Danske Invest, la société de gestion du groupe Danske Bank, vient d’étoffer sa gamme de fonds actions et obligataires avec le lancement de nouveaux produits, a annoncé la société. Ces deux nouvelles stratégies, domiciliées au Luxembourg, cible d’une part les marchés émergents et, de l’autre, les actions à haut dividende. Le premier fonds, baptisé Danske Invest Global High Dividend, investit dans les actions internationales en se concentrant principalement sur les entreprises distribuant un dividende élevé. Il se concentrera sur une quarantaine d’entreprises, dont 50% d’entreprises européennes déjà présentes dans son fonds Europe High Dividend, Danske Invest dans un communiqué. La gestion du fonds est assurée par Peter Nielsen, gérant de portefeuille en chef, qui gère déjà le fonds Danske Invest Europe High Dividend.Le deuxième fonds, baptisé Danske Invest Emerging Markets Debt Hard Currency, investit principalement dans les obligations gouvernementales des pays émergents et des obligations émises par des entreprises détenues par l’Etat. Ces obligations sont libellées en dollar ou en euro, le risque de devise étant couvert en euro, précise la société de gestion. Ce fonds est géré par une équipe dirigée par Bent Lystbaek.
Macquarie Infrastructure Debt Investment Solutions (MIDIS), filiale du groupe Macquarie, a annoncé avoir levé 739 millions de livres (1,16 milliard de dollars) pour un fonds de dette infrastructure au Royaume-Uni. Cette levée de fonds porte à 2,5 milliards de livres (3,9 milliards de dollars) le montant total des capitaux de la plateforme mondiale de dette infrastructure de MIDIS, précise la société dans un communiqué. MIDIS a déjà déployé plus de 800 millions de livres (1,3 milliard de dollars) dans des investissements en dette à travers 11 domaines liés aux infrastructures.
Le gestionnaire d’actifs britannique BlueBay Asset Management (BlueBay AM) a nommé Andrew Farrell en qualité de gérant de portefeuille institutionnel au sein de son équipe «investment grade», rapporte l’agence Reuters. Basé à Londres, l’intéressé arrive en provenance d’Investec Asset Management où il travaillait en tant que directeur de clientèle («client director») en charge des clients institutionnels.
Le gestionnaire d’actifs écossais Aberdeen Asset Management a annoncé, ce 14 juillet, la nomination de Gregg McClymont au poste de responsable de l’épargne retraite. L’intéressé était précédemment député pour le Parti Travailliste anglais de 2010 à 2015 et responsable des retraites (« Shadow Pensions Minister »). Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, il sera chargé de la stratégie pour les retraites à contribution définies, la recherche et la mise en œuvre de cette stratégie.
Le fonds souverain coréen Korea Investment Corp a annoncé avoir investi 100 millions de dollars dans une chaîne de distribution américaine d’aliments pour animaux, PetSmart, dans le cadre de ses efforts de diversification de ses investissements. La transaction, réalisée conjointement avec le groupe de private equity BC Partners et le fonds souverain de Singapour GIC Private Ltd, va permettre aux trois partenaires de prendre le contrôle de PetSmart.
BlueBay Asset Management, la société de gestion spécialisée dans l’obligataire, vient de lancer le fonds BlueBay Emerging Market Aggregate Bond Fund, complétant ainsi sa gamme de fonds Ucits domiciliée au Luxembourg. Ce nouveau véhicule se concentrera sur les dettes souveraines et d’entreprises libellées en dollar en provenance d’émetteurs des marchés émergents. Il est conçu pour offrir une exposition diversifiée à une large palette de dettes souveraines et d’entreprises libellées en dollar offrant des niveaux de rendements attractifs et une prime de «spread» substantielle par rapport aux crédits des marchés développés, indique la société de gestion.Ce nouveau fonds est géré par conjointement par David Dowsett, co-directeur des investissements de BlueBay AM et co-responsable des dettes des marchés émergents, et Polina Kurdyavko, également co-responsables des dettes des pays émergents et gérante de portefeuille senior. Le tandem pourra s’appuyer sur une équipe de 34 spécialistes des dettes des marchés émergents, affichant en moyenne 14 ans d’expérience dans le secteur de la gestion et de l’investissement.
Mark Mobius, le spécialiste des marchés émergents chez Franklin Templeton, a décidé d’abandonner son rôle de gérant principal du fonds Templeton Emerging Markets Trust (Temit), 26 ans après avoir lancé ce véhicule qui pèse 1,9 milliard de livres d’encours. Carlos von Hardenberg, qui travaille depuis 13 ans au sein de la division Templeton Emerging Markets Group en qualité de «senior vice president» et de «managing director», va remplacer Mark Mobius en tant que gérant principal du fonds Temit. Carlos von Hardenberg sera basé à Londres à l’issue d’une réorganisation qui sera effective à compter du 1er octobre 2015. Mark Mobius, actuel président exécutif («executive chairman») du Templeton Emerging Markets Group, continuera d’être impliqué dans la vie du fonds et d’officier en qualité de gérant de portefeuille.
Natixis s’intéresse à l’Amérique du sud pour sa gestion d’actifs. Dans un article publié sur son son site vendredi, l'établissement indique qu’il prévoit d’ouvrir un bureau de représentation en Colombie d’ici à fin 2015, pour développer ses activités de banque de grande clientèle et de gestion d’actifs. La banque a ouvert en 2014 une structure de développement commercial au Mexique puis, en 2015, un bureau de représentation en Uruguay. Grâce à son modèle « multi-affiliés », les investisseurs internationaux bénéficient d’un ensemble d’expertises des 25 sociétés de gestion aux approches d’investissement différenciées.Natixis est également présente dans la région depuis plus de quarante ans à travers ses activités de financement et d’investissement. Elle a créé, en juin 2013, la plate-forme Amérique latine, basée à New York. À travers celle-ci, elle dispose d’une licence bancaire au Brésil, de bureaux de représentation au Mexique, au Pérou et en Argentine ainsi que de consultants implantés en Colombie et au Chili.
Old Mutual Global Investors (OMGI) a annoncé, ce 13 juillet, que le véhicule Old Mutual Asian Equity Fund, dont les encours s’élèvent 212,36 millions de dollars, va évoluer pour devenir une stratégie actions générant du revenu («equity income»). Dans ce cadre, à compter du 30 juillet 2015, le fonds sera rebaptisé Old Mutual Asian Equity Income. Le fonds est géré depuis octobre 2014 par Josh Crabb, responsable des actions asiatiques basé à Hong Kong, et est un compartiment du fonds Old Mutual Global Investors Series domicilié à Dublin, en Irlande. Depuis que le fonds est géré par Josh Crabb, il a dégagé un rendement de 4,18% au-dessus de son indice de référence, le MSCI AC Asia Pacific ex-Japan. OMGI justifie cette évolution par sa volonté de répondre aux demandes de ses clients. Le produit, dont l’objectif est de générer un «total return» en se concentrant sur le revenu et la croissance du capital, investira désormais dans des entreprises de toute capitalisation boursière
A l’occasion de la publication de ses résultats pour son exercice fiscal 2014/2015 clos au 31 mars, le fonds de pension japonais Government Pension Investment Fund (GPIF) a annoncé avoir dégagé un rendement de ses actifs de 12,27%, contre 8,64% l’année précédente. Grâce à cette performance, ses actifs sous gestion atteignent 137.476 milliards de yen (environ 1.140 milliards de dollars) contre 126.577 milliards de yen à la fin de l’exercice fiscal 2013/2014. Ce bond en avant est le fruit de sa nouvelle politique d’allocation, visant à accroître son exposition aux actions locales et internationales au détriment des obligations. Ainsi, au 31 mars 2015, les obligations japonaises représentent désormais 39,39% de son portefeuille total contre 55,43 % un an plus tôt. Les obligations internationales représentent actuellement 12,63% au 31 mars 2015 contre 11,06% au 31 mars 2014. Pour leur part, les actions japonaises pèsent désormais 22% de son exposition totale contre 16,47% un an auparavant, tandis que les actions internationales représentent aujourd’hui 20,89% contre 15,59% il y a un an. Une nouvelle orientations vers les actifs risqués qui porte ses fruits puisque les actions japonaises ont dégagé un rendement de 30,48% sur l’année fiscale écoulée tandis que les actions internationales ont réalisé un rendement de 22,27%. Pour leur part, les obligations internationales ont dégagé un rendement de 12,70 % alors que les obligations japonaises ont modestement réalisé un rendement de 2,76%.
L’Agefi Edition de 14 heures interrompra sa parution pendant la période estivale, du 13 juillet au 21 août inclus. Nous vous donnons rendez-vous le 24 août.
Annoncée le 17 juin, l’entrée en Bourse d’Amundi SA pourrait avoir lieu en octobre, sous réserve des consultations et conditions de marché. Selon les informations de L’Agefi, les banques introductrices ont été choisies. Côté actionnaires: Goldman Sachs et CA CIB pour Crédit Agricole, ainsi que JPMorgan et SG CIB pour Société Générale qui devrait céder l’intégralité de sa participation (20 %). Amundi sera de son côté conseillé par Morgan Stanley.
Après plus de dix ans passés comme responsable mondial Trading & Securities Financing (TSF), Christophe Roupie quittera Axa IM fin août pour s’installer en Suisse en tant que CEO et associé d’un holding d’investissement issue d’une entreprise familiale de recyclage de métaux. Celui-ci souhaite se développer dans le trading de matières premières, le financement de projets. Il sera remplacé à la tête de TSF par Paul Squires. Jayne Forbes devient, à cette occasion, responsable adjointe de TSF.
Le marché pétrolier mondial devrait être plus équilibré l’an prochain grâce à une augmentation de la consommation de la Chine et à un ralentissement de la croissance de la production de schistes en Amérique du Nord et ailleurs, estime l’Opep dans son rapport mensuel publié lundi. La demande devrait augmenter de 1,34 million de barils par jour (bpj) en 2016 après 1,28 million bpj cette année. Ce rythme serait supérieur à la croissance de l’offre hors Opep. «Cela impliquerait une amélioration dans le sens d’un marché plus équilibré», jugent les économistes de l’organisation.
L'établissement genevois Banque Syz a acquis la filiale de banque privée helvétique de Royal Bank of Canada (RBC). L’opération devrait permettre à l’acquéreur, indique ce dernier, d’accroître ses bénéfices «d’au moins 30 millions de francs» à compter de 2017, à comparer aux 26 millions réalisés l’année dernière. Ses actifs passeront à 22 milliards de francs (21,1 milliards d’euros). Plusieurs établissements étrangers ont vendu leur banque privée suisse, à l’instar de RBS à UBP.
Le néerlandais Jeroen Dijsselbloem a été réélu lundi président de l’Eurogroupe, ont annoncé les responsables européens. Jeroen Dijsselbloem va effectuer un nouveau mandat de deux ans et demi à la tête de cette instance, au sein de laquelle les ministres des finances de la zone euro tentent d’ajuster leurs politiques économiques. L’Eurogroupe est aussi un forum essentiel de négociations sur la crise grecque. L’autre candidat était le ministre espagnol Luis de Guindos.
Maniant l’art du paradoxe, le premier ministre Alexis Tsipras a présenté hier au Parlement grec l’accord signé lundi avec les partenaires européens, appelant à voter en sa faveur tout en le qualifiant de «mauvais». Les députés ont jusqu'à ce soir pour approuver les quatre lois correspondant aux engagements pris par Athènes (hausse de la TVA, réforme des retraites, indépendance de l’institut de statistique Elstat et mécanisme de réduction des dépenses en cas de dérapage budgétaire). Le première ministre a ajouté que les banques n’ouvriront qu’une fois la ratification finale obtenue. Si la teneur de l’accord provoque l’ire d’une partie des parlementaires et ministre de Syriza, les textes devraient passer grâce au soutien de l’essentiel de l’opposition, notamment les partis To Potami et Pasok. La fin de semaine va voir sept autres parlements se prononcer sur l’accord. Le résultat est incertain en Finlande -où la majorité absolue sera difficile à obtenir- tandis qu’au Bundestag allemand, très divisé, une majorité simple suffit.
Cette opération de plus d’un milliard d’euros illustre les ambitions du fonds souverain sur les marchés occidentaux de l’immobilier et de l’infrastructure.
Souvent placé, jamais gagnant, le fonds souverain chinois CIC signe une première opération immobilière dans l’Hexagone avec le rachat pour 1,3 milliard d’euros du portefeuille Celsius. Vendu par CBRE, celui-ci comprend des actifs de commerce en France, valorisés autour de 600 millions d’euros. China Investment Corp pourrait être tenté d’en revendre certains.
Le Fonds de dotation du Louvre souhaite modifier sa manière de gérer sa poche obligataire. «Nous cherchons plus de flexibilité, alors que le support d’investissement actuel est contraint en sensibilité aux taux, a expliqué Philippe Gaboriau, le directeur, à la rédaction d’Instit Invest. Si à un moment ou à un autre, les taux aux US et en Europe se mettaient à remonter, nous souffririons énormément. Il me semble indispensable, dans un contexte de taux très bas, d’apporter de la flexibilité.» Dans ce cadre le fonds de dotation du Louvre va sélectionner un fonds ouvert, qui présentera une exposition flexible aux taux. «C’est un de mes chantiers actuellement», a indiqué Philippe Gaboriau.
Le groupe SNI, filiale de la Caisse des dépôts (CDC), a annoncé vendredi avoir levé 1,045 milliard d’euros auprès d’investisseurs institutionnels, afin de financer la construction de 10.000 logements intermédiaires. Fin mai, le gouvernement avait annoncé tabler sur la construction de 13.000 logements intermédiaires (aux loyers inférieurs à ceux du privé, mais supérieurs à ceux des HLM), d’ici cinq ans, via ce fonds. Cette deuxième levée de fonds, après celle bouclée en juillet 2014, « marque le regain d’intérêt des investisseurs institutionnels pour le logement », estime la SNI dans un communiqué. D’un montant légèrement supérieur à un milliard d’euros, elle représente une capacité d’investissement de 1,8 milliard d’euros, correspondant à la construction de 10.000 logements, précise la filiale de la CDC. Ce fonds FLI (Fonds pour le logement intermédiaire), lancé par la SNI et sa filiale Ampere Gestion, rassemble 17 investisseurs français, des sociétés d’assurance, d'épargne retraite, d'épargne salariale, de prévoyance et du secteur mutualiste. On y trouve notamment les groupes ACM (Assurances du Crédit mutuel), AEW pour le compte de l'Établissement de retraite additionnelle de la fonction publique (ERAFP), AG2R, Allianz, Areva, Aviva France, BNP Paribas Cardif, CNP Assurances, EDF Invest, Generali, MAIF, Malakoff Médéric, et Natixis Assurances. En septembre, le président François Hollande avait annoncé la construction de 25.000 logements intermédiaires dans les 5 ans à venir, pour 1,9 milliard d’euros, financée conjointement par l'État et la CDC. Ils ont été dotés d’un statut défini par la loi de finances 2014, afin d’encourager « la production de logements à loyers maîtrisés dans les grandes villes », rappelle la SNI. Le ministère de l’Economie a tenu à rappeler vendredi soir que le projet de loi Macron prévoyait « plusieurs dispositions destinées à atteindre les objectifs fixés par le Président de la République ». Ainsi, les offices HLM pourront notamment « constituer des filiales qui seront dédiées à la construction, à l’acquisition et à la gestion de logements intermédiaires » et les communes « pourront désormais délimiter des zones de leur territoire au sein desquelles la capacité de construction des logements intermédiaires pourra augmenter de 30% », a fait savoir Bercy. Les logements intermédiaires sont destinés aux ménages aux ressources trop élevées pour accéder au logement social, mais insuffisantes pour se loger dans le parc privé, dans les zones tendues, où la demande excède largement l’offre.