Capital One avertit sur ses résultats sur fond de ralentissement économique aux Etats-Unis
La crise du crédit à risque aux Etats-Unis continue d’entraîner de nombreux dommages. Capital One Financial vient de lancer un avertissement sur ses résultats de l’exercice 2007. L’émetteur de cartes de crédits aux Etats-Unis a ainsi réduit ses prévisions de résultats de 20 % à environ 3,97 dollars par action contre 5 dollars précédemment. Pour le quatrième trimestre 2007, l’institution s’attend à un bénéfice par action de 60 cents. En outre, pour le compte du même trimestre, Capital One va prendre en charge environ 80 millions de dollars pour mettre fin à un litige judiciaire qui l’a opposé à American Express.
Capital One a dû abaisser sa prévision de résultat après avoir enregistré 1,9 milliard de dollars de provisions pour dépréciation de prêts au quatrième trimestre. En novembre déjà, l’établissement basé à McLean dans l’Etat de Virginie avait relevé ses prévisions de provisions pour dépréciations pour 2008 dans une fourchette de 4,9 milliards à près de 5,5 milliards de dollars, contre une estimation précédente de 4,9 milliards.
Le directeur général de Capital One, Richard Fairbank, avait déjà prévenu le mois dernier que le ralentissement économique en cours aux Etats-Unis pourrait entraîner une détérioration de la qualité du bilan de l’établissement de crédit supérieure à celle estimée antérieurement. D’ailleurs, le groupe avait déjà indiqué que par rapport au troisième trimestre, de nombreux clients éprouvaient davantage de difficultés à honorer leurs remboursements en octobre. Son rival Countrywide a révélé cette semaine que les défauts et les retards de paiements avaient progressé à leur rythme le plus élevé depuis cinq ans. De plus, cet avertissement sur résultats intervient après la perte enregistrée au troisième trimestre de 81,6 millions de dollars, contre un bénéfice net de 587,8 millions de dollars.
En décembre, Morgan Stanley et Merrill Lynch avaient réduit leur opinion sur le titre Capital One qui a déjà perdu 43 % de sa valeur au cours des douze derniers mois. Les courtiers ont estimé que le secteur continuerait à être affecté par la baisse de confiance des consommateurs, au plus bas depuis deux ans. En effet, la crise du subprime, la dégradation continue du marché immobilier outre-Atlantique et la hausse du prix du pétrole sont autant d’éléments contribuant au ralentissement économique aux Etats-Unis.
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