Réforme. Un an après son lancement par le ministère du Travail, le bilan de Mon Compte Formation est « clairement positif », assure la Caisse des dépôts et consignations (CDC, photo). Le dispositif offre aux actifs un parcours d’achat de formation direct, sans intermédiaire. En tant que nouvel opérateur central, la CDC assure la gestion de ce nouveau système, dont elle a conçu l’application mobile et le site internet : centralisation et gestion des fonds, gestion des comptes utilisateurs, relations avec les organismes de formation et les financeurs, paiement des sessions… Près d’un million de formations ont été validées cette année pour un coût pédagogique de 1,14 milliard d’euros. Premier constat, les profils des demandeurs évoluent, avec moins de cadres : 66 % des demandes de formations émanent d’employés, d’ouvriers ou de techniciens et 38 % des personnes désirant se former ont un niveau BEP/CEP ou en dessous. Deuxième constat, le prix des formations est en baisse : un bilan de compétences coûte par exemple en moyenne 1.459 euros aujourd’hui, contre 1.613 euros avant la mise en place de Mon Compte Formation. Enfin, confinement oblige, le « distanciel » est monté en flèche. Au 1er novembre 2020, la CDC dénombrait 266.000 formations digitales sur 900.000 sessions au total.
Les superviseurs bancaires appellent à la consolidation en Europe, les voilà servis. Deux pays, l’Espagne et l’Italie, mènent aujourd’hui la danse. Le Crédit Agricole vient de rouvrir le jeu de l’autre côté des Alpes en jetant son dévolu sur l’établissement lombard Credito Valtellinese, son partenaire dans l’assurance et candidat désigné de longue date à un adossement en raison de sa petite taille. Rien d’extraordinaire pourtant dans cette opération qui consolide sa présence sur son deuxième marché après la France. La banque verte a trop souffert dans son histoire récente d’avoir sacrifié son bon sens à l’ivresse des vaines conquêtes, comme en Grèce, pour ne pas s’en tenir désormais à une stratégie d’acquisitions à bas bruit.
C’est le nombre d’emplois perdus dans les services financiers, l’intermédiation financière et l’assurance en France en octobre, selon le rapport mensuel d’ADP. Au total, le nombre des destructions nettes dans le secteur privé atteint 6.800 emplois, indique le décompte réalisé le spécialiste de la gestion des ressources humaines et de la paie. Le secteur du commerce reste le premier touché par les pertes nettes d’emplois avec un solde négatif de 2.500 en octobre, mois où le deuxième confinement n’était pas encore pleinement entré en vigueur.
Le ministre britannique des finances, Rishi Sunak, a déclaré qu’il était déterminé à ce que le Royaume-Uni reste un leader mondial de la gestion d’actifs après le Brexit. «Nous entamons une nouvelle relation avec l’Union européenne. Et ce faisant, nous sommes déterminés à ce que le Royaume-Uni reste un leader mondial de la gestion d’actifs», a déclaré le ministre lors d’une conférence organisée par The Investment Association ce 24 novembre.
IBM envisage de supprimer de 1.180 à 1.385 postes, soit environ un quart des effectifs en France, dans le cadre d’une restructuration mondiale, indique l’AFP de sources syndicales.
American Economic Liberties, un groupe de réflexion qui conseille Joe Biden, estime que l’on devrait obliger BlackRock à céder sa plate-forme technologique Aladdin pour limiter l’influence grandissante de la plus grande société de gestion au monde, rapporte le Financial Times. Des restrictions devraient aussi être imposées à State Street et Vanguard. Les trois sociétés de gestion, qui sont les principales au monde, gèrent ensemble des actifs d’environ 17.000 milliards de dollars. Le rapport préconise que ces groupes ne puissent pas détenir plus de 10 % d’une entreprise. BlackRock, Vanguard et State Street détiennent plus d’un cinquième de chaque entreprise du S&P 500. La réglementation américaine interdit à un fonds de détenir plus de 10 % d’une entreprise cotée, mais ces règles ne s’appliquent pas au niveau des sociétés de gestion.
Goldman Sachs a annoncé mardi vouloir lancer d’ici au 4 janvier à Paris sa plate-forme de trading d’actions, baptisée Sigma X Europe, sous réserve de l’obtention des autorisations nécessaires. La banque compte ainsi éviter à ses clients des problèmes liés à la fin de la période de transition du Brexit, alors que le Royaume-Uni et la Commission européenne ne sont toujours pas parvenus à un accord sur le cadre de leur future relation. Sigma X est la plate-forme multilatérale de négociation (MTF) de la banque américaine, qui croise les ordres d’achat et de vente provenant à la fois d’acteurs externes et d’autres entités du groupe Goldman Sachs. Elle traite environ 0,4% des volumes totaux sur les actions européennes. Goldman Sachs conservera sa plate-forme Sigma X à Londres. A Paris, Sigma X Europe MTF sera le hub pour les clients situées dans l’Union européenne.
L’agence de notation Fitch a dégradé ses perspectives sectorielles sur l’assurance française. C’est surtoutl’assurance vie qui devrait souffrir d’une situation moins bonne qu’avant la pandémie. Sur ce secteur, Fitch explique que «la baisse des taux et la hausse du risque de crédit - effets de la pandémie - seront plus prononcées en 2021. Cela augmentera la pression existante sur les bénéfices». Concernant l’assurance traditionnelle, la société de notation s’attend à davantage de stabilité, même s’il reste négatif sur le secteur. «Les compagnies d’assurance non-vie seront capables d’absorber les pertes induites par la pandémie et de résister aux pressions économiques sur les primes et les revenus d’investissement», indique l'étude.
Goldman Sachs a annoncé mardi son intention de lancer d’ici au 4 janvier à Paris sa plate-forme de trading d’actions, baptisée Sigma X Europe, sous réserve de l’obtention des autorisations nécessaires. La banque compte ainsi éviter à ses clients des problèmes liés à la fin de la période de transition du Brexit, alors que le Royaume-Uni et la Commission européenne ne sont toujours pas parvenus à un accord sur le cadre de leur future relation.
Pour la première fois depuis le début de l’année, la collecte du Livret A et du Livret de développement durable et solidaire (LDDS) a été négative au mois d’octobre, selon les chiffres de la Caisse des Dépôts publiés lundi. Au total, la décollecte a atteint 1,01 milliard d’euros pour l’ensemble des réseaux, contre une collecte positive de 1,28 milliard au mois de septembre. Cette baisse de l’encours de ces deux livrets réglementés (-0,94 milliard d’euros pour le Livret A et -0,08 milliard pour le LDDS) confirme cependant une forme de normalisation de l'épargne des Français, après le surplus observé depuis le premier confinement. La décollecte du mois d’octobre 2019 a atteint 2,6 milliards d’euros et celle de l’année précédente 2,5 milliards. L'épargne cumulée des Français sur les deux livrets atteint 31,73 milliards d’euros depuis janvier.
Le CFA Institute a été contraint de défendre ses efforts pour créer une norme mondiale pour les investissements environnementaux, sociaux et de gouvernance après que de nombreux gestionnaires d’actifs se soient montrés peu enthousiastes concernant l’initiative, rapporte le Financial Times fund management. Le CFA a commencé à travailler sur un cadre standardisé pour les publications d’informations ESG, en vue de tenter de mettre de l’ordre dans ce domaine. Cependant, un certain nombre de grands gestionnaires d’actifs et leurs associations professionnelles rejettent l’initiative du CFA, estimant qu’elle ne ferait qu’ajouter de la confusion à un moment où les réponses des décideurs politiques mondiaux dans le domaine de l’ESG sont encore en cours d'élaboration. Le CFA n’a pas l’intention de reculer et prévoit de publier la prochaine version de sa norme volontaire en mai 2021.
Le gouvernement espagnol a choisi Rodrigo Buenaventura pour remplacerSebastián Albella à la tête de l’autorité de régulation des marchés financiers en Espagne, CNMV. L’intéressé occupe le poste de directeur des marchés au sein du régulateur hispaniquedepuis 2017 et avait déjà évolué au sein de la CNMV entre 2005 et 2009 avant de rejoindre l’Esmaen tant que directeur des marchés. Sa nomination et celle de Montserrat Martinez Parera, en tant que vice-présidente en lieu et place d’Ana Martinez-Pina, seront soumises au conseil des ministres mardi. Elles devront ensuite être approuvées par la commission des affaires économiques du parlement espagnol puis par décret royal. La future vice-présidente de la CNMV, Montserrat Martinez Parera, est une ancienne de la maison puisqu’elle a été directrice de cabinet du président de la CNMV entre 2005 et 2011. Elle a ensuite travaillé comme directrice de cabinet du gouverneur adjoint de la Banque d’Espagne et plus récemment comme responsable des affaires publiques et directrice du cabinet du présidentde CaixaBank.
La banque Crédit Agricole SA a annoncé que sa filiale à 75,6% Crédit Agricole Italia lançait ce lundi une offre publique d’achat pour acquérir la totalité des actions de la banque italienneCredito Valtellinese (Creval).
L’Autorité bancaire européenne (EBA) rapporte que 871 milliards d’euros avaient fait l’objet d’un moratoire sur les remboursements de prêts en juin 2020. Ce montant représente 6% du total des prêts bancaires et près de 7,5% du total des prêts aux ménages et aux entreprises non financières. Au total, 16% des prêts aux PME ont fait l’objet de moratoires, suivis de 12% des prêts immobiliers commerciaux et de 7% des prêts hypothécaires résidentiels. «Les prêts sous moratoires sont probablement associés à un risque de crédit accru», souligne l’EBA. Environ 17% de ces mêmes prêts ont donné lieu à des provisions de précaution (dites S2), soit plus du double de la part du total des prêts.
Boursorama a lancéune offre d’assurance habitation 100% en ligne, baptisée Alabri, en partenariat avec Société Générale Assurances. La banque en ligne de la Société Générale étoffe ainsi son offre d’assurance, qui comprend déjà l’assurance des moyens de paiement et effets personnels, l’assurance prévoyance et l’assurance auto avec Carapass. Boursorama compte passer le cap des 3 millions de clients en 2021. La Société Générale, qui doit dévoiler début décembre ses projets en matière de rapprochement de son réseau avec celui de sa filiale Crédit du Nord, devrait en profiter pour annoncer de nouvelles ambitions pour la banque en ligne.
Carlo Cimbri, directeur général d’Unipol, premier actionnaire de BPER Banca avec 19% du capital, juge «fascinante» l’idée d’un mariage de la banque d’Emilie-Romagne avec la milanaise BPM, dans un entretien à Il Sole. L’union des deux groupes créerait une banque avec plus de 300 milliards d’euros d’actifs, implantée en Italie du Nord. A la suite de ces déclarations, l’action Banco BPM gagnait vendredi 3,6% et BPER Banca 4,1% en Bourse, tandis qu’Unipol montait de 3,8%. Intesa a annoncé en début d’année son offre d’achat surprise d’UBI Banca. Le directeur général de BPM, Giuseppe Castagna, s’est dit ouvert à des alliances alors que le mariage d’Intesa et d’UBI marginalise sa banque. Selon la presse italienne, il discuterait avec le Crédit Agricole.
La filiale de BPCE, qui restreint ses activités de dérivés actions, ferme 50 postes sur ses 350 actuels dans la capitale britannique. Une trentaine d’entre eux seront rouverts à Paris dans l'équipe mixte avec les métiers de taux. Natixis l’a annoncé jeudi dernier, lors d’une réunion en ligne à ses équipes de Londres, selon Les Echos et Bloomberg. Une décision qui concerne pour l’essentiel le trading, en particulier de dérivés actions. Sur ce total, une vingtaine de postes seront définitivement supprimés. 30 seront ouverts à Paris dans l'équipe associant les métiers actions et taux. La banque a enregistré 272 millions d’euros de pertes depuis janvier sur les métiers dérivés actions.
Un «délit d'écocide» visant à sanctionner les atteintes graves à l’environnement, dérivé d’une proposition de la Convention citoyenne pour le climat, va être créé, ont annoncé dimanche la ministre de la Transition écologique et le garde des Sceaux. Dans une interview conjointe au JDD, Eric Dupont-Moretti et Barbara Pompili détaillent ce nouveau délit. «Nous allons créer un délit général de pollution. Les pénalités seront modulées en fonction de l’intentionnalité de l’auteur. Les peines encourues vont de trois ans d’emprisonnement à dix ans d’emprisonnement selon qu’on est en présence d’une infraction d’imprudence, d’une violation manifestement délibérée d’une obligation et la plus lourde, d’une infraction intentionnelle», rapporte Eric Dupont-Moretti. Les amendes iront de 375.000 à 4,5 millions d’euros. Un deuxième délit de «mise en danger de l’environnement» devrait aussi voir le jour.
Le Trésor italien a retenu Bank of America et Orrick comme conseils financiers et juridiques pour mettre en oeuvre un accord de fusion pour renflouer la banque Monte dei Paschi (MPS) dans le cadre de son programme de privatisation, selon Reuters, qui cite des sources proches. Rome compte organiser une fusion avec un groupe bancaire en meilleure santé en 2021, selon les sources citées par l’agence de presse. La banque a été soutenue par Rome depuis 2017, avec un plan de sauvetage de 8 milliards d’euros.