Lloyd Capital lance un ETF actions mondiales sans exposition aux Etats-Unis

L’ETF vise à diversifier l’exposition actions face à la surpondération américaine, en allouant deux tiers à l’Europe.
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La société suisse Lloyd Capital poursuit l’expansion de sa gamme d’ETF en s’associant au spécialiste européen des solutions en marque blanche HANetf. Cette collaboration aboutira au lancement du Lloyd International Equity UCITS ETF, un fonds d’actions mondiales excluant toute exposition aux Etats-Unis, selon les informatons de ETFStream.

L’ETF devrait être coté à la Deutsche Börse en mars prochain avec un ratio de frais totaux (TER) de 0,85 %. Une cotation croisée est également prévue à la Bolsa Mexicana de Valores.

La gestion du fonds est assurée par Cédric Jacque, qui pilote cette stratégie depuis cinq ans au sein de comptes séparés gérés (SMA). Le passage au format ETF ne marque donc pas une refonte de l’approche d’investissement, mais plutôt une évolution dans le mode de distribution et d’accès au produit.

Une stratégie «hors-US» dans un marché concentré

Le positionnement du fonds est explicite : offrir une exposition mondiale hors Etats-Unis. Or, dans les principaux indices globaux pondérés par la capitalisation, les actions américaines représentent aujourd’hui entre 60 % et 70 % de la pondération totale, selon qu’il s’agisse du MSCI World Index ou du MSCI ACWI.

Cette domination résulte de plus d’une décennie de surperformance du marché américain et de l’essor des méga capitalisations technologiques.
En excluant explicitement cette composante, Lloyd Capital entend offrir une alternative permettant de diversifier le risque géographique, et d’exploiter des valorisations jugées plus attractives en dehors des Etats-Unis.

L’allocation actuelle se concentre à environ deux tiers sur l’Europe, suivie par la Chine et le Canada, reflétant une approche diversifiée à l’échelle internationale.

Le lancement de cet ETF intervient dans un environnement politique américain marqué par une forte polarisation, et des incertitudes accrues autour de la trajectoire budgétaire, commerciale, ainsi qu’en termes de politique étrangère, comme on l’a constaté avec les tensions géopolitiques au Venezuela, au Groenland et plus récemment en Iran. Ces questions ont ravivé, chez certains investisseurs internationaux, une réflexion sur la concentration excessive de leurs portefeuilles aux Etats-Unis.

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