Les indicateurs économiques américains se retournent à la baisse
Après l’effondrement des ventes de logements et la révision du PIB du premier trimestre à la baisse, en fin de semaine dernière, c’était au tour, hier, de l’indice de confiance des consommateurs de décevoir les marchés. L’indice, publié par l’organisation patronale Conference Board a en effet reculéà 52,9 en juin contre 62,7 (révisé de 63,3) en mai. Une chute qui intervient -après trois mois de hausse consécutive - en raison d’inquiétudes liées au marché de l’emploi qui mettent à mal tout espoir de reprise soutenue. La vigueur de la reprise en Chine fait aussi douter les agents économiques.
L’indicateur de confiance des consommateurs n’a pas été le seul àfaire plongerles marchés, hier après-midi. Si les prix des logements ont augmenté en avril pour la première fois depuis sept mois, c’est à la faveur des dernières ventes avant l’expiration le 30 avril dernierdu crédit d’impôt mis en place par le gouvernement. Selon l’indice Case-Shiller, les prix ont augmenté en avril de 0,4%, après une baisse de 0,2% en mars. Une hausse artificielle qui est encore loin de montrer une reprise durable. «Les chiffres des stocks et l’activité des faillites n’ont pas montré de signe d’amélioration», note David Blitzer, chez S&P. «Un soutien cohérent et soutenu de l’immobilier à la croissance économique pourrait devoir attendre l’année prochaine», ajoute-t-il. Sur un an, l’indice affiche une hausse de 3,8% proche des anticipations des économistes.
Face à cette salve de mauvaises nouvellesen provenance desEtats-Unis, les indices boursiers se sont enfoncés. Le CAC 40, qui avait déjà ouvert en mauvaise posture, n’a pas interrompu sa chute de la journée, perdant à la clôture 4,01% à 3.432,99 points. L’Euro Stoxx 50 a abandonné 4,21%.
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