L’Autorité des marchés financiers (AMF) a annoncé qu’elle élaborait une nouvelle stratégie baptisée» #Supervision2022» dans laquelle elle entendait inscrire son action jusqu’en 2022 «dans la perspective d’une future Europe à 27 forte et compétitive, tout en intégrant la révolution digitale à l’œuvre et en contribuant aux nouveaux enjeux de financement de l’économie». Trois axes externes majeurs ont été dégagés : s’engager pour une Union des marchés de capitaux à 27 forte, plus intégrée et plus compétitive ; favoriser l’innovation et accompagner les acteurs ; contribuer au financement de l’économie par des marchés et une place financière attractifs. Elle se dote aussi d’un axe interne qu’elle présente comme étant celui d’"un régulateur plus moderne, à la supervision repensée». L’AMF affirme ainsi qu’elle mettra en œuvre une approche rénovée de sa supervision, pour un meilleur suivi et contrôle des professionnels, davantage fondée sur les risques, avec des formats de contrôles plus courts permettant de couvrir un nombre plus important d’acteurs. Cette approche s’appuiera à la fois sur la connaissance des acteurs et l’analyse approfondie des données de transaction que les directives et règlements européens des dernières années ont contribué à enrichir. Chaque année, le régulateur publiera ses priorités de supervision et communiquera sur les bonnes et les mauvaises pratiques observées. L’AMF se veut également plus moderne et plus agile. Elle entend développer ou renforcer les compétences nouvelles indispensables à l’exercice de ses missions, se doter de nouveaux outils d’analyse et renforcer la digitalisation de ses processus, tant en interne que dans ses interfaces de dialogue avec les professionnels. Parmi les actions 2018, l’AMF accompagnera les acteurs dans la mise en œuvre de textes structurants comme le nouveau cadre des marchés d’instruments financiers MIF (en application depuis le 3 janvier 2018) et le règlement Prospectus. Elle soutiendra également le renforcement de l’ESMA à l’occasion de la revue des Autorités européennes de supervision et poursuivra la préparation de la sortie du Royaume-Uni de l’Union, notamment dans le cadre des travaux menés sur les régimes pays tiers. L’AMF a, par ailleurs, détaillé ses priorités de supervision pour les sociétés de gestion et les prestataires de services d’investissement. Parmi les thèmes identifiés, la mise en œuvre de certaines dispositions clés de la directive MIF (déclaration des transactions, obligation de négociation, gouvernance des produits entre autres), les dispositifs de valorisation des actifs au sein des sociétés de gestion, la gestion ISR et la gestion sous mandat (voir par ailleurs sur NewsManagers).