Les parlementaires japonais ont voté, fin novembre, un texte limitant l’influence des fonds activistes, a noté Les Echos dans son édition du 11 décembre. Le texte, qui subit l’opposition des acteurs financiers locaux et asiatiques, dont celle du patron du Tokyo Stock Exchange, doit entrer en vigueur en avril prochain. Les investisseurs devront désormais demander une autorisation pour acquérir plus de 1% des parts d’une société cotée, jugée stratégique par le gouvernement nippon. Cela concerne, entre autres, «la défense, les télécommunications, l’agriculture, le ferroviaire, l’électricité et le nucléaire [...] mais également les logiciels, les services Internet ou encore les équipements de communication». Ils devront également informer les autorités s’ils ont l’intention de peser sur le management, ou la nomination d’un administrateur. Cette limitation, qui se veut être un assouplissement, par rapport à la limite de 10% actuelle, devrait pourtant mécaniquement gêner de nombreux activistes, dans le 3è pays le plus touché par ce phénomène boursier, note le quotidien économique. Le ministère des Finances de l’Archipel va néanmoins exempter les fonds souverains et les grands fonds de pension qui ne représentent pas un risque pour la sécurité nationale.