Trois cessions, dont deux en cours de finalisation, la vente du Groupe Bertrand (chaîne Bert’s, brasserie Lipp et Angelina) et celle de Siem-Flexitallic, doivent se financer non par du crédit bancaire mais par des émissions obligataires privées, avec à la clef des crédits d’investissement, rapporte Les Echos.Selon le quotidien, LCapital (groupe Arnault) et Olivier Bertrand, les actionnaires du groupe de restauration Bertrand, négocient actuellement avec Naxicap et ICG une ouverture de capital, moyennant un financement obligataire avec bon de souscription d’actions.De même, alors qu’OFI Private Equity (devenu Eurazeo PME) a interrompu la vente de Siem-Flexitallic, le fonds travaille à une reprise de l’entreprise de joints d'étanchéité avec Eurazeo sur ce mode de financement.Enfin, Equistone (ex-Barclays Private Equity) a signé la reprise de l’un des leaders du façonnage pharmaceutique en Europe, Unither, monnayant ce montage à hauteur de 90 millions d’euros environ, soit un peu moins de la valeur d’entreprise.
Edmond de Rothschild en France a vendu 75 % de son activité de fonds de fonds de private equity, Private Equity Select, représentant 200 millions d’euros d’encours, selon les informations du Financial Times. L’acquéreur est David Seligman, fondateur de la structure, et son équipe de management.
Alain Dubois, le président de Lyxor AM, évoque des raccourcis. Et sans doute une appellation malheureuse contribuant à donner un aspect artificiel – donc négatif – au produit. Mais dans tous les cas, rien qui ne justifie l’attaque en règle dont les ETF à réplication synthétique sont victimes actuellement et dont sa maison fait les frais. Et ce d’autant que, côté régulation, «le Financial Stability Board est chargé de réaliser une étude sur les risques systémiques et s’intéresse naturellement aux ETF, tant à réplication synthétique qu'à réplication physique. Cependant, ces travaux ne sont pas achevés et les risques sur les ETF ne sont pas avérés», tient-il à préciser à Newsmanagers. Quant à la consultation de l’Esma (cf. Newsmanagers du 30/09/2011), elle concerne tous les OPCVM «Ucits» et n’est pas dirigée contre les ETF ou les fonds structurés. Tout ce qui se dit actuellement sur ces placements ne reposerait donc sur rien... Dans ce cadre, chez Lyxor AM, la riposte s’organise et revêt deux formes. La première consiste à démontrer que les ETF à réplication synthétique de la maison sont «les plus transparents du monde». Et de rappeler que sur le site de la société de gestion, pour chaque ETF, les actifs détenus sont détaillés quotidiennement, comme la contrepartie et le poids du swap entrant dans la construction du produit. La sécurité est également mise en avant puisqu’il s’agit de répondre aux préoccupations des investisseurs. A l’occasion d’un récent Lyxor ETF Investor Day, la société a ainsi rappelé que tous les swaps étaient traités en «back to back» avec la maison mère, la Société Générale, et ce, quelle que soit la contrepartie finale. Autrement dit, au sein d’un ETF de Lyxor, le risque de contrepartie lié aux swaps – que la réglementation limite à 10% maximum de l’actif du fonds - est assumé par la SocGen. En outre, Lyxor AM insiste sur le fait qu’elle opère désormais un «rebalancement» quotidien des swaps à 0 %, annulant de facto les risques de pertes en cas de faillite de la banque se posant en contrepartie. «Et ce mode de fonctionnement est pérenne», insiste Alain Dubois. La seconde forme de riposte pour Lyxor AM consiste à rappeler que la concurrence directe – les fonds à réplication physique – ne présentent pas une transparence équivalente tandis qu’ils bénéficient d’une meilleure image auprès des investisseurs. «Certaines informations sur ces ETF ne sont pas publiées, relève le président de Lyxor, notamment sur les établissements à qui les titres détenus sont prêtés, et sur les rémunérations du gérant et de son «lending agent», qui ne font pas partie du total des frais retracés dans le DICI» (Ndlr : Document d’Information Clé pour l’Investisseur).Quant aux risques de contrepartie pour les investisseurs, ils sont identiques dans le cas d’un ETF à réplication synthétique et dans le cas d’un ETF à réplication physique qui prête ses titres. «C’est la même chose avec des contrats différents», résume-t-on chez Lyxor AM. «A une exception près cependant, note Alain Dubois, qui porte sur la «tracking error» – écart de suivi entre la performance de l’ETF et de sa référence. Compte tenu du fonctionnement de la réplication physique, le risque de tracking error y est plus élevé. Et dans ce dernier cas, il est subi par l’investisseur.»
Selon L’Agefi qui reprend la presse britannique de ce week-end, le véhicule d’investissement NBNK Investments a obtenu auprès de Northern Rock et de UK Financial Investments (UKFI), la structure qui gère les participations de l’Etat dans le secteur bancaire, l’autorisation de formuler une offre avant le 1er novembre. NBNK Investments chercherait à combiner Northern Rock avec les 632 agences Lloyds également mises en vente. On estime la proposition de ce challenger potentiel du secteur bancaire britannique autour de 1,5 milliard de livres, précise le quotidien.
Jupiter Fund Management a enregistré au troisième trimestre 2011 des souscriptions nettes de 295 millions de livres. La collecte s’est faite principalement (280 millions de livres) sur des mandats dédiés. Mais en raison d’un effet marché négatif, les encours de la société de gestion britannique ont reculé sur les trois mois au 30 septembre, de 24,8 milliards de livres à 22,3 milliards.
Sogecap est la compagnie d’assurance de personnes de Société Générale Insurance, groupe d’assurances vie et non vie présent dans 16 pays. Sogecap gère 70 milliards d’euros en partenariat avec plus de 200 gestionnaires financiers. L’approche de multigestion de SOGECAP combine des analyses quantitatives et qualitatives sur les OPCVM et aboutit en moyenne à 150 due diligence de fonds par an pour l’ensemble des réseaux (Retail, Banque Privée, Entreprises, CGP). Dans un article paru dans l’Agefi Hebdo, Delphine Proal, responsable de l’ingénierie financière de Sogecap déclare que l’un des intérêts de la gestion quantitative est la possibilité, via l’analyse des modèles, d’appréhender les limites de ces derniers, donc les risques sous-jacents. La proximité avec les équipes de gestion est donc essentielle et nous permet, en cas de décrochage des performances, d’en comprendre la cause et d’apprécier la réactivité de la société de gestion.
Le Groupe AGRICA, à travers sa filiale de gestion d’actifs AGRICA Epargne, s’affirme en tant qu’investisseur responsable. AGRICA Epargne compte 85,6 % de ses actifs gérés dans le cadre de la politique d’ISR, initiée dès 2006. Si l’on ajoute les actifs gérés par les sociétés de gestion d’actifs qu’elle sélectionne notamment pour leur adhésion aux PRI (Principes pour un Investissement Responsable), ce sont au total 91,3%, soit 4,6 milliards d’euros qui sont investis dans le cadre de la démarche responsable. La filiale de placements financiers poursuit ses actions pour renforcer encore cette politique. Jean-Claude Guimiot, Directeur Général Délégué d’AGRICA Epargne, souligne que La force de notre démarche est qu’elle s’inscrit dans la politique RSE globale du Groupe. La finance seule ne peut rien, il est essentiel que la démarche d’ISR s’appuie sur des valeurs partagées par tous au sein de l’entreprise pour garantir sa mise en ??uvre concrète. Notre démarche originelle allie les notions d’investisseur responsable et de gestion à long-terme ». En matière d’ISR, le Groupe AGRICA a défini ses propres critères, représentatifs des préoccupations du Groupe, pour sélectionner les valeurs éligibles. 5 domaines ont été retenus parmi la base de données de l’agence de notation extra-financière Vigéo : Droits humains : respect des droits fondamentaux, de la liberté syndicale, de la négociation collective et de la non-discrimination... Comportements sur les marchés : sécurité des produits, informations des clients, coopération durable avec les fournisseurs, prévention de la corruption... Ressources humaines : promotion du dialogue social, de l’employabilité, qualité du système de rémunération... Environnement : définition de la stratégie environnementale, maîtrise de l’impact de l'énergie, de l’eau et de l’air... Engagement sociétal : engagement en faveur du développement économique et social du territoire d’implantation.
Le gouvernement portugais a annoncé la création en 2012 d’une taxe d’au moins 5% pour les entreprises nationales dont les profits annuels excèdent 10 millions d’euros. Cette nouvelle mesure complète les efforts supplémentaires auxquels le pays compte s’engager dans son budget présenté la semaine prochaine, pour atteindre les objectifs de redressement des finances publiques fixés par le programme d’aide de l’Union et du FMI. Le gouvernement a aussi annoncé que les primes des fonctionnaires seraient supprimées, que le temps de travail serait rallongé et que la TVA sur de nombreux produits serait relevée. Le pays doit réduire le déficit à 5,9% du PIB cette année et à 4,5% en 2012. Mais la Banque centrale du pays a déjà prévenu la semaine dernière qu’à moins d’un nouveau tour de vis, ces objectifs ne seraient pas atteints. Notamment parce que la croissance a été moins forte que prévu.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) vient d’annoncer l'édition de guides pratiques qui ont pour objectif d’informer le public sur le fonctionnement des marchés financiers. Ils sont répartis en cinq thèmes principaux : l’AMF, les clés de votre investissement, les marchés financiers et leurs acteurs, les produits d'épargne et les sociétés cotées.
«Il faut réfléchir à l’avenir. Demain, à mon avis il faut changer le traité pour être capable d’empêcher un membre de la zone euro de vagabonder et de créer des problèmes pour tous les autres», a déclaré hier sur Europe 1 le président de la BCE, à deux semaines de la fin de son mandat.
«Il a été clairement dit que nous devons mettre en oeuvre cette taxe en Europe parce qu’il n’y a pas de soutien à le faire sur un plan global», a reconnu le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, après la réunion du G20 Finances. Les délégations américaine, canadienne, japonaise, indienne ou brésilienne se sont prononcées contre une telle mesure.
Dans sa première déclaration depuis le vote par le Sénat américain de la proposition de loi contre le yuan, le premier ministre chinois a indiqué hier à l’agence Xinhua que les autorités conserveront la devise globalement stable pour éviter de pénaliser les exportations du pays. «Même si nous devons soutenir notre croissance économique en stimulant la demande intérieure, nous ne comptons pas abandonner si facilement notre poids dans le commerce international» a-t-il prévenu.
Les exportations de Singapour, hors pétrole, ont chuté de 4,5% sur un an en septembre après une hausse de 3,9% en août du fait d’une baisse de la demande dans l’électronique et la pétrochimie. Le consensus établi par Bloomberg projetait pourtant une hausse de 3,5%. Le gouvernement a révisé sa prévision de croissance à la baisse à 5% cette année.
L’OCDE estime que le pays, aidé par l’Union et le FMI, a bien redressé ses finances publiques. L’organisation a relevé ses prévisions de croissance pour 2011 à 1,2%. Mais la reprise reste dépendante de l’évolution de la crise souveraine et les banques sont toujours sous perfusion.
La société financière française aurait cédé les 75% de participation qu’elle détient dans sa filiale d’investissement dans des fonds d’investissement dans des PME européennes, Private Equity Select, à David Seligman, le fondateur de la société, ainsi qu'à ses équipes, selon le quotidien qui cite des sources proches du dossier.
Les sociétés et les consommateurs européens pourraient faire face à une hausse des prix de l’électricité pendant au moins vingt ans, selon le journal qui cite un rapport publié par la Commission européenne sur les objectifs en matière d’énergies renouvelables. La facture pour les consommateurs pourraient ainsi s’envoler de plus de 100% d’ici 2050.
Les fonds Ucits ont enregistré au moins d’août des sorties de 20 milliards d’euros, après 14 milliards de retraits en juillet, a indiqué l’Efama, l’association européenne de la gestion. La décollecte est particulièrement impressionnante pour les produits longs : 53 milliards, dont 26 milliards sur les seuls fonds actions. A l’inverse, le monétaire a engrangé 32 milliards. Sur les 8 premiers mois de l’année 2011, la collecte des fonds Ucits n’est plus que de 10,4 milliards. Pour les fonds non-Ucits, la décollecte sur le mois atteint 12,2 milliards, ramenant à 60 milliards les flux d’argent frais entre janvier et août. Au total, sur l’année en cours, en incluant l’effet de marché, les actifs gérés de l’industrie ont fondu de plus de 300 milliards, à 7.625 milliards d’euros.
La hausse des prix dans la zone euro s’est accélérée en septembre, montrent les statistiques publiées vendredi par Eurostat. Le taux d’inflation global a atteint 3 %, contre 2,5% le mois précédent. Il dépasse très largement les attentes du marché. Les analystes tablaient sur une stabilisation à 2,5%. L’inflation reste pour la dixième fois consécutive au-dessus du seuil de 2% visé à moyen terme par la Banque centrale européenne (BCE). Ce qui va compliquer sa tâche alors que la conjoncture économique se dégrade toujours. Les prix hors énergie et produits alimentaires ont augmenté de 0,8% par rapport à août et s’affichent en hausse de 2,0% sur un an, contre 1,7% attendu en moyenne par les économistes interrogés par Reuters.
Les entreprises portugaises dont les bénéfices dépassent 10 millions d’euros devront acquitter à partir de 2012 une taxe supplémentaire de 5% sur leurs profits. Le Premier ministre portugais, Pedro Passos Coelho l’a annoncé ce matin dans le cadre d’un débat sur les mesures à prendre pour respecter le plan de redressement budgétaire du pays. Par ailleurs, les transferts d’argent vers les paradis fiscaux seront taxés à 30% au lieu de 21,5%.