, permettra à nos clients de mieux anticiper les actions préventives à mettre en place (…) et d’améliorer la résilience de leurs organisations afin d’assurer un retour à la normale plus rapide », estime Eva Poujardieu, directrice d’Allianz Risk Consulting pour la région Méditerranée d’AGCS. L’objectif étant de « réduire les impacts des catastrophes naturelles (…) sur les entreprises victimes mais aussi sur les charges pesant sur les assureurs », souligne Octo Finances.
Un milliard d’euros de bonus. C’est ce que Deutsche Bank aurait prévu de verser cette année à ses banquiers, d’après le Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung. Cette information, non confirmée par la première banque allemande, a fait grincer des dents. Le journal allemand indique que cette politique de bonus vise à dissuader les banquiers d’investissement de Deutsche Bank de quitter leur employeur pour la concurrence. Pas sûr que cela suffise dans le contexte actuel… La banque dirigée par John Cryan accuse en effet une perte nette de 2,2 milliards d’euros au quatrième trimestre et sa troisième perte consécutive en 2017. Les signaux sont au rouge : les revenus de la banque de financement et d’investissement ont baissé de 16 % au dernier trimestre, et les revenus du trading ont accusé une chute de 27 %. Quant à ceux de la division financement, ils sont en recul de 16 % sur la même période.
Distribué. IHS Markit, fournisseur de données de référence et opérateur du service kyc.com, a noué une alliance avec Cambridge Blockchain afin de fournir des informations et des logiciels pour soutenir les services publics dans la collecte et la gestion des données de connaissance client. Kyc.com, lancé en 2014, fournit un processus d’acquisition de données clients standardisé et mutualisé qui permet aux banques de partager ces données lors de l’entrée en relation avec un nouveau client. L’intégration de la Blockchain grâce à Cambridge Blockchain permettra de fiabiliser et de partager ces données avec un haut niveau de sécurité lié à la fonctionnalité de registre distribué, dans le respect des réglementations sur la protection des données personnelles mais aussi des règles spécifiques aux services financiers (fiscalité, MIF 2…).
Adieu l’entretien annuel d’évaluation classique ! Mazars vient d’annoncer le déploiement de son nouveau dispositif d’évaluation de la performance, axé sur du « ‘feedback’ permanent, collaboratif, informel, plus agile », souligne le groupe d’audit qui veut adapter ses pratiques RH aux attentes des jeunes générations. En 2017, il a mené une phase test de six mois auprès de 80 collaborateurs de la filière dédiée au secteur du conseil assurance. De quoi s’agit-il concrètement ? D’abord, un outil digital permet de réaliser des retours spontanés et les salariés pourront aussi utiliser un « feedback » à 360°, conçu pour améliorer leur management. Ensuite, les systèmes de rating sont simplifiés et attribués par les managers directs de façon collective. Enfin, les collaborateurs auront un parrain dès le début de leur parcours chez Mazars et les plus expérimentés pourront bénéficier d’un coach interne.
« L’AFG demande que les critères de rémunération variable des dirigeants soient clairement établis et que le plafond et l’évolution d’une année sur l’autre soient précisés. »
Le prestigieux mais exigeant examen du CFA (chartered financial analyst) fait toujours « le plein » de candidats. En décembre 2017, leur nombre au niveau mondial au niveau 1 du programme (composé de trois niveaux nécessaires à la certification) affiche un bond de 14 % par rapport à décembre 2016. L’examen reste toujours difficile à obtenir. Moins d’un candidat sur cinq arrive à ses fins et il faut en moyenne quatre ans pour compléter le programme. D’ailleurs, seule une proportion de 43 % des 68.086 postulants a réussi l’examen de niveau 1 du cursus en décembre de l’année dernière. Les candidats chinois ont été les plus représentés (19.598) devant les Etats-Unis, l’Inde, le Canada, le Royaume-Uni, l’Australie, Hong Kong, Singapour, l’Afrique du Sud et les Emirats Arabes Unis. La France a enregistré 864 candidats en décembre dernier, en légère hausse par rapport à l’année précédente.
Simplifié depuis les ordonnances du 22 septembre 2017, le télétravail devient une pratique répandue chez les salariés français, selon une étude de Malakoff Médéric rendue publique le 23 janvier. Mais le télétravail contractualisé ne concerne que 6 % des salariés alors que 19 % travaillent à distance de façon informelle et non contractualisée. Le secteur des services compte 11 % de télétravailleurs contractuels et 31 % non contractuels. Chez les cadres, les proportions sont de 17 % pour le télétravail contractuel et 42 % pour le télétravail qui n’est pas régi par un contrat. 57 % des télétravailleurs travaillent à distance au moins un jour par semaine, et 47 % travaillent depuis leur domicile, toujours de façon hebdomadaire.
Pour oublier la grisaille de cet hiver, rien de tel qu’une virée sous le soleil de Saint-Laurent du Var. Au Novotel Cap 3000, l’association Fnacab y tenait le 3 février son 7e salon contre les abus bancaires. Au menu, consultations gratuites d’avocats ou de juristes et table ronde sur « les moyens de self-défense face aux abus bancaires qui ont fait leurs preuves » (sic). L’ironie de l’histoire veut que la Fnacab puisse alimenter le flux des futures victimes à son insu. Son site n’échappe pas, en effet, aux spécialistes du ciblage publicitaire en ligne. Si bien que l’internaute peut y trouver des promotions pour l’investissement en bitcoin...
Elkette ne quitte plus Jean-Pierre Mustier. Le patron d’UniCredit a fait de cet élan en peluche sa mascotte, et c’est tout naturellement en sa compagnie qu’il est allé chercher le prix du package financier de l’année, décerné à la banque italienne le 30 janvier par IFR. Tel le nain de jardin voyageur d’Amélie Poulain, Elkette fait le tour du monde et se fait tirer le portrait sur sa page Instagram en compagnie de Jamie Dimon, Lloyd Blankfein et de gloires du football comme Zlatan Ibrahimovic – UniCredit est partenaire de la Champions League. Bientôt, on se demandera qui est ce monsieur en smoking à côté d’Elkette.
Les experts de Deloitte ont de l’humour. Mandatés en catastrophe au printemps dernier par les superviseurs européens pour dresser le bilan de santé de Banco Popular, ils ont trouvé à la banque espagnole un surnom ironique : Hippocrate. Elle est ainsi désignée dans le cadre du rapport d’évaluation que le Conseil de résolution unique s’est résolu à publier début février. Le patronage du père de la médecine occidentale a valu au groupe, et donc à ses actionnaires et créanciers, un remède de cheval, l’adossement à Santander pour un euro symbolique. Il faut dire que le natif de Cos a aussi donné son nom au « faciès hippocratique », l’observation des changements du visage humain à l’approche de la mort. Une description de circonstance pour Banco Popular.
Les spécialistes des statistiques et des probabilités seront encore très recherchés en 2018. Avec, à la clé, des salaires élevés et des missions transversales.