Dette française : le piège de l’argument patrimonial
Une partie du débat public tend à relativiser le poids de la dette française en la rapportant au patrimoine national plutôt qu’au PIB. Or, cette lecture soulève plusieurs difficultés. L’essentiel du patrimoine invoqué appartient aux ménages et aux entreprises, les actifs publics sont peu liquides et leur mobilisation peut entraîner une perte de valeur ou de contrôle. L’approche patrimoniale devient surtout cohérente lorsque l’endettement finance des actifs productifs.