A condition d'être mobile, la province offre qualité de vie et perspectives de carrière. Mais pour se hisser à un niveau élevé de management, la case parisienne reste un passage obligé.
242 Grâce à leur promesse d’aider les institutions financières à mieux respecter la réglementation avec l’aide des nouvelles technologies, d’où leur appellation de « regtech » pour « regulatory technology », ce sous-groupe des fintech dispose d’un avenir « radieux », selon KPMG, qui souligne que le jeune segment n’en est encore qu’« au stade de l’amorçage ».
L’année 2020 sera placée sous le signe des recrutements pour Treezor. Pour accompagner son développement (ouverture d’un second bureau en France, de bureaux en Italie et en Espagne, puis en Belgique et en Allemagne), la fintech française spécialisée dans les plates-formes de paiements prévoit d’augmenter ses effectifs de 50 % ou plus l’année prochaine. En deux ans, les effectifs de la société rachetée en 2018 par la Société Générale ont déjà été multipliés par cinq, passant de 15 salariés en 2017 à 75 en 2019. Pour recruter, la fintech créée en 2016 par deux ingénieurs en informatique, Eric Lassus et Xavier Labouret, précise miser sur « la diversité, la multiculturalité et la parité ». Elle est composée de 40 % de femmes, dont plus de 35 % dans l’équipe dirigeante, et de plus de 13 nationalités de presque tous les continents. Les profils recherchés pour 2020 sont surtout techniques : développeurs, DevOps, IT et opérationnels (service client, KYC).
Parmi 88 sites européens, c’est Val d’Europe qu’a choisi Deloitte pour y implanter sa Deloitte University EMEA, un complexe de plus de 22.000 mètres carrés entièrement dédié à la formation de ses 103.000 collaborateurs dans la zone Europe Middle East Africa. Le campus, dont l’ouverture est prévue début 2022, sera développé en partenariat avec Disneyland Paris et sera réalisé par Nexity. C’est pour « son rayonnement international et son accessibilité » que le pôle d’affaires situé à 35 kilomètres de Paris a été sélectionné par le géant de l’audit, indique un communiqué précisant que le complexe de « faible hauteur » sera doté de 260 chambres avec des espaces intérieurs « pensés dans un esprit ‘comme à la maison’ ». Quelque 500 professionnels pourront y être accueillis chaque jour. Val d’Europe attire les acteurs du secteur financier. En effet, le Crédit Agricole Brie Picardie a aussi fait le choix de ce pôle, à Chessy précisément, pour installer ses 420 collaborateurs dans plus de 9.000 mètres carrés de bureaux. Le projet de la banque régionale doit être livré à l’été 2020.
Pour rivaliser avec les Gafa qui viennent les concurrencer sur le terrain des services financiers, les banques nord-américaines et européennes ont encore des efforts à faire sur le plan des ressources humaines. Selon une étude du cabinet de conseil Darwin X sur les « Gagnants et perdants de la guerre des talents tech dans le secteur bancaire », les banques occidentales dédient en moyenne 15 % de leurs effectifs à la technologie tandis que des géants de la « tech » comme Apple, Google et Facebook y consacrent environ 30 % à 35 % de leurs équipes. Chez des spécialistes des paiements comme Visa ou la fintech californienne Stripe, ce chiffre s’élève à 45 %. Côté banques, celles qui ont le plus d’équipes « tech » sont les Néerlandaises, les Suisses et les Britanniques alors que les établissements français, italiens et espagnols en ont le moins (voir graphique), souligne Darwin X. « Gagner la guerre des talents technologiques ne repose pas uniquement sur de grandes équipes mais aussi sur les bonnes compétences », prévient l’étude qui a identifié trois catégories de talents dont il faut impérativement se doter : les « faiseurs » informatiques (« IT doers »), les experts des infrastructures (cloud, cybersécurité etc) et les spécialistes de la data (data analyst, data scientist, machine learning).
Le processus est désormais bien rodé. Une conférence sur le climat, et aussitôt des organisations non-gouvernementales organisent le « off » en ciblant, de préférence, une banque ou un assureur. La Société Générale en a fait les frais le 13 décembre, quand les activistes d’Action non violente COP21 et des Amis de la Terre ont occupé son agence centrale près de l’Opéra à Paris. A l’ordre du jour du débat impromptu organisé par les deux associations, le soutien de la banque, comme conseil en dette, au projet Rio Grande LNG, un terminal d’exportation de gaz de schiste liquéfié en construction aux Etats-Unis. Ses grandes concurrentes françaises s’en sont déjà retirées.
Les objectifs des assureurs mondiaux restent identiques à ceux de l’année dernière, mais la moitié de ces investisseurs estiment qu’ils n’arriveront pas à les atteindre, révèle une étude de Schroders.
Le spécialiste américain de l'épargne retraite Voya Financial a conclu un accord avec Resolution Life Group pour lui céder la quasi-totalité de ses activités d’assurance vie individuelle et de rentes (hors retraite) pour un produit prévu de 1,7 milliard de dollars. Ce montant dépasse l’objectif précédemment annoncé par l’ancienne filiale américaine d’ING : celle-ci souhaitait tirer au moins 1 milliard de dollars de flux de trésorerie disponible de son activité d’assurance vie individuelle jusqu'à la fin 2024.
L’assureur santé américain Cigna a annoncé mercredi avoir conclu un accord sur la cession de ses activités d’assurance vie et invalidité collective, comme annoncé, à New York Life Insurance, pour un montant de 6,3 milliards de dollars (5,66 milliards d’euros) en numéraire.
Le Conseil de stabilité financière (FSB) a publié mercredi son rapport annuel sur la mise en œuvre de la réforme des indices de référence sur les taux d’intérêt. Il y souligne que «la dépendance continue des marchés financiers mondiaux à l'égard du Libor fait peser des risques sur la stabilité financière» et il appelle à des efforts importants de la part des pouvoirs publics et des entreprises financières et non financières dans les différentes juridictions pour abandonner cette référence au Libor d’ici à fin 2021.
JPMorgan a obtenu l’approbation définitive des régulateurs chinois pour devenir l’actionnaire majoritaire d’une société de courtage local, a annoncé ce mercredi la banque américaine. Sa coentreprise proposera des services de courtage de titres, de conseil en investissement, de syndication et de commandite (sponsorship).
David Solomon, le directeur général de Goldman Sachs, a annoncé dans un memo interne lundi la création d’un pôle d’investissements alternatifs, baptisé «Alternative capital markets and strategy group.» Il sera dirigé par Chris Kojima et Mike Koester, selon ce memo révélé par le Financial Times. L’ambition de Goldman Sachs, qui lorgne du côté de Blackstone, est d’attirer davantage de fonds gérés pour compte de tiers dans cette plate-forme. Celle-ci rassemblera à la fois les activités de private equity, de dette privée et d’infrastructures de la banque commerciale, et les solutions d’investissement du pôle gestion d’actifs. La banque américaine devrait donner plus de détails sur ce pôle lors d’une journée investisseurs le 29 janvier prochain.
Le Mouvement 5 Etoiles (M5S) de Luigi di Maio, membre de la coalition au pouvoir en Italie, souhaite dédommager les petits actionnaires de Banca Popolare di Bari. Le gouvernement italien a décidé dimanche d’injecter jusqu'à 900 millions d’euros d’argent public dans la banque des Pouilles en difficulté. Le sauvetage menace de faire perdre leur mise à 69.000 petits porteurs. «Si la supervision a mal fonctionné, les autorités doivent prendre en charge une éventuelle indemnisation», a déclaré le sous-secrétaire au Trésor Alessio Villarosa, membre du M5S. Le parti était opposé à tout usage d’argent public pour sauver les banques lorsqu’il était dans l’opposition.
De nouveau, le régulateur turc recommande de ne pas verser de dividendes bancaires. L'an dernier déjà, les filiales de BBVA ou BNP Paribas avaient mis en réserve leur résultat.
La société de capital-investissement Carlyle Group ainsi que d’autres investisseurs vont prendre une participation dans Amex GBT, dans le cadre d’une recapitalisation qui valorisera la filiale de réservation de voyages d’American Express à 5 milliards de dollars, dette incluse, selon le Wall Street Journal, qui cite une personne proche du dossier. Outre Carlyle, les nouveaux investisseurs sont notamment le fonds souverain de Singapour GIC, le fonds géré par l’Université de Californie et l’assureur santé Kaiser Permanente. Amex GBT s’adresse principalement aux entreprises en leur fournissant des services de réservations d’hôtels et d’avions pour leur personnel. Le montant injecté par les nouveaux investisseurs est inconnu. Amex devrait conserver 50% du capital à l’issue de l’opération.
La filiale américaine du groupe britannique BAE Systems a annoncé mardi qu’elle avait obtenu un contrat de plus de 17 milliards de dollars auprès de la Defense Intelligence Agency (DIA), une agence du renseignement de la défense américaine, pour lui fournir des services d’analyses. «Grâce à ce contrat, le groupe offrira une couverture mondiale, un soutien et une assistance à la DIA, en fournissant constamment des renseignements militaires objectifs et convaincants aux combattants, aux stratèges de la défense et aux décideurs politiques», a indiqué BAE Systems dans un communiqué. Le contrat de sous-traitance avec la DIA est d’une durée de 10 ans. L’action BAE Systems a terminé mardi en baisse de 2,4% à 567,60 pence à la Bourse de Londres.
L’Association française de la gestion financière (AFG), qui vient de nommer deux nouveaux vice-présidents, a présenté ce mardi 17 décembre son nouveau comité stratégique. Trois nouveaux dirigeants font leur entrée dans cette instance de 16 membres. Il s’agit de Valérie Baudson, directrice générale de CPR AM, Emmanuelle Mourey, présidente du directoire de La Banque Postale AM, et Stéphane Janin, responsable des évolutions réglementaires internationales chez AXA IM. Les nouveaux entrants remplacent Matthieu Duncan, ex-vice-président de l’AFG et ex-CEO d’Ostrum AM, Daniel Roy, ex-président du directoire de LBPAM, et Joseph Pinto, ex-directeur des opérations d’Axa IM et nouveau premier directeur des opérations de Natixis IM. Dans ce jeu de chaises musicales, c’est finalement Groupama AM, jusqu’ici représenté par Philippe Setbon, désormais chez Ostrum AM, qui perd un représentant, tandis qu’Amundi en a maintenant deux. Outre Dominique Carrel-Billiard, qui a remplacé Yves Perrier en cours de mandat, Amundi est en effet représenté par Valérie Baudson, DG de sa filiale CPR AM, mais également en charge du métier ETF, indiciel & smart beta chez Amundi. Le mandat de cette nouvelle mouture arrivera à échéance en juin 2022. Composition complète du comité stratégique - Président de l’AFG: Eric Pinon, senior advisor chez La Financière De l’Echiquier - Trois vice-présidents : Inès de Dinechin, présidente du directoire d’Aviva Investors France, Guillaume Dard, président de Montpensier Finance, et Philippe Setbon, DG d’Ostrum AM Les nouveaux membres - Valérie Baudson, DG de CPR AM et également en charge du métier ETF, indiciel & smart beta chez Amundi - Emmanuelle Mourey, présidente du directoire de La Banque Postale AM - Stéphane Janin, responsable des évolutions réglementaires internationales chez AXA IM Les membres reconduits - Christophe Bavière, DG d’Idinvest Partners - Dominique Carrel-Billiard, directeur de la division clients institutionnels et corporates d’Amundi - Pierre Ernst, directeur des opérations de Candriam - Jean-Pierre Grimaud, DG d’OFI AM - Eric Helderlé, DG de Carmignac Gestion Luxembourg - Frédéric Janbon, DG de BNP Paribas AM - Xavier Lépine, président du groupe La Française - Guy de Leusse, directeur des opérations d’Oddo BHF - Olivier Vaillant, DG deCM-CIC Asset Management
David Solomon, le directeur général de Goldman Sachs, a annoncé dans un memo interne lundi la création d’un pôle d’investissements alternatifs, baptisé «Alternative capital markets and strategy group.» Il sera dirigé par Chris Kojima et Mike Koester, selon ce memo révélé par le Financial Times. L’ambition de Goldman Sachs, qui lorgne du côté de Blackstone, est d’attirer davantage de fonds gérés pour compte de tiers dans cette plate-forme. Celle-ci rassemblera à la fois les activités de private equity, de dette privée et d’infrastructures de la banque commerciale, et les solutions d’investissement du pôle gestion d’actifs.