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Investir dans l’eau et les déchets, un thème porteur
La semaine dernière, nous avons célébré la journée mondiale de l’eau. Pourquoi est-il fondamental d’investir dans les secteurs des déchets et de l’eau ?
Bertrand Lecourt - Le traitement de l’eau et des déchets est vital pour l’économie. Sans eau il n’y a pas de vie humaine, donc pas de développement ou de croissance. Et sans traitement des déchets pour nous protéger, l’économie s’effondre en quelques semaines. Preuve de leur importance, ces deux secteurs sont guidés par cinq thématiques perpétuelles : l’urbanisation, l’augmentation de la consommation qui en résulte, la nécessité d’investir constamment dans les infrastructures, la mise en place de règlementations qui favorisent de plus en plus l’investissement durable et le besoin vital de l’homme de retraiter cette ressource.
Votre fonds Regnan Sustainable Water&Waste a fêté ses un an d’existence et est parmi les meilleurs de son univers. Quelles en sont les caractéristiques ?
C’est un fonds global et soutenable-, qui investit dans les entreprises présentes tout au long de la chaîne de valeur dans les secteurs de l’eau et des déchets. Il affiche quatre caractéristiques : tout d’abord, une bonne maîtrise du ratio croissance-risque car ces entreprises ont un cash-flow récurrent ; ensuite la pureté des entreprises qui y figurent, puisque 90% minimum de leur activité est consacrée à l’un de ces secteurs ; par ailleurs, le fonds offre un niveau particulièrement élevé de standards ESG, par construction ; enfin il investit dans un panel très large de sociétés offrant des solutions en matière de gestion des eaux et des déchets, sur toute la chaîne. Cela va des fabricants de pompes et de vannes aux entreprises de traitement de l’eau, en passant par les services des eaux et les entreprises de recyclage des eaux usées ou celles développant de nouvelles technologies. Au total, notre univers d’investissement représente près de 2500 milliards de dollars.
Quels sont les atouts en cette période de turbulences pour les marchés ?
La caractéristique financière clef de ces entreprises, c’est d’offrir un niveau récurrent de cash flow depuis plusieurs dizaines d’années. Nous ne sommes pas dans une croissance de sociétés technologiques mais de sociétés capables d’investir régulièrement, avec stabilité. On peut parler dans notre cas précis de croissance défensive, qui offre une formidable diversification dans les portefeuilles. Par exemple, ces valeurs protègent de l’inflation puisque les hausses de coûts sont directement répercutées sur les consommateurs.
Le spécialiste britannique de la gestion actions J O Hambro a ouvert son premier bureau d’Europe continentale à Paris il y a un an. Ce fonds est l’un de ceux que vous mettez le plus particulièrement en avant auprès de la clientèle institutionnelle française. Pourquoi ?
Frédéric Lejeune. JO Hambro, et sa boutique Regnan, spécialisée depuis de très nombreuses années dans l’investissement responsable a déjà comme principale caractéristique de proposer des stratégies d’investissement très concentrées, gérées par des équipes en totale autonomie. Ce positionnement lui a permis d’acquérir des compétences remarquées, notamment dans la gestion durable, avec l’objectif de créer de la valeur pour les investisseurs tout en ayant des effets positifs sur la planète. C’est une offre qui me paraît particulièrement adaptée au marché français. Voilà pourquoi outre notre fonds Sustainable Water&Waste, je mets particulièrement l’accent auprès de nos clients sur le fonds Regnan Global Impact, dont le portefeuille est concentré sur une cinquantaine de valeurs mid-caps, les gérants ayant des convictions fortes sur chacune d’entre elles. Ces deux fonds article 9 proposent une réponse à des défis majeurs, notamment face à la transition climatique et la croissance démographique, tout en intégrant les impératifs des évolutions réglementaires.
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