Le comité consultatif du Conseil fédéral sur l’avenir de la place financière a été mis en place vendredi. Le mandat de ce groupe d’experts piloté par le professeur Aymo Brunetti (professeur de politique économique et d’économie régionale, Université de Berne) est provisoirement limité à fin 2019, précise un communiqué du Département des finances (DFF).La constitution de cet organe avait été annoncée en décembre. Le comité devra évaluer les défis fondamentaux à relever par la place financière et les perspectives qui s’offrent à elle. Il pourra soumettre des recommandations au gouvernement pour actualiser la stratégie en matière de marchés financiers et améliorer les conditions-cadres de la place financière. L’organe compte des représentants des banques et des assurances, d’associations professionnelles, des syndicats et des autorités fédérales.
La Banque d’Angleterre a publié lundi le scénario des tests de résistance 2015 auquel elle soumettra les sept grandes banques du pays. Le scénario inclut l’hypothèse d’une contraction de plus de 2% du produit intérieur brut (PIB) de la zone euro et d’une chute de la croissance chinoise à 1,7% d’ici à la fin de cette année, qui plongerait Hong Kong dans la récession et y provoquerait une chute de 40% des prix immobiliers. Ce dernier point permettra de «stresser» les grandes banques fortement implantées en Asie comme HSBC et Standard Chartered, alors que les tests de résistance 2014 prenaient comme hypothèse principale une chute de 35% des prix immobiliers au Royaume-Uni. Les résultats de l’exercice seront publiés en décembre.
Les plus grandes banques européennes et américaines ont supprimé un total de 59.000 postes en 2014 dans le cadre de programmes de restructuration et de réduction des coûts, et la réduction des effectifs devrait se poursuivre cette année en Europe, selon des données établies par Reuters. Les 18 plus grandes banques européennes ont supprimé 21.500 postes l’an dernier, après 56.100 suppressions en 2013. Les six plus grosses banques américaines ont procédé à 37.500 suppressions de postes en 2014 après 45.700 l’année d’avant.
OptumRx, filiale de l’assureur santé américain UnitedHealth Group, a annoncé lundi l’acquisition de Catamaran , un groupe canadien spécialisé dans les services de gestion de prestations de santé, dans le cadre d’une OPA amicale de 12,78 milliards de dollars (11,8 milliards d’euros). L’offre, à 61,50 dollars par action, représente une prime de 27% par rapport à la clôture de Catamaran vendredi sur le Nasdaq.
En raison de la faiblesse de l’euro par rapport au dollar, le Land de Schleswig-Holstein et la ville-Etat de Hambourg, actionnaires majoritaires de HSH Nordbank, devront sur la période 2019-2025 relever de 400 millions, à environ 2 milliards d’euros, le montant déboursé afin de couvrir certaines créances maritimes douteuses, rapporte le journal de sources proches du conseil de surveillance de la banque.
L’Union Bancaire Privée acquiert les activités non britanniques de la gestion de fortune de RBS, à un prix sans doute inférieur aux attentes initiales du vendeur.
Après plusieurs plans de restructuration, la filiale française du premier courtier mondial en assurances a enregistré une croissance significative en 2014.
En annonçant vendredi une progression de 3,3% de son chiffre d’affaires à 352,4 millions d’euros au titre de l’exercice 2014, SMACL Assurances a confirmé sa position de leader de l’assurance des collectivités territoriales, avec environ 30 % du marché en IARD. Malgré une sinistralité caractérisée par une multiplication d’événements climatiques, la mutuelle a augmenté ses fonds propres durs de 10% à 68,6 millions d’euros. Sa marge de solvabilité a été portée à 236 %, contre 199 % en 2013, plus-values latentes comprises.
La banque a réfuté hier les affirmations du journal Le Soir selon lesquelles elle «aurait vendu proactivement à ses clients une part de son propre portefeuille de dettes souveraines grecques». En novembre 2009, S&P et Moody’s avaient attribué des notations «A-» et «A1» à ces obligations de l’Etat grec, S&P ayant rétrogradé ces titres le 16 décembre 2009 à «BBB+». «La banque a immédiatement pris la décision de retirer ces obligations de sa liste des placements secondaires», souligne-t-elle, ajoutant que «seuls quelques dizaines de clients» ont choisi de souscrire à ces obligations, et non 15.000 comme l’avance le journal.
La filiale de la banque verte a fait état vendredi d’un chiffre d’affaires en hausse de 15% à 30,3 milliards d’euros pour l’exercice 2014, avec des progressions significatives sur l’ensemble de ses trois marchés d’assurance. La croissance ressort à 17% dans l’épargne retraite à 24,2 milliards d’euros, de 4% dans la prévoyance à 3,6 milliards et de 7% dans l’assurance dommages à 2,4 milliards.
Goldman Sachs International, filiale européenne du géant bancaire américain, a annoncé hier que ses dépenses de personnel s’étaient élevées à 3 millions de dollars (2,75 millions d’euros) en 2014, en baisse de 20% d’un an sur l’autre. Elle a versé en moyenne 537.442 dollars par salarié, tandis que ses effectifs ont augmenté sur la période de 2% à 5.582 personnes.
Le gouvernement néerlandais va à nouveau réfléchir à la possibilité d’une introduction en Bourse d’ABN Amro après que les cadres dirigeants de la banque en pleine crise financière ont accepté de renoncer à des augmentations de salaire, a déclaré hier le ministre des Finances Jeroen Dijsselbloem. La nationalisation d’ABN Amro en octobre 2008 a coûté 24 milliards d’euros aux contribuables du pays.
L’Autorité européenne du secteur de l’assurance (Eiopa) a lancé vendredi une consultation, ouverte jusqu’au 26 avril, afin de promouvoir l’investissement en infrastructures. Plutôt que d’appliquer la cote mal taillée prévue dans les futures règles Solvabilité 2, l’autorité veut isoler une catégorie spécifique d’infrastructures de long terme, aux cash-flows prévisibles, qui pourraient faire l’objet d’un traitement réglementaire plus favorable dans les comptes des assureurs.
La division française d’UBS a été mise en examen dans le cadre d’une enquête menée par les autorités françaises qui ont exigé le versement d’une caution de 40 millions d’euros, a annoncé vendredi soir la banque suisse, en précisant qu’elle allait contester cette décision. «Après trois années d’enquête avec notre pleine coopération, nous estimons qu’il n’y a pas d’infraction criminelle dans le dossier», a déclaré la banque dans un communiqué. «Nous trouvons ahurissant d'être l’objet d’une caution que nous considérons comme une pénalité», poursuit-elle. Jusqu'à présent, UBS était placée sous le statut de «témoin assisté» dans le cadre de l’enquête ouverte le 12 avril 2013 par le parquet de Paris pour blanchiment de fraude fiscale sur la période 2004-2008. L’affaire a mis en exergue les soupçons pesant sur des chargés d’affaires qui seraient venus en France pour démarcher une clientèle d’industriels, de vedettes et de sportifs.
L’Autorité européenne du secteur de l’assurance (Eiopa) a lancé vendredi une consultation afin de promouvoir l’investissement en infrastructures. Plutôt que d’appliquer la cote mal taillée prévue dans les futures règles Solvabilité 2, l’autorité veut isoler une catégorie spécifique d’infrastructures de long terme, aux cash-flows prévisibles, qui pourraient ainsi faire l’objet d’un traitement réglementaire plus favorable dans les comptes des assureurs. Le «discussion paper» de l’Eiopa est ouvert aux commentaires jusqu’au 26 avril.
Le ministre néerlandais des Finances, Jeroen Dijsselbloem, vient de repousser la vente d’ABN Amro Group après que la commission des finances du Parlement a enquêté sur l’augmentation, «jugée répréhensible» des salaires des dirigeants de la banque. Les législateurs ont également voulu savoir si l’entreprise est apte à la vente après qu’une enquête interne à Dubaï a montré que le personnel local ne s’était pas conformé aux directives de l’entreprise. Avec cette éventuelle vente, Dijsselbloem cherche à récupérer les 22 milliards d’euros que les Pays-Bas ont investis dans la banque afin de la renflouer lors de la crise financière.
Banco Popolare di Milano ne travaille pas à des options stratégiques, selon une porte-parole de la banque coopérative. Deux sources proches du dossier avaient annoncé à Reuters que la banque étudiait avec JPMorgan des options de fusion avec d’autres banques coopératives italiennes. Cette annonce fait suite à un décret adopté par le Sénat italien le mardi 24 mars 2015, visant à convertir les dix plus grandes banques coopératives du pays en sociétés par actions, ce qui devrait déclencher un mouvement de concentration dans le secteur.
Co-operative Bank a annoncé ce vendredi son intention d’accélérer ses cessions d’actifs dans le cadre de son plan de redressement après avoir déjà réduit ses effectifs de 15% et ramené sa perte à 264 millions de livres (361 millions d’euros) l’an dernier. Le groupe bancaire anglais a également déclaré que la seule modification apportée à son plan de redressement était une «accélération sensible» de la réduction de ses actifs, principalement à travers la vente d’un portefeuille de prêts hypothécaires.
Le groupe suisse Union Bancaire Privée (UBP) a annoncé avoir obtenu un accord pour le rachat à Royal Bank of Scotland (RBS) de sa filiale de banque privée Coutts International. Le groupe a confirmé l’accord sans préciser le montant convenu pour la transaction, alors que le FT évoque une somme comprise entre 600 et 800 millions de dollars. Coutts a été fondée au 18e siècle et est surtout connue pour compter la reine Elizabeth parmi ses clients. RBS conservera l’activité britannique du gestionnaire de fortune. La Société Générale et DBS, ainsi que Credit Suisse, faisaient partie des candidats au rachat de Coutts International.
L’une des clés pour gérer un hedge funds est d’apprendre à dire que vous n’en gérer pas, écrit The Wall Street Journal. Face à des années de performance inégale, de problèmes d’image et de clients fortunés qui se sont publiquement détournés du secteur, les gérants de hedge funds s’efforcent d’éviter le surnom. Ainsi, Baupost Group, Och-Ziff Capital Management et Pershing Square Capital Management font partie des piliers de l’industrie qui cherchent à changer le scénario. Dans leur communication avec les clients et les documents officiels, ils ont éliminé le terme « hedge funds » en faveur d’expressions fourre tout comme « gestionnaire alternatif » ou « société holding d’investissement » et « partenariat privé ». Il n’existe pas de désignation réglementaire unique pour un hedge fund, ce qui donne au gérant toute latitude pour se définir.
Régularisation ne veut pas dire rapatriement de fonds. Selon Yves-Charles Zimmermann, avocat associé de Marcan à Paris (la structure de droit fiscal de Mazars en France), qui continue de suivre des dossiers de régularisation fiscale de Français ayant des avoirs en Suisse, la grande majorité des clients sont en cours de régularisation ou ont déjà clos la procédure mais leurs avoirs restent en Suisse, rapporte L’Agefi suisse. «Dans la grande majorité des cas, on constate que les fonds restent déposés en Suisse. Les clients restent attachés à leur banque et leur gérant. Mais pas seulement, il y a aussi la performance financière et la diversification que recherchent les clients. A la fois sur les produits d’investissement mais aussi sur la diversification en devises. La force du franc est par exemple un avantage pour un investisseurs en euros», relève l’avocat.«Au-delà de l’EAR (ndlr, échange automatique de renseignement), et même si ce ne sera pas une obligation légale pour les banques suisses, elles devront, si elles veulent garder leurs clients, fournir un équivalent de l’IFU français (imprimé fiscal unique) à leur client chaque année, afin de faciliter leurs démarches. Dans 95% des cas en France, le contribuable reçoit une déclaration fiscale qui est pré-remplie et il ne fait que vérifier les informations que l’administration fiscale a reçues des intermédiaires. C’est un challenge global en terme de reporting fiscal pour les banques suisses qui ont des comptes de clients étrangers», ajoute l’avocat.
Un responsable de la Banque d’Angleterre avait laissé entendre dans les colonnes du Financial Times (Newsmanagers du 19 mars) que le secteur de la gestion d’actifs pourrait être soumis à des tests de résistance. Le comité de politique financière de la banque centrale a annoncé des mesures dans ce sens.Lors d’une réunion trimestrielle qui s’est tenue le 24 mars, le comité a décidé de se renseigner auprès des gestionnaires d’actifs sur leurs stratégies de gestion des liquidités dans les scénarios d’activité normale mais également dans les situations de crise, selon un communiqué de la Banque d’Angleterre daté du 26 mars. Ce qui permettrait de mieux évaluer la capacité des gestionnaires à honorer des demandes significatives voire massives de remboursement à bref délai.
Sumitomo Mitsui Trust Bank prévoit le rachat de la division cartes de crédit de Citigroup au Japon pour un peu plus de 40 milliards de yens (308 millions d’euros), rapporte le journal nippon. Les deux banques devraient formellement annoncer la transaction d’ici à la fin du mois. Fin décembre, Citigroup avait annoncé la cession de son activité banque de détail au Japon à Sumitomo Mitsui Banking Corp.
Le marché londonien de l’assurance publie des résultats stables. Touché par les consolidations dans la réassurance, il poursuit son internationalisation.
Siaci Saint Honoré annonce l’acquisition d’ONP (Office National de Prévoyance) et de sa filiale ONPF (Office National de Prévoyance Funéraire), cabinet de courtage spécialisé en conseil en assurances collectives de personnes et garantie, prévoyance et services obsèques. Aucun montant n’a été communiqué. ONP est composée de 10 collaborateurs et a réalisé un chiffre d’affaires de 2 millions d’euros en 2014.
Le Comité consultatif du secteur financier a adopté hier un avis actant l’engagement des banques à automatiser le service de mobilité bancaire d’ici à 18 mois. L’UFC Que Choisir a obtenu qu’une information soit envoyée si possible automatiquement par SMS ou mail au client en cas d’opération sur le compte clos, et que les conseillers soient formés pour proposer systématiquement le service.