Stéphane Corsaletti quitte la présidence d’ABN Amro IS
Publié le
Franck Joselin
ABN Amro
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Neuflize OBC est sur le point d’annoncer que Stéphane Corsaletti va quitter ses fonctions de président d’ABN Amro Investment Solutions (AAIS), société de gestion filiale de la banque, a appris L’Agefi de sources concordantes. Il devient vice-président du conseil de surveillance d’AAIS, un poste non exécutif. Il est remplacé par François-Xavier Gennetais, aujourd’hui membre du directoire et COO d’AAIS.
ABN Amro assure que ce mouvement n’est qu’une « évolution » dans la vie de l’entreprise. Ce départ pourrait relancer toutefois les rumeurs de cession du gestionnaire, qui cherche depuis longtemps des partenaires pour s’adosser. L’entité, spécialisée dans l’architecture ouverte, gère aujourd’hui un peu plus de 25 milliards d’euros, une somme certes importante, mais trop faible pour s’inscrire dans le paysage des acteurs majeurs de la gestion d’actifs. Contrairement à d’autres structure de ce type, AAIS ne peut s’appuyer que sur sa banque privée pour distribuer ses solutions. Ce qui n’empêche pas d’autres acteurs qui voudraient bénéficier du savoir-faire de la plate-forme d'être intéressés par un rachat.
Ce mouvement intervient alors que Neuflize OBC est encore en convalescence. Elle avait mis en place, en 2017, un vaste plan de départs volontaires à Paris qui touchait à sa fin au début de l’année, entraînant une baisse de 25 % des effectifs de la banque en France. Plus récemment, sa maison mère, ABN Amro, aux Pays-Bas cette fois-ci, a été visée par une enquête pour blanchiment d’argent et financement du terrorisme.
Le multi-family office franchit le cap des 6 milliards d'euros d'actifs sous conseil et structure sa gouvernance en confiant à Nour Bendimered le poste, nouvellement créé, de responsable des investissements (CIO).
Les gestionnaires d’actifs mondiaux qui se sont lancés en solo en Chine après que Pékin a assoupli les règles de participation au capital n’ont capté que 0,1 % du marché en cinq ans, rapporte le Financial Times, citant des données de Z-Ben Advisors. BlackRock, Fidelity, Neuberger, Allianz, AllianceBernstein et Schroders ont tous établi des sociétés de fonds détenues à 100 % après que la Chine a ouvert son secteur en 2020, investissant un total d’environ 800 millions de dollars. Mais ils ont attiré seulement 5 milliards de dollars (34 milliards de renminbi) sur les 36.500 milliards d’actifs que représente le marché à la fin du premier trimestre. Sur les six sociétés détenues à 100 % lancées depuis que la Chine a assoupli ses règles, Neuberger détient plus de 14 milliards de renminbi, BlackRock 11 milliards et Fidelity International 4 milliards de renminibi. Les trois autres ont des montants bien plus faibles, selon Z-Ben.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
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