Credit Suisse a annoncé le 27 février son intention de mettre des fonds supplémentaires de côté dans le cadre d’une enquête aux Etats-Unis, liée aux titres hypothécaires qu’elle a émis. La deuxième banque de Suisse est soupçonnée d’avoir trompé les investisseurs. L’examen par le gouvernement américain d'éventuels abus sur le marché des prêts hypothécaires pendant la crise financière de 2008 représente la plus grosse inquiétude de la banque depuis qu’elle a mis fin l’an dernier à plusieurs années de poursuites aux Etats-Unis en payant plus de 2,5 milliards de francs d’amende et de pénalités après avoir plaidé coupable de complicité d'évasion fiscale. «L'évolution des litiges et des enquêtes auprès de l’ensemble du secteur aux Etats-Unis liés aux prêts hypothécaires ont donné lieu à une augmentation des provisions liées à ce dossier depuis la publication des résultats préliminaires 2014", indique Credit Suisse dans un communiqué.
Bradley Birkenfeld, l’ex-employé d’UBS qui avait dénoncé au fisc américain des milliers de fraudeurs, a été entendu vendredi à Paris dans l’enquête ouverte en France sur les pratiques de la banque, rapporte L’Agefi suisse. Rien n’a filtré de l’audition, en tant que témoin, de ce ressortissant américain par les magistrats financiers français. Les informations de Bradley Birkenfeld, qui travaillait pour UBS à Genève, avait conduit le groupe suisse à payer 780 millions de dollars et à livrer au fisc américain les noms de nombreux fraudeurs, au terme d’un long bras de fer en 2009 sur le secret bancaire entre les autorités américaines et suisses. En récompense de ces informations jugées par les services fiscaux américains «exceptionnelles à la fois par leur ampleur et leur étendue», Bradley Birkenfeld avait reçu la somme record de 104 millions de dollars.
Coup dur pour les créanciers obligataires de l’ex-Hypo Alpe Adria (HAA). L’Autriche a décidé dimanche de mettre en résolution Heta Asset Resolution, la structure de défaisance qui a hérité des actifs de la banque autrichienne nationalisée. Le FMA, l’autorité des marchés, a mis l’entité en procédure de ‘résolution’ (pas encore en insolvabilité) et demandera une évaluation indépendante des actifs et passifs du groupe. Conséquence immédiate: l’Autriche a décidé un moratoire sur le paiement des intérêts et du capital de la dette de Heta jusqu’au 31 mai 2016, ce qui concerne plus de 11 milliards d’euros de dette. Les analystes crédit de Tullett Prebon soulignent que «HAA constitue un premier cas de défaut de dette bancaire senior en Europe sous la loi BRRD», la directive européenne sur la résolution dont Vienne avait anticipé l’application avec une loi nationale.
A l’approche des élections législatives du mois de mai, la pression monte un peu plus sur le secteur bancaire britannique. Le parti libéral démocrate, qui appartient à la coalition du gouvernement de David Cameron, pousse pour l’instauration dans le prochain budget d’une taxe supplémentaire sur les banques britanniques, en plus de celle mise en place en 2011. Son montant pourrait représenter 1 milliard de livres par an. Si elle n’est pas retenue dans le budget final, qui doit être présenté en avril, le parti libéral démocrate placera la mesure dans son programme électoral.
Sauvée par l’Etat lors de la crise de 2008, Lloyds Banking Group est redevenu profitable et va payer un dividende à ses actionnaires pour la première fois depuis 6 ans. La banque britannique publie un résultat net de 1,5 milliard de livres (2,3 milliards d’euros) en 2014, contre une perte de 838 millions de livres (746 millions d’euros) en 2013. Le groupe, encore détenu à 23,9 % par le Trésor, distribuera un dividende de 0,75 pence par action.
Swiss Life proposera à son assemblée générale une augmentation conséquente de 18% de son dividende, à 6,5 francs suisses par action. L’assureur a enregistré l’an dernier une hausse de 7% de ses primes, à 19,1 milliards de francs, tandis que les revenus issus de frais et commissions ont grimpé de 15%, à 1,3 milliard. Le bénéfice net a progressé de 4%, à 818 millions de francs. La solvabilité du groupe atteignait 269% fin 2014, contre 210% un an plus tôt.
La banque autrichienne Erste Bank a atténué sa perte annuelle record en 2014 en publiant un bénéfice net inattendu au dernier trimestre. Très exposé à l’Europe centrale, le groupe a perdu 1,44 milliard d’euros sur l’exercice, dans le bas de la fourchette de 1,4 à 1,6 milliard donnée aux investisseurs. Pour 2015, la banque confirme son objectif d’un rendement sur fonds propres tangibles (RoTE) de 8% à 10% et s’attend à une baisse du coût du risque.
Bankia a publié samedi des résultats 2014 en redressement malgré des provisions pour d'éventuels dédommagements à des milliers d’investisseurs lors de son introduction en Bourse de 2011, qui ont ensuite été lésés par son sauvetage par l’Etat en 2012. La banque espagnole affiche un bénéfice net en hausse de 22% à 747 millions d’euros, après avoir passé 312 millions d’euros de provision, qui représentent le montant maximum pouvant être à sa charge pour dédommager ses actionnaires. Cette provision représente 40% du coût total de ce litige estimé à 780 millions d’euros, tandis que sa société-mère BFA s’acquittera du reste si nécessaire. Ces résultats ont été publiés après l’annonce vendredi du versement d’un premier dividende, dans un geste symbolique destiné à montrer sa volonté de rendre une partie des 22,5 milliards versés au moment de son sauvetage. Si son portefeuille de prêts s’est contracté de 6%, la part des créances douteuses a été ramenée à 12,9%, contre 14,7% en 2013.
Bank of Ireland a publié vendredi son premier bénéfice annuel depuis la crise financière de 2008. Le groupe, dont l’Etat détient 14%, a dégagé en 2014 un bénéfice courant avant impôt de 921 millions d’euros, contre une perte de 564 millions en 2013. Il a profité du redressement de l'économie pour reprendre 280 millions d’euros de provisions pour créances douteuses. Le ratio de fonds propres durs atteint 14,8% (9,3% selon les nouvelles normes de Bâle 3).
Santander Holdings USA, la filiale américaine de la banque espagnole, annoncera lundi la nomination de Scott Powell au poste de directeur général, indique le quotidien de Wall Street. Scott Powell est un ancien responsable du pôle de banque des particuliers de JPMorgan. Il aura notamment la tâche de nouer de bonnes relations avec les régulateurs américains, indique une source au journal.
Trois membres de la direction de la banque américaine -dont son directeur général Mike Corbat et son directeur financier John Gerspach- seront soumis à la «forte pression» des investisseurs afin qu’ils démissionnent, si l'établissement venait à échouer un seconde fois aux tests de résistance mis en place par la Réserve fédérale, indique le quotidien de la City, qui cite deux cadres dirigeants.
La banque britannique sauvée par l’Etat en 2008 franchit une nouvelle étape. Elle publie un résultat net de 1,5 milliard de livres et va verser un dividende de 0,75 pence.
L’Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles (EIOPA) a publié le 28 février les courbes de taux d’actualisation applicables sous Solvabilité II. Elle a souhaité publier ces informations en amont de l’entrée en application de Solvabilité II au 1er janvier 2016, afin de permettre aux organismes d’assurance et de réassurance de se préparer à la mise en œuvre du nouveau régime prudentiel. Les courbes des taux publiées servent à l’actualisation des engagements d’assurance et de réassurance afin que le montant de provisions techniques reflète leur valeur de transfert. Essentielles pour l’évaluation de la solvabilité et de la situation financière des organismes d’assurance et de réassurance, elles permettront d’assurer un calcul harmonisé des provisions techniques au sein de l’Union européenne. Ces courbes sont libellées dans les monnaies de 52 pays et sont fournies avec et sans correction pour volatilité. Un fichier contient également les spreads fondamentaux nécessaires au calcul de l’ajustement égalisateur. Une documentation technique destinée à rendre transparente la méthodologie, les hypothèses et les données utilisées complète l’ensemble publié par l’EIOPA. Ces éléments ont été élaborés en tenant compte des commentaires recueillis lors de la consultation publique qui s’est tenue en novembre 2014. Les courbes de taux publiées ont été établies au 31 décembre 2014. Elles seront suivies au mois de mars par les courbes établies au 31 janvier et 28 février 2015, après quoi la mise à jour se fera mensuellement à partir du mois d’avril. Sandrine Lemery, Première secrétaire générale adjointe de l’ACPR, a déclaré : « La publication par l’EIOPA des courbes des taux sans risque est une avancée déterminante dans la mise en place de Solvabilité II et l’harmonisation des règles prudentielles s’appliquant au marché européen de l’assurance. L’effort fait par l’EIOPA pour rendre transparente la méthodologie de construction des courbes et des mesures branches longues doit être salué. Je souhaite que les organismes français fassent le plus grand usage de ces informations dans le cadre de leur préparation sachant que leur utilisation deviendra obligatoire à compter du 1er janvier 2016. » L’EIOPA a également publié un tableau destiné à recueillir les questions éventuelles.
OPC non monétaires (encours de titres émis : 1006,8 milliards d’euros) : confrontés à des rachats nets au quatrième trimestre 2014 (-4,7 milliards, après +2,1 milliards de souscriptions nettes au troisième trimestre 2014), les OPC non monétaires cèdent des actions (-4,6 milliards), des titres de créance à court terme (-1,9 milliard) et des titres d’OPC (-1 milliard). En revanche, ils renforcent leurs avoirs en titres de créance long terme (+3,6 milliards). Sur l’ensemble de l’année 2014, le flux net des placements est positif (+13,0 milliards) et les acquisitions nettes de titres de créance à long terme (+19,0 milliards) excèdent largement les dégagements réalisés sur les avoirs en actions (-11,5 milliards). OPCVM monétaires (encours de titres émis : 263,0 milliards d’euros, données consolidées (a)) :: la décollecte du quatrième trimestre (-10,7 milliards, après -3,1 milliards au troisième trimestre 2014), a donné lieu à des cessions de titres de créance à court terme (-18,0 milliards, après -6,2 milliards au trimestre précédent). Sur l’ensemble de 2014, les rachats nets atteignent -21,3 milliards, les OPC monétaires allègent leur position en titres de créance à court terme (-24,6 milliards) et augmentent leurs placements en titres de créances à long terme (+7,6 milliards). (a) L’encours consolidé des titres d’OPC monétaires exclut la détention de titres des OPC monétaires résidents.
Bankia a annoncé vendredi que les coûts qu’elle devra assumer pour dédommager ceux qui avaient investi dans son introduction en Bourse de 2011 seront plafonnés à 312 millions d’euros. Dans un document transmis à l’organisme de tutelle de la Bourse, la banque espagnole précise qu’elle assumera cette somme, représentant 40% du coût total estimé à 780 millions d’euros, tandis que sa société-mère BFA prendra à sa charge la partie au-delà des 312 millions d’euros. Si les dédommagements venaient à dépasser 780 millions d’euros, un nouvel accord de partage des charges serait passé entre Bankia et BFA.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) appliquent les guidelines établies par le Joint Committee sur le traitement des réclamations dans le secteur des valeurs mobilières et le secteur bancaire. L’AMF et l’ACPR précisent qu’elles ont déclaré, respectivement à l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) et à l’Autorité bancaire européenne (EBA) qu’elles se conforment aux orientations du comité mixte des autorités européennes de surveillance sur le traitement des réclamations. Elles ajoutent qu’elles appliquent déjà ces orientations via l’instruction AMF-DOC 2012-07 et la recommandation de l’ACPR 2015-R-03 élaborées dans le cadre du Pôle commun. Les orientations établies dans le cadre du Joint Committee précisent comment appliquer aux entreprises concernées les dispositions des directives les concernant relatives au traitement des réclamations.
Les autorités fiscales allemandes mènent une enquête à l’encontre de la banque privée zurichoise Coutts International, filiale de la britannique Royal Bank of Scotland (RBS), rapporte L’Agefi suisse. Elles suspectent l’établissement d’avoir aidé des clients à frauder le fisc. Les investigations concernent d’anciens et d’actuels collaborateurs. RBS a annoncé l’existence de la procédure lors de la publication de ses comptes 2014. Elle coopère avec les autorités, selon ses déclarations. Coutts International emploie plus de 1200 collaborateurs en Suisse, notamment après la reprise de Bank von Ernst.
Le délai fixé par la révision partielle de la Loi sur les placements collectifs de capitaux (LPCC) arrive à son terme. Les gestionnaires suisses de fonds ont jusqu’à ce soir pour déposer une requête auprès de la Finma, ou pour se rapprocher d’une des 156 structures bénéficiant à ce jour d’une licence LPCC en Suisse, rapporte L’Agefi suisse. Une estimation souvent entendue est que de 200 à 250 gérants de fonds en Suisse sont concernés par la révision de la LPCC, partant du principe qu’environ 750 gérants gèrent trop peu d’actifs pour être assujettis. La Finma ne communique pas le nombre de requêtes en autorisation qu’elle a reçues ou qu’elle traite actuellement.Vu le nombre de licences LPCC accordées jusqu’à maintenant, une centaine de gestionnaires de fonds devraient donc trouver une solution d’ici ce soir. Le coût de l’obtention de l’agrément a clairement tendance à refroidir certaines ardeurs. Une autre option consiste à se rapprocher d’une structure déjà autorisée, mais là aussi, une importante réticence est visible sur le marché, indique le quotidien suisse.
Les députés de la commission des affaires économiques et monétaires votaient jeudi sur le projet de règlement des fonds monétaires, rapporte L’Agefi. Si leurs propositions étaient adoptées en l'état, seules deux catégories de fonds à valeur constante (Cnav) subsisteraient. Mais le vote des parlementaires qui portait aussi sur des ratios de liquidité renforcés, des procédures de notation interne et des obligations de transparence a été si serré et parfois même confus, indique le quotidien, qu’une majorité d'élus a souhaité temporiser avant d’engager les négociations avec le Conseil des ministres. La position définitive du parlement ne sera adoptée qu’en avril, en plénière, ce qui rouvre la possibilité d’amender encore le rapport de la député Neela Gill.En pratique, jeudi, il a été déterminé que les Cnav investissant uniquement dans les titres publics seraient clairement identifiées sous le nom de «Public Debt Cnav». Une nouvelle catégorie dite «Low Volatility Net Asset Value » (LVNAV) verrait également le jour pendant une période transitoire de cinq ans. Ensuite, ces produits devraient être convertis en Vnav (à valeur variable). Dès lors que l'évaluation du portefeuille de ces LVNAV présenterait une déviation de plus de 20 pb, la valeur «constante» serait ajustée, de façon à refléter les conditions de marché.
Les hedge funds qui réclament 1,2 milliard d’euros de dommages et intérêts à Porsche à la suite de sa tentative ratée de prise de contrôle de Volkswagen (VW) risquent d'être déboutés de leur appel, selon un juge allemand. «Dans l’ensemble, notre opinion est que nous considérons le procès, ou l’appel, comme étant mal engagés pour plusieurs raisons», a dit Gerhard Ruf, un juge de Stuttgart, cité par Reuters. Une vingtaine de fonds accusent Porsche SE d’avoir, en 2008, tenu secret son projet d’offre publique d’achat sur Volkswagen tout en accumulant des titres du premier constructeur automobile européen. Un tribunal de Stuttgart a débouté en première instance les plaignants, dont 19 ont fait appel. Porsche SE avait démenti en mars 2008 vouloir acquérir VW mais avait dévoilé sept mois plus tard une participation de contrôle de 74,1%, tout juste inférieure au seuil de 75% déclenchant une OPA obligatoire. L’annonce de Porsche avait provoqué une flambée de l’action VW, obligeant les investisseurs ayant pris des positions à découvert à couvrir leur position en toute hâte, pour un coût souvent élevé. Volkswagen a ensuite profité du revers subi par Porsche pour en prendre lui-même le contrôle.
Swiss Life proposera à son assemblée générale une augmentation conséquente de 18% de son dividende, à 6,5 francs suisses par action. Cette hausse a largement dépassé les attentes des analystes sondés par Bloomberg, qui tablaient sur une progression de 5,5 à 6 francs. «Grâce à la solidité de son modèle commercial, le groupe est parvenu à croître de manière rentable, en dépit de l’environnement de taux défavorable», a souligné Swiss Life dans un communiqué. L’assureur a enregistré l’an dernier une hausse de 7% de ses primes en monnaie locale, à 19,1 milliards de francs, tandis que les revenus issus de frais et commissions ont grimpé de 15%, à 1,3 milliard. Le bénéfice net a progressé de 4%, à 818 millions de francs. La solvabilité du groupe atteignait 269% fin 2014, contre 210% un an plus tôt.
Sauvée par l’Etat lors de la crise financière de 2008, Lloyds redevient profitable et va payer un dividende à ses actionnaires pour la première fois depuis 6 ans. La banque britannique publie un résultat net de 1,5 milliard de livres (2,3 milliards d’euros) en 2014, contre une perte de 838 millions de livres (746 millions d’euros) en 2013. Le groupe, encore détenu à 23,9 % par le Trésor, distribuera un dividende de 0,75 pence par action. Il se fixe comme objectif à moyen terme de distribuer au moins 50 % de ses bénéfices à ses actionnaires. Le gouvernement recevra cette année un dividende de 130 millions de livres.
La banque autrichienne Erste Bank a atténué sa perte annuelle record en 2014 en publiant un bénéfice net inattendu au dernier trimestre. Très exposé à l’Europe centrale, le groupe a perdu 1,44 milliard d’euros sur l’exercice, dans le bas de la fourchette de 1,4 à 1,6 milliard donnée aux investisseurs. Sur les trois derniers mois de l’année, Erste a dégagé un résultat net de 42 millions d’euros là où le consensus attendait une perte. Pour 2015, la banque confirme son objectif d’un rendement sur fonds propres tangibles (RoTE) de 8% à 10% et s’attend à une baisse du coût du risque.
Snam, GIC et EDF Invest ont finalisé hier l’entrée de Crédit Agricole Assurances au capital de TIGF à hauteur de 10%. Cette annonce fait suite à l’obtention de l’ensemble des conditions nécessaires pour la réalisation de l’opération. A l’issue de cette transaction, Snam, GIC et EDF Invest détiennent avec Crédit Agricole Assurances respectivement 40,5%, 31,5%, 18,0% et 10,0% du capital de l’exploitant de réseaux de gazoducs.
Bank of Ireland, la première banque irlandaise par les actifs, a publié vendredi son premier bénéfice annuel depuis la crise financière de 2008. Le groupe, dont l’Etat détient 14% du capital, a dégagé en 2014 un bénéfice courant avant impôt de 921 millions d’euros, à comparer à une perte retraitée de 564 millions en 2013. Bank of Ireland a profité de l’amélioration du contexte économique pour reprendre 280 millions d’euros de provisions pour créances douteuses. Ces provisions ont ainsi été ramenée à 542 millions, contre 1,6 milliard un an plus tôt. Les nouveaux prêts ont augmenté à 10 milliards d’euros, contre 6,6 milliards en 2013 et la marge nette d’intérêt a atteint 2,11% fin 2014. Le ratio «Core Tier 1" était de 14,8% fin décembre, soit 9,3% selon les nouvelles normes de Bâle 3.
Pour le mois de janvier, la collecte nette sur contrats d’assurance vie en France s'établit à 2,3 milliards d’euros, selon les statistiques mensuelles publiées par l’Association française de l’assurance (AFA). A fin janvier, l’encours des contrats d’assurance-vie s'élève ainsi à 1531 milliards d’euros. Philippe Crevel, directeur du Cercle de l'épargne, souligne que traditionnellement, «la collecte de janvier est plutôt forte. En effet, après les fêtes, les ménages reconstituent leur épargne en vue de projets et de dépenses à financer durant l’année. Par ailleurs, ils affectent les primes obtenues au mois de décembre sur leurs produits d’épargne».
La sixième banque espagnole négocie actuellement le rachat de l’ensemble des filiales de banque de détail que Citigroup cherche à vendre en Amérique centrale (Costa Rica, Salvador, Guatemala, Nicaragua et Panama). Le groupe bancaire colombien Grupo Aval Acciones y Valores est également sur les rangs. Banco Popular a conclu en juin 2014 l’acquisition des activités de banque de détail et de cartes de crédit de Citigroup en Espagne.
La banque britannique limoge son directeur général et renouvelle son conseil d’administration. Ses actionnaires attendent des changements stratégiques.
Le CM11-CIC voit son résultat net part du groupe croître de 8,4% en 2014, à 2,18 milliards d’euros. Son ratio de fonds propres durs CET1 atteint 14,4%.