En 2013 la France a affiché un déficit public de 4,3% supérieur à l’objectif
Le déficit budgétaire de la France a été ramené à 4,3% du Pib en 2013, un niveau en baisse mais qui demeure un peu supérieur aux objectifs du gouvernement de 4,1%, inscrit dans le projet de loi de finance rectificative 2013, indique l’Insee, lundi 31 mars.
Cette publication intervient un mois avant la communication par Paris de son programme de stabilité des finances publiques actualisé à la Commission européenne, qui lui a déjà octroyé un délai de deux ans, jusqu'à fin 2015, pour ramener son déficit public à 3% du Pib. Celui-ci regroupe les soldes des comptes de l’Etat, des collectivités locales et des administrations de sécurité sociale.
Sur le front de la dette, l’évolution des chiffres n’est guère plus rassurante. Selon les premiers résultats des comptes nationaux des administrations publiques publiés par l’Insee, la dette publique a atteint 1.925,3 milliards d’euros fin 2013, soit l'équivalent de 93,5% du PIB, légèrement au-dessus des 93,4% retenus par le gouvernement pour l’an passé.
Fin 2012, le déficit représentait 4,9% de la richesse nationale et la dette publique 90,6%, indique l’Insee qui a révisé en légère hausse ces deux chiffres qui étaient de 4,8% pour le déficit et 90,2% pour la dette.
Début mars, l’exécutif européen a mis en garde Paris contre les risques de non respect de ses objectifs, anticipant un déficit à 4% cette année puis 3,9% fin 2015 à politique inchangée. Selon Bruxelles, l’endettement public continuerait d’augmenter à 96,1% du Pib en 2014 puis 97,3% en 2015. Le gouvernement a nié toute déviation par rapport à une trajectoire qui doit ramener ses déficits et sa dette publique à respectivement 3,6% et 95,1% du Pib fin 2014 puis 2,8% et 94,7% fin 2015.
Dans un communiqué, les ministres des Finances et du Budget, Pierre Moscovici et Bernard Cazeneuve, soulignent «la diminution régulière et significative» du déficit, qui a baissé de près d’un point de Pib en deux ans. En 2013, les dépenses totales des administrations publiques ont progressé de 2%, à 1.176,1 milliards d’euros, soit l'équivalent de 57,1% du PIB contre 56,7% en 2012, et leurs recettes de 3,3% à 1.087,9 milliards.
L’an dernier, le taux de prélèvements obligatoires a augmenté de 0,9 point à 45,9% du Pib sous l’effet de la hausse des impôts (+3,7%), dont +5,4% pour les impôts sur le revenu et le patrimoine, et des cotisations sociales (+3,1%). Les dépenses ont progressé de 2%, après 2,9% en 2012.
Pierre Moscovici et Bernard Cazeneuve précisent que l'évolution des dépenses de l’Etat et de l’assurance maladie a été inférieure aux objectifs.
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