Le dépôt de plainte le 6 juin par le liquidateur Irving Picard chargé de récupérer des fonds en faveur des victimes de Bernard Madoff contre des établissements financiers, dont la banque genevoise Lombard Odier, n’aura pas mis longtemps à faire réagir ses dirigeants. Alors que le liquidateur réclame 180 millions de dollars à l'établissement suisse, Lombard Odier & Cie conteste catégoriquement cette demande. Dans un communiqué daté du 7 juin, la banque précise que «les montants demandés par le liquidateur concernent des remboursements qui auraient été reçus par Lombard Odier & Cie en tant que banque dépositaire pour le compte de clients ayant vendu des parts des «feeders Madoff» Fairfield Sentry, Fairfield Sigma et Kingate Global.» «Lombard Odier & Cie n’a recommandé aucun des fonds gérés par la société de Bernard Madoff, ni des feeders funds qui les alimentaient, dans le cadre de sa politique de placement» ajoute l'établissement. «Les investissements dans des fonds exposés à Madoff ont été réalisés à l’initiative des clients concernés ou de gérants extérieurs à Lombard Odier & Cie. Dans ce contexte, le rôle de la banque s’est limité à celui de dépositaire, en charge du dépôt des actifs de ses clients."De fait, Lombard Odier & Cie a indiqué qu’elle utilisera tous les moyens légaux à sa disposition pour s’opposer à la demande d’Irving Picard.
La nouvelle China Fund Association (CFA), quiregroupe les gestionnaires de fonds en Chine (lire Newsmanagers du 6 juin), a élu comme président Sun Jie, ancien directeur de la surveillance des fonds à la China Securities Regulatory Commission (CSRC). Les trois vice-présidents seront Fan Yonghong (ex directeur général de China AMC), Han Kang (directeur adjoint du bureau de la CSRC à Shanghai) et Cao Dianyi (ancien directeur du bureau de la CSRC à Heilongjiang).Z-Ben Advisors précise que la CFA compte déjà plus de 100 adhérents mais qu’elle exclut pour l’instant les fonds de private equity, les conseillers financiers et les hedge funds opérant au travers d’une plate-forme fiduciaire (trust platform).
L’ensemble de l’industrie de l’assurance s’est vu présenter une nouvelle version de principes qui comprend des conséquences opérationnelles importantes. Cette version définit les Principes de Base en Matière d’Assurance (ICPs pour Insurance Core Principles) qui ont été adoptés par l’Association Internationale des Contrôleurs d’Assurance (IAIS pour International Association of Insurance Supervisors) en octobre 2011. Les ICPs sont développés au niveau international et se composent d’un ensemble de principes, de normes et de documents d’orientation, applicables aux superviseurs (i.e. régulateurs) des compagnies d’assurance. Les ICPs ont le soutien d’organisations internationales telles que le FMI et la Banque Mondiale, pour lesquels la cohérence de la réglementation locale avec les ICPs est déterminante lors de l’examen de l’offre de crédit ou du statut commercial. Ceci encourage les superviseurs à identifier les domaines où le cadre réglementaire existant n’est pas conforme aux ICPs et de progresser ainsi vers plus de conformité. Les ICPs comprennent un certain nombre de conséquences spécifiques pour les assureurs : La supervision des groupes : Les exigences de reporting des groupes sont susceptibles d'être plus élevées que par le passé, car ils devront présenter au superviseur la situation financière des interactions intra-groupes. Les hypothèses best-estimate : Les risques devront être couverts par les marges de capitaux et non plus par les provisions prudentes. Par conséquent cette évaluation exigera des hypothèses best-estimate, fondées sur l’analyse de l’historique du portefeuille en question. De plus, le passage vers une évaluation des capitaux basée sur les risques pourrait conduire à une plus grande volatilité des bénéfices distribuables et pourrait modifier de manière significative les ratios de capitaux requis aux capitaux disponibles. Gestion des risques d’entreprise (ERM) : La nécessité pour une entreprise de démontrer sa capacité à contrôler, atténuer et gérer son exposition au risque créera de plus grandes exigences sur les ressources du régulateur et de l’assureur. La convergence réglementaire : Une évaluation de l’impact de l'émergence de nouvelles normes réglementaires cohérentes pourrait engendrer de nouvelles stratégies, de nouveaux produits ainsi que des méthodes d’exploitation différentes. Ces changements pourraient apporter d’autres avantages (par exemple mutualiser le développement de produits, lancer des produits à une échelle plus large). Pour accéder à la nouvelle publication de l’IAIS : cliquez ici
L’organisation internationale des commissions de valeurs (OICV ou Iosco) a publié le 7 juin un document de consultation sur les développements internationaux dans la réglementation sur la titrisation.Cette initiative s’inscrit dans le cadre des travaux de l’organisation sur la banque parallèle. Il s’agit notamment de favoriser la renaissance du marché de la titrisation en améliorant la transparence et la standardisation des véhicules de titrisation.
Le crédit à la consommation a augmenté de 6,5 milliards de dollars en avril aux Etats-Unis, la croissance la moins forte en six mois, les ménages ayant moins fait appel au crédit renouvelable. Ce dernier a diminué de 3,4 milliards de dollars, tandis que les crédits non renouvelables ont augmenté de 10 milliards.
Revenue à la table des négociations en mai, après un échec en novembre, la banque russe Sberbank doit signer dans la journée le rachat de DenizBank, la filiale turque de Dexia. Reuters avançait hier unmontant de 6,47 milliards de livres turques pour cette opération, soit 2,82 milliards d’euros. Une source proche du dossier a indiqué à L’Agefi que DenizBank était valorisée 3,7 milliards d’euros dans les comptes consolidés du groupe. A ce niveau de prix, la moins-value de Dexia serait donc plus importante que les 700 millions d’euros annoncés par Pierre Mariani, le patron de Dexia,dans Les Echos du 29 mai. En raflant DenizBank, considérée comme une pépite et qui était également convoitée par Qatar National Bank, Sberbank pourrait faciliter la cession d’une partie de son capital par l’Etat russe cette année. Moscou entend réduire sa participation dans Sberbank à une minorité de blocage de 25% d’ici 2015.
Reuters avance que la Commission Européenne presse Athènes de liquider certaines banques, parmi lesquelles peut-être ATEBank, le cinquième établissement du pays. En invoquant les dispositions régissant les aides publiques, la Commission peut refuser une demande de renflouement d’une banque si elle estime qu’il est trop onéreux, ne laissant de fait plus d’autre solution que la liquidation.
De source bancaire, le China Securities Journal indique que la banque chinoise Everbright pourrait proposer aux investisseurs à l’occasion de son entrée en Bourse de Hong Kong jusqu’à 4 milliards de titres au prix unitaire de 3,8 dollars locaux, soit au total 15,2 milliards de dollars, l’’équivalent de 1,6 milliard d’euros. Le prêteur pourrait lever jusqu’à 17,5 milliards avec l’option de surallocation.
Le quotidien indien croit savoir, sans identifier ses sources, que l’assureur italien cherche à acquérir une participation de 26% au capital de son homologue local Reliance General. Generali devrait tout d’abord, conformément à la réglementation indienne, quitter la coentreprise en assurance non-vie détenue avec Future Group. Reliance serait également en discussions avec le canadien Intact Insurance ainsi qu’avec l’allemand HDI-Gerling International.
Le distributeur britannique a prévu l’ouverture d’une vingtaine d’agences bancaires où il proposera des services tels que des crédits immobiliers. Toutes ces agences seront situées dans les magasins, précise Retail Week. Marks & Spencer possède déjà une division financière qui propose notamment des services de change. Cette dernière a réalisé un bénéfice de 50 millions de livres l’an dernier.
La banque franco-belge Dexia devrait sceller d’ici vendredi soir un accord avec Sberbank portant sur sa filiale turque Denizbank. Selon les agences de presse anglo-saxonnes, qui rapportent l’information, l’opération s’élèverait entre 3,5 et 3,7 milliards de dollars (entre 2,7 et 2,9 milliards d’euros). A ce niveau de prix, la moins-value de Dexia serait plus importante que les 700 millions d’euros annoncés par Pierre Mariani, le patron de Dexia, dans Les Echos du 29 mai.
Selon Reuters, le rapport du Fonds monétaire international sur les banques espagnoles qui doit être publié lundi montrera que ces dernières ont besoin d’une injection de capital d’au moins 40 milliards d’euros. «Le manque en capital pour les banques espagnoles sera de l’ordre de 40 milliards d’euros après avoir pris en compte la capacité de certaines entités à couvrir les pertes attendues avec leurs propres ressources», a précisé l’une des sources.
La banque suisse dit contester «catégoriquement» la demande fait par Irving Picard, le liquidateur de la société de Bernard Madoff, de rembourser des sommes qu’elle aurait reçues en tant que dépositaire pour le compte de clients ayant vendu des parts des «feeders Madoff» Fairfield Sentry, Fairfield Sigma et Kingate Global. Elle assure que son rôle «s’est limité à celui de banque dépositaire, en charge du dépôt des actifs de ses clients».
La Grande-Bretagne voudra s’assurer que des garanties sont en place pour protéger son secteur financier si la zone euro décide de créer une union bancaire, a déclaré jeudi le ministre britannique des Finances George Osborne. Lors d’un entretien sur les ondes de BBC Radio 4, George Osborne a également appelé l’Union monétaire à utiliser son fonds de sauvetage pour recapitaliser les banques espagnoles en difficulté.
L’AMF lance une consultation publique portant sur l’application des dispositions de l’article 314-76 de son règlement général relatives aux rémunérations et avantages dans le cadre de la commercialisation et la distribution indirecte d’instruments financiers. Les réponses à la consultation doivent être retournées au plus tard le 7 août 2012 à l’adresse suivante : contactcom@amf-france.org Le document s’articule autour des trois axes suivants : l’organisation et les procédures internes d’identification et de classification ; l’information des clients sur les avantages et rémunérations perçus ; l’amélioration de la qualité du service au client et la capacité à agir au mieux des intérêts de ce client. Il présente une synthèse issue de l’analyse d’une cinquantaine de rapports sur ces mêmes thèmes transmis à l’AMF par les responsables de la conformité des services d’investissement (RCSI) et les responsables de la conformité et du contrôle interne (RCCI). L’AMF y formule également toute une série de positions et recommandations qui sont soumises à consultation. Pour y accéder : cliquez ici
Le hedge fund Galleon a empoché plus de 1,2 million de dollars de gain en achetant des actions Goldman Sachs après avoir reçu une information confidentielle concernant un investissement de Warren Buffett dans la banque, de la part de Rajat Gupta, un ancien administrateur de la banque, a témoigné un agent du FBI. Des relevés et écoutes téléphoniques montrent que Raj Tajaratnam, qui dirigeait le hedge fund, a acquis les actions Goldman quelques minutes après l’appel de Rajat Gupta, lui-même passé quelques minutes suivant l’approbation par le conseil d’administration de l’investissement de Buffett.
Le liquidateur chargé de récupérer des fonds en faveur des victimes de l’escroc américain Bernard Madoff a déposé le 6 juin à New York de nouvelles plaintes contre des établissements financiers. Trois banques suisses sont notamment concernées: EFG, la banque genevoise Lombard Odier et la Banque Cantonale Vaudoise.Le liquidateur Irving Picard réclame 355 millions de dollars à EFG, 180 millions de dollars à Lombard Odier et environ 10 millions de dollars à la Banque Cantonale Vaudoise. La plupart de ces sommes avaient été transférées par le fonds Fairfield Sentry, identifié comme le plus gros fonds rabatteur pour l’entreprise de Bernard Madoff, a précisé le liquidateur. En décembre dernier, Irving Picard avait déjà déposé plainte contre le Credit Suisse, pour une somme de 375 millions de dollars, et contre la banque zurichoise Julius Bär. L’argent théoriquement recouvré par Irving Picard et ses équipes atteindrait actuellement environ 9,1 milliards de dollars, mais la majorité de ces fonds ne sont pas disponibles pour l’instant, car ils font encore l’objet de procédures d’appel ou de procédures légales sur la validité du système de distribution retenu.
Au cours de son procès en appel, l’ancien trader de la Société Générale Jérôme Kerviel a accusé hier la Société Générale de l’avoir laissé prendre des positions illégales et réaliser des pertes astronomiques afin de mieux dissimuler celles provoquées par les «subprimes», rapporte l’agence Reuters. Une «théorie du complot» qui a suscité le scepticisme de la présidente de la cour. Dans ce procès, l’accusation est toujours sur l’idée que Jérôme Kerviel a agi seul, pour un mobile encore flou mais qui pourrait être la simple cupidité. Le jeune homme ne nie pas avoir pris ces risques qui a conduit à une perte historique pour la banque de 4,9 milliards d’euros, mais il pense aujourd’hui avoir été victime d’une machination. Le trader a également expliqué que la légèreté des contrôles et la facilité avec laquelle il déjouait les questions qu’on lui posait sur son travail ne pouvait s’expliquer que par le fait qu’on l’approuvait secrètement. Pour sa part, la représentante de la Société générale Claire Dumas a expliqué que Jérôme Kerviel masquait ses positions par d’autres positions, fictives celles-là, censées réduire au minimum le risque. Les services de contrôle, a noté la représentante, ne pouvaient donc voir sur leurs écrans aucune anomalie.
La libéralisation des règles de publicité et de sollicitations contenues dans la loi Jumpstart Our Business Startups aiderait les hedge funds à lever des capitaux et «encouragerait les gérants émergents à continuer d’entrer dans le secteur», selon l’association internationale des hedge funds, la Hedge Fund Association (HFA). Cette position a été adressée à la Securities and Exchange Commission dans une lettre datée du 6 juin.Cette missive s’inscrit dans le cadre de la réglementation, qui doit être publiée le 5 juillet, et qui devrait permettre aux sociétés de hedge funds de communiquer directement avec leurs prospects pour la première fois de leur histoire. Elles ne pourraient toutefois vendre ces fonds qu’à des investisseurs accrédités comme les individus ayant au minimum 1 million de dollars et les investisseurs institutionnels qualifiés.La SEC a sollicité des commentaires avant de mettre en œuvre cette réglementation.
La SEC a accepté d’arrêter la procédure entamée à l’encontre d’Oppenheimer Funds, qui versera 35 millions de dollars pour régler l’affaire. Le gendarme de la Bourse reprochait au gestionnaire d’avoir omis de signaler aux investisseurs, en 2008, qu’il avait ajouté une exposition significative à des titrisations hypothécaires commerciales (CMBS), pour doper la performance, dans le portefeuille du fonds d’obligations haut rendement Oppenheimer Champion Income Fund et dans celui du fonds obligataire catégorie investissement, échéance moyenne, Oppenheimer Core Bond Fund.
Les négociations entre le Parlement européen et le Conseil sur la nouvelle réglementation du secteur arrivent en phase finale, rapporte Les Echos. Les deux institutions sont décidées à réduire l’influence des trois mastodontes -Standard & Poor’s, Moody’s et Fitch -, même s’ils sont loin d'être d’accord sur les moyens. La position la plus forte est tenue par les eurodéputés. Certains militent pour une interdiction pure et simple de toute référence aux notations à des fins réglementaires d’ici à fin 2014.
Le gouvernement espagnol cherche à empêcher d'éventuelles attaques contre ses entreprises, notamment à travers des OPA hostiles, avec deux amendements votés hier au Sénat à l’unanimité, rapporte L’Agefi. Le premier, sur la loi des sociétés de capitaux, cherche à «protéger les petits actionnaires» et «empêcher le contrôle d’une société avec un paquet d’actions inférieur à 30% du capital». L’autre amendement proposé par le Parti Populaire (PP) introduit une nouvelle disposition à la loi sur les Marchés boursiers qui oblige les investisseurs lançant une OPA à le faire à un juste prix. Ces deux amendements devront repasser à la fin du mois devant le Parlement pour approbation définitive, précise le quotidien.
L’agence de notation Moody’s a annoncé le 6 juin qu’elle avait abaissé la note de la dette d’une série de banques allemandes, dont la Commerzbank et plusieurs banques régionales (Landesbanken).La Commerzbank a vu la note de sa dette à long terme abaissée d’un cran, et sa perspective revue à négative. DekaBank, la banque coopérative DZ Bank, les Landesbanken LBBW, Helaba et NordLB la filiale allemande d’Unicredit ont toutes vu leur note abaissée également d’un cran. La Deutsche Bank ne figure pas dans la liste, car elle fait l’objet d’un examen à part. Les décisions annoncées mercredi reflètent le risque croissant de nouveaux chocs émanant de la crise de la dette en zone euro, commente Moody’s dans un communiqué. Mais pour la plupart des huit banques concernées et leurs filiales étrangères, l’abaissement de la note est limité à un cran, moins prononcé que pour d’autres banques européennes sanctionnées par l’agence ces derniers mois. Cela s’explique, selon l’agence, par un environnement relativement clément sur le marché allemand, et les mesures déjà prises par les banques du pays pour renforcer leur situation financière.
Selon L’Agefi, l’Organisation internationale des commissions de valeurs mobilières (OICV ou Iosco en anglais), qui chapeaute plus de cent régulateurs nationaux, a publié hier des standards finaux minimums pour le marché des dérivés, chiffré à 700.000 milliards de dollars. Ces règles finales contiennent 15 recommandations que les pays membres de l’OICV sont tenus de faire respecter. Parmi ces règles figurent notamment l’enregistrement des dealers ou la conservation d’une trace des transactions.
Le gouvernement chinois va établir de nouvelles règles à compter du 1er janvier prochain concernant les exigences de capital pour ses établissements bancaires. Les banques dites d’importance systémique devront respecter un ratio de 11,5%, les autres seront tenues à 10,5%. Le Conseil d’Etat a lié ces exigences à la mise en place des normes dites Bâle 3.
Le liquidateur en charge de récupérer des fonds au bénéfice des victimes de Bernard Madoff a déposé hier de nouvelles plaintes contre des établissements financiers, dont trois en Suisse. Irving Picard réclame ainsi 355 millions de dollars à EFG, 180 millions à Lombard Odier et 10 millions à la Banque Cantonale Vaudoise.
Après deux jours de suspension liée à l’intervention de la banque centrale brésilienne, l’action de Banco Cruzeiro do Sul a chuté de 46% à la reprise de la cotation. L’établissement a été placé sous administration publique après la découverte d’irrégularités comptables. Le titre est tombé à 4,10 réaux dans un volume de trading réduit.
Une unité chargée de la lutte anti-corruption du ministère public espagnol a ouvert une enquête sur Bankia, a annoncé mercredi un porte-parole. Bankia, entrée en Bourse l’année dernière, a demandé le mois dernier 19 milliards d’euros d’aide supplémentaire à Madrid, alors que la valeur du titre de la banque n’a de cesse de chuter.