Coup de tonnerre dans la gestion d’actifs espagnole. Francisco Garcia Paramés, jusque-là gérant de fonds directeur des investissements de Bestinver Asset Management, a décidé de mettre un terme à ses fonctions au sein de Bestinver Asset Management pour «se consacrer à un nouveau projet professionnel», a expliqué le gérant dans un communiqué largement diffusé par la presse espagnole ce 23 septembre. Il faut dire que l’information constitue un petit événement dans le secteur de la gestion d’actifs en Espagne. Et pour cause, l’intéressé, souvent qualifié dans le pays de «Warren Buffett espagnol» voire de «Warren Buffett européen», travaillait chez Bestinver depuis 25 ans. Francisco Garcia Paramés gérait plus de 7,5 milliards d’euros d’actifs et a dégagé 16% de rendement annuel moyen tout au long de ces deux décennies passées au sein de la société de gestion.Bestinver n’aura pas perdu de temps pour remplacer Francisco Garcia Paramés. Le jour même, la société de gestion a en effet annoncé la nomination de Beltran de la Lastra au poste de directeur des investissements. L’intéressé a passé 18 ans chez JP Morgan à Londres où il a occupé différentes responsabilités en qualité de gérant de fonds. Dernièrement, il était «Head of Core Strategies», en charge d’un portefeuille de 13,5 milliards d’euros d’actifs sous gestion.
Le groupe bancaire italien UniCredit a confirmé, mardi 23 septembre, être en discussions avec la banque espagnole Santander en vue de fusionner Pioneer Investments et Santander Asset Management, rapporte Reuters. La banque italienne espère parvenir avant fin novembre à un accord avec Santander et ses partenaires pour la gestion d’actifs, à savoir les fonds de capital-investissement Warburg Pincus et General Atlantic, a déclaré à Milan l’administrateur délégué d’Unicredit, Federico Ghizzoni.Cette fusion entre Pioneer et Santander AM donnerait alors naissance une entité dont UniCredit et Santander détiendraient chacun un tiers, le tiers restant étant partagé entre Warburg Pincus et General Atlantic. Les deux fonds devraient quitter la nouvelle entité «dans quelques années». Les deux banques en conserveraient alors 33% chacune et une introduction en Bourse pourrait être envisagée, a ajouté Federico Ghizzoni
Le gestionnaire d’actifs britannique Old Mutual a annoncé, ce 23 septembre, le lancement de l’introduction en Bourse (IPO) de sa filiale Old Mutual Asset Management Limited (Old Mutual AM), la holding qui gère l’activité de gestion d’actifs sur le marché américain des institutionnels. Old Mutual compte vendre sur le New York Stock Exchange 22 millions, d’actions ordinaires ou 18,3% d’Old Mutual AM avec une fourchette de prix comprise entre 15 et 17 dollars, lui permettant ainsi de lever jusqu’à 374 millions de dollars. L’opération valorise Old Mutual AM à près de 2 milliards de dollars. Les banques Bank of America Merrill Lynch, Morgan Stanley, Citigroup et Credit Suisse Securities ont été mandatées pour mener à bien cette introduction en Bourse.Old Mutual AM est une société de gestion multi-boutiques qui affiche environ 215 milliards de dollars d’actifs sous gestion à fin juin 2014.
A l’issue de son exercice fiscal 2013-2014, clos au 31 juillet 2014, la division de gestion d’actifs du groupe bancaire britannique Close Brothers a enregistré une croissance de 7% de ses actifs sous gestion pour atteindre 9,7 milliards de livres, contre 9,1 milliards de livres au 31 juillet 2013. Cette progression a été tirée par une collecte nette de 438 millions de livres et un effet de marché positif à hauteur de 187 millions de livres.A l’issue de l’exercice écoulé, l’activité de gestion d’actifs a plus que doublé son bénéfice opérationnel ajusté, qui ressort à 9,9 millions de livres au 31 juillet 2014 contre 4 millions de livres au 31 juillet 2013. Les revenus de la division ont, quant à eux, progressé de 8% pour s’établir à 84 millions de livres, contre 78 millions de livres au 31 juillet 2013.Au cours de l’année écoulée, le groupe Close Brothers a dégagé un bénéfice opérationnel ajusté de 200,6 millions de livres, en hausse de 20% sur un an.
Ashton Bradbury va quitter Old Mutual Global Investors pour partir à la retraite, indique Investment Week. Le gérant, qui a notamment piloté le fonds Old Mutual UK Mid Cap sera remplacé de manière définitive par Tim Service pour la gestion du Old Mutual UK Specialist Equity hedge fund après une période transitoire de trois mois.
Tokyo a annoncé mercredi la prise de sanctions supplémentaires contre la Russie afin de mieux s’accorder avec la ligne adoptée par plusieurs pays, dont les Etats-Unis, dans le conflit ukrainien. Les nouvelles mesures prévoient l’interdiction pour certaines banques russes d'émettre des titres au Japon et un renforcement des contrôles pour empêcher le transfert d’armes vers la Russie, a indiqué le secrétaire général du gouvernement Yoshihide Suga.
Le produit intérieur brut néerlandais a augmenté de 0,7% au deuxième trimestre en rythme séquentiel, contre une hausse de 0,5% en première estimation. Le Bureau central des statistiques explique cette révision en hausse par des investissements industriels et une consommation des ménages plus élevés que prévu. Au premier trimestre, l’activité s'était contractée de 0,4%, en raison notamment d’une chute des recettes tirées de l’extraction de gaz naturel.
La SEC enquête sur l’un des fonds de Pimco, ont reconnu la société de gestion et son actionnaire Allianz, confirmant des informations du Wall Street Journal. L’autorité des marchés financiers américains soupçonne le gérant d’avoir gonflé artificiellement les rendements de son fonds Pimco Total Return ETF. Bill Gross, le fondateur et directeur des investissements de Pimco, aurait été entendu par la SEC. Pimco a indiqué collaborer avec l’autorité.
Lors des rencontres parlementaires pour l'épargne salariale, le ministre du Travail a écarté l’idée d’une baisse généralisée du forfait social, prélèvement pourtant très critiqué. Le gouvernement envisage plutôt des ajustements ponctuels, pour développer l'épargne salariale dans les PME.
Le gouvernement argentin évalue actuellement des propositions de banques européennes et de fonds d’investissement visant à refinancer des obligations en dollar arrivant à échéance en 2015 avec de nouveaux titres émis à Londres, indique le quotidien local qui cite des sources gouvernementales. Il envisage aussi d'émettre en Argentine des obligations indexées sur le dollar.
Les emprunts nets du secteur public au Royaume-Uni, hors banques contrôlées par l’Etat, se sont établis à 11,6 milliards de livres (14,7 milliards d’euros) en août, soit une hausse de 6,1%, conforme aux attentes des économistes. Depuis le 1er avril, début de l’exercice fiscal 2014-2015, les emprunts nets ont représenté 45,4 milliards de livres, soit une hausse de 6,2% par rapport à la même période de 2013-2014.
Allianz Real Estate a annoncé hier avoir investi, pour le compte de compagnies d’assurance du Groupe Allianz en Allemagne et en Irlande, 140 millions d’euros dans le fonds immobilier IPUT. Ce dernier est un véhicule d’investissement en immobilier commercial en Irlande, principalement en actifs de bureau et de commerce «prime» situés dans le quartier central des affaires de Dublin. Allianz mise ainsi sur le redressement économique du pays.
La filiale de gestion d’actifs du Crédit Agricole ouvre à Bangkok «Amundi Mutual Fund Brokerage Securities», une société qu’elle détient à 100%. «Amundi devient ainsi la première société de gestion étrangère en Thaïlande à obtenir une licence de courtage en fonds communs de placement pour la distribution de fonds dans le cadre du programme Asean Collective Investment Scheme (CIS), destiné à promouvoir l’intégration des marchés de la région», souligne le groupe.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a attiré hier l’attention du public sur un site internet se présentant comme «L’Autorité et contrôle des marchés financiers». Ce site, qui reprend la charte de celui de l’AMF, les codes visuels et en partie les logos, propose notamment via des formulaires à compléter en ligne, d’aider les épargnants à récupérer des sommes investies sur différentes plates-formes. «Il s’agit d’un détournement frauduleux du service de médiation de l’Autorité des marchés financiers», avertit le gendarme des marchés.
L’assureur sud-africain coté à Londres espère lever jusqu'à 430 millions de dollars à New York en introduisant en Bourse sa filiale de gestion américaine, OM Asset Management. L’IPO portera sur 22 millions d’actions proposées entre 15 et 17 dollars pièce, et représentant une part de 18,3% du capital. En haut de fourchette, OMAM serait valorisée 1,87 milliard de dollars, avant exercice de l’option de surallocation. La filiale gérait 215 milliards de dollars d’encours à fin juin.
Immobilière Dassault SA a signé le 22 septembre une promesse synallagmatique en vue d’acquérir 100% des parts sociales de la SCI propriétaire du 61 rue de Monceau à Paris 8ème. Le prix d’acquisition de cette SCI est déterminé sur la base de l’actif net réévalué, la valeur du bien étant proche de 112,3 millions d’euros. L’ensemble, qui donne sur le parc Monceau et développe une surface utile brute de 6.655 m2, est loué à Morgan Stanley pour encore 7 ans.
La CGPME a proposé hier des «mesures d’exception» pour lutter contre le chômage, dont l’allongement de la durée maximale des contrats de travail à durée déterminée (CDD) à 30 mois au lieu de 18 et la mise en place d’un «contrat de croissance», un nouveau contrat de travail à durée indéterminée (CDI) qui lierait le maintien d’un emploi à des objectifs contractuels en matière d’activité économique.
La montée en puissance des eurosceptiques en Allemagne pourrait affecter les coûts d’emprunt des Etats de la périphérie de la zone euro, a estimé hier Standard & Poor’s, alors qu’un sondage a fait ressortir un soutien sans précédent de la population allemande au parti Alternative pour l’Allemagne (AfD). Ce dernier est entré au Parlement européen et dans les assemblées régionales de trois des seize Länder allemands.
Les échanges commerciaux mondiaux augmenteront moins qu’attendu cette année et l’an prochain, différents facteurs, parmi lesquels figurent des conflits régionaux et l'épidémie de virus Ebola, freinant le retour à une croissance soutenue, a indiqué hier l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Elle table désormais sur une hausse de 3,1% seulement des échanges commerciaux cette année alors qu’elle attendait en avril une progression de 4,7%. L’OMC explique cette révision par «une croissance du PIB plus faible qu’attendu et une stagnation de la demande d’importations au premier semestre». En 2015, le commerce mondial ne devrait augmenter que de 4,0%, contre 5,3% prévu auparavant, un chiffre nettement inférieur à la croissance moyenne des 20 dernières années, qui ressort à 5,2%, a poursuivi l’OMC en soulignant que «les risques abondent sous la forme de tensions géopolitiques, de conflits régionaux et de crises sanitaires».
Scor, 18,4 milliards d’euros d’encours sous gestion, a réalisé ses premiers investissements dans les infrastructures et l’immobilier sous forme de loans. François de Varenne, CEO de Scor GI, la filiale de gestion d’actifs du réassureur, a indiqué que le réassureur prévoyait de doubler son exposition aux loans d’ici à 2016. La poche dédiée aux loans représente actuellement 3% du portefeuille, a déclaré le CEO. Nous comptons l’augmenter, si les conditions de marché le permettent, afin qu’elle représente 5 à 7% de l’allocation. Aujourd’hui, Scor investit à hauteur d’environ 85% de ses encours dans des titres de type obligataire, dont 10% de titres à moins de 3 mois (cash), 30% d'émissions souveraines, 10% en titres collatéralisés de type covered bonds ou Agency Mortgages et 32% d’obligations émises par des entreprises privées. Son portefeuille comprend également, 5% d’immobilier, 3% d’actions et 3% d’investissements alternatifs. Scor GI souligne que les loans offrent un bon compromis en termes de charge en capital, de rendement attendu et de risque. Ce qui n’est pas le cas dans les classes d’actifs comme le private equity, analyse François de Varenne, soulignant que le modèle interne de SCOR est entièrement conforme à Solvabilité II. Le réassureur a par ailleurs réduit son exposition aux actions en 2013, pour réinvestir ses liquidités sous forme de prêts. Concernant les infrastructures, le réassureur privilégie les placements dans les prêts les plus risqués. Alors que les PPP sont une garantie publique et assimilables à des obligations AAA, les projets dans lesquels SCOR investit sont assimilables à des obligations BBB. En ce qui concerne les rendements attendus, pour les infrastructures les objectifs du réassureur sont Libor + 250 à 300 BP, pour la partie immobilier Libor + 300 à 350 VP, et pour les obligations à effet de levier 400 à 500 points de base au-dessus du Libor. La plupart des investissements sont réalisés en interne par SCOR Global Investments. Nous avons une équipe de 11 personnes dédiées exclusivement aux loans et nous offrons également des services d’investissement à des clients externes, a indiqué François de Varenne.