L’Assemblée générale de l’Association luxembourgeoise des fonds d’investissement (ALFI) a élu Denise Voss à la présidence de l’Association, selon un communiqué publié le 17 juin. Denise Voss assume le mandat de deux ans renouvelable avec effet immédiat. «L’industrie des fonds d’investissement en Europe vient de vivre, au cours des années passées, une période de changements profonds suite à l’émergence d’une vaste réglementation après la crise financière. L’ALFI a joué un rôle clé dans la mise en oeuvre de cette réglementation. Nous nous voyons confrontés à une série de défis, à commencer par le vieillissement de la population et la nécessité, pour un nombre croissant d’individus, d’assumer eux-mêmes la responsabilité d’assurer leurs retraites, jusqu’au développement rapide des technologies digitales qui vont radicalement changer nos habitudes de consommation. Ma tâche sera de motiver le secteur à se concentrer sur ces défis et de faire en sorte que l’industrie luxembourgeoise des fonds d’investissement continuera à jouer un rôle clé dans le développement du secteur au niveau mondial, contribuant ainsi à la croissance économique et offrant aux citoyens une sécurité financière à long terme”, indique Denise Voss, citée dans un communiqué. Denise Voss a joué un rôle déterminant au sein de l’ALFI pendant de nombreuses années. Elle est membre du Conseil d’Administration de l’ALFI depuis 2007 et Vice-présidente en charge des affaires internationales depuis 2011. Elle préside également le groupe de travail «Education financière» de l’association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama). Denise Voss est Conducting Officer auprès de Franklin Templeton Investments et travaille dans le secteur financier luxembourgeois depuis 1990. Elle a rejoint Franklin Templeton Investments en 1995. Avant de rejoindre Franklin Templeton Investments, Denise Voss a travaillé dans le département audit de Coopers & Lybrand à Boston, Etats-Unis, et au Luxembourg pendant plus de 9 ans.
Le gestionnaire britannique Standard Life Investments a inauguré une succursale en Suisse, à Zurich, rapporte L’Agefi suisse. La nouvelle société sera dirigée par André Haubensack et couvrira la Suisse alémanique et romande. La clientèle italophone devra se tourner vers le bureau milanais de Standard Life Investments. Fondé en 1998, Standard Life Investments gérait à fin mars des encours de 372,6 milliards de francs suisses.
Dans un entretien au Temps, Adrian Künzi, président de la direction de Notenstein Banque Privée explique que l'établissement suisse, issu du démantèlement de Wegelin et racheté début 2012 par Raiffeisen, a pour objectif un rapport de coûts/revenus d’au maximum 80%, et à moyen terme de 75%. Il atteignait 95% en 2014 mais combinait la gestion d’actifs et le private banking. «La nette augmentation de rentabilité provient d’une nette baisse des coûts liée à la sortie de l’asset management», note Adrian Künzi. Le bénéfice brut devrait donc tripler au premier semestre. En 2014, le bénéfice brut s’élevait à 7 millions de francs et le bénéfice net à 18 millions, rappelle le quotidien.
La fin des rétrocessions oblige les banques à revoir leur mode de rémunération, rapporte le quotidien Le Temps. «La valeur ajoutée du conseil financier peut être estimée à 3% si l’on compare la contribution de ce dernier par rapport à la situation où le client gère lui-même son portefeuille», déclare Peter Westaway, head of investment strategy de Vanguard en Europe. Ce dernier a réalisé une étude, présentée mercredi à Zurich, sur la valeur du conseil financier aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en Australie. La moitié de la contribution du conseil provient du coaching comportemental de l’investisseur et apporte 150 points de base. La plupart des investisseurs reconnaissent le besoin d’être discipliné en période d’incertitude, rappelle le quotidien. La capacité à réduire les coûts de transaction constitue le deuxième plus grand apport du conseiller, selon l’étude de Vanguard. Sa valeur est comprise entre 0,6 et 0,9%.
Les actifs sous gestion du gestionnaire de fortune Reuss Private Group ont enregistré l’an dernier une progression de 20% pour atteindre 7,8 milliards de francs, selon un communiqué publié le 17 juin. Le bénéfice brut consolidé s’est inscrit à 2,55 millions de francs, contre 1,6 million de francs l’année précédente. Toutes les divisions de la société ont progressé l’an dernier et toutes les filiales ont contribué positivement au résultat, souligne le communiqué.
Schroders vient de lancer un fonds de crédit long/short qui va s’intéresser en priorité au marché obligataire américain, rapporte le site spécialisé Citywire. Le Schroder GAIA BSP Credit fund, domicilié au Luxembourg, sera intégré à la plateforme de fonds alternatifs du groupe, GAIA. La stratégie sera gérée par Benefit Street Partners, une division spécialisée dans l’obligataire de la société d’investissement Providence Equity. Le fonds investira principalement dans le credit corporate high yield et visera un rendement de 5% à 7% par an. Les actifs sous gestion de la plateforme GAIA, lancée en novembre 2009, s'élèvent à environ 5,2 milliards de dollars.
La banque centrale norvégienne a abaissé jeudi son taux directeur d’un quart de point à 1%, un nouveau plus bas historique, pour répondre au ralentissement de l'économie après la chute des cours du pétrole. La Norges Bank avait déclaré en mars qu’il était pratiquement certain qu’elle allait réduire son taux directeur avant la fin du premier semestre. «L'évaluation actuelle des perspectives de l'économie norvégienne suggère que le taux directeur pourrait être encore réduit dans le courant de l’automne», a ajouté le gouverneur de la banque centrale, Oeystein Olsen.
Les analystes financiers étaient plutôt positifs jeudi matin au lendemain de l’annonce d’une introduction en Bourse avant la fin de l’année d’Amundi, filiale de Crédit Agricole SA (80%) et de la Société Générale (20%), même si l’action CASA baissait en ligne avec le marché. Pour les analystes d’Oddo, l’opération va «donner les moyens à Amundi de se développer par croissance externe. Compte tenu des valorisations des gestionnaires d’actifs en termes de multiples des fonds propres, toute acquisition est forcément génératrice d’importants goodwills donc pénalisante en termes de solvabilité. Dans la configuration actuelle, les contraintes de solvabilité de CASA limitent donc les capacités d’acquisition d’Amundi».
17 millions de foyers millionnaires concentraient 41% du patrimoine privé dans le monde en 2014, selon une étude du Boston Consulting Group (BCG), publiée le 15 juin 2015. Et leur fortune va continuer à croître, indique l'étude tout comme le montre CapGemini dans son propre rapport (présenté plus bas).
La Banque centrale européenne (BCE) a alloué 73,789 milliards d’euros à 128 banques de la zone euro dans le cadre de la quatrième tranche de ses opérations de refinancement à plus long terme (TLTRO), a annoncé la BCE ce jeudi. C’est plus que les attentes des analystes qui tablaient sur 60 milliards d’euros. Lors des opérations précédentes de la BCE, les banques avaient emprunté 97,8 milliards d’euros en mars, 129.8 milliards en décembre et 82,6 milliards en septembre 2014.
La Banque centrale européenne (BCE) a relevé de 1,1 milliard d’euros le plafond des liquidités d’urgence (ELA) que les banques grecques peuvent retirer auprès de leur banque centrale, a appris Reuters. Ce dernier relèvement porte le plafond des liquidités d’urgence à 84,1 milliards d’euros. La semaine dernière, la BCE a relevé le plafond ELA de 2,3 milliards d’euros.
Trop de finance freine la croissance et aggrave les inégalités de revenu, révèle l’étude de l’OCDE sur la croissance inclusive. «Eviter une expansion excessive du crédit et améliorer la structure des financements peut générer des gains en termes de bien‑être économique et social», indique Catherine Mann, chef économiste de l’OCDE. Une hausse du crédit de 10% du PIB coûterait ainsi 0,3 point de la croissance du PIB. A contrario, une hausse de la capitalisation boursière de 10% du PIB est associée à une progression de 0,2% du PIB.
Crédit agricole SA et la Société générale ont annoncé hier soir leur intention d’introduire en Bourse leur filiale de gestion d’actifs Amundi d’ici à la fin de l’année, si les conditions de marché s’y prêtent. «La cotation a pour finalité de conforter la dynamique de développement d’Amundi et d’offrir une liquidité à Société Générale qui pourrait céder jusqu'à l’intégralité de sa participation conformément au pacte d’actionnaires mis en place à la création d’Amundi», précisent-elles. Crédit Agricole, qui détient 80% de la filiale, entend en conserver «le contrôle majoritaire», car Amundi constitue un axe clé de sa stratégie de développement. Société Générale précise que céder la totalité de sa participation augmenterait de 20 points de base son ratio de fonds propres CET1 fin 2015. Créé en 2010, Amundi gérait 954 milliards d’euros au 31 mars dernier. Une fois cotée, la filiale demeurera le fournisseur de référence pour les réseaux de la Société Générale pendant cinq ans renouvelables.
Le patron de l’Agence France Trésor estime que la remontée des taux est un mouvement sain. Les hypothèses de charge de la dette sur 2015 restent valables.
La Société d’assurances de consolidation des retraites de l’assurance (SACRA) vient de lancer un appel d’offres pour un FCP dédié actions européennes (multi-caps) pour un montant de 60 millions d’euros.
Le FRR a lancé le 15 octobre 2014 un appel d’offres visant au renouvellement du mandat de gestion « overlay ». Ce Marché est destiné à assurer la gestion passive de l’exposition au risque de change et à mettre en oeuvre les expositions aux classes d’actifs décidées par le Directoire du FRR ainsi qu’à assister, le cas échéant, le FRR sur le risque de change et l’ensemble des éléments constitutifs du pilotage de l’allocation. A l’issue du processus de sélection, le FRR a décidé de sélectionner les offres des candidats suivants : Russell Implementation Services Limited State Street Global Advisors.
La société de gestion Egamo vient d'annoncer la commercialisation d'un nouveau fonds de fonds qui appliquera une analyse ESG (Environnement, Social et Gouvernance) pour sa sélection d'actifs.
CASA et Société Générale souhaitent introduire en Bourse leur filiale commune Amundi d’ici la fin 2015. Le groupe mutualiste resterait maître à bord. Son partenaire aurait la possibilité de sortir intégralement.
Confronté à des turbulences jamais vues sur le marché obligataire, le groupe BlackRock estime que ses modèles d'évaluation des risques dans l’obligataire sont dépassés, rapporte l’agence Bloomberg. Le rendement des titres allemands à dix ans est ainsi passé de pratiquement zéro fin avril à environ 1% il y a quelques jours, un mouvement si rapide que certains stratégistes le comparent à un événement que l’on ne voit qu’une fois par génération, souligne le site. Depuis la fin avril, les turbulences sur le marché obligataire ont entraîné des pertes de 640 milliards de dollars sur la dette souveraine dans le monde, ce qui a suscité des interrogations sur le risque de contagion compte tenu de la taille du marché obligataire. Le volume de dette du Global Broad Market Index calculé par Bank of America Merrill Lynch est passé de 26.000 milliards de dollars fin 2007 à plus de 41.000 milliards de dollars. BlackRock revoit actuellement les niveaux de risque de ces avoirs obligataires en les soumettant à des scénarios de stress extrêmes qui se basent sur un surcroît de volatilité et différentes corrélations entre classes d’actifs. Et les stratégistes de JP Morgan Chase estiment qu’il est désormais nécessaire de calculer une «prime de liquidité» pour les meilleures signatures parmi les obligations gouvernementales de long terme en Europe...
Manulife Asset Management, le pôle de gestion d’actifs de l’assureur canadien Manulife, a recruté Claude Chene, ancien responsable de la distribution chez Ignis Asset Management, au poste nouvellement créé de responsable mondial de la distribution à Londres, rapporte Financial News. L’intéressé rejoindra Manulife AM en juillet prochain. Précédemment, Claude Chene a officié pendant trois en qualité de responsable mondial de la distribution chez Ignis AM, dont il était également membre du comité de direction. Il a quitté la société de gestion à la suite de son rachat par Standard Life Investments en 2014. Au sein de Manulife AM, il sera plus particulièrement chargé de développer la distribution auprès des clients institutionnels à l’échelle mondiale et devra également assurer le développement de l’activité institutionnelle et « wholesale » en Europe, en Afrique, au Moyen Orient et en Amérique Latine.