Mark Carney, nommé président du Financial Stability Board (FSB) en novembre dernier, a indiqué au quotidien son intention de faire toute la lumière nécessaire sur la finance de l’ombre, ou « Shadow banking », dont le poids ne cesse de grandir. Mark Carney a également indiqué que les banques devaient cesser de reporter les réformes en espérant retrouver une « activité normale ».
Le quotidien britannique mise sur la possibilité enfin ouverte cette année aux investisseurs internationaux d’intervenir directement sur le marché boursier d’Arabie Saoudite. Les autorités auraient demandé conseil à des banques locales et étrangères ainsi qu’à des grands gestionnaires d’actifs sur la meilleure voie à suivre. Selon Sam Vecht, gérant senior sur les marchés émergents chez BlackRock, l’ouverture pourrait avoir lieu au premier semestre, voire au premier trimestre. Mais le pays restera prudent. Le système des investisseurs qualifiés (QFII, Qualified foreign institutional investor) tel que développé en Chine pourrait servir de modèle.
Tout à leur consternation quant aux conséquences de la décision de Standard & Poor’s vendredi sur les souverains européens, les décideurs politiques ne doivent pas sous-estimer l’avertissement que leur donne l’agence sur la cause profonde de la dégradation de la situation en zone euro : une approche purement budgétaire du problème au détriment d’une démarche économique d’alimentation de l’activité par la mise en œuvre d’une politique de croissance coordonnée. C’est à juste titre que S&P relève que les différentiels de compétitivité s’y creusent, ce qui se traduit par des déséquilibres d’endettement très élevés entre Etats-Membres. Logique avec elle-même, l’agence a conservé leurs notes à ceux d’entre eux qui sont les plus gros créateurs nets d’épargne. On peut bien sûr le critiquer puisque ces amas d’épargne, notamment en Allemagne, sont une partie du problème posé et que s’ils se poursuivent, ils auront pour contrepartie l’anémie de leurs partenaires. Mais cette analyse a au moins pour vertu de rappeler que pour l’heure, la question d’une politique coordonnée de croissance de la zone euro attend toujours sa solution. Cela passe bien sûr par des politiques symétriques de quête de compétitivité pour les uns et de relance de l’activité pour les autres qui ne sont faciles à faire admettre pour personne. Reste que faute de la trouver dans les plus brefs délais, la zone ne pourra que continuer à s’enfoncer dans un masochisme budgétaire débilitant.
Barclays estime que le secteur de la gestion alternative pourrait attirer une collecte nette positive de quelque 80 milliards de dollars dans le monde cette année, soit le meilleur solde depuis 2007.
Attendue depuis le 12 décembre, date à laquelle Standard & Poor’s avait annoncé qu’elle rééxaminerait les notes des pays de l’Union européenne au cours du premier trimestre, la dégradation de la note de la France est visiblement actée selon plusieurs sources vendredi soir. Les cinq autres pays AAA de la zone euro avaient également été placés sous surveillance avec implication négative par S&P. L’Allemagne, les Pays-Bas et le Luxembourg auraient visiblement sauvé leurs triples A, mais l’Autriche comme la France serait dégradée à AA+.
Les prix à la production ont augmenté moins que prévu en décembre en Grande-Bretagne, à la faveur notamment de la plus faible hausse du coût du pétrole brut depuis novembre 2010. L’Office national des statistiques (ONS) a précise que les prix à l’entrée des usines avaient augmenté de 4,8% d’une année sur l’autre le mois dernier, contre +5,4% en novembre. C’est la hausse la plus modérée des prix depuis décembre 2010.
La zone euro a dégagé 6,9 milliards d’euros d’excédent commercial en novembre, à la faveur d’une forte hausse des exportations, a annoncé vendredi Eurostat. Les économistes interrogés par Reuters anticipaient un déficit de un 1,5 milliard d’euros après un excédent d’un milliard en octobre (révisé de 1,1 milliard). Contre toute attente, les exportations ont augmenté de 10%, signe d’une résistance de la demande en provenance des Etats-Unis et de l’Asie. La croissance des importations a ralenti à 4%.
L’AFT annonce l’adjudication, le jeudi 19 janvier, d’un montant compris entre 6,5 et 8,0 milliards d’euros de bons du Trésor à intérêts annuels (BTAN). Elle adjugera le même jour un montant compris entre 1 et 1,5 milliard d’euros de BTAN indexés sur l’inflation française (BTANi) et d’obligations assimilables du Trésor indexées sur l’inflation de la zone euro (OATei).
L’Agence France Trésor annonce l’adjudication, le lundi 16 janvier, d’un montant compris entre 7,4 et 8,7 milliards d’euros de bons du Trésor (BTF). Elle émettra entre 4 et 4,5 milliards d’euros de BTF 12 semaines qui arriveront à échéance le 12/04/12, entre 1,8 milliard et 2,2 milliards d’euros de bons à 25 semaines à échéance du 12/07/12, et entre 1,6 milliard et 2 milliards d’euros de bons à 51 semaines à échéance du 10/01/13.
Le Trésor italien a annoncé avoir émis au total pour 4,75 milliards d’euros d’obligations à trois et six ans avec des rendements en baisse par rapport aux adjudications comparables des derniers mois, le rendement à trois ans tombant sous le seuil de 5%. Le Trésor a émis des titres arrivant à échéance en novembre 2014 à un rendement moyen de 4,83%, contre 5,62% lors d’une opération comparable il y a seulement deux semaines. Il s’agit du rendement à trois ans le plus bas enregistré depuis septembre dernier. Toutefois, la demande des investisseurs n’a pas atteint le niveau suscité par une adjudication espagnole la veille, soulignant la persistance des tensions sur Rome.
A l’instar de l’année 2011, la caisse régionale du Crédit Agricole Centre-Est continue sa stratégie axée sur le rendement obligataire en attendant d'élargir son horizon de placement, a indiqué Jean-Claude Viotti, son trésorier. En attente des décisions politiques qu’elle espère claires, notamment sur le plan européen, la caisse a placé 90 % de ses encours (1,6 milliard d’euros d’actifs) dans l’obligataire, privilégiant des titres d’Etat allemands, français et supranationaux. Face à un marché difficile à anticiper, le rendement de l’année 2011 s’est situé aux alentours de 3,5 % pour une performance attendue de 5%. Prudente, la structure a repoussé ses intentions d’investissement dans de nouvelles classes d’actifs, notamment les CTA. Nous avons également suspendu les investissements sur le high yield et les obligations financières précise le trésorier. La caisse régionale garde toute confiance envers la dizaine de partenaires externes au groupe avec lesquels elle travaille, dont Rothschild&Cie Gestion, Rivoli et GLG, s’attachant à évaluer très précisément l’alpha de chaque fonds pour doper le rendement de ses actifs. De façon inchangée, l’exigence de fonds supérieurs à 100 millions d’euros d’actifs constitue le second critère de choix des partenaires du Crédit Agricole Centre-Est.
Negotiations over private sector involvement (PSI) are getting heated in Athens, Agefi reports. The Greek government is alarmed at the prospect of its potential collapse. Several sources cited by the Reuters and Bloomberg agencies say that the case is potentially explosive due to positions built up by some hedge funds. York Capital, Och Ziff and Marathon Asset Management are part of a group of investors who may derail an agreement. The funds are hoping to pull the agreement off track and gain a full repayment. But the strategy is risky, the newspaper states. Greece may force the hedge funds, which are dragging their feet in the hope of making fat profits, to agree to the new deal, a European source tells Reuters. The mechanism is not very coherent with the theoretically “voluntary” nature of PSI.
The year 2012 will be a hard one for non-financial sector businesses of the EMEA region (Europe, the Middle East, and Africa), according to a study published on 12 January by Moody’s Investors Service. The agency explains that its predictions are largely due to the European debt crisis, the weakness of the macroeconomic context, a downturn in consumer confidence and a degration of financing conditions.“This year, we are expecting far more ratings downgrades than upgrades, both for investment grade category and speculative grade category businesses,” says Jean-Michel Carayon, senior vice president in the Credit Policy group, and co-author of the study. “This trend is part of an ongoing degradation observed in late 2011: in the first three quarters, ratings upgrades outnumbered downgrades by 2:1, but in fourth quarter, there were nine times more downgrades than upgrades.”The turbulence on financial markets, efforts to clean up public finances and reduction in debt in the banking sector would continue to slow growth in 2012, Moody’s predicts. The ratings agency predictions include a high level of uncertainty, particularly for the euro zone, about the risk of significant downgrades which might affect the credit quality of businesses.Moody’s points out that issuers in the speculative category have significant financing needs, and their liquidity profile, currently solid, will give them only short-term flexibility. Restricted access to credit markets over a longer term may put the ability of many busineses in the speculative category to retain their liquidity profile to the test, which would be enough to call their rating into question. In regard to the current macroeconomic scenarios, Moody’s predicts a slight increase in default rates in 2012 in the speculative category from its low level of under 3% in 2011. In the case of a more pessimistic macroeconomic scenario and recession in the euro zone, the default rate might rise to the high end of the single-digit range.Public issuers and businesses whose activities are geographically concentrated in economically poorly-performing countries are more exposed to negative sources of tension in difficult economic conjuncture. According to Moody’s austerity measures are more directly damaging to companies whose earnings depend strongly on public spending.
As of the end of December, assets in individual pension funds in Spain totalled EUR49.14bn, according to VDOS, relayed by Funds People. It fell by EUR1.495bn in 2011, due to a negative market effect of EUR1.1bn, and net outflows of EUR844m.
Of 9,500 funds on sale in Germany, more than half are registered in Luxembourg. Assets under management in Luxembourg, at EUR2.032trn, are more than double the total for German-registered funds. Managers like the international character of the financial centre, the un-bureaucratic way of operating of the regulator (CSSF), and the comprehensive nature of political leaders’ concern for a financial industry that is very important for the Grand Duchy.Everyone wins – except investors, Wirtschaftswoche claims. When something goes wrong, clients have a hard time taking claims through the court systems. When the situation is complicated, Luxembourg becomes a trap for investors, one lawyer says. A case in point: Madoff has been behind bars for a long time already, but the legal proceedings over money in his funds still hasn’t begun. Banks are coming up with a constant series of legal tricks to prevent judges from moving ahead with cases filed against depository banks.In order to protect themselves, HSBC Trinkhaus and DZ Privatbank, among others, have taken precautions: they warn subscribers that having a depository bank located abroad carries risks of loss due to bankruptcy, negligence of fiduciary duty, or fraud on the part of the depository or a sub-depository. Next time there is a fraud, nobody will be able to claim they weren’t warned.
From the end of December 2010 to the end of December 2011, assets under management at AllianceBernstein fell by USD80bn, to USD406bn, while assets at Legg Mason contracted by USD44.8bn, to USD627bn.In the same period, assets at Franklin Templeton held stable, as a decline of USD25.9bn in equities was offset by an increase of USD35.7bn in fixed income, which also offset a decline of USD9.7bn in hybrid products. Overall, counting a USD0.5bn fall in money market funds, the group had total assets of USD670.3bn as of the end of December, compared with USD670.7bn twelve months earlier.Invesco has posted an increase of USD9.3bn compared with the end of 2010, to finish last year with USD625.3bn.
Agefi reports that Dexia will next week begin the process to sell its asset management unit, Dexia AM. It has mandated Barclays to conduct the sale, after receiving 30 expressions of interest.
The insurer Groupama has begun the process of selling GAN Eurocourtage , and its insurance and brokerage activities in the United Kingdom, according to an announcement to employees made yesterday and reported by AFP, Les Echos reports. The newspaper states that the firm has placed only damage insurance activities up for sale (EUR819m in earnings in 2010) at GAN Eurocourtage, but not the life insurance portion of the business (EUR768m in earnings). There will be no shortage of candidates to buy the activity, as GAN Eurocourtage now has a profit margin of over 350%, thanks to EUR300m from the CDC.