La Direction générale du Trésor et la Représentation permanente de la France auprès de l’Union européenne ont obtenu le report optionnel d’un an de l’obligation, prévue par la directive Transparence, d’établissement des rapports financiers annuels au format électronique, dit ESEF, pour l’ensemble des émetteurs dont les titres sont admis aux négociations sur un marché réglementé européen. Cette proposition doit être confirmée par le Conseil européen et par le Parlement européen. La modification de la directive Transparence devrait être publiée au Journal officiel de l’Union européenne début 2021. L’exercice 2020 devait être le premier à être publié sous ce format électronique.
L’Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles (Eiopa) a présenté aujourd’hui à la Commission européenne ses avis sur le bilan et les changements à apporter à la directive Solvabilité2. L’Eiopa considère que d’un point de vue prudentiel, « dans l’ensemble, le cadre de Solvabilité 2 fonctionne bien et qu’aucun changement fondamental n’est nécessaire à ce stade ». Cela n’empêche pas que plusieurs ajustements puissent être portés.
En concertation avec la place, et compte tenu du contexte exceptionnel, la Direction générale du Trésor et la Représentation permanente de la France auprès de l’Union européenne ont obtenu le report optionnel d’un an de l’obligation, prévue par la Directive Transparence, d’établissement des rapports financiers annuels au format électronique, dit ESEF, pour l’ensemble des émetteurs dont les titres sont admis aux négociations sur un marché réglementé européen.
Le Haut conseil de stabilité financière (HCSF) a publié aujourd’hui ses nouvelles recommandations sur les crédits immobiliers octroyés par les banques. Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, a souligné plusieurs assouplissements par rapport aux recommandations faites par le HCSF au mois de décembre dernier, et que les professionnels de l’immobilier accusaient de casser le marché. Mais en retour, ces dispositions, qui n’étaient que des recommandations, pourraient devenir contraignantes à partir de l’été 2021.
Le risque d’attaques informatiques augmente rapidement en France et en Allemagne et le manque de sensibilisation à cette menace constitue une faiblesse que les pirates sont prêts à exploiter dans le contexte de la pandémie de coronavirus, ont averti ce jeudi les agences française et allemande de sécurité dans un rapport nommé «Common Situational Picture». L’Anssi et la BSI relèvent par exemple que le nombre de victimes a été multiplié par quatre en un an. Parmi les cibles les plus visées par les pirates figurent notamment les hôpitaux, les fabricants de vaccins et leurs chaînes d’approvisionnement.
Hibernation. Les effets de la pandémie n’ont pas fini de se faire sentir pour les banques à travers le monde, lesquelles « doivent se préparer à un long hiver », selon le rapport annuel de McKinsey consacré au secteur. En fonction de la vigueur de la reprise économique, le consultant table sur un manque à gagner cumulé de 2020 à 2024 compris entre 1.500 et 4.700 milliards de dollars. L’hypothèse de base correspond à des revenus non engrangés de quelque 3.700 milliards, l’équivalent de plus d’un semestre parti en fumée. En 2024, les revenus seraient alors inférieurs de 14 % à ceux que la tendance pré-Covid aurait pu laisser espérer. Dans un contexte persistant de taux bas, McKinsey s’attend notamment à une sélectivité accrue des banques dans leur appétit pour le risque. Le secteur est suffisamment capitalisé pour encaisser le choc, avec un ratio CET1 mondial moyen ne cédant que 0,4 point à 12,1 % fin 2024 par rapport à fin 2019, selon le scénario central.
Rebond. « Nos prévisions sont prudentes mais confiantes » : c’est ainsi que le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau a décrit l’exercice de projection macroéconomique de son établissement pour la période 2021-2023.
C’est le 14 décembre que le gouvernement a annoncé la prolongation du dispositif d’aide à l’assurance-crédit. Ouf, il était temps, le programme Cap Relais, où l’Etat réassure la grande majorité du risque des assureurs-crédit, se terminait au 31 décembre ! Pour faciliter les décisions des entreprises et des assureurs, il y a mieux comme faculté d’anticipation. Heureusement que le communiqué des ministres déclare vouloir « offrir aux entreprises toute la sécurité nécessaire » ! Chez nos voisins, en Allemagne, au Royaume-Uni… le même dispositif existe et a déjà été prolongé depuis des semaines. Mais c’est vrai que notre Cap Relais s’ajoute à pas moins de quatre produits d’aide à l’assurance-crédit, CAP, CAP+, CAP Francexport et CAP Francexport+, mis en place à toute allure en avril dernier, considérés comme chers et coûteux et peu utilisés. Qu’à cela ne tienne, le dispositif vient d’être amélioré avec toute une gradation de plafonds de couverture rehaussés outre, pour pimenter la chose, « une possibilité de dérogation pour certaines transactions spécifiques ». Un vrai jardin à la française…
Dans la tech, les années comptent double ou triple. Il était temps que les politiques et régulateurs rejoignent les Gafa dans l’âge adulte. L’Union européenne s’y est décidée en dévoilant, le 15 décembre, deux textes qui renvoient enfin les géants de l’économie digitale à leurs responsabilités de diffuseurs de contenus et de collecteurs de datas. Outre-Atlantique, où la puissance et l’entregent des champions nationaux ont longtemps prévalu, la justice et les Etats fédérés réclament désormais des comptes à ceux qui, comme Facebook, sont soupçonnés de tuer la concurrence dans l’œuf en cueillant toutes les jeunes pousses. A sa manière plus dirigiste, la Chine essaie aussi de limiter la zone d’influence de ses propres colosses du numérique, ainsi qu’Alibaba en a récemment fait les frais.
...millions d’euros, c’est le montant du programme « Assureurs – Caisse des Dépôts Relance Durable France » pour les fonds Nov Santé, abondés par 19 assureurs et 3 institutionnels. Comité des investisseurs et Conseil scientifique consultatif ont choisi Eurazeo pour les actions non cotées, Eiffel Investment Group pour la dette non cotée et Tocqueville Finance pour les actions cotées.
Mixité. L’industrie financière américaine n’a pas à rougir de ses performances en matière de mixité, si l’on s’en réfère à Equileap. Le fournisseur de données sur l’égalité hommes-femmes, qui a passé au crible les entreprises du S&P 500 en mars. Le score moyen Gender Equality des membres de l’indice phare de Wall Street est de 39 %, ce qui représente une amélioration de 5 points par rapport à 2019. Le chiffre reflète une vingtaine de critères mesurant la diversité des instances de gouvernance, les écarts de salaire hommes/femmes ou encore l’efficacité des dispositifs anti-harcèlement.
Education. La Fondation Ardian, associée à la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) du ministère de l’Education nationale, de la Jeunesse et des Sports, a annoncé le 7 décembre la création de la chaire de recherche « Politiques éducatives et mobilité sociale » au sein de l’Ecole d’économie de Paris (PSE). Portée par Luc Behaghel et Julien Grenet, cette chaire « a pour ambition de mettre en lumière les mécanismes de l’accès inégal à l’éducation et de déterminer les politiques et les actions susceptibles de les corriger », souligne un communiqué. La société d’investissement Ardian a créé sa fondation en 2010 sous l’égide de la Fondation de France, avec un budget annuel de 3 millions d’euros, afin de favoriser la mobilité sociale par l’éducation des enfants, des étudiants et des jeunes adultes issus de milieux défavorisés.
La relation humaine est à la base du travail de commercial. Pendant le confinement, banquiers et assureurs ont adopté de nouvelles méthodes, dont certaines appelées à perdurer.
La biotech américaine Kentucky BioProcessing (KBP), filiale du cigarettier britannique BAT, a annoncé le lancement de premiers essais pour un vaccin contre le Covid-19 développé grâce à une méthode recourant à la feuille de tabac. Le groupe s’apprête à mener de premiers essais cliniques dits de phase 1 auprès de quelques volontaires, après avoir reçu le feu vert de l’agence américaine du médicament (FDA). Les résultats sont attendus pour la mi-2021 et le groupe espère ensuite passer en phase 2, sous réserve du feu vert réglementaire.
Le conseil d’administration de Scor a annoncé, mercredi, avoir choisi de remplacer Denis Kessler par Benoît Ribadeau-Dumas au poste de directeur général. «A compter du 1er janvier 2021, Benoît Ribadeau-Dumas deviendra directeur général adjoint de Scor et rejoindra à ce titre le comité exécutif du groupe, dit le réassureur dans un communiqué. Le conseil d’administration proposera à l’assemblée générale annuelle de 2021 de le nommer administrateur du groupe, en vue d’une nomination en tant que directeur général à l’issue de l’assemblée générale annuelle de 2022.» Denis Kessler conservera la présidence du groupe français de réassurance.
Le conseil d’administration du réassureur Scor a annoncé mercredi avoir choisi de remplacer Denis Kessler par Benoît Ribadeau-Dumas au poste de directeur général. Une nomination très politique puisque le futur DG de Scor était le directeur de cabinet d’Edouard Philippe à Matignon entre 2017 et 2020.
La biotech américaine Kentucky BioProcessing (KBP), filiale du cigarettier britannique BAT, a annoncé aujourd’hui le lancement de premiers essais pour un vaccin contre le Covid-19 développé grâce à une méthode recourant à la feuille de tabac. Le groupe s’apprête à mener de premiers essais cliniques dits de phase 1 auprès de quelques volontaires, afin de savoir dans un premier temps s’il est sûr, après avoir reçu le feu vert de l’agence américaine du médicament (FDA). Les résultats sont attendus pour la mi-2021 et le groupe espère ensuite passer en phase 2, sous réserve du feu vert réglementaire.
Les catastrophes naturelles – hors coronavirus – ont coûté 76 milliards de dollars (62,5 milliards d’euros) au secteur mondial de l’assurance en 2020, selon une étude de Swiss Re. Ces dépenses ont augmenté de 40% par rapport aux 54 milliards de dollars reversés en 2019, tandis que les catastrophes liées à l’homme sont passées de 9 à 7 milliards de dollars cette année, estime le réassureur. Swiss Re évalue les indemnisations totales du secteur à 83 milliards de dollars en 2020, contre 63 milliards en 2019.