La Financial Conduct Authority (FCA) a publié ses statistiques concernant les plaintes enregistrées par les sociétés financières en Grande-Bretagne. Au total, la FCA recense 4,29 millions de plaintes, un chiffre en progression de 10% par rapport au deuxième semestre 2018. Sans surprise, les plaintes concernant l’assurance emprunteur (PPI, payment protection insurance) représentent 49,3 % de ce total en hausse de 34 % en six mois, passant de 1,58 à 2,12 millions, car la FCA avait fixé au 29 août la date butoir pour les demandes de dédommagements sur les PPI. Hormis ce type de plainte, leur nombre a eu tendance à baisser au premier semestre, passant de 2,32 à 2,18 millions.
Credit Suisse va effectivement ponctionner les dépôts en francs de ses clients fortunés. Dans une prise de position écrite, le groupe suisse a confirmé jeudi soir l’information divulguée fin septembre par Bloomberg. «Comme d’autres banques le font depuis quelque temps, Credit Suisse introduit à son tour les taux négatifs pour ses clients détenteurs d’avoirs très élevés en francs», a indiqué le numéro deux bancaire helvétique.
BNP Paribas est le mieux placé pour reprendre le portefeuille de dérivés actions pour les particuliers Deutsche Bank, rapporte aujourd’hui le journal allemand Börsen-Zeitung, sans citer de sources. Cette unité spécialisée dans la vente de certificats et warrants pour la clientèle de détail, connue sous la marque X-Markets, est estimé entre 400 et 500 millions d’euros par les analystes, indique le journal. BNP n’a pas souhaité faire de commentaire.
Selon des documents consultés par le quotidien espagnol Cinco Días, le régulateur financierespagnol CNMV chiffrerait à 4 milliards d’euros le volume d’actifs illiquides présents dans les fonds espagnols à la fin du troisième trimestre 2019. Un chiffre qui représente moins de 2% (1,48%) du patrimoine total des fonds espagnols estiméà 270 milliards d’euros. La situation n’est «pas préoccupante dans l’absolu» selon le président de la CNMV, Sebastián Albella, selon qui la poche d’actifs peu liquides dans les fonds obligataires espagnols s'élève à 2 milliards d’euros. Cinco Días rappelle que le pourcentage d’illiquidité dans les fonds espagnols avait atteint un pic à 9% des encours totauxen 2008 avec la crise des subprimes.
Credit Suisse va effectivement ponctionner les dépôts en francs de ses clients fortunés. Dans une prise de position écrite, le groupe suissea confirmé jeudi soir l’information divulguéefin septembre par Bloomberg, rapporte l’agence AWP. «Comme d’autres banques le font depuis quelque temps, Credit Suisse introduit à son tour les taux négatifs pour ses clients détenteurs d’avoirs très élevés en francs», a indiqué le numéro deux bancaire helvétique, sans fournir plus de détails. Certaines sources proches des milieux bancaires ont cependant confié à AWP que la ponction devrait concerner les dépôts en espèces - tant de clients particuliers que d’entreprises - supérieurs à 2 millions de francs. Le taux négatif appliqué serait de -0,75%, et monterait même à -0,85% pour les clients entreprise dont les avoirs dépassent les 10 millions. Ces nouvelles dispositions entreront en vigueur à partir de début 2020 pour les particuliers. Les entreprises seront quant à elles ponctionnées dès le 15 novembre prochain, a confirmé Credit Suisse. Credit Suisse taxe déjà les comptes en euro, à hauteur de 0,4% pour les dépôts à partir de 1 million (1,1 million de francs).
L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a publié jeudi les résultats d’un examen sur la surveillance, par les six principales autorités nationales concernées, de l’amélioration de la qualité des données sur les produits dérivés reportées dans le cadre du règlement Emir. Les autorités française (AMF) et irlandaise (CBoI) obtiennent un «très bien» sur l’intégration des données Emir dans une approche globale de supervision, un «bien» sur leur contribution à la surveillance de la qualité des données et sur leurs accès, évaluation et analyse de la qualité des données. Le régulateur néerlandais (AMF) est l’autre bon élève. Les régulateurs britannique (FCA) et chypriote (CySEC) sont jugés très en retard.
L’Association française de la gestion financière (AFG), l’Association nationale des conseillers financiers (Anacofi), la Chambre nationale des conseillers en gestion de patrimoine (CNCGP), la Chambre nationale des conseils experts financiers (CNCEF), la Compagnie des CGP-CIF et l’Union des conseils en gestion de patrimoine (UCGP), déclarent dans un communiqué commun que «La diversification et l’allongement de l’horizon de placement d’une partie de ses investissements sont toujours indispensables à l’épargnant pour obtenir des rendements plus élevés dans la durée». Ces dernières mettent en avant les opportunités qu’offre la loi Pacte, avec la création des nouveaux plans d’épargne retraite (PER).
«Cela ne suffira pas de couper le gras en trop et de laisser les os et les muscles intacts», déclare Felix Hufeld, le président de la BaFin, au sujet des banques allemandes, cité dans le magazine Wirtschaftswoche jeudi. Le régulateur financier allemand juge que le modèle d’affaires de beaucoup de banques locales est trop complexe et qu’elles devraient se demander quelles sont les activités et les produits profitables, dans un contexte de ralentissement économique et de taux bas.
Alessandra Gaudio, précédemment directrice générale, chief investment officer (CIO) et membre du comité exécutif de SwissLife Banque privée, a été recrutée chez Generali France au poste de directrice en charge de la création et de la direction de la nouvelle plateforme de solutions patrimoniales. Ce nouveau pôle sera constitué d’ingénieurs patrimoniaux et d’experts en allocation d’actifs. La professionnelle reportera à Hugues Aubry, membre du comité exécutif en charge de l’épargne et de la gestion de patrimoine. La mission d’Alessandra Gaudio sera particulièrement délicate, alors que Generali vient d’annoncer son intention de fermer certains de ses fonds en euros à la souscription.
Alessandra Gaudio, précédemment directrice générale, chief investment officer (CIO) et membre du comité exécutif de SwissLife Banque privée, a été recrutée chez Generali France au poste de directrice en charge de la création et de la direction de la nouvelle plateforme de solutions patrimoniales. Ce nouveau pôle sera constitué d’ingénieurs patrimoniaux et d’experts en allocation d’actifs (mandats dédiés, gestion pilotée et gestion conseillée), avec pour objectif d’accompagner l’ensemble des réseaux de Generali France dans le renforcement de la part investie en unités de compte et de travailler au développement des nouvelles offres retraite introduites par la loi Pacte, précise le communiqué. La professionnelle reportera à Hugues Aubry, membre du comité exécutif en charge de l’épargne et de la gestion de patrimoine.
« Cela ne suffira pas de couper le gras en trop et de laisser les os et les muscles intacts », déclare Felix Hufeld, le président de la BaFin, au sujet des banques allemandes, cité dans le magazine Wirtschaftswoche de ce jeudi. Le régulateur financier allemand juge que le modèle d’affaires de beaucoup de banques locales est trop complexe et qu’elles devraient se demander quelles sont les activités et les produits profitables, dans un contexte de ralentissement économiques et de taux bas.
Certains sujets font l’unanimité, même auprès d’associations qui, en temps normal, peuvent parfois montrer des points de désaccords. Ainsi, l’Association française de la gestion financière (AFG), l’Association nationale des conseillers financiers (Anacofi), la Chambre nationale des conseillers en gestion de patrimoine (CNCGP), la Chambre nationale des conseils experts financiers (CNCEF), la Compagnie des CGP-CIF et l’Union des conseils en gestion de patrimoine (UCGP), s’allient pour mettre en garde leurs clients contre la fin du triptyque « rendement, garantie, liquidité ». « La diversification et l’allongement de l’horizon de placement d’une partie de ses investissements sont toujours indispensables à l’épargnant pour obtenir des rendements plus élevés dans la durée », expliquent les associations dans un communiqué commun.
L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a publié jeudi les résultats d’un examen sur la surveillance, par les six principales autorités nationales concernées, de l’amélioration de la qualité des données sur les produits dérivés reportées dans le cadre du règlement EMIR. Les autorités française (AMF) et irlandaise (CBoI) obtiennent un «très bien» sur l’intégration des données EMIR dans une approche globale de supervision, un «bien» sur leur contribution à la surveillance en matière de qualité des données et sur leurs accès, évaluation et analyse de la qualité des données.
Morgan Stanley a publié des revenus nets trimestriels de 10 milliards de dollars, les plus hauts observés depuis 10 ans pour un troisième trimestre, et en très légère hausse par rapport aux 9,9 milliards de dollars du troisième trimestre 2018. Les revenus de la banque d’investissement progressent de 5 % par rapport à l’année dernière et ceux du trading de 10 %. La gestion privée reste quasiment stable (en très légère baisse de 1 %), et la gestion d’actifs progresse de 17 %. Le résultat net atteint 2,17 milliards de dollars, contre 2,11 milliards à la même période de 2018.
Les nouvelles technologies déployées dans les directions financières leur donnent les moyens de « faire parler » la data. Et de se positionner en business partner.
C’est le nombre d’emplois menacés par les réductions de coûts de la banque HSBC, rapporte le Financial Times. Ces suppressions de postes s’ajoutent aux 4.700 licenciements déjà annoncés récemment par l’établissement. Elles se concentreront principalement sur les emplois les mieux payés. Présentée comme imminente, une cession des activités retail en France se traduirait elle aussi par une substantielle réduction du nombre d’emplois.
Une féminisation à deux vitesses : le pourcentage de femmes a progressé à 20,6 % au sein des conseils d’administration (CA) dans le monde (contre 15,3 % en 2016), indique le rapport CS Gender 3000 de Credit Suisse, mais leur proportion dans les directions reste limitée à 18 % (14 % en 2016). Dans les CA européens, les administratrices représentent 29,7 %, tandis qu’elles sont 24,7 % dans les CA en Amérique du Nord et seulement 14,7 % en Asie Pacifique hors Japon (pays où elles ne sont que 5,7 %). Dans les top management, elles sont 21 % aux Etats-Unis, 19 % en Asie et 17 % en Europe. « Parmi les entreprises du CS Gender 3000 (3.000 entreprises dans 56 pays, NDLR), à peine 5 % comptent des femmes CEO-directrices générales et moins de 15 % des femmes CFO-directrices financières », précise l’étude, qui note aussi des « fortes corrélations entre la diversité des CA et la surperformance du cours de l’action ».
Grâce aux entreprises de la finance, l’immobilier de bureaux est bien animé en Ile-de-France, où se trouvent 60 % de leurs effectifs nationaux, sur près de 3,5 millions de mètres carrés pris à bail depuis 2000, souligne une étude de Knight Frank. A Montrouge, où le Crédit Agricole a son campus, le groupe vient de finaliser la location de 28.000 m2, portant, d’ici la fin 2021, à près de 200.000 m2 de bureaux la surface qu’il occupe dans cette commune. Les banques d’affaires et les sociétés de gestion privilégient, elles, toujours le Triangle d’or parisien, comme Lazard Frères, qui emménagera en 2020 dans plus de 10.000 m2 de bureaux situés boulevard Haussmann.
Le marché de l’emploi est dynamique pour les experts de la fonction finance. Selon la 22e édition du baromètre de l’emploi de Robert Walters, le volume d’offres d’emploi cadres dans la finance a bondi de 26 % depuis le début de l’année 2019, « portée par une forte croissance des demandes en trésorerie », précise le recruteur qui explique qu’au sein des directions financières, les besoins en profils spécialisés et techniques se font sentir, incitant les entreprises à recruter de nouveaux talents. L’assurance embauche elle aussi, avec une augmentation de 22 % des offres d’emploi sur les neuf premiers mois de 2019. L’entrée en vigueur de la loi Pacte et la réforme des retraites annoncée entretiennent la nécessité de recruter dans les métiers de la data, comme dans ceux de la conformité et des nouvelles technologies, relève Robert Walters.
PRESSION Conséquence du repli des taux d’intérêt, les ratios de Solvabilité 2 de grands assureurs-vie français ont diminué (entre 15 et 23 points de base sur le premier semestre 2019), souligne l’agence de notations Moody’s. « Les ratios de solvabilité sont sensibles à la baisse des taux dans la mesure où les assureurs-vie français ont une forte exposition aux contrats d’épargne offrant un capital garanti, mais aussi parce qu’ils détiennent des passifs de maturité généralement plus longue que leurs actifs », analyse Benjamin Serra, senior VP chez Moody’s. Selon le professionnel, cette baisse est essentiellement imputable aux pressions sur les bénéfices futurs, mais le risque de pertes et de diminution de fonds propres demeure limité. Si les assureurs devraient prendre des mesures pour contenir la baisse des ratios, « la situation devrait également renforcer la vigilance des régulateurs », selon Moody’s.