Co-op Bank commence à redresser la barre et accélère sa restructuration
Co-operative Bank a annoncé vendredi, à l’occasion de la présentation de ses résultats annuels, son intention d’accélérer les cessions d’actifs dans le cadre du programme de redressement, consécutif à sa quasi-faillite de 2013.
Le groupe anglais veut mener une «accélération sensible» de la réduction de certains actifs, principalement à travers la vente plus rapide, en plusieurs morceaux, d’un portefeuille de prêts hypothécaires qui pesait 7,1 milliards de livres (9,7 milliards d’euros) début 2013 et encore 6,3 milliards de livres (8,6 milliards d’euros) fin 2014. Le reste des actifs non stratégiques représentait 6,8 milliards de livres (9,3 milliards d’euros) début 2013, et 4 milliards de livres (5,5 milliards de livres) en fin d’année dernière.
Co-op Bank est le seul établissement à avoir échoué aux stress tests de la Banque d’Angleterre en décembre. Elle avait publié une perte de 633 millions de livres (864 millions d’euros) en 2013 suite à la découverte d’un trou de 1,5 milliard de livres dans ses comptes, auquel s’ajoutaient de sérieux problèmes de gouvernance.
L’année dernière, le groupe mutualiste, dont le ratio CET 1 s’élevait à 13%, a ramené sa perte à 264 millions de livres (360 millions d’euros). Co-op Bank annonce qu’il sera encore en perte pour les deux prochaines années. «Il y a encore beaucoup à faire pour transformer l’établissement en activité durable », estime Niall Booker, son directeur général.
La banque a réduit ses effectifs de 15% en 2014, les faisant passer de 6.704 à 5.711 personnes, et a fermé 72 agences. Elle aura réduit son parc de 44% en deux ans et va continuer à fermer des agences (57 cette année), qui seront au nombre de 165 fin 2015, et à réduire ses effectifs. «Le réseau d’agences se réduit à mesure que les clients utilisent davantage les canaux digitaux», argue Niall Booker.
Co-op Bank a également annoncé vendredi que son directeur général, nommé en 2013, resterait en poste jusqu’à fin 2016. Le régulateur britannique PRA avait souhaité en début d’année la prolongation de son contrat qui devait expirer en juin, pour garantir une continuité du management.
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