La Nouvelle-Zélande vient de rejoindre de facto l’Asia Regional Fund Passport, un marché commun de l’industrie des fonds qui doit réunir à terme l’Australie, le Japon, la Corée du Sud, la Thaïlande, et le pays des kiwis. Il s’agit plus précisément d’un accord multilatéral unifiant les règles d’enregistrement et de distribution des fonds dans l’ensemble des pays signataires, facilitant ainsi leur commercialisation transnationale. Le régulateur néo-zélandais, signataire de l’accord, est désormais capable de recevoir les demandes de licence de distribution de la part des fonds étrangers enregistrés dans un des pays membres, a-t-il annoncé fin juillet. Seule la Corée du Sud n’a pas encore finalisé ses procédures. L’Asia Regional Fund Passport a été officiellement lancé en février 2019, après une décennie de négociations. Le continent possède un autre marché unifié de fonds, avec l’Asean Collective Investment Scheme, qui relie les marchés de Singapour, de Malaisie, et de Thaïlande.
JPMorgan Chase devrait décrocher une commission-record pour une banque dans le cadre d’une vente d’entreprise, soit 123 millions de dollars (110 millions d’euros) pour avoir conseillé Allergan, le concepteur du Botox, vendu 63 milliards de dollars au groupe pharmaceutique américain AbbVie, selon le Financial Times. Il dépasserait ainsi Morgan Stanley, qui avait obtenu 120 millions de dollars pour son conseil sur la vente à 66 milliards de dollars du groupe agricole américain Monsanto à l’allemand Bayer en 2016
La Commission fédérale américaine du commerce (FTC) est prête à démanteler si nécessaire les grandes plates-formes technologiques en dénouant des fusions passées, a déclaré son président Joe Simons, dans une interview diffusée mardi par l’agence Bloomberg. Démanteler un groupe n’est pas chose aisée mais pourrait être le remède adéquat pour faire rentrer dans le rang des groupes dominants et rétablir la concurrence, a-t-il dit. La FTC conduit actuellement un vaste examen pour établir si des groupes comme Facebook entravent la concurrence. Les géants du numérique suscitent la suspicion aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde, les législateurs, les associations de consommateurs et leur concurrents estimant qu’ils ont trop de pouvoir, au préjudice du public et de la concurrence.
Juerg Zeltner, l’ancien responsable de la banque privée d’UBS, pourrait prochainement rejoindre les rangs du conseil de surveillance de Deutsche Bank, indique Bloomberg. Il remplacerait Richard Meddings, le président de TSB, qui a prévu de céder son fauteuil d’administrateur dans l’année. Deutsche Bank n’a pas fait de commentaire. En faisant entrer Juerg Zeltner à son conseil de surveillance, Deutsche Bank souhaiterait profiter de son expérience dans les métiers de la banque privée pour renforcer son activité dans ce domaine. Juerg Zeltner dirige actuellement KBL European Private Bankers.
La forte progression des obligations subordonnées contraste avec des actions bancaires à la peine dans un contexte de taux négatifs et de risque politique.
La banque canadienne Desjardins a indiqué lundi avoir dépensé 70 millions de dollars canadiens (47 millions d’euros) au second trimestre, suite à une fuite de données personnelles qu’elle a subie plus tôt dans l’année, qui a touché 2,9 millions de ses clients. Le groupe a offert aux comptes affectés une assurance contre l’usurpation d’identité pour cinq ans. Première banque coopérative du Canada, et cinquième du monde, avec 304 milliards de dollars canadiens (204 milliards d’euros) d’actifs pour 7 millions de clients, Desjardins a constaté une intrusion suspecte dans ses réseaux en décembre, mais ce n’est que courant juin qu’elle a été informée par la police de ce vol massif, avait alors affirmé son PDG Guy Cormier, indiquant que le piratage avait été mené par un employé.
Les 30.000 suppressions d’emplois annoncées depuis avril dans les banques d’investissement concernent pour près de moitié Deutsche Bank, ainsi que la Société Générale, Citigroup, HSBC et Barclays, selon le Financial Times. La plupart des coupe dans les effectifs concernent l’Europe, avec des taux d’intérêt en baisse et de faibles volumes de trading. A New York, le trading a baissé de 2% en juin par rapport à un an auparavant, avec 2.500 emplois affectés, selon le service emplois de la ville.
Fabrizio Saccomanni, le président d’UniCredit, est mort, a annoncé hier la banque italienne, sans préciser les circonstances de son décès. Ancien responsable de la Banque d’Italie et ex-ministre de l’Economie, Fabrizio Saccomanni avait été nommé président d’UniCredit en avril 2018. Il avait assisté mercredi à la présentation des résultats d’UniCredit. Fabrizio Saccomanni était âgé de 76 ans. Le vice-président de la banque, Cesare Bisoni, occupera ses fonctions le temps de nommer un nouveau président, a indiqué UniCredit.
Hannover Re a publié hier un bénéfice net en hausse de 31% par rapport à l’année dernière, à 369 millions d’euros. Un montant conforme à celui du consensus FactSet. Cette performance est liée à sa division vie et santé, dont le bénéfice net a bondi de 77% à 169,2 millions d’euros. Le réassureur allemand a engrangé 5,32 milliards d’euros de primes brutes (en hausse de 15%). Le consensus s'établissait à 5,13 milliards. Côté prévisions, Hannover s’attend à voir les primes brutes augmenter d’un pourcentage à un chiffre à change constant en 2019 ; il vise un retour sur investissement d’au moins 2,8% et un bénéfice net de 1,1 milliard d’euros.
La Securities and Exchange Commission (SEC) réfléchit à prolonger le délai de grâce de 30 mois accordé aux courtiers américains pour se conformer aux règles de MIF 2 imposant de dissocier la recherche et les autres services, a déclaré hier le commissaire Hester Peirce. La SEC avait initialement donné aux courtiers jusqu’au milieu de l’année prochaine pour appliquer MIF 2, en vigueur en Europe depuis janvier 2018. «Nous avons accordé un allégement temporaire et je pense que ce que nous allons faire, c’est probablement prolonger cet allégement parce que nous essayons de trouver une solution permanente, mais ce n’est pas si facile», a expliqué Hester Peirce.
Le bénéfice opérationnel de l’assureur Legal & General (L&G) a progressé de 11% au premier semestre, à un milliard de livres, grâce à ses acquisitions dans la gestion de contrats de fonds de pension, que les entreprises sont de plus en plus enclines à vendre à des compagnies d’assurances. L&G a indiqué hier, à l’occasion de la publication de ses comptes semestriels, qu’il anticipait le potentiel de transactions dans les fonds de pensions à 20 milliards de livres et qu’il avait déjà engagé la reprise d’environ un milliard de livres de contrats de rente en juillet, après avoir repris celui de Rolls-Royce UK représentant 4,6 milliards de livres. Au premier semestre, cette activité explique largement la hausse de 36% du bénéfice opérationnelle la branche retraite de L&G, à 655 millions de livres. Le pôle de gestion d’actifs a lui enregistré une hausse de 15% de ses encours, à 1.140 milliards de livres. Le ratio de fonds propres réglementaire de L&G s’est dégradé à 171% au 30 juin, contre 188% six mois plus tôt, en raison de la faiblesse des taux d’intérêt. Le groupe a confirmé ses objectifs annuels. Il a annoncé le versement d’un dividende intermédiaire de 4,93 pence par action, contre 4,60 l’année dernière.
Munich Re a publié hier une hausse de 36% de son bénéfice net au deuxième trimestre, à 993 millions d’euros, en l’absence de sinistres majeurs et grâce à la réintégration de provisions techniques passées les années précédentes. Le mois dernier, le réassureur allemand avait communiqué une anticipation d’environ un milliard d’euros. Il affiche un ratio combiné de 87,7% dans son pôle multi-risques habitation, en forte amélioration par rapport aux 102% d’un an plus tôt. Les exercices 2017 et 2018 avaient été marqués par d’importantes catastrophes naturelles. Munich Re a maintenu son objectif annuel de bénéfice net à 2,5 milliards d’euros en 2019 et de 2,8 milliards en 2020.
Sampo a indiqué hier que son principal pôle d’assurances («If») serait davantage bénéficiaire cette année qu’en 2018, malgré une chute de 29% de son résultat avant impôt au deuxième trimestre, à 506 millions d’euros, un montant légèrement supérieur au consensus compilé par Refinitiv (492 millions). Le résultat d’If a en revanche progressé de 9%. Sampo anticipe un ratio combiné entre 84 et 86% en 2019, contre un objectif précédent situé entre 85 et 88%. Le groupe finlandais détient un portefeuille important d’actions et d’obligations, ainsi qu’une participation de 21,3% dans la banque scandinave Nordea. La dégradation des marchés financiers et des comptes de Nordea ont pesé sur les résultats de Sampo au deuxième trimestre.
Anciennement détenue par des banques, Visa a dépassé ses anciens maîtres. Le groupe de cartes de paiement américain a atteint une capitalisation boursière de 348 milliards de dollars hier à New York, dépassant de peu celle de JPMorgan, l’un de ses anciens actionnaires avant son introduction en Bourse, en mars 2008. En onze ans, l’action Visa a bondi de près 1.500%, alors que l’indice sectoriel KBW Bank a progressé de 15% au cours de la même période. Désormais, la société de cartes de crédit est la valeur du secteur financier la mieux valorisée en Bourse au monde derrière Berkshire Hathaway, la société d’investissement de Warren Buffett. Elle a profité de la généralisation du commerce électronique.
Emboîtant le pas à Pictet et à Julius Baer, UBS va facturer 0,6% sur les dépôts de plus de 500.000 euros et 0,75% sur ceux supérieurs à 2 millions de francs suisses.
TP Icap pourrait transférer jusqu'à 60 traders de Londres vers Paris ou Francfort en cas de Brexit sans accord, a indiqué à Bloomberg Nicolas Breteau, le directeur général du courtier. « En cas de hard Brexit, nous allons potentiellement déplacer les gens pour qu’ils s’occupent des relations avec les clients basés dans l’Union européenne qui sont actuellement traités depuis Londres», a expliqué le dirigeant. TP Icap avait déjà fait part de sa volonté de transférer sa plateforme électronique iSwap vers Amsterdam.
CNP Assurances et l’italien Cattolica Assicurazioni font partie des prétendants à l’acquisition de l’activité d’assurances de l’italienne UBI Banca, ont indiqué plusieurs sources à Reuters. La cinquième banque transalpine a l’intention de céder entre 60% et 70% du capital de ce pôle, ainsi que ses particitations dans plusieurs plates-formes communes avec d’autres assureurs, comme le britannique Aviva notamment. L’appel d’offres a été confié à KPMG et UBI attend les offres fermes pour la fin du mois de septembre, indique l’une des sources reprises par Reuters. Cattolica serait conseillée par UBS et Nomura. La valeur de l’intégralité des actifs concernés représenterait environ un milliard d’euros.
Le titre de l’assureur Axa s'échange actuellement avec une décote importante vis-à-vis de ses concurrents, mais le groupe devrait réduire cet écart à l’avenir, estime Bank of America Merrill Lynch. Axa a publié des résultats «impressionnants» au premier semestre 2019, pointe la banque américaine. Axa tient sa feuille de route «tout en parvenant à se désendetter et à poursuivre sa transformation stratégique», soulignent ses analystes. «Nous pensons que le cours de l’action sous-estime considérablement les progrès réalisés par l’entreprise dans cette voie», ajoutent-ils.
ReAssure, la filiale britannique de Swiss Re a annoncé lundi l’acquisition de l’activité d’assurance vie fermée et d’épargne retraite de Quilter qui compte 300 employés. L’opération d’un montant de 425 millions de livres, porte sur 200.000 polices d’assurance et des actifs de l’ordre de 12 milliards de livres. Au terme de la transaction, ReAssure disposera de 4,5 millions de polices d’assurance et de 81 milliards d’actifs sous gestion. L’acquisition financée sur fonds propres devrait être finalisée fin 2019.
La banque portugaise Novo Banco, contrôlée par le fonds de private equity Lone Star a signé un accord pour vendre un portefeuille de prêts non performants (NPL) d’une valeur comptable de 487,8 millions d’euros au fonds Cerberus Capital Management. Le portefeuille contient 195 propriétés industrielles, commerciales et résidentielles. La branche espagnole de Novo Banco cède aussi, dans une opération distincte, un portefeuille de NPL de 308 millions d’euros à Waterfall Asset Management. Les créances douteuses de la banque, née des ruines de Banco Espirito Santo, sont tombées de 7,9 milliards à 4,9 milliards d’euros fin juin.