Le groupe de gestion alternative britannique Man vient de créer une société de gestion en Italie, Man Investments SGR, afin de se rapprocher des investisseurs locaux. L’entité a été autorisée par la Banque d’Italie fin août 2010. Détenue à 100 % par Man Group, elle est sise à Milan, via Durini, et se compose d’une équipe de 5 personnes dirigée par Michele Pacciana, administrateur délégué et responsable de l’Italie pour Man depuis que le groupe a commencé à approcher le marché local. Le conseil d’administration est par ailleurs constitué de Richard Gray et Serge Cadelli (appartenant au groupe Man), ainsi que de Francesco Di Carlo et de Mario Notari, en tant qu’administrateurs indépendants.Jusqu’ici, Man s’était concentré sur la clientèle institutionnelle qu’il suivait principalement depuis Londres, en lui fournissant des services off-shore sur-mesure et des solutions alternatives dont des Ucits III, des fonds à capital garanti et des sicav. Désormais, grâce à sa présence physique, Man espère coopérer avec des institutions financières locales afin de proposer son offre à des investisseurs privés.Parallèlement, le groupe de gestion élargit son offre en Italie en proposant désormais ses fonds Ucits III alternatifs et long only et des fonds de fonds de droit italien, qui restent le véhicule préféré de la plupart des investisseurs. Cette gamme s’appuiera notamment sur la plate-forme de managed accounts de Man. Enfin, la société offre aussi des produits à capital garanti.
Selon L’Echo, KBL Private Bankers, le réseau européen de banquiers privés du groupe KBC, ne changera pas de nom après son rachat pour 1,3 milliard d’euros par l’Indien Hinduja annoncé en mai. Jean-Dominique Montoisy, le directeur de la communication de KBL, a indiqué au quotidien que la finalisation de la transaction a pris du retard et que l’objectif de boucler l’opération d’ici la fin novembre (initialement fin septembre) ne sera pas tenu, pour des raisons de lenteur administrative. Chez KBL, on ne donne pas de nouvelle échéance pour la finalisation, «mais une source proche indique qu’on table plutôt sur février ou mars», selon L’Echo.
Le 19 novembre, José Blanco, le ministre espagnol du Développement, a entamé au Plaza de New York son road show destiné à trouver les partenaires financiers privés du plan d’infrastructures de 17 milliards d’euros (dont 70 % affectés aux chemins de fer) lancé par le gouvernement de Madrid, rapporte Expansión.Treize fonds sont intéressés par ce projet, donc ceux de Goldman Sachs, Citi, Morgan Stanley, UBS et Deutsche Bank, mais aussi Carlyle, Macquarie et Global Infrastructure Partners (contrôlé par Credit Suisse et General Electric).
Thomas Gütle, directeur pour l’Allemagne de la société britannique de gestion de fonds immobiliers Cordea Savills, a annoncé à la Börsen-Zeitung le lancement prochain du European Retail Fund qui devrait pouvoir investir 600 millions d’euros (dont la moitié de fonds propres) dans des immeubles européens du commerce de détail.L’orignalité de ce produit, un FCP de droit luxembourgeois qui doit être lancé dans le courant du premier trimestre 2011, tient au fait que Cordea Savills s’est assuré les services de deux experts indépendants, Bernhard Schoofs et Gerhard Kemper, qui auront pour mission de conseiller les investisseurs et non l'équipe de gestion. L’adoption de cette formule permet à Cordea Savills d'être le premier gestionnaire en Allemagne à se conformer aux recommandations de l’association européenne Inrev des investisseurs en instruments immobiliers non cotés.
Antonio Palma, associé et CEO, a indiqué lors d’une présentation à Paris le 19 novembre que la banque privée suisse Mirabaud & Cie affiche actuellement environ 18 milliards d’euros gérés et conseillés, dont 4 milliards pour des investisseurs institutionnels et 4 milliards dans l’alternatif. En l’espace d’une décennie à peu près, la part de la clientèle institutionnelle est donc passée de zéro à quelque 25 %, signe que l'établissement genevois a réussi une première diversification de son portefeuille de clientsA présent, Mirabaud se propose de passer à la vitesse supérieure en gestion institutionnelle, en Suisse, en France (avec Mirabaud Gestion) et «en Europe», essentiellement au Royaume-Uni et en Espagne dans un premier temps, d’après Lionel Aeschlimann, membre du comité exécutif responsable de la gestion d’actifs."Les institutionnels veulent de la régularité, de la solidité et des performances. Nous leur proposons des produits qui sont censés préserver leur capital et nous mettons l’accent sur la gestion du risque aussi bien dans notre gestion traditionnelle actions en fonds et mandats qu’en gestion alternative où nous nous concentrons pour cela sur les stratégies les plus liquides», poursuit Lionel Aeschlimann.La pépite de l’alternatifD’après Johan Olson, responsable des relations investisseurs, département des fonds, et spécialiste des hedge funds, les trois stratégies principales des huit fonds de fonds, qui pèsent au total quelque 3 milliards d’euros, sont le long/short equity, le global macro et le CTA. De fait, Mirabaud a lancé son premier fonds de fonds alternatifs en Suisse en 1973, et la maison se targue de ne pas avoir eu recours aux «gates» et autres «side-pockets» durant la crise de 2008. Elle a seulement mis en place un préavis de 20 jours et a toujours pu honorer les demandes remboursements, même si cette particularité lui a inéluctablement coûté des encours."En règle générale», souligne Johan Olson, «les portefeuilles de nos fonds de fonds alternatifs comprennent environ 30 lignes de sous-jacents. Et ils capturent entre 70 et 80 % des hausse tout en ne supportant que 30 % des baisses».Antonio Palma indique que Mirabaud a également deux fonds alternatifs «single manager», l’un au Royaume-Uni de 35 millions de livres environ, l’autre en Suisse, de quelque 60 millions de francs, mais que ces deux produits ne sont pas autorisés à figurer dans la sélection des fonds de fonds.D’autre part, la maison suisse se propose de commercialiser très prochainement un newcits multistratégies pour lequel un agrément sera sollicité aussi en France, au Royaume-Uni et en Espagne, où travaille Mirabaud Gestión, dirigée par Antonio Hormigos de la Casa, président et administrateur délégué, un ancien de Venture Finanzas (lire notre article du 30 juin).Gestion de haute convictionEn France, où Mirabaud a désormais franchi le cap du milliard d’euros d’encours et où la banque genevoise compte ouvrir une activité de teneur de comptes en 2011, dixit Antonio Palma, la filiale Mirabaud Gestion AM s’attache à mettre en œuvre une gestion de conviction sur la base d’une sélection de titres. Marco Bruzzo, directeur général délégué et gérant des fonds Mirabaud Euro Actions (150 millions d’euros) et Mirabaud France Actions (35 millions) explique que son objectif est de suivre la croissance là où elle se trouve, de sorte que les 40-50 lignes en portefeuille correspondant souvent à des entreprises qui ont une partie significative de leur activité dans les pays émergents et/ou dont certaines divisions sont simplement ignorées dans la valorisation de l’ensemble, comme ce peut être le cas pour Daimler et Unilever. Pour le premier, l’objectif de cours se situe par exemple à 64 euros contre environ 50 euros actuellement (la division camions n’est comptabilisée par le marché que pour 10 euros). Dans la gestion traditionnelle également, la doctrine de Mirabaud consiste à maîtriser le risque et à limiter les pertes. Le tout avec un a priori de stabilité, puisque 80 % des titres restent en portefeuille au moins dix-huit mois.
Les autorités américaines de régulation ont proposé vendredi de nouvelles règles visant à accroître la transparence des marchés de produits dérivés, des hedge funds et des sociétés de capital-investissement. La CFTC n’a précisé aucune limite de temps pour déclarer les transactions de certains dérivés effectuées par un investisseur, mais s’est contentée de dire que cela devait être fait «dès que c’est technologiquement possible». La CFTC a proposé que les données sur les blocs de titres standardisés et les swaps dont le montant notionnel est important soient conservées pendant 15 minutes avant d'être rendues publiques. De son côté, la SEC a proposé de rendre obligatoire l’enregistrement des conseils travaillant pour les fonds d’investissement et les fonds d’arbitrage gérant plus de 150 millions de dollars d’actifs. La CFTC et la SEC vont évaluer les commentaires qui seront faits sur leurs propositions au cours des deux prochains mois.
L’exploitant canadien de satellites fixes a mandaté trois conseillers financiers (JPMorgan, Morgan Stanley et Credit Suisse) afin d’organiser sa cession. Bloomberg avance que le montant de la vente pourrait atteindre 6 à 7 milliards de dollars. Télésat aurait déjà été approché par Intelsat, détenue par les fonds BC Partners et Silver Lake.
Selon Lipper, les investisseurs ont retiré en net près de 3 milliards de dollars des fonds de «municipal bonds» au cours de la semaine close mercredi, soit le montant le plus important jamais enregistré. Lors de la semaine précédente, les retraits n’avaient atteint que 34 millions de dollars.
Alura Capital, le fonds d’Alain Demarolle - passé par Matignon - a démarré ses activités le mois dernier en choisissant d'être basé en France plutôt qu'à Londres. Spécialisé dans les actions européennes, il espère atteindre en vitesse de croisière les 500 millions d’euros d’actifs.
Axa IM, qui détenait 75 % d’Axa Rosenberg, a finalisé début novembre l’acquisition de l’intégralité de la filiale, qui «a vocation à rester» au sein du groupe. Le président d’Axa IM mise sur l’élaboration de synergies dans la distribution et les fonctions support.
Lors du séminaire « Dette souveraine 2011 » organisé jeudi par « L’Agefi », les institutionnels ont fait part des défis à venir en matière d'allocation
Goldman étudie à un stade préliminaire l’acquisition d’un certain nombre de gestionnaires alternatifs qui pourraient être intégrés à Gartmore afin de pouvoir éviter la vente de ce dernier. Cette cession semblait inévitable depuis l’annonce du départ du gérant Roger Guy il y a deux semaines. Le hedge fund londonien Artemis serait sur les rangs.
Le groupe suédois de private equity devrait annoncer aujourd’hui l’acquisition de Britax Childcare Holdings, groupe d'équipement pour enfants, pour un montant de 450 millions de livres (524 millions d’euros), selon le quotidien qui ne cite pas ses sources. Carlyle avait acheté Britax il y a 5 ans pour 230 millions de livres.
Pour faire face aux engagements connus à court terme, la fédération AGIRC ARRCO a décidé de mettre en place des strates obligataires au sein de son allocation modèle 70-30. Ainsi, 4 sociétés de gestion ont été retenues pour gérer des mandats à échéances connues à l’avance (3-6-12 mois). BNP Paribas IP Natixis AM Amundi AM AXA IM