Patrick Odier, le Président de l’Association Suisse des Banquiers (ASB) Swissbanking, a plaidé le 16 septembre devant les médias pour une accélération des réformes pour renforcer la compétitivité de la place financière suisse, rapporte L’Agefi suisse. «Les analyses indépendantes les plus récentes estiment que durant les cinq prochaines années, notre place financière se développera deux fois moins vite que nos concurrents de Londres et des Etats-Unis et trois fois moins vite que Hong-Kong et Singapour. Arrêtons de nous voiler la face. Il est temps d’accélérer le rythme des réformes». Car les tendances protectionnistes qui se dessinent ainsi que les nouvelles normes internationales, telles que MiFID, tendent à restreindre de plus en plus l’accès aux marchés étrangers pour le secteur bancaire suisse. Afin d’éviter les délocalisations en matière d’emplois, les banques suisses doivent par conséquent pouvoir continuer à fournir des prestations transfrontalières à leurs clients étrangers. Un accord bilatéral avec l’UE n’étant guère à l’ordre du jour à moyen terme pour des raisons politiques, «il est impératif que nos autorités politiques négocient dans un premier temps des accords avec chaque pays individuellement notamment avec ceux d’où proviennent la majeure partie de notre clientèle européenne, afin de maintenir dans toute la mesure du possible les emplois en Suisse», a déclaré Patrick Odier. Avec quels pays? En particulier ceux pour lesquels aucune solution n’a été trouvée, soit la France, l’Italie et l’Espagne. Alors que la question de l’accès aux marchés autrichien et britannique est réglée à l’exception d’un point sur les «sophisticated investors» en Grande-Bretagne. Et qu’une solution bilatérale a été concrétisée avec l’Allemagne s’agissant de l’accès au marché, même si celle-ci pourrait être améliorée.