Les fichiers volés à la banque HSBC ont été manipulés par la police française avant d'être restitués à la Suisse. Des modifications ont donc été apportées entre le moment où les fichiers ont été récupérés par la France et leur restitution aux autorités suisses, selon «Le Nouvel Observateur»."L’analyse du matériel par la Police judiciaire fédérale a démontré que des données avaient été modifiées puisqu’il existait des différences entre le contenu des divers fichiers transmis par les autorités françaises, alors qu’ils auraient dû être en tous points semblables», a indiqué le ministère public de la Confédération (MPC), confirmant une information du «Nouvel Observateur». Le MPC avait requis de Paris une copie intégrale («forensique») des données informatiques saisies en France. Contrairement à la pratique criminelle en milieu informatique, il a reçu une simple copie des disques durs saisis, sans empreinte numérique permettant d’attester l’intégrité des données, a expliqué la porte-parole du MPC. La liste avait été dérobée en 2007 par Hervé Falciani, alors informaticien de HSBC Private Bank à Genève. Il avait remis ces fichiers aux autorités fiscales françaises et au procureur de Nice Eric de Montgolfier. La justice française avait saisi les données en janvier 2009, mais l’affaire n’avait éclaté au grand jour qu’en décembre 2009, provoquant une crise entre la Suisse et la France. Paris avait finalement accepté de restituer les documents.
La pluralité au service de la démocratie Les débats présidentiels ont mis en doute le rôle des corps intermédiaires, au nombre desquels on peut compter les syndicats ou les organisations professionnels : écrans inutiles entre l’administration et les administrés ? Dangers pour la démocratie ? Auxiliaires du gouvernement et du législateur ? Il en est des syndicats professionnels comme du reste : ils ne sont ni bons, ni mauvais en eux-mêmes mais le deviennent par le rôle qu’on entend leur faire jouer. Un syndicat professionnel se justifie s’il sert de relais entre un secteur d’activité et la sphère publique. Il deviendrait dangereux s’il sortait de ce rôle de relais, d’intermédiaire pour se poser en instrument de pouvoir sur ses membres, de domination sur le marché, de concurrent ou de supplétif de l'État. Dans le secteur des assurances, ces dérives peuvent d’autant moins se développer ou se prolonger que les organisations professionnelles sont plurielles, diverses et qu’elles défendent des conceptions souvent opposées. Aucune d’elles ne peut prétendre parler, discuter voire signer au nom de l’ensemble du secteur. La pluralité des organisations oblige l'État et les organisations à opérer dans un cadre et dans une relation que l’on peut juger gagnante pour tout le monde, y compris pour le consommateur d’assurance.
L’Autorité bancaire européenne a fait savoir qu’elle était satisfaite des progrès accomplis par les banques dans le renforcement de leurs fonds propres. «L’EBA est, d’une manière générale, satisfaite des progrès accomplis... observant que les initiatives prises comportent un renforcement du capital et une prise en compte adéquate des pertes», explique-t-elle dans un communiqué.
La banque de Floride, soutenue par TPG et qui avait annoncé son introduction en Bourse il y a deux ans, a fixé le prix offert à 10 dollars par action, après avoir déjà réduit sa fourchette de cotation de 12-14 dollars à 11-12 dollars. La banque, valorisée 1,13 milliard de dollars, a également réduit le nombre d’actions mises sur le marché de 25,2 à 19,2 millions, ce qui portera le nombre total d’action sur le marché à 113 millions.
Visa a dégagé sur le deuxième trimestre de son exercice fiscal achevé fin mars un résultat net de 1,29 milliard de dollars, soit 1,91 dollar par action, contre 811 millions de dollars (1,23 dollar par action) un an plus tôt. Hors un bénéfice comptable, le BPA ressort à 1,60 dollar, contre 1,51 dollar anticipé par le consensus Reuters. Le titre gagnait plus de 2% dans les échanges après-Bourse.
Targobank, la filiale du groupe en Allemagne, a retrouvé en 2011 une croissance de ses encours, mais au prix de sacrifices sur sa marge. Les promotions consenties aux clients, tant sur les crédits que sur les dépôts, ont entraîné une baisse des revenus, compensée par celle des charges.
Le quotidien souligne que le groupe bancaire doit annoncer aujourd’hui «la réorganisation de ses pôles d’activités». Il s’agirait pour le Crédit Mutuel Arkéa d’«accélérer encore (l)e développement commercial dans le domaine du «B to B» (entreprise à entreprise)». Un cinquième pôle métiers va être créé, avance le quotidien, baptisé innovation et opérations. L’objectif serait de «dissocier les entités industrielles de celles dédiées à la distribution de services bancaires». Ce nouveau pôle regroupera particulièrement la direction des technologies, celle des études informatiques, des moyens de paiement, ainsi que la fonction achats du groupe.
Signe de la prudence des investisseurs, le titre de la société américaine de private equity doit faire aujourd’hui son entrée sur le Nasdaq au prix de 22 dollars, contre une fourchette indicative de 23 à 25 dollars. Carlyle récolte ainsi 671 millions de dollars.
L’agence de notation a relevé de «a» à «a+» la note de crédit émetteur (ICR) de Scor et de ses principales filiales. Elle a également confirmé la note de solidité financière à «A». Toutes les notations sont assorties d’une perspective stable. Selon A.M. Best, cette décision reflète «la résistance des performances de Scor dans des conditions de marché défavorables, démontrant la solidité de sa politique d’Enterprise Risk Management, plus particulièrement la gestion des risques d’investissement et la gestion prudente du capital».
Le fonds souverain de Singapour cède deux participations d’une valeur de 1,2 milliard de dollars chacune dans China Construction Bank et Bank of China, selon un document obtenu par Reuters. Bank of America Merrill Lynch et Morgan Stanley sont en charge de l’opération. Temasek adapte son portefeuille régulièrement ; il y a deux semaines, il a racheté à Goldman Sachs une participation de 2,3 milliards de dollars dans ICBC.
«L’administrateur délégué de Dexia n’a formulé aucun demande aux Etats belge et français quant aux conditions de son départ éventuel », indique l’intéressé, Pierre Mariani, dans un courriel envoyé à Reuters. La presse belge rapportait ce matin que le patron de Dexia serait prêt à quitter son poste contre une prime de départ d’1,2 million d’euros prévue dans son contrat, censé expirer en 2013. Sur Twitter, le Premier ministre belge Elio Di Rupo a indiqué: «Certes, il faut en discuter avec les autorités françaises, aussi actionnaires. Mais ma position est claire: pas de parachute doré!». Les médias belges annoncent le remplacement de Pierre Mariani par Karel De Boeck (ex- DG de Fortis), qui devrait dans un premier temps être nommé membre du conseil d’administration la semaine prochaine. Reste à savoir quel sera le calendrier de la succession. Jusqu’à présent Pierre Mariani était donné partant cet été, rappellent à L’Agefi plusieurs sources proches.
Rendues prioritaires en réponse aux nouvelles réglementations bancaires, les activités de banque privée d’UBS ont amassé une collecte nette de 6,7 milliards de francs suisses au premier trimestre 2012. Parallèlement, la banque suisse a réduit la part de ses actifs risqués dans son bilan d’environ 30 milliards de francs au premier trimestre, après un recul de 20 milliards au quatrième trimestre 2011. Au premier trimestre, son bénéfice net est tombé à 827 millions de francs suisses contre 1,807 milliard sur la même période l’an dernier, en raison d’une charge de 1,16 milliard sur sa propre dette. Le directeur financier a précisé qu’UBS avait provisionné une somme non dévoilée pour payer un dividende. UBS a distribué l’an dernier son premier dividende depuis la crise financière.
La croissance du bénéfice de Standard Chartered a été inférieure à 10% au premier trimestre, selon les données provisioires de la banque britannique qui se dit pénalisée par la hausse du dollar face aux devises asiatiques. L’Inde continue de décevoir mais la croissance est de plus de 10% à Hong Kong, en Malaysie, en Indonesie, en Chine et sur le continent américain.
Le Ministère public de la Confédération (MPC) enquête sur plusieurs cas de vols de données bancaires, rapporte L’Agefi suisse. Il a un certain nombre de «procédures en cours» sur des soupçons d’espionnage économique visant des banques suisses, indique le procureur général Michael Lauber dans une interview au Tages-Anzeiger. Michael Lauber n’a pas donné plus de détails sur les procédures. Il ne précise pas non plus quels établissements bancaires ni quels Etats sont concernés, se référant au secret de l’instruction. Outre le cas du vol de données de clients allemands de Credit Suisse, seule l’enquête concernant la filiale genevoise de la banque britannique HSBC était connue jusqu’à présent.
La transposition de la directive Ucits IV en Italie devient un véritable calvaire, selon Plus 24, le supplément hebdomadaire d’Il Sole – 24 Ore. Après une longue attente, le 6 avril dernier, le Conseil des ministres italien a approuvé le décret loi de mise en œuvre de la directive. Mais depuis, le décret de loi n’a toujours pas été publié dans le journal officiel italien (Gazzette Ufficiale). Or cela permettrait à la Consob, le régulateur financier italien, d’apporter des modifications à son règlement.
« Depuis quelques mois, le Département de Seine-et-Marne rencontre, comme presque toutes les collectivités locales, des difficultés pour faire face à ses besoins d’emprunts auprès des banques. L’accès à une nouvelle source de financement de nos dépenses d'équipement, maintenues, malgré nos contraintes budgétaires, à un niveau élevé en 2012 pour accompagner le développement de la Seine-et-Marne, est aujourd’hui indispensable » précise Vincent Éblé. A la suite d’une mise en concurrence de ses partenaires financiers, le Département de Seine-et-Marne vient de mandater HSBC France pour engager un programme EMTN d’un montant plafond d’un milliard d’euros. La mise en place de cet instrument de financement sur les marchés obligataires va permettre au Département de Seine-et-Marne de diversifier ses financements et d’optimiser leurs coûts en ayant accès à un nombre varié d’investisseurs à la fois sur les marchés de dettes publiques et privées. La facilité et la rapidité d'émission, dans le cadre d’un programme, lui permettra de bénéficier plus facilement de la demande des investisseurs et de mieux profiter de « fenêtres de marché » très volatiles ces dernières années. Le Département de Seine-et-Marne devient ainsi le deuxième Département et la cinquième collectivité locale en France à mettre en place un programme EMTN. Les collectivités utilisant cet outil sont la Région Ile-de- France depuis 2001 (HSBC France Co-Arrangeur), la Ville de Paris depuis 2004 (HSBC France Arrangeur), le Département de l’Essonne (HSBC France Dealer) et la Région Pays de la Loire depuis 2011 (HSBC France Arrangeur). Le Conseil général de Seine et Marne, comme de nombreuses collectivités locales, a depuis le début de la crise financière, le souci de diversifier ses sources de financement. Les marchés de capitaux, par le biais des émissions obligataires représentent une solution complémentaire pour accéder à la ressource longue, de manière compétitive et transparente. Au premier trimestre, plus de 675 millions d’euros ont déjà été levés par les collectivités locales françaises contre 773 millions d’euros sur toute l’année 2011. Ainsi, il bénéficie d’une grande expérience sur les marchés désintermédiés : le recours à des émissions obligataires a déjà eu lieu en 1992 pour rassembler des financements dans le cadre de l’implantation en Seineet-Marne d’Eurodisneyland. Plus récemment, la Seine-et-Marne a été le premier Département à mettre en place un programme de billets de trésorerie, en 2007 et arrangé par HSBC France qui lui permet depuis plusieurs années de financer ses besoins de trésorerie à des coûts performants. Cette émission fait suite à la confirmation, en décembre dernier, de la note AA perspective stable du Conseil général par l’agence de notation Fitch Rating, qui souligne « les bonnes performance budgétaires, une gestion financière prudente, et des dépenses d’investissement mesurées ». Caractéristiques du Programme : Emetteur Département de Seine-et-Marne Format Programme EMTN Notation de l'émetteur AA Stable (Fitch) Montant plafond 1 milliard d’euros Chef de file HSBC France Droit et Place de cotation Français & Paris AMF
La banque a agréablement surpris en annonçant une baisse de 36% de ses mauvaises créances et un bénéfice imposable statutaire de 288 millions de livres au premier trimestre après la perte de 3,5 milliards subie il y a un an. Le groupe a néanmoins passé une nouvelle provision de 375 millions dans ses comptes pour couvrir le remboursement de clients ayant potentiellement trop payé pour certaines polices d’assurance.
Selon le rapport de la Réserve fédérale, les banques américaines ont modérément assoupli leurs normes de crédit et ont observé une demande plus soutenue au premier trimestre. Les banques ont noté que la demande de prêts a augmenté de la part des entreprises de toutes tailles, ainsi que les crédits immobiliers.
Le rachat des activités de banque de détail de Citigroup en Belgique (conseillé par BNP Paribas) par le Crédit Mutuel Nord Europe (CMNE) a été signé le 30 avril. L’opération, annoncée fin 2011, permet au CMNE (conseillé par la Société Générale) de passer de la quatorzième à la septième place dans le pays, intégrant 198 agences et 500.000 clients, dont 150.000 entretenant des relations régulières impliquant des dépôts. Elle doit aussi lui permettre d’abaisser le coefficient d’exploitation de son pôle Belgique, d’étendre sa gamme à des crédits court terme et cartes et de développer des ventes croisées auprès d’une cible de cadres, professionnels et petites entreprises.« Cette reprise est une étape importante de la mise en œuvre de notre stratégie de croissance en Belgique », a expliqué Jacques Favillier, administrateur directeur du CMNE Belgium et futur responsable de Citibank Belgique, selon un communiqué.
D’après le Wall Street Journal, la banque prévoit de supprimer jusqu'à 400 postes dans ses activités banque d’investissement, de financement d’entreprises et de trading. La cession attendue par BoA de ses opérations gestion de fortune hors Etats-Unis pourrait de son côté toucher jusqu'à 2.000 postes.
Selon le rapport financier de l’assureur publié sur son site internet, le chiffre d’affaires a reculé de 7% et le résultat net est passé de 212,8 millions d’euros en 2010 à 60,4 millions l’an dernier. En outre, sa filiale Macifilia affiche une perte nette de 108,5 millions d’euros en 2011.
Dans le sillage d’un examen mutuel sur les rémunérations conduit en 2011, le Conseil de stabilité financière (FSB) a étoffé son cadre de supervision avec la création d’un réseau d’experts nationaux disposant de pouvoirs réglementaires en la matière (Compensation Monitoring Contact Group ou CMCG) ainsi que la mise sur pied d’un processus de traitement de réclamations de la part d’institutions financières (Bilateral Complaint Handling Process ou BCHP).