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Pourquoi la « value » européenne mérite un nouveau regard
En tant que gérant de stratégies « value » européennes depuis plus de vingt ans, pourquoi rester fidèle à ce style malgré des contextes de marché variés ?
J’ai toujours eu la conviction profonde que le style « value » fonctionnait. Même pendant de longues périodes où il a été délaissé, nous avons réussi à générer de la performance. C’est pourquoi nous considérons ce fonds comme bien plus qu’une simple exposition à la « value ». C’est une stratégie active et différenciée, qui a fait ses preuves dans des environnements de marché variés. D’un point de vue personnel, l’investissement « value » est une démarche passionnante. L’évolution des marchés fait émerger des opportunités dans des entreprises et des contextes divers. Ce processus continu de recherche de nouvelles sources de rendement rend ce métier à la fois stimulant sur le plan intellectuel et particulièrement gratifiant.
Que signifie être véritablement contrariant et quel a été votre pari contrariant le plus marquant ?
Pour moi, être contrariant ne consiste pas à investir dans les opportunités les plus impopulaires ou inconfortables juste pour se démarquer, c’est avant tout à une question de timing. Souvent, nous prenons des décisions d’achat ou de vente à des moments où la plupart des investisseurs rationnels se demanderaient : « Pourquoi faire cela maintenant ? », et non « Pourquoi faire cela ? » tout court. Un bon exemple est celui d’Electrolux en 2009. Acquérir une entreprise d’électroménager en pleine crise financière — alors que la demande des consommateurs était faible et que les ménages s’étaient déjà équipés en produits blancs — paraissait contraire à la logique dominante. Mais la valorisation était attractive, et l’action a quasiment triplé en six mois. Cela a rappelé de manière précieuse que les marchés pouvaient se réévaluer bien plus rapidement que prévu.
En quoi l’expérience et la stabilité de votre équipe contribuent-elles au succès à long terme du fonds ?
La gestion d’actifs suppose une pression considérable, et le fait de disposer d’une équipe très expérimentée et stable permet d’y faire face efficacement. Pour les investisseurs « value » en particulier, l’un des principaux facteurs de réussite consiste à gérer les biais comportementaux. Cela devient beaucoup plus facile lorsque l’on travaille aux côtés de collègues ayant traversé des cycles de marché similaires et qui savent rester disciplinés. La solidité et la stabilité de notre équipe ont été un facteur clé du succès à long terme du fonds.
L’investissement value peut être volatil. Comment votre processus en trois étapes contribue-t-il à en atténuer les effets pour les investisseurs ?
Lorsque nous avons lancé le fonds, nous voulions répondre à la perception selon laquelle l’investissement « value » était fortement volatil, ce qui peut rebuter certains clients. Nous avons conçu ce processus afin de tenter de rendre ce parcours plus fluide. Chaque étape du processus — de la sélection à l’analyse fondamentale en passant par l’élaboration du portefeuille — vise à réduire les risques que nous ne pouvons pas maîtriser. Nos portefeuilles sont fortement diversifiés, et nous consacrons beaucoup de temps à réfléchir à la manière de gérer la volatilité sans compromettre les opportunités de rendement.
Les actions européennes connaissent un regain d’intérêt en 2025. Cette rotation vers la « value » est-elle un phénomène à court terme ou plus structurel ?
Nous sommes convaincus que la value fonctionne pour des raisons identifiables. Les 15 années post-crise financière ont été atypiques, la value n’ayant pas tenu ses promesses pour des raisons que nous pensons connaître. Aujourd’hui, les dynamiques de marché redeviennent plus normales, avec la valorisation comme facteur clé. L’écart reste important entre actions value et actions de croissance, ce qui, selon nous, plaide en faveur de la value. Elle conserve ainsi un fort potentiel de performance.
En quoi les récents changements politiques et économiques, dont le plan de relance allemand, ont-ils modifié les opportunités pour les investisseurs « value » ?
Le plan de relance allemand pourrait jouer un rôle clé en soutenant la croissance et l’investissement en Europe, au bénéfice de nombreux secteurs orientés « value » auxquels nous sommes exposés. Si elle réussit, elle pourrait également attirer de nouveaux capitaux internationaux vers l’Europe — un facteur majeur pour la région et pour notre portefeuille. Durant une grande partie de la dernière décennie, les investisseurs ont massivement alloué leurs capitaux aux actions américaines, soutenues par une faible volatilité, une dynamique robuste et des banques centrales accommodantes. Les années 2010 ont été marquées par un environnement relativement stable et porté par les tendances qui a favorisé les styles de croissance et de qualité. Les conditions politiques et économiques ont évolué. Nous sommes désormais dans un monde plus volatil et imprévisible, ce qui peut créer un univers d’opportunités beaucoup plus riche pour les investisseurs « value » contrariants.
Où trouvez-vous actuellement les opportunités les plus intéressantes ?
Ce qui ressort dans l’environnement actuel, c’est l’ampleur des opportunités. La « value » a été sous-représentée pendant si longtemps — une grande partie des capitaux en Europe ayant été orientée vers la croissance ou les stratégies passives — que les erreurs de valorisation sont désormais communes dans de nombreux secteurs. Cette dispersion généralisée nous permet de construire un portefeuille très diversifié, sans concentration excessive du risque. Nous détenons généralement entre 60 et 100 titres, aucune position individuelle ne représentant plus de 3 % du portefeuille. Récemment, nous avons été plus actifs que d’habitude pour profiter de la volatilité. Au second semestre de l’an dernier, le sentiment s’est nettement retourné contre l’Europe, ce qui nous a permis d’acheter des titres intéressants à des valorisations particulièrement attractives. Début 2025, nombre de ces titres ont fortement rebondi, et nous avons vendu à la faveur de cette hausse. Lorsque les marchés ont corrigé après le « Liberation Day » en avril, nous avons réinvesti. Il en résulte un portefeuille renouvelé, reflétant un univers d’opportunités dynamique.
Enfin, quel rôle la « value » européenne peut-elle jouer aujourd’hui dans un portefeuille bien diversifié ?
La plupart des portefeuilles mondiaux restent fortement exposés aux États-Unis et ce positionnement a généré de solides résultats au cours de la dernière décennie. Cependant, à l’heure actuelle, de nombreux investisseurs s’interrogent sur la pérennité de cette tendance, compte tenu des valorisations actuelles et de la saturation de ce positionnement. L’Europe constitue une alternative convaincante. Elle propose des entreprises solides, des valorisations plus attractives que celles de leurs homologues américaines et un contexte politique et économique plus favorable que tout ce que j’ai pu observer au cours de ma carrière. L’Europe dispose d’un système bancaire robuste, de marchés clients en amélioration et d’une dynamique positive portée par la relocalisation des chaînes d’approvisionnement. Si les efforts de relance — comme ceux de l’Allemagne — s’avèrent efficaces, ils pourraient soutenir une reprise généralisée. Il ne s’agit pas seulement d’une question de valorisation ; c’est le signe d’un tournant dans la dynamique de marché. Le prochain chapitre de l’Europe pourrait offrir des opportunités considérables.
Ceci est une communication promotionnelle. Veuillez-vous référer au prospectus et au Document d’Informations Clés (DIC) avant de prendre toute décision finale d’investissement.
Politique d’investissement :
Le Fonds vise à obtenir une croissance du capital et un revenu afin de générer un rendement supérieur à celui du marché boursier européen sur toute période de cinq ans tout en appliquant les Critères ESG. Au moins 80 % du Fonds est investi dans des actions de sociétés, de tout secteur et de toute capitalisation, ayant leur siège social ou exerçant la majeure partie de leurs activités en Europe. Le Fonds investit dans des titres qui répondent aux Critères ESG tout en appliquant une Approche d’exclusion et une Approche de biais ESG positif, tel que décrit dans l’annexe précontractuelle. La période de détention recommandée du fonds est de 5 ans.
Principaux risques liés au fonds :
· La valeur et les revenus générés par l’actif du fonds fluctueront à la hausse comme à la baisse. Ainsi, la valeur de votre investissement pourra aussi bien baisser qu’augmenter. Rien ne garantit que le fonds atteindra son objectif et il est possible que vous ne récupériez pas la totalité de votre investissement initial.
· Le fonds peut être exposé à différentes devises. Les fluctuations de change peuvent avoir une incidence défavorable sur la valeur de votre investissement.
· Dans des circonstances exceptionnelles où les actifs ne peuvent être évalués à leur juste valeur ou doivent être vendus à un escompte important pour obtenir des liquidités, nous pouvons suspendre temporairement le fonds dans le meilleur intérêt de tous les investisseurs.
· Le fonds pourrait perdre de l’argent si une contrepartie avec laquelle il fait affaire ne souhaite pas ou devient incapable de rembourser les sommes dues au fonds.
· Les informations relatives aux critères ESG provenant de fournisseurs externes de données peuvent être incomplètes, inexactes ou indisponibles. Il existe un risque que le gestionnaire d’investissement évalue de manière incorrecte un titre ou un émetteur, conduisant à une inclusion ou à une exclusion inappropriée d’un titre dans le portefeuille du fonds.
Veuillez noter que l’investissement dans ce fonds signifie l’acquisition de parts ou d’actions dans un fonds, et non dans un actif sous-jacent donné tel que un immeuble ou les actions d’une société, dans la mesure où il s’agit uniquement des actifs sous-jacents détenus par le fonds.
Une description plus détaillée des risques auxquels le fonds est exposé est incluse dans le Prospectus du fonds.
Les informations relatives à la gestion des réclamations ainsi qu’un résumé des droits des investisseurs peuvent être obtenus en français auprès de : www.mandg.com/investments/professional-investor/fr-fr/complaints-dealing-process. Ce document financier promotionnel est publié par M&G Luxembourg S.A. Siège social : 16, boulevard Royal, L-2449, Luxembourg.
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