Le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel demandent à Athènes de mettre «pleinement» en œuvre les décisions adoptées le 21 juillet.
Des négociateurs et analystes cités par le journal indiquent que les banques européennes auraient, durant les dernières semaines, accentué leur offre de prêt d’or sur les marchés afin d’obtenir des dollars en échange. Le taux implicite à un mois de prêts d’or aurait ainsi atteint un plus bas de -0,48%, ce qui signifie que la banque qui souhaite prêter de l’or contre dollar paie un taux annuel de 0,48% pour ce type de transaction (lire aussi page 3).
La croissance du PIB chinois pour le troisième trimestre pourrait être inférieure à 9% du fait du ralentissement de l’économie mondiale, selon le China Securities Journal. Le journal fait état d’un ralentissement modéré de l’économie et d’un reflux attendu de l’inflation, surtout si les perspectives de croissance en Europe et aux Etats-Unis continuent de s’assombrir.
Pour la deuxième fois en un mois, des banques européennes ont dû utiliser la facilité de prêt en dollar de la BCE. La banque centrale européenne a annoncé ce matin avoir alloué un total de 575 millions de dollars à deux établissements de crédit pour une durée de 7 jours. Le taux est de 1,1%. De sources de marché, la nouvelle traduit plutôt des difficultés de financement de ces banques plutôt qu’une démarche opportuniste, car emprunter en billet vert à la BCE reste plus cher que de fabriquer du dollar avec des swaps de change en empruntant en euros.
Dans un rapport publié ce matin, S&P souligne que la perception des obligations sécurisées comme une classe homogène et à faible risque est «trompeuse». Certains éléments varient sensiblement, d’un pays à l’autre et dans le temps (niveau du rehaussement de crédit, performance du collatéral, etc.). En Allemagne par exemple, 60% des actifs sous-jacents des covered bonds sont constitués de prêts à l’immobilier commercial ou au secteur public, alors que les prêts résidentiels représentent près de 100% du portefeuille dans des pays comme la France.
La Commission européenne proposera prochainement des options en vue de l’introduction d’euro-obligations, a confirmé mercredi le président de la Commission européenne José Manuel Barroso. Il ne s’agirait à ce stade que d’un document technique listant les options disponibles et rien ne dit que les Etats membres de l’UE choisiront finalement de s’engager sur cette voie mais les commentaires du président de l’exécutif communautaire ont insuflé une dose d’optimisme aux marchés.
La reprise économique du Japon ne sera probablement pas à la hauteur des attentes, a annoncé mercredi Standard & Poor’s. «L'économie du Japon a montré quelques signes de reprise. Cependant, plusieurs facteurs semblent avoir paralysé la reprise, dont la lenteur de la réaction du gouvernement à la catastrophe», a déclaré S&P.
L’Espagne et l’Italie font beaucoup pour maîtriser leurs finances publiques et leur endettement mais il leur faut plus de soutien international pour éviter la contagion, a estimé mercredi un haut responsable du FMI. Le programme d’austérité italien est difficile mais réaliste, a jugé Arrigo Sadun, qui représente au FMI plusieurs pays, dont l’Italie et la Grèce.
Le nombre de chômeurs a augmenté un peu moins que prévu en août en Grande-Bretagne, mais leur nombre au sens du BIT a connu sa plus forte hausse en deux ans, montrent les chiffres publiés mercredi par l’Office national de la statistique. L’Office a annoncé 20.300 chômeurs de plus en août, après 33.700 en juillet et 35.000 attendus en moyenne par les économistes. Au sens du BIT, leur nombre a augmenté de 80.000 au cours de la période de trois mois à fin juillet, à 2,51 millions, soit la hausse trimestrielle la plus forte depuis août 2009.
La production industrielle de la zone euro a rebondi en juillet, après avoir baissé en juin, mais un peu moins que prévu, avec une expansion solide en Allemagne mais une contraction continue dans certains pays périphériques. La production a augmenté de 1% en juillet (après -0,8% en juin), donnant une hausse annuelle de 4,2%, selon les chiffres d’Eurostat.
La fédération bancaire allemande BdB a réduit mercredi sa prévision de croissance de l’Allemagne pour 2011, estimant qu’il y a eu un net ralentissement sans pour autant déceler de risque de récession. Elle anticipe 2,8% de croissance en 2011, alors qu’elle prévoyait 3,0% en mars. Pour 2012, elle projette 1,1% de croissance, contre 2,3% auparavant.
Les dirigeants de l’Union européenne pourraient renoncer aux subventions pour l'énergie, l’eau et les transports et imposer de nouvelles taxes dans le but de limiter l’usage de ressources naturelles limitées, montre un projet de document dont Reuters a pris connaissance mercredi. La feuille de route que doit dévoiler la Commission européenne la semaine prochaine présentera les principes de l’exécutif européen sur les objectifs et propositions visant à un usage plus efficace de ces ressources.
Alors que l’Asie représente une région à très fort potentiel, avec un nombre de millionnaires toujours plus important, les banques privées luttent pour leur survie dans la région, notamment à cause de coûts toujours plus élevés, note le Financial Times. Selon des données de Boston Consulting Group, le coefficient d’exploitation s’est élevé l’an dernier à 81 % pour les banques privées et pourrait atteindre, selon les chiffres de PwC cette fois, les 90%. En comparaison, le coefficient d’exploitation se situerait en 2011 à 70 % en Suisse, ajoute le FT.La concurrence est très intense sur le marché de la banque privée où de nombreuses banques ont établi une activité de gestion de fortune (Julius Baer, Lombard Odier, BSI, Clariden Leu, Barclays Wealth, Standard Chartered, Rothschild...) et les clients, souvent habitués depuis des générations à gérer eux mêmes leurs fortunes, rechignent à payer des frais élevés pour les modèles de portefeuilles proposés par les banques.
Lorenzo Gazzoletti, le patron de La Banque Postale Gestion Privée, a fait ses adieux hier à ses équipes, rapporte Les Echos. Ce départ relance les interrogations sur l’avenir du partenariat entre Oddo, actionnaire à 49%, et La Banque Postale, propriétaire de 51%.
Dans un communiqué daté du 13 septembre, le groupe Oddo a annoncé la nomination de Jean-Philippe Taslé d’Héliand à la présidence de Oddo Banque Privée (OBP), en remplacement de Philippe Oddo, associé gérant du Groupe. Simultanément, Laurent Bastin, directeur général de OBP entre au comité exécutif du groupe Oddo. Jean-Philippe Taslé d’Héliand aura pour mission prioritaire le développement de la clientèle des chefs d’entreprises en s’appuyant sur l’ensemble des expertises du groupe, et tout particulièrement celles de Oddo Corporate Finance. Pour sa part, Laurent Bastin, en tant que directeur général opérationnel continuera d’exercer l’ensemble de ses fonctions actuelles, et notamment le pilotage du comité de direction du métier et le management de l’ensemble des équipes de la banque privée, renforcées par l’arrivée des collaborateurs de la banque Robeco.Entré chez Oddo & Cie en 1986, Jean-Philippe Taslé d’Héliand a été nommé en 1995 directeur général délégué d’Oddo Asset Management, en charge des clients institutionnels. Depuis 2003, il fait partie du Comité Exécutif du Groupe Oddo. De son côté, Laurent Bastin a rejoint le groupe Oddo en octobre 2005 et a été nommé directeur général de Oddo Banque Privée en juillet 2007.
La banque française BNP Paribas vise un ratio de fonds propres «durs» de 9% début 2013, conforme au nouveau cadre réglementaire Bâle III, selon le texte d’une présentation que doit faire le directeur général de BNP Paribas, Baudouin Prot, ce mercredi 14 septembre à New York.Pour parvenir à ce nouvel objectif, le groupe entend poursuivre sa politique de mise en réserve d’une part majoritaire des bénéfices, à l’instar de l’exercice 2010, qui l’a vu conserver deux tiers des profits. Il prévoit également de réduire la taille de son bilan, ce qui diminuera mécaniquement ses besoins en fonds propres et améliorera les ratios. Fin juin 2011, le ratio de fonds propres «durs» ressortait à 9,6%, mais sa définition diffère sensiblement de celle qui sera appliquée dans le nouveau cadre Bâle III. Entre début 2008 et fin juin 2011, BNP Paribas a plus que doublé ses fonds propres, passés de 27,4 milliards d’euros à 57,4, en partie grâce à l’absorption de la belge Fortis.
Sous la pression des régulateurs et des investisseurs, les banques cherchent par tous les moyens à reconstituer leurs fonds propres, note L’Agefi. Mais l'état des marchés leur interdit quasiment tout recours à une augmentation de capital, très dilutive. Restent deux solutions. La première consiste à vendre des actifs mais le contexte actuel risque de peser sur les valorisations. L’autre serait de diminuer encore le dividende. Reste que dépendre de sa seule capacité bénéficiaire peut être mal perçu en période d’incertitude économique. «Le marché anticipe une baisse des revenus des banques, notamment en raison de moins-values sur leurs actifs», rappelle un analyste. Et la perspective de voir leurs rendements chuter n’encourage pas les investisseurs à la fidélité à l'égard des valeurs financières, ajoute le quotidien.
Valérie Frappier vient de rejoindre SwissLife Banque Privée en tant que banquier privé le 1er juillet 2011. Avec ce recrutement, «SwissLife Banque Privée poursuit le renforcement de sa direction commerciale», souligne la société dans un communiqué.Rattachée à Daniel Resta, directeur de clientèle privée, Valérie Frappier a pour mission d’accompagner les clients de la banque, experte en gestion privée et en gestion de fortune, dans l’optimisation de leur patrimoine privé et professionnel. Valérie Frappier était précédemment chargée de clientèle pour la Banque Safra.
Legg Mason Global Asset Management, a annoncé le 13 septembre le lancement du fonds Royce European Smaller Companies en France (code Isin : IE00B4JZG492). Le fonds vise une croissance du capital sur le long terme en investissant dans des sociétés basées en Europe ou dont une part prédominante de leur activité y est conduite et dont les capitalisations boursières sont inférieures ou égales à 5 milliards d’euros. Domicilié à Dublin, le fonds Royce European Smaller Companies est géré par Royce & Associates, filiale de Legg Mason, l’un des plus anciens et des plus importants gérants de petites capitalisations au monde, et réplique une stratégie initiée par la maison en décembre 2006. Le fonds utilise une approche bottom-up pour la sélection des titres et les gérants recherchent des sociétés sous-valorisées par rapport à leur valeur intrinsèque. Au 31 juillet 2011, les trois pondérations géographiques les plus importantes (France, Allemagne et Royaume-Uni) représentaient près de 40 % du portefeuille. Le fonds Royce European Smaller Companies est géré par David Nadel, directeur de la recherche internationale et Chuck Royce, co-directeur des investissements chez Royce & Associates.A noter que la société gère quelque 38 milliards de dollars en fonds ouverts et fermés.
NYSE Euronext a annoncé avoir admis à la négociation sur sa plate-forme parisienne le 12 septembre le Lyxor ETF MSCI All Country World Index (FR0011079466) qui est chargé 0,45 %. Il réplique comme son nom l’indique l’indice MSCI All Country World.Désormais, les plates-formes européennes de NYSE Euronext cotent 671 fois un total de 573 ETF. Depuis le début de l’année, 132 de ces fonds ont été admis à la négociation, dont 104 en cotation principale et 28 en cotation secondaire.
La société de gestion d’origine australienne First State Investments s’apprête à inaugurer son premier bureau à Paris. Cette ouverture est imminente, selon un porte-parole de la société qui ne peut toutefois pas en dire davantage. Elle devrait intervenir la semaine prochaine ou celle d’après. Une personne sera vraisemblablement nommée pour diriger ce bureau. On peut imaginer que ce sera l’un de ceux qui ont récemment quitté leurs fonctions dans d’autres sociétés… Il s’agira en tout cas du premier bureau de First State en Europe continentale. D’autres devraient suivre dans d’autres pays. First State, qui fait partie de Colonial First State Global Asset Management, la première société de gestion de fonds en Australie (99,2 milliards de livres au 30 juin), a déjà une présence à Londres et Edimbourg, mais pas encore en Europe continentale. La société gère notamment des fonds actions asiatiques et marchés émergents, ressources mondiales, actions mondiales, immobilier coté et infrastructures. Ce que l’on sait pour l’instant concernant le bureau parisien de First State, c’est qu’il aura un premier occupant, en la personne de Philippe Taillardat, qui vient de rejoindre la société pour codiriger l’équipe gestion des Investissements en Infrastructures Europe en compagnie de Danny Latham et aux côtés de Niall Mills (responsable de la Gestion des Actifs d’Infrastructures) et de Marcus Ayre (responsable des Transactions d’Infrastructures). Philippe Taillardat a plus de 20 années d’expérience dans le domaine du financement d’infrastructures et de projets. Depuis le mois de décembre 2010, il dirige son propre cabinet conseil, spécialisé dans les solutions de financement et d’investissement au sein du secteur des investissements dans les infrastructures non cotées. Il a auparavant travaillé chez Amundi Private Equity Funds, où il était responsable du développement de fonds de fonds d’infrastructures non cotées pour des investisseurs institutionnels.
Mardi 13 septembre, en fin d’après midi, BNP Paribas a demandé à l’Autorité des Marchés Financiers l’ouverture d’une enquête suite à la diffusion d’une fausse nouvelle dans une tribune publiée le même jour à la rubrique «opinions» du Wall Street Journal. Intitulée «The problem with french banks» et rédigée par Nicolas Lecaussin, la tribune en question mentionnait notamment un «cadre anonyme de BNP Paribas» qui aurait fait état pour l'établissement de problèmes de liquidité en dollars et évoquerait la «création d’un marché en euros» pour y faire face. En fin de matinée, la banque avait apporté, via un communiqué, un démenti formel des informations figurant dans l’article en précisant qu’elle se finance tout à fait normalement en dollars, soit directement soit par swaps de change (voir document ci-joint fourni par l'établissement).
At a time when Asia is a region with strong potential, and a steadily growing number of millionaires, private banks are struggling to survive in the region, particularly due to their high costs, the Financial Times reports. According to statistics from the Boston Consulting Group, the cost/income ratio in Asia last year totalled 81% for private banks, and may be as high as 90%, according to figures from PwC. The operating ratio in 2011 totalled 70% in Switzerland, the FT adds. Competition is very intense on the private banking market, where many banks have set up wealth management operations (Julius Baer, Lombard Odier, BSI, Clariden Leu, Barclays Wealth, Standard, Chartered, Rothschild, and others). Clients who for generations have been in the habit of managing their wealth themselves, are less willing to pay high fees for the portfolio models offered by banks.