Le coût moyen par an et par salarié du mal-être au travail est stable par rapport à 2019, selon une étude du groupe de protection sociale Apicil réalisée avec le concours du cabinet Mozart Consulting. L’indice de bien-être au travail calculé pour l’ensemble des secteurs d’activité s’élève à 0,73, là où un indicateur supérieur à 0,90 traduit une forte mobilisation des salariés, et un niveau de 0,80 le début de la cote d’alerte. Il équivaudrait à une perte de valeur ajoutée de 27 %. Dans le secteur de la banque et de l’assurance, l’indice n’atteint que 0,80, seuil de vigilance, d’autant plus dans un contexte où la crise sanitaire bouleverse l’organisation du travail.
Résilience. La banque d’investissement américaine a annoncé fin octobre le lancement en France de son programme « 10 000 Small Businesses » en partenariat avec l’Essec Business School. Dédié aux dirigeants et fondateurs de TPE et PME françaises, il se décrit comme un « mini-MBA » (master of business administration) et marie contenu académique et coaching personnalisé. Le programme s’adresse aux propriétaires ou dirigeants d’entreprises d’au moins 5 salariés et 250.000 euros de chiffre d’affaires, avec au moins trois ans d’activité, quel que soit le secteur. L’objectif : accroître leur « résilience » en abordant la stratégie, le leadership, le marketing et la finance. Lancé en 2009 aux Etats-Unis et en 2010 au Royaume-Uni, « 10 000 Small Businesses » débutera en France au premier semestre 2021 avec le lancement de la première promotion, et sera entièrement financé par la Fondation Goldman Sachs.
Diversité. Si l’horizon reste encore bien incertain, Moody’s salue la résilience en 2020 des trois géants mondiaux de l’assurance-crédit, Euler Hermes, Atradius et Coface. Résilience, en dépit d’une baisse des revenus et d’une hausse des sinistres, sur fond d’efforts colossaux de soutien des puissances publiques auprès des entreprises. L’agence relève d’ailleurs la saine diversité de l’exposition sectorielle des trois groupes, répartie en trois tiers selon l’impact potentiel du Covid-19 (voir le graphique) : d’un impact élevé côté loisirs ou transport, à modéré pour les médias ou la chimie, et faible pour la distribution alimentaire ou la pharmacie. Si Moody’s alloue une perspective stable à la note Aa3 d’Euler Hermes, elle est négative pour celle, déjà plus faible à A2, de ses deux concurrents.
Secoué en début d’année par la crise du Covid-19, le marché français du crédit à la consommation a retrouvé un peu de tonus au troisième trimestre, tiré notamment par le dynamisme du financement automobile et un redressement sur les prêts personnels. Entre juillet et fin septembre, les nouveaux crédits à la consommation affichent une progression de 2,8% par rapport à la même période en 2019, selon des chiffres publiés mercredi par l’Association française des sociétés financières (ASF). Un effondrement de 21% avait été constaté au cours du premier semestre.
Tanguy Polet, 50 ans, deviendra le nouveau directeur général de Swiss Life France à compter du 1er mars 2021, a annoncé mercredi la filiale française de l’assureur suisse. Il occupait, jusqu'à présent, la fonction de chief customer officer (directeur de la division clients et transformation digitale), membre du comité exécutif de Swiss Life France. Il succède à Charles Relecom, 67 ans, qui quittera toutes ses fonctions exécutives après 45 années passées dans le groupe, dont 12 ans à la tête de l’activité française. En 2020, à fin septembre, Swiss Life France a augmenté ses revenus issus de frais et commissions de 7% en euros, soit 243 millions de francs suisses. Les primes s’établissent à 4,4 milliards de francs (+9%), et le secteur vie enregistre une hausse de 11%, avec une part d’unités de compte de 57%.
La Banque italienne Intesa Sanpaolo a annoncé avoir atteint ses objectifs de bénéfices pour 2020. Hors contribution d’UBI en août et septembre, le bénéfice d’Intesa Sanpaolo a atteint 507 millions d’euros au troisième trimestre, en baisse de 50% par rapport à la même période l’année dernière, mais au-dessus de ce qu’attendaient les analystes. Sur les neuf premiers mois de l’année, la deuxième banque italienne par son bilan a dégagé un profit de 3,07 milliards d’euros, en recul de 7,2% par rapport à 2019. Après avoir obtenu le contrôle d’UBIau mois de juillet, la banque a annoncé le rachat de la banque privée Reyl début octobre.
La Banque italienne Intesa Sanpaolo a annoncé avoir d’ores et déjà atteint ses objectifs de bénéfices pour 2020, et ce avant la prise en compte de l’acquisition d’UBI.
Tanguy Polet, 50 ans, deviendra le nouveau directeur général de Swiss Life France à compter du 1er mars 2021, a annoncé mercredi la filiale française de l’assureur suisse. Il occupait, jusqu'à présent, la fonction de chief customer officer, directeur de la division clients et transformation digitale, membre du comité exécutif de Swiss Life France. Il succède à Charles Relecom, 67 ans, qui quittera toutes ses fonctions exécutives après 45 années passées dans le groupe, dont 12 ans à la tête de l’activité française.
Deuxième banque française après BNP Paribas à dévoiler ses résultats trimestriels, Crédit Agricole SA a publié mercredi matin un produit net bancaire (PNB) de 5,15 milliards d’euros pour le troisième trimestre 2020, en hausse de 2,4% par rapport au troisième trimestre 2019. Un chiffre supérieur à ce qu’attendait le consensus des analystes fourni par la banque qui tablait sur un PNB publié de 4,93 milliards d’’euros. Dans le même temps, la banque a maîtrisé ses charges, à 2,99 milliards d’euros, en baisse de 1,1%.
La société d’investissement Wendel a annoncé mardi une légère remontée de son actif net réévalué par action au cours de l'été grâce à l’appréciation de ses actifs non cotés et à une petite hausse de l’action Bureau Veritas entre juillet et septembre. L’actif net réévalué (ANR) s'établissait à 145,3 euros par action fin septembre, en hausse de 4,9% par rapport à juin mais en baisse de 12,6% depuis le début de l’année. Au cours du trimestre clos fin septembre, le chiffre d’affaires consolidé s’inscrit en baisse de 6,8% sur un an, à 1,89 milliard d’euros (-3,4% en données organiques), a indiqué Wendel. Sur les neuf premiers mois de l’année, le repli organique de l’activité ressort à 7,4%. Le groupe a précisé disposer de liquidités élevées de 1,9 milliard d’euros, ainsi que d’un endettement faible, son ratio de LTV atteignant 6,4% de la valeur des actifs.
Deutsche Bank a annoncé la nomination de Frank Krings en tant que président de Deutsche Bank France. Frank Krings est CEO de Deutsche Bank pour l’Europe de l’Ouest et actuellement président du directoire de Deutsche Bank Luxembourg. En tant que président de Deutsche Bank France, Frank Krings aura pour mission de superviser la stratégie du groupe et les relations avec les autorités réglementaires dans l’Hexagone, en plus de ses responsabilités en tant que CEO pour l’Europe de l’Ouest. Il succède à Laure Lemonnier, country chief operating officer, qui a assuré la direction des activités françaises pendant la période de transition depuis le départ de Thomas Piquemal en 2018. La nomination de Frank Krings sera effective au 1er janvier 2021 (lire aussi en rubrique Nominations).
La première banque de la zone euro confirme sa prévision de résultat annuel après un 3e trimestre porté par la BFI et des provisions limitées, mais son réseau tricolore accuse le coup de la crise.
La Fédération Française de l’Assurance annonce la nomination de Franck Le Vallois au poste de directeur général. Présidée par Florence Lustman, la FFA rassemble les entreprises d’assurance et de réassurance opérant en France. Philippe Poiget, qui occupait la fonction de délégué général de la FFA depuis 2016, est nommé conseiller de la présidence. Diplômé de l’école Polytechnique et de l’ENSAE, Franck Le Vallois a débuté sa carrière en 1999 au ministère de l’Economie à l’Inspection générale des finances, puis dans les fonctions de commissaire contrôleur des assurances au sein de l’Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles entre 2000 et 2004. Après avoir poursuivi sa carrière au sein du groupe AGF, il rejoint Allianz France en 2007, dont il a pris en 2016 la responsabilité des réseaux commerciaux en tant que directeur de l’unité distribution (lire aussi en rubrique Nominations).
Eurazeo annonce avoir cédé sur le marché au cours de ces derniers jours, l’ensemble de ses titres Farfetch, société du portefeuille d’Eurazeo Growth. Cette opération a permis de réaliser un produit de cession de 90,4 millions d’euros correspondant à un multiple de 4,1x et un TRI d’environ 38%, précise la société d’investissement, dans un communiqué, sans préciser la raison de sa sortie. Il s’agit de la deuxième sortie d’Eurazeo Growth après PeopleDoc en 2018. Eurazeo était actionnaire de la place de marché de mode depuis mai 2016.
La Fédération Française de l’Assurance annonce la nomination de Franck Le Vallois au poste de directeur général. Présidée par Florence Lustman, la FFA rassemble les entreprises d’assurance et de réassurance opérant en France. Franck Le Vallois aura notamment pour mission de conduire l’ensemble des transformations qui contribueront à accompagner les mutations du secteur de l’assurance, indique la FFA. Philippe Poiget, qui occupait la fonction de délégué général de la FFA depuis 2016, est nommé conseiller de la présidence.
Deutsche Bank a annoncé la nomination de Frank Krings en tant que président de Deutsche Bank France. Frank Krings est CEO de Deutsche Bank pour l’Europe de l’Ouest et actuellement président du directoire de Deutsche Bank Luxembourg. En tant que président de Deutsche Bank France, Frank Krings aura pour mission de superviser la stratégie du groupe et les relations avec les autorités réglementaires dans l’Hexagone, en plus de ses responsabilités en tant que CEO pour l’Europe de l’Ouest. Il succède à Laure Lemonnier, country chief operating officer, qui a assuré la direction des activités françaises pendant la période de transition depuis le départ de Thomas Piquemal en 2018.
Les régulateurs financiers allemands ont été «déficients» dans leur tâche de supervision du groupe de paiements électroniques Wirecard, a a confirmé mardi l’Autorité des marchés européens (Esma). Alors que les dirigeants du groupe sont soupçonnés d’une fraude comptable qui a laissé un trou de 1,9 milliard d’euros dans les comptes et provoqué son dépôt de bilan, l’Esma avait lancé, en juillet à la demande de la Commission européenne (CE), une enquête accélérée par ses «pairs», réalisée dans le cadre de la nouvelle directive, sur l’application des règles de transparence financière par la BaFin, l’autorité allemande de surveillance des marchés financiers, et le Financial Reporting Enforcement Panel (Frep), l’organisme de supervision comptable travaillant avec le régulateur national.
L’action BNP Paribas bondit mardi matin à la Bourse de Paris, portée par la publication de résultats en légère baisse mais supérieurs aux attentes au troisième trimestre. Sur cette période, la forte croissance des activités de marché de la banque a compensé les provisions passées en prévision des défauts de paiement liés à la crise sanitaire.
Les régulateurs américains et européens sont sous pression pour examiner si les règles sur les fonds monétaires qu’ils ont introduites au lendemain de la crise de 2008 sont adaptées à leur objectif, rapporte le Financial Times fund management. Une nouvelle révision de la réglementation pourrait avoir des répercussions majeures pour le secteur, au moment où il lutte déjà pour naviguer sur des taux d’intérêt ultra bas. L’une des questions centrales de ce débat est de savoir si la mesure de sécurité introduite dans le cadre des réformes précédentes pour protéger les investisseurs n’a pas eu l’effet inverse, souligne le FTfm. Les règles exigent que les fonds détiennent un niveau minimum d’actifs liquides. Aux États-Unis, si les actifs liquides hebdomadaires d’un fonds tombent en dessous de 30 % de son portefeuille, il peut suspendre les rachats, et donc empêcher temporairement les investisseurs d’accéder à leur argent. Or certains craignent que ce seuil ait poussé les investisseurs à réaliser plus rapidement des rachats en mars afin d'éviter de se faire piéger. Les premières études publiées par les économistes de la Fed en juillet ont montré que les retraits des investisseurs s'étaient accélérés alors que les niveaux de liquidité des fonds prime approchaient les 30 %. BlackRock fait partie de ceux qui militent pour une révision de la réglementation. La société de gestion recommande de supprimer le lien entre le seuil de 30 % et l’imposition des limitations de rachat, et souhaite que les régulateurs autorisent la suppression ou la modification de ce ratio en période de tensions.