Les nouvelles normes Bâle III pourraient contribuer à renforcer le secteur de la finance islamique, selon une étude que vient de publier l’agence d'évaluation financière Standard & Poor’s («Basel III Offers An Opportunity For Islamic Banks To Strengthen Their Capitalization And Liquidity Management»).L’augmentation des exigences en capital devrait accroître la résilience du secteur de la Finance Islamique. A terme, l’introduction de nouveaux coussins de fonds propres permettra aux banques islamiques de mieux répondre à la nature cyclique des économies des pays et des secteurs dans lesquels elles opèrent. La révision de la définition des fonds propres aura un impact limité sur la qualité des fonds propres des banques islamiques, qui sont déjà en grand partie constitués de capitaux Tier1. Mais l’introduction du ratio de couverture de liquidités (LCR) pourrait répondre aux faiblesses de long terme du secteur, en particulier le manque d’actifs liquides de haute qualité (hors cash et réserves auprès des banques centrales).Le principal défi pour les banques islamiques sera le traitement réglementaire qui sera réservé aux comptes de partage de profits et de pertes (PSIA) dans le calcul des ratios LCR et du ratio de liquidité de long terme (NSFR). En effet, ce traitement aura un impact direct sur les besoins en liquidité des banques islamiques.
La compagnie va lancer sa nouvelle offre avec la mutuelle Mieux Etre du groupe Pro BTP. Elle mise d’abord sur le réseau bancaire pour conquérir TPE et PME
BNP Paribas Cardif a choisi Mieux Etre, la mutuelle de Pro BTP, pour proposer des contrats d’assurance santé complémentaires et surcomplémentaires, indique le groupe bancaire à L’Agefi. Leur offre commune, prévue pour 2015, s’appuiera sur le réseau de la banque.
L’Autorité bancaire européenne (EBA) a publié hier le document standardisé qui sera utilisé lors de la publication des résultats des tests de résistance des banques européennes. Composé de dix pages, le document doit faciliter la comparaison entre banques. L’EBA précise qu’elle publiera à cette occasion pour la première fois un ratio CET1 à pleine charge CRR/CRD4 pour chaque établissement.
Credit Suisse a publié le 19 août la dernière édition en date de sa publication «La Suisse, place financière: Renforcer la compétitivité grâce aux efforts concertés du secteur public et du secteur privé». Comme pour l'étude précédente parue à l’automne 2012, Credit Suisse a examiné la compétitivité internationale de la place financière suisse et identifié les secteurs stratégiques exigeant des mesures particulières.Les tendances identifiées à l’automne 2012 pour la place financière suisse se sont largement vérifiées, mais aussi parfois accentuées. La commission d’experts chargée par le Conseil fédéral de développer la stratégie en matière de marchés financiers travaille sur des domaines clés comme l’accès au marché, la fiscalité, le processus de réglementation et les risques économiques. L’objectif est de s’appuyer sur les atouts évidents de la place financière pour continuer à asseoir le rôle important de cette dernière sur le plan international. L'étude compare le positionnement des places financières internationales et examine les principales tendances. Parmi ces dernières figurent la hausse continue des actifs à gérer dans les économies émergentes, la fragmentation croissante de la réglementation au niveau international et la numérisation au sein du secteur bancaire.L'étude en déduit les futurs facteurs de réussite pour la place financière suisse, entre autres le pragmatisme des autorités suisses face à la pression réglementaire internationale en hausse et au regain de protectionnisme, notamment par la garantie de l’accès au marché et par un refinancement fiscalement compétitif des banques. L'étude évoque également le recours à de nouvelles technologies efficaces comme élément central pour améliorer les services aux clients ainsi que la garantie d’avantages compétitifs par les prestataires suisses d’infrastructure du marché financier. Egalement au nombre des facteurs de réussite, la préservation de conditions-cadres compétitives et fiscalement intéressantes sur le plan international grâce à une politique économique prévisible ainsi qu'à une promotion coordonnée du site, notamment en termes d’accès à une main-d'œuvre qualifiée.En conclusion, la publication recommande des mesures dont la mise en œuvre devrait permettre à la place financière suisse d’assurer à long terme sa place de leader parmi les centres financiers internationaux. Il s’agit notamment de répondre aux exigences croissantes des clients dans le domaine de la gestion de fortune, positionner la place suisse d’asset management au niveau international, de garantir la sécurité des données et la stabilité des infrastructures, de stabiliser la relation avec l’Europe sur le long terme et assurer un accès global au marché, de mettre en œuvre les normes internationales d’une manière à la fois rapide et pragmatique, afin de garantir l'équivalence et d’assurer la sécurité juridique et la prévisibilité.
L’Agence France Trésor (AFT) a annoncé le 19 août qu'à compter du lundi 6 octobre le règlement de ses adjudications de BTF, de BTAN et d’OAT s’effectuera deux jours après la date de transaction (J+2).Cette annonce fait suite à l’entrée en vigueur du règlement européen sur les dépositaires centraux de titres (CSDR) prévoyant que l’ensemble des transactions sur le marché secondaire admises sur des marchés réglementés sera dénoué deux jours après la date de transaction à compter du 6 octobre.L’AFT avait annoncé en décembre étudier la possibilité de modifier les dates de règlement de ses adjudications (marché primaire) pour les harmoniser avec celles du marché secondaire.
La présidente Cristina Kirchner a annoncé le 19 août que l’Argentine allait désormais rembourser sa dette sur la place financière de Buenos Aires, afin de contourner le blocage par la justice américaine d'échéances de la dette, rapporte l’AFP."Pour sauvegarder le versement aux créanciers qui ont accepté les restructurations de dette de 2005 et 2010, (la banque publique) Banco Nacion a été désignée en remplacement de Bank of New York Mellon, sans préjuger de ce que décideront les détenteurs de bons. C’est une mesure basée sur le volontariat», a déclaré la présidente argentine, précisant qu’un projet de loi en ce sens avait été envoyé au Congrès. Le dernier remboursement de dette argentine aux créanciers privés, 539 millions de dollars, est bloqué depuis le 26 juin sur un compte de Bank of New York, sur décision d’un juge américain. L’Argentine a été condamnée par la justice américaine à verser 1,3 milliard de dollars à des fonds «vautours» détenant moins d’un pour cent de la dette mais elle s’y refuse, avançant que l’application du jugement ferait s'écrouler la restructuration de la dette acceptée par 93% des créanciers.
Le Serious Fraud Office, en charge de la répression de la fraude et de la corruption au Royaume-Uni, a admis qu’il s’intéressait à la manière dont les banques auraient pu détourner pour leur propre intérêt le programme de garantie de prêts aux petites entreprises mis en place par le gouvernement à partir de 2009. Pour l’instant, aucune enquête formelle n’a été lancée
Le régulateur financier de l’Etat de New York vient d’infliger à la banque britannique une amende de 300 millions de dollars pour non-respect des engagements pris voici deux ans dans sa lutte contre le blanchiment d’argent. Elle devra par ailleurs suspendre les compensations en dollars de sa succursale new-yorkaise et certaines transactions risquées aux Emirats arabes unis.
Citigroup envisage de vendre sa filiale de banque de détail au Japon, rapporte mardi le Wall Street Journal en citant des sources proches du dossier. Une telle cession permettrait au groupe américain de se concentrer dans ce pays sur la banque d’entreprise, la banque d’investissement et le courtage, ajoute le quotidien new-yorkais.
Le fournisseur d’indices S&P Dow Jones Indices a publié, le 18 août, les résultats de sa consultation sur les titres russes compris dans ses indices. Lancée le 31 juillet dernier, la consultation visait à mesurer l’impact sur les détenteurs de titres russes des sanctions occidentales.La consultation auprès des clients et ses propres recherches sur l’application des sanctions annoncées dans différentes juridictions ont conduit S&P Dow Jones Indices à n’apporter aucune modification à la composition de ses indices concernant les titres russes. Autrement dit, aucun retrait et aucune modification ne sont envisagés.Le fournisseur d’indices estime notamment que la législation et les réglementations en vigueur en Russie fournissent un cadre suffisant, avec une notification des nouvelles émissions de titres permettant des ajustements éventuels dans des délais appropriés.
Ayant écopé de lourdes amendes après avoir violé certaines réglementations, UBS entend se pencher de manière plus approfondie sur le passé de ses collaborateurs, rapporte L’Agefi suisse. Le numéro un bancaire helvétique entend élargir le cercle de ses employés devant présenter des extraits du casier judiciaire et du registre des poursuites et faillites. La mesure s’inscrit dans le cadre de la stratégie mise en oeuvre en vue de réduire les risques pesant sur les opérations de l’établissement, a indiqué à l’ats un porte-parole d’UBS, confirmant un article paru lundi sur le blog financier «Inside Paradeplatz». Elle concerne quelque 9.000 collaborateurs supplémentaires, soit environ 15% de l’effectif.
La banque Standard Chartered est en discussion avec la justice américaine afin de payer quelque 300 millions de dollars au régulateur bancaire de New York pour solder un litige portant sur des allégations selon lesquelles la banque aurait échoué à identifier des transactions suspectes malgré ses promesses d’améliorer ses procédures après avoir déjà été condamnée à une amende il y a deux ans, rapporte le Financial Times. Le Département des services financiers de New York pourrait annoncer cet accord à l’amiable dans le courant de la semaine, selon des sources proches du dossier. La banque accepterait également des mesures disciplinaires complémentaires.L’enquête en cours est en fait la suite de celle menée en 2012 par les autorités américaines qui soupçonnaient Standard Chartered d’avoir violé les lois américaines qui interdisent de faire des transactions avec des pays sous embargo comme le Soudan, l’Iran ou la Libye, enquête qui s’était soldée par un accord de 667 millions de dollars.
La Securities and Exchange Comission (SEC) est en train de s’intéresser de très près aux pratiques de JP Morgan concernant la distribution de ses mutual funds, rapporte Bloomberg.Plus précisément, la SEC se demande si JP Morgan n’a pas été confrontée à des conflits d’intérêts dans le cadre de la distribution de ses fonds propriétaires à la clientèle. La division banque privée de JP Morgan fait l’objet d’interrogations similaires, selon le Wall Street Journal. En d’autres termes, la question est de savoir si JP Morgan n’aurait pas dirigé des clients vers entre autres des fonds sous-performants. Bloomberg relève qu’une église, Christ Church Cathedral (Indianapolis), a engagé des poursuites contre la banque pour des problèmatiques similaires.
OPC non monétaires (996,8 milliards d’euros, données non consolidées) : en juin, les souscriptions nettes sont positives pour le cinquième mois consécutif (+1,0 milliard en données cvs, après +3,0 milliards en mai), grâce aux fonds obligations (+1,8 milliard), les autres catégories de fonds enregistrant des retraits nets. OPC monétaires (276,8 milliards d’euros, données consolidées) : collecte positive en données cvs (+1,1 milliard en juin, après -2,7 milliards en mai). Lire la suite : cliquez ici
Les spécialistes de la finance islamique veulent réduire le rôle des experts de la charia, dont le feu vert est indispensable pour lancer un produit islamique. Ces érudits sont plutôt grassement rémunérés et accusés de retarder le lancement de ces produits de plus en plus demandés, rapporte Bloomberg. Dans ce contexte, des banquiers et des régulateurs de Bahrain jusqu’en Indonésie travaillent à la standardisation des documents et des émissions obligataires afin de limiter les inconvénients provoqués par des interprétations divergentes de la charia. Il faut compter jusqu'à douze semaines pour arranger une émission de sukuk, contre huit pour de la dette non islamique, selon le cabinet juridique Clifford Chance LLP. Un expert respecté peut facturer entre 500 et 1.000 dollars de l’heure au Moyen-Orient, selon deux experts qui ont requis l’anonymat compte tenu d’une problématique très sensible actuellement. Les actifs conformes à la charia devraient doubler d’ici à 2018 pour s'établir à 3.400 milliards de dollars, selon Ernst & Young.
Les régulateurs américains ont notifié à plusieurs banques les griefs et les sanctions qu’elles pourraient encourir. Celles-ci ont 15 jours pour se défendre
Contrairement au trimestre précédent, la baisse des revenus des banques n’a pu être compensée par une baisse des frais suffisante au deuxième trimestre, rappelle le courtier Exane, notament en raison des investissements rendus nécessaires par la conformité. Un motif de préoccupation tant que les banques n’auront pas donné satisfaction aux régulateurs
L’assureur néerlandais a fait part jeudi d’une hausse de 6,9% à 514 millions d’euros de son bénéfice courant avant impôt au deuxième trimestre. Les analystes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne un bénéfice courant imposable de 505 millions d’euros. Les dépôts bruts ont progressé de 3% à 13 milliards d’euros, tandis que le retour sur investissement a atteint 8,8%. Aegon versera un dividende semestriel de 11 cents.
Un tribunal américain a refusé de classer une plainte de la banque britannique Northern Rock, qui accuse la Société Générale de l’avoir trompée sur la qualité de prêts immobiliers à risque («subprime») qu’elle lui avait vendus, ouvrant la voie à un procès contre la banque française, rapporte l’AFP.Selon des documents judiciaires consultés mardi par l’AFP, le juge new-yorkais Melvin Schweitzer estime que Northern Rock, sauvée de la débâcle des «subprime» par l’Etat britannique, dispose d'éléments «suffisants» pour attaquer en justice la Société Générale pour fraude. Le procès n’est pas attendu avant 2015, a indiqué à l’AFP Bruce Grace, avocat de Northern Rock, qui réclame à la Société Générale (SocGen) 34 millions de dollars. La banque française peut toutefois encore éviter un procès en concluant un accord avec Northern Rock.Dans un courriel à l’AFP, la banque française a réagi en soulignant que «ce contentieux à l’enjeu très limité n’appelle pas de commentaires à ce stade». La plupart des litiges remontant à la crise immobilière et financière de 2008 ont été réglés par des arrangements financiers à l’amiable entre les banques et les investisseurs lésés.Northern Rock accuse la banque de financement et d’investissement de Société Générale, SGCIB, de lui avoir vendu en juin 2007 des prêts toxiques rattachés aux produits financiers complexes RMBS (Residential Mortgage-Backed Securities) et CDO (titres dérivés adossés à des crédits immobiliers).Elle fait par exemple valoir que SocGen savait pertinemment que certains emprunteurs étaient insolvables. SocGen s’est toujours défendue de ces accusations estimant, selon les documents judiciaires, que les pertes essuyées par Northern Rock étaient dues à l’effondrement général du marché immobilier américain.
La Securities and Exchange Commission (SEC) vient de lancer une enquête en profondeur sur les mutual funds alternatifs, croit savoir le Wall Street Journal, qui cite des sources proches du dossier.L’enquête diligentée par la SEC va s’intéresser aux poids lourds du secteur tels que BlackRock et AQR Capital Management, mais également aux sociétés plus modestes qui n’offraient pas auparavant de tels produits.Les mutual funds alternatifs déclinent généralement des stratégies d’investissement similaires à celles des hedge funds et appliquent aussi des commissions plus élevées. BlackRock a ainsi lancé sept mutual funds alternatifs afin de se faire une place sur le marché retail des fonds alternatifs.
La Financial Conduct Authority (FCA) britannique estime que certaines promotions de produits financiers ne respectent pas encore les nouvelles règles en la matière, selon un communiqué publié le 13 août. L’autorité britannique rappelle que les promotions de produits financiers doivent être claires dans leur formulation et ne pas tromper d’une façon ou d’une autre le consommateur. La FCA, qui a passé en rvue plus de 1.500 promotions de produits financiers ces derniers mois, donne plusieurs exemples pour illustrer son propos.Par exemple, des sociétés proposant de la gestion de dette sans indiquer clairement que le service n’est pas gratuit. Ou encore des sociétés assurant pouvoir accorder un crédit indépendamment de la société financière des clients...Les sociétés montrées du doigt par le public ou différentes organisations, ont généralement été promptes à réagir lorsqu’elles ont été contactées par la FCA pour un modification de leurs promotions, souligne la FCA.
Londres a renoncé à son projet de vendre une partie de ses actions dans Lloyds Banking Group à des investisseurs individuels en septembre en raison d’une baisse du cours de l’action, a appris hier Reuters de sources bancaires et politiques, ce qui réduit sensiblement les chances de céder la totalité de la participation de 25% encore détenue par l’Etat avant les élections de mai 2015. Deux ventes précédentes à des investisseurs institutionnels avaient permis à l’Etat d’engranger 7,4 milliards de livres (9,3 milliards d’euros).